Category Archives: Histoire – Théorie

Berlin: Attaque incendiaire contre le squat Georg von Rauch Haus

Hier (25-12/2011) matin, vers 7 heures deux feux séparés ont éclaté dans la maison, un dans le sous-sol, un autre dans l’escalier de la maison. A ce moment là il n’y avait pas seulement les habitants dans la maison, mais aussi plusieurs invités pour une fête, en tout environ 150 personnes. L’incendie a fait 12 blessés, deux d’entre eux avec de multiples fractures, après avoir sauté dans la panique depuis les fenêtres du premier étage. Deux enfants comptent parmi les blessés.

La maison est très endommagée, il n’y a pas d’électricité ni d’eau courante, presque toutes les portes ont été détruites pendant les efforts déployés par les pompiers pour arrêter les incendies et secourir les gens. On peut supposer que les feux ne sont pas celles accidentels, plutôt des incendies criminels. Le travail de solidarité a déjà commencé et se poursuivra jusqu’à ce que la maison soit entièrement restaurée.

Une liste des choses urgentes nécessaires: bidons d’eau, boîtes thermos et cruches pour garder les repas et les boissons chaudes, vis, serrures, cadenas de vélo, voliges, une aide directe sur le terrain.

UNE ATTAQUE CONTRE L’UN DE NOUS EST UNE ATTAQUE CONTRE TOUS! À CES VOYOUS QUI ONT OSÉ JOUER AVEC LE FEU: VOUS VOUS ÊTES BRÛLÉ LES DOIGTS! DE LA HAINE PURE POUR LES ASSASSINS INCENDIAIRES! BAS LES PATTES DE NOS PROJETS!

Contexte
Le nom de squat (en allemand Hausprojekt) est une référence à l’anarchiste et guérillero Georg von Rauch, qui a été abattu par un policier le 4 Décembre 1971 à Berlin. La maison a été squattée après une assemblée quatre jours après sa mort. Une partie de l’assemblée a également été un concert avec le groupe Ton Steine Scherben, qui plus tard, en 1974, écrira la “Rauch-Haus-Song”. Le squat Georg von Rauch Haus existe maintenant depuis 40 ans, comme une maison auto-organisée avec un accent mis sur l’entraide des jeunes. La maison avec plusieurs autres projets de gauche apparait sur une liste de cibles potentielles pour des incendies criminels, qui a été publiée en ligne par des néo-nazis. Ces derniers temps il y a eu un certain nombre d’incendies criminels contre des projets de gauche en Allemagne, par exemple à Berlin contre la maison Tommy-Weisbecker (Tommyhaus) fin juin 2011.

Compte bancaire en soutien au squat: Georg von Rauch Haus KRZBG.E.V., Konto-Nr. 57 52 13 100, BLZ 100 100 10, Postbank Berlin

Sources: 1, 2

Halandri, Athènes: Attaque d’un poste de police lors de la manif du 6 décembre

Faisant partie des commémorations anti-répression, à travers la Grèce et dans d’autres endroits dans le monde, pour les trois ans de l’assassinat de Alexis Grigoropoulos et l’insurrection de décembre 2008, un rassemblement a été tenu aujourd’hui, le 6 décembre 2011, dans la banlieue nord de Halandri, organisée principalement par des lycéens. Plus de 150 personnes (principalement des jeunes) ont participé à la manifestation. La manifestation est partie du parc Aghios Nikolaos et a bougé vers le poste de police qui était gardé à ce moment par au moins une section de YMET (en uniformes bleus).

Des jeunes ont attaqué le poste de police en lancant des pierres, atteignant l’entrée et forçant les flics à battre en retraite et à se cacher dans le bâtiment. Durant l’action qui a duré environ cinq minutes, la facade a été fracassé et un bouclier a été pris comme un trophé. Les flics ont utilisé des excincteurs et des grenades de désencerclement pour disperser les émeutiers. Les manifestants ont pris la rue à nouveau et ont continué leur marche, attaquant une voiture de luxe proche mais brisant aussi des vitrines de magasins et détruisant plusieurs caméras de surveillance de banques sur leur chemin. La manif anti-répression s’est finie sans qu’aucune arrestation ne soit rapportée.

Source: athens.indymedia.org

Procès d’Aris Seirinidis et Simos Seisidis: Le «plaidoyer» d’Aris Seirinidis

Voici le «plaidoyer» d’Aris Seirinidis à la procédure d’audition qui a eu lieu le lundi 10 octobre 2011 durant le procès de Simos Seisidis et Aris Seirinidis“.

“Je ne suis évidemment pas surpris de la capacité de la justice bourgeoise à déformer l’histoire, de transformer le vol de la richesse sociale par les capitalistes en bienveillance nationale, la solidarité entre les opprimés en acte criminel, la violence de l’État en protection des citoyens, l’autodéfense populaire en terrorisme.

Ce procès est un cas exemplaire d’une telle déformation. C’est un épisode supplémentaire de la série de « constructions » sociales et historiques dont l’État grec a usé pour réprimer les combattants de la résistance [NdT. contre l’occupation allemande] et de la guerre civile [NdT. d’après-guerre] en les assimilant à des brigands. De la même façon, il a réprimé les insurgés de Juillet 1965 [NdT. période dite de l’Apostasie, avant la dictature militaire] ou ceux de l’École Polytechnique (1995), les identifiant à des marginaux, des vandales ou des individus encagoulés. Et cette liste se poursuit jusqu’en décembre 2008 et les récentes manifestations contre le mémorandum. C’est la continuité de ces « constructions » qui ont permis de transformer les traîtres et les collabos en nationalistes et les tortionnaires de la junte en policiers retraités; c’est une part de cette même histoire qui a déporté sur des îles isolées la « vérole » communiste et qui emprisonne les combattants populaires dans les cellules souterraines des prisons, comme terroristes.

Ce procès, caractéristique de l’attaque sur tous les fronts déclenchée par l’état et le capital contre toute la société, envoie un message fort à tous ceux qui cherchent des moyens de résistance hors des limites de la légalité bourgeoise. Les dominateurs crient « On va vous couper les pieds, on va vous enterrer » et nous menacent avec leur justice. La même justice qui enterre des décennies de conquêtes sociales et des conquêtes des travailleurs, et assassine les prolétaires dans les bagnes modernes, aux frontières, dans les postes de police et les prisons.

A une époque où l’on dévalorise même banalise la vie des prolétaires, celle de trois d’entre eux a été évaluée à 600 000 euros. C’est à ce prix si élevé que l’appareil antiterroriste et son équipe politique les a estimées. C’est la prime offerte par l’État aux chasseurs de Simos, Marios et Grigoris. Cette campagne contre les « terroristes de l’intérieur » est évidemment influencée par les mœurs de l’Ouest Sauvage – une source d’inspiration pour le chef de campagne, Chrysohoidis [NdT. Ex-Ministre de l’ordre public]. Elle renoue encore une fois avec son passé : la nauséabonde tradition de répression du mouvement populaire à travers laquelle la bourgeoisie imposait de façon dictatoriale, et parfois démocratique, son pouvoir. La prime offerte pour la capture de nos camarades était une référence directe à la rhétorique antiterroriste du shérif du monde poursuivant les « combattants ennemis » aux quatre coins de la terre. Elle constituait également une référence très caractéristique à notre histoire et à la période où les communistes étaient pourchassés. Elle nous a inexorablement rappelé les pièges de la police grecque pour capturer les combattants poursuivis, et défiler avec eux, comme avec des trophées, sur les places des villes et des villages afin de montrer au peuple cet exemple à éviter.

Dans cette perspective, la mise à prix était un rappel, parmi bien d’autres, qui confirme la thèse que le totalitarisme n’est pas une caractéristique de ce qu’on appellerait anomalie historique, mais bien un élément organique du pouvoir bourgeois. Monarcho-fascisme, junte ou démocratie bourgeoise ne sont que différents aspects du même mécanisme de violence et d’oppression, c’est à dire de l’État, au moyen duquel la classe des capitalistes assure sa domination sur le prolétariat. La justice et la police, par conséquent, et en tant qu’institutions fondamentales de l’État, ne peuvent évidemment pas être neutres ni indépendants, mais, au contraire, sont entièrement orientées vers la défense des intérêts de la classe dominante. La relativité de la démocratie est d’ailleurs révélée par l’image de cette salle. Comme pendant l’occupation allemande, le devoir des hommes cagoulés des bataillons de sécurité [NdT. Les Tagmata Asfalias, chargés de contrer les réseaux de résistants] se limitait à la dénonciation et à l’arrestation des résistants, et non à les mener devant des cours martiales.

Mais c’est surtout la réalité elle-même, comme elle est vécue aujourd’hui, qui révèle le caractère de la démocratie. C’est le rôle de l’État, dans des conditions de profonde crise capitaliste. C’est la misère économique et la démoralisation sociale, imposées par une politique qui se tourne contre le peuple, les travailleurs et la jeunesse. C’est les milliards d’euros, qui sont offerts sans limites aux banquiers, aux industriels et aux armateurs. C’est la violence meurtrière, exercée contre une part de la société, qui résiste. Tout cela est démocratiquement réalisé et validé via des lois, dont l’exécution et le respect sont assurés par la police et la justice. Continue reading Procès d’Aris Seirinidis et Simos Seisidis: Le «plaidoyer» d’Aris Seirinidis

Athènes: Des affiches anarchistes appellent à une manifestation le 17 novembre

Face au krach économique et politique,

CREONS LES CONDITIONS POUR L’ORGANISATION REVOLUTIONNAIRE DE NOTRE CLASSE
là où la lutte sociale et de classe se développe quotidiennement
EN RUPTURE
avec les mécanismes de médiation, les bureaucraties syndicalistes et les manipulateurs  des partis politiques.

Manifestation: 17 novembre à 14h00, place de Klafthmonos

Des anarchistes/antiautoritaires

POLYTECHNIO 2011

Face à l’obscurité de toute tyrannie et de tout esclavage,
nous choisissons la voie lumineuse de la lutte et de l’humanité.
Laissons le soleil de la liberté briller.

Rassemblement, mardi 17 novembre, 15h30, Syntagma

Groupe des “Archives Anarchistes” d’Athènes

A CETTE EPOQUE, PAR LES CHARS (THEN, BY TANKS)
«L’Ecole Polytechnique d’Athènes a été évacuée; l’armée est intervenue avec des chars» [1973]

MAINTENANT, PAR LES BANQUES (NOW, BY BANKS)
«Le gouvernement a avoué la faillite; de la ‘poll tax’ imposée et les salaires gelés» [2011]

REVOLTE MAINTENANT

17 novembre 1973. La jeunesse se révolte et la lutte antidictatoriale approche son point culminant. 38 ans plus tard, nous voyons que rien n’est fini […]

Nous n’oublions pas les attaques par la police et les forces de sécurité lors des grandes grèves, les lois terroristes, les tabassages et les arrestations, les procès-coups montés, l’abolition de l’asile universitaire, l’entrainement des unités militaires pour réprimer les manifestations, et bien sûr les prisonniers politiques. L’Eglise ne peut pas échapper à notre critique; cette institution parasitaire conduit les croyants à l’inaction et les vœux pieux, alors que sa propriété, la puissance de ses organes et leurs intérêts s’alignent sur le camp des magnats de bateaux, des grands industriels et des banquiers. A ceux qui sont encore attirés par les appels conservateurs de ce mécanisme réactionnaire, nous ne pouvons que dire que le changement ne vient pas avec des prières.

Vivant –comme tout le monde- la crise capitaliste d’aujourd’hui et désireux de mettre l’accent sur la révolte de Polytechnio qui reste toujours d’actualité, nous avons considéré important d’inviter la communauté locale à une marche dans les quartiers d’Ano Glyfada, Elliniko et Argyroupoli. Nous créons ainsi des diverses fronts de résistance et de conflit et nous développons des relations de solidarité en promouvant l’idée et l’importance de l’action décentralisée.

Nous rejetons toutes sortes de comportements racistes ou fascistes en nous fixant comme premier objectif la Solidarité et la Décentralisation.

CONTRE L’ETAT, LE CAPITAL ET TOUTE LOI TERRORISTE
NOUS REVENDIQUONS NOTRE VIE ΕΝ DESCENDANT DANS LA RUE

Manifestation locale à Ano Glyfada, Elliniko et Argyroupoli (banlieus sud d’Athènes)
Point de rassemblement: 17 novembre, 16h00, place d’Aghios Tryphonas, Ano Glyfada

Collectif anarchiste d’Elliniko, Argyroupoli, Ano Glyfada

28 octobre, contre les défilés nationaux

La réalité grecque est sans doute ridicule.  Etant donné que quelques aspects de cette réalité sont inconnus à l’étranger, il faudrait pourtant qu’on rapporte quelques choses à propos de l’institution du défilé militaire et scolaire du 28 octobre.

Le cérémonial social vomitif, durant lequel des troupes sur le pied de guerre et des corps des écoliers défilent dans les rues des villes grecques, est une œuvre d’inspiration fasciste.  Les idéaux de nationalisme s’y expriment nettement et leurs tenants de partout ont l’occasion d’applaudir.  Les classes scolaires se transforment en escouades et se nourrissent des idéaux élevés de la Patrie et de la Religion. Continue reading 28 octobre, contre les défilés nationaux

Grèce: Diverses actions-réponses au parti communiste grec suite à la grève

Les communistes virés de l’université, Thessalonique, 21/10/11

Les communistes du KKE ont été attaqués à l’université de Thessalonique dans deux-trois facultés. Des affiches ont été déchirées, leurs tables fracassées et les personnes ont été chassées en dehors des universités.
Des épisodes sans précédent ont eu lieu aujourd’hui aussi à l’Université d’Ioannina, quand un groupe d’étudiants appartenant au mouvement anti-autoritaire a attaqué des membres du MAS et du PAME.

Halandri, Athènes, 20/10/11
Attaque des bureaux du KKE (parti communiste grec) et des bureaux du PASOK

Des compagnons du mouvement anarchiste, autonome, anti-autoritaire  ont attaqué jeudi soir (20/10), les bureaux du parti communiste de Grèce ainsi que les bureaux du PASOK à Halandri (banlieu nord d’Athènes) avec de la peinture et ont tagué des slogans.

Cette attaque est une petite réponse à ce que nous avons vécu pendant la grève de jeudi.

Incendie volontaire des bureaux du KKE (parti communiste grec) à Thessalonique 21/10/11

Un incendie volontaire a eu lieu aux bureaux du KKE dans les quartiers Charilaou, Toumba et Triandria à 4h du matin.

Adhérents du KKE, on n’est pas en 1998, rien ne reste sans réponse!

Gifles et coups de pieds aux flics du KKE
…pour ceux qui ne le savent pas, en 1998, dans une manif de l’Université Polytechnique à Athènes, une manif à laquelle le mouvement avait décidé collectivement de ne pas suivre la procédure de marche, mais certains jeunes avaient quand même participé en formant un bloque et chantant des chants anarchistes. Ils furent vite encerclés par les KNAT (jeu de mot avec MAT, la police anti émeute, et KNE, la jeunesse communiste). N’étant pas armés ni préparés ils n’ont pas résisté à l’attaque organisée. Les KNAT et les MAT dans une excellente coopération ont encerclé et frappé les gens ensemble, puis arrêté 100 personnes en même temps.

source: ActForFreedomNow

Gréce: Texte du compagnon emprisonné, Polykarpos Georgiadis, sur la contre-information

[Le texte suivant est extrait de la brochure «Texte et interview du compagnon Polykarpos Georgiadis». La brochure comprend l’interview du 27 octobre 2010 que le militant emprisonné Polykarpos Georgiadis a donnée lors de l’émission «Cris depuis les cellules» de la radio autogérée 98fm. Elle comprend également un texte du compagnon, lequel on a choisi de traduire, sur le sujet -entre autres- de la contre-information et des rapports entre le mouvement révolutionnaire et le rôle de différents moyens employés.]

Ι

Une vieille banalité nous informe que «savoir, c’est pouvoir». Εt en effet, la connaissance est liée à tous les niveaux de pouvoir: la connaissance c’est la puissance, la connaissance c’est le pouvoir mais la connaissance c’est aussi la révolution. Les Pythagoriciens  étaient des grands scientifiques et amoureux de la connaissance, mais ils gardaient les résultats de leurs recherches dans le cercle fermé de leur élite autoritaire. Tout Pythagoricien qui tentait de socialiser la connaissance, était considéré comme traître et son assassinat était planifié. Les Pythagoriciens avaient compris  que la connaissance peut constituer un outil spécial du pouvoir: le peuple devait rester dans l’ignorance et la superstition, afin d’être passif et plus facilement manipulé. Il devait être exclu de toute source de connaissances et d’informations. Seulement un «clergé» (ndt. ici avec le sens figuré d’un groupe de puissants fermé) avait accès à ces sources.

Même dans la ville d’Athènes  -ville tolérante pendant le siècle d’or-, des philosophes d’avant-garde furent poursuivis et leurs œuvres brûlés publiquement. Comme Protagoras qui a mis en cause l’existence des dieux (à travers l’agnosticisme et non l’athéisme directe).

Pendant l’ère pré-Gutenberg, brûler les livres équivalait à une attaque directe contre la connaissance elle-même. Cela fut exploité au maximum par le christianisme de Moyen-âge (plus correctement paulinisme). Des milliers de livres scientifiques et philosophiques ont été perdus pour toujours, principalement parmi les plus contestataires (les épicuriens, les cyniques, les sophistes, etc). L’Index Librorum Prohibitorum (liste des livres interdits) comprenait environ 8 milles ouvrages, parmi lesquels les œuvres des Descartes, Kant, Kepler, Leibniz, etc.

La révolution bourgeoise cependant, identifiant la circulation libre des  marchandises à celle des idées, a libéré des forces énormes et elle a émancipé la connaissance; le savoir était désormais hors du contrôle des élites puissantes. L’explosion des forces productives, provoquée par le capitalisme, s’est accompagnée de l’explosion des sources de connaissance (et par conséquent de l’information). Plus la connaissance et l’information sont accessibles par chacun-e, plus les structures et les moyens de médiation et de manipulation de leur diffusion augmentent: écoles, universités, médias de masse, «journalisme internétique» semi-professionnel etc. Continue reading Gréce: Texte du compagnon emprisonné, Polykarpos Georgiadis, sur la contre-information

Solidarité aux personnes emprisonnées pour l’affaire de la Conspiration de Cellules du Feu

Depuis longtemps, les États s’évertuent à criminaliser et stigmatiser (voire, traiter comme des terroristes) nos militants et sympathisants.
Si le gouvernement français ne la pas (encore) ouvertement fait, bien qu’il ait essayé avec l’affaire de Tarnac , il n’en va pas de même avec l’État grec qui, depuis 2008, pratique une chasse ouverte aux anarchistes et les accuse de tout les maux. Continue reading Solidarité aux personnes emprisonnées pour l’affaire de la Conspiration de Cellules du Feu

9 décembre : Appel international de trois prisonniers politiques à la solidarité

APPEL INTERNATIONAL À LA SOLIDARITÉ

Camarades,

Nous sommes trois prisonniers politiques, membres du groupe armé Lutte Révolutionnaire [Epanastatikos Agonas], et nous vous envoyons de notre prison nos salutations militantes.

Nous avons été arrêtés en avril 2010 avec trois autres camarades qui sont accusés de participation à l’organisation. Depuis, nous sommes en détention provisoire (accusés de terrorisme) en attendant notre procès renvoyé pour les premiers mois de 2011.
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Pourquoi Pinochet est mal à l’aise dans sa tombe

Texte de solidarité avec toutes les personnes persécutées pour des raisons politiques par le régime chilien, écrit par contrainfo.espiv.net et distribué pendant la manifestation du 24 septembre 2010 devant l’ambassade de Chili à Athènes dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les détenus chiliens.

En 2009, l’état chilien commence une grande campagne de persécution contre les squatters et les indigènes Mapuche en vue de leur extermination. Dans tous les deux cas, et en collaboration parfaite avec la justice, le but est le même. Des inculpations de terrorisme. Continue reading Pourquoi Pinochet est mal à l’aise dans sa tombe

Le Parfum de la vie: Femmes

Il est considéré que, dans sa manifestation historique la plus récente, le mouvement féministe – on reprend ici ce terme, bien qu’inapproprié, pour éviter les confusions – a libéré les femmes des exclusions et des contraintes du pouvoir patriarcal séculaire. C’est le cas, à l’origine, du premier monde, selon le nom que ce monde s’attribue infatueusement. On a beau tenir aujourd’hui cette libération pour incomplète et inachevée, ce dont plus ou moins tout le monde conviendra, c’est qu’il s’agit finalement d’une libération, et donc d’une sorte d’idéal.

Afin d’éviter les discussions métaphysiques sur ce qu’est la liberté, si une telle chose peut jamais exister dans les sociétés humaines, tentons de remplacer le mot libération par le mot reconstruction. Que diriez vous de l’hypothèse de travail que le mouvement féministe a contribué à la reconstruction (toujours sociale) d’une partie de la proportion féminine de l’espèce humaine, en reconstruisant aussi au passage une partie analogue de la proportion masculine? Continue reading Le Parfum de la vie: Femmes

Carlo Giuliani

Nous n’avons pas pardonnée la mort de Carlo Giuliani. Activiste italien, né en 1978, il a été un des millions des manifestants à avoir participé aux manifs contre la violence des dirigeants de G8 à Gènes. Des camarades ont été des témoins oculaires de son assassinat par la police anti-emeutes italienne, les Carabinieri, le 20 juillet 2001.

Neuf ans plus tard, la justice n’est pas encore rendue. Cette année seulement, en 2010, l’affaire « Giuliani et Caggio c. Italie » a été renvoyée à la Cour Européenne des Droits Humaines. En cliquant ici-contre AFFAIRE GIULIANI et GAGGIO c. ITALIE, vous pouvez lire la sommaire de la description exaspérante des lesdits « Faits principales » parmi lesquels ceci : « En ce qui concerne l’officier ayant tirée laballe fatale, le juge a conclu qu’il avait tiré en l’air sans intention de tuer, ainsi qu’il a agi, dans toutes les circonstances, en légitime défense et en réponse aux violentes attaques contre lui-même et ses collègues » (pour une série des photos de la meurtre de Giuliani voire).

Est-ce que tout ça nous rappelle quelque chose ? Les déclarations faites par les autorités grecques au sujet du meurtre d’Alexandros Grigoropoulos qui a conduit à l’insurrection de décembre 2008 en Grèce. Alexis Kougias, le défenseur d’Epaminondas Korkoneas, l’agent spécial de la police qui a abattu de sang-froid l’adolescent dans le quartier d’Exarchia, au centre ville d’Athènes, le 6 décembre 2008, a soutenu devant la Cour que la balle mortelle a été tirée en l’air et ne visait pas la victime.