Category Archives: Répression

Athènes : Attaque contre le maire d’Athènes Giorgos Kaminis

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Le vendredi 4 janvier 2013, vers environ 20h00, le maire-mac d’Athènes, le laquais qui sert loyalement le gang policier du ministre de l’intérieur Dendias, a été spontanément attaqué par un groupe de compagnons quand il fut débusqué dans le lieu de Noël au sein le musée industriel municipal Technopolis, dans le quartier de Gazi. Kaminis a seulement reçu une petite dose de ce qu’il mérite réellement. Il a été confronté verbalement au début, puis il a été bousculé plusieurs fois. Les compagnons ont clairement dit pourquoi le maire sera chassé – ou, selon leurs propres mots, quand certains crient le slogan “Villa Amalias sera le tombeau de Kaminis”, ils le font vraiment…

 

Source

 

Chili : Martyrs et Bourreaux – avec sous-titres en français

[vimeo]http://vimeo.com/53749475[/vimeo]

1970: Un groupe d’hommes dans une manifestation. Un jeune regarde la caméra en levant le poing, accompagné par d’autres, arborant une pancarte signée “V.O.P” (Vanguardia Organizada del Pueblo, Avant-garde Organisée du Peuple). Nous entreprenons un voyage vers les évènements marquants du passé, reconstruisant l’histoire de la répression au Chili en revisitant l’aventure d’un groupe de jeunes ouvriers qui, impliqués dans le processus révolutionnaire des années 70, seront réprimés par le gouvernement de l’Union Populaire lui même.

L’assassinat de l’ancien vice président et ministre de l’intérieur Edmundo Pérez Zujovic dans la rue Aguirre à Santiago le 8 juin 1971, ainsi que l’assaut mortel sur le quartier général de la police criminelle dans la rue General Mackenna à Santiago le 16 juin 1971 sont peut-être les plus mémorables, mais pas les seuls actions du VOP (1969-71). Le VOP est considéré comme l’une des rares organisations qui décida de continuer la guérilla urbaine une fois le gouvernement d’Unité Populaire en place. Leur provocation impardonnable recevra une réponse forte du gouvernement d’Allende qui essayera de les effacer dans le sang, la torture, l’emprisonnement et l’oubli.

L’existence du documentaire De Martires y Verdugos a été rendue possible par le Proyecto Documental Uno en octobre 2009. Les noms des protagonistes, les militants du VOP, n’apparaissent dans aucun mémoriaux ou aucun rapport officiel de l’État chilien. Cependant, leur histoire montre clairement que ceux qui apparaissent comme les martyrs de la démocratie étaient et sont en réalité les bourreaux du peuple.

en lien : I, II, III

Lettre de la compagne Felicity Ryder depuis la clandestinité pour la sortie de prison de Mario López

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À mon frère Mario,

Six mois ont passé depuis qu’ils t’ont séquestré cette nuit de malchance, depuis qu’ils t’ont torturé et t’ont menacé, depuis qu’ils ont harcelé ta famille et tes amis. Durant six mois ils ont tout essayé pour casser ton esprit acrate – ils ont enfermé ton corps entre quatre murs et une infinité de grilles, loin des forêts sauvages auxquelles tu appartiens, mais ça ne leur venait pas à l’esprit qu’à chaque moment tu étais avec tes compagnon-ne-s autour du monde. Ils t’ont laissé supporter la douleur mais ton envie de lutte a toujours pris le dessus.

Ils ont essayé d’intimider tes avocats ami-e-s pour qu’ils/elles n’expriment plus leur solidarité envers toi, sans se rendre compte que quelques hommes louches guettant à travers les ombres de la nuit et des menaces de mort vides n’allaient pas pouvoir arrêter ceux/celles disposé-e-s à lutter à tes côtés. Ils t’ont envoyé leur prisonniers-traitres pour te blesser mais la solidarité que tu as semé a toujours été plus forte. Au cours de ces mois tu t’es moqué de l’ennemi, supportant la douleur, l’incertitude et la torture de l’enfermement d’un être sauvage, tu t’es accroché avec force à tes convictions à chaque longue seconde. Tu as utilisé toute ton énergie débordante pour propager la liberté à chaque pas, réussissant jusque dans ce lieu si infécond, pour continuer l’analyse de notre lutte insurrectionnelle et tu n’as jamais arrêté de lutter, pas même une seconde, pour la liberté et l’Anarchie.

Aujourd’hui, en marchant de nouveau dans la rue, tu dois savoir que ta liberté ne t’as jamais quitté – tout le temps tu a été libre, parce que malgré tout ce qu’ils ont tenté, ils n’ont pas pu et ne pourront jamais t’enlever la liberté qui coule dans tes veines, dans nos veines. Je sais très bien que tout ça n’est pas fini – nous connaissons tous les tromperies et la vengeance qui sont l’essence même de l’État – mais il sait que tes compagnon-ne-s sont à tes côtés et que ton esprit insoumis pour l’Anarchie ne peut que devenir plus fort.

Comme toi, je souhaite que nos compagnon-ne-s prisonnièr-e-s et en cavale au Mexique, Italie, Chili, Grèce, Bolivie, Allemagne, Espagne, Suisse et partout dans le monde puissent aussi fouler le sol à l’air libre aujourd’hui, rentrer chez eux et embrasser les gens qu’ils/elles aiment. Et même si pour l’instant ils/elles supportent fièrement l’enfermement et l’incertitude, ils sont aussi avec nous à chaque instant.

En avant compagnon, il y a encore beaucoup à faire …

Ta soeur d’affinité,
Felicity
29/12/12

Athènes : Revendication de responsabilité par ‘les illégaux’ pour l’attaque incendiaire contre le tribunal de paix à Halandri

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Il faut que la nouvelle période de répression inaugurée par le raid policier dans Villa Amalias et suivie par la descente des flics dans l’espace autogéré de l’Université d’Économie (ASOEE) devienne le début de la fin du terrorisme d’État. Samaras, Dendias, Kaminis sachez que les premières cagoules  seront tombées, accompagnées de vos têtes aussi. Vous avez mis nos compagnon-ne-s à la rue, vous avez saisi les machines de l’imprimerie, vous avez volé l’équipement de la station radio, vous allez le payer cher.

Rien n’est fini … tout commence maintenant.

Le placement d’un dispositif incendiaire au tribunal de paix de Halandri était le hors d’œuvre. Suivront les plats principaux.

Vous ne pouvez jamais prendre Villa Amalias.

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Allemagne, Basse-Saxe : attaque incendiaire contre un élevage industriel de poulets

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La nuit du 22 novembre 2012 nous avons mis le feu à un élevage industriel de poulets  à Klein Füllen (Meppen) qui était vide car entre deux périodes d’élevage.

Pour le capitalisme presque tout est de la marchandise. La valeur d’échange d’une chose détermine ce qui doit être donné pour obtenir autre chose. Qui a besoin de quoi, pour être capable de vivre heureux, n’a aucune importance.

Certaines personnes peuvent monopoliser beaucoup de choses à travers la propriété, qu’elles n’utilisent même pas, malgré le fait que d’autres s’en trouvent privés. Les choses ne sont pas produites si ceux qui en ont besoin n’ont pas d’argent. Si les produits ne peuvent pas être bien vendus ils sont souvent détruits, même si ils seraient utiles à des personnes. Par exemple lorsqu’il y a une offre excessive non rentable on brûle les céréales pour que les prix ne tombent pas.

Les animaux peuvent aussi être convertis en marchandise. Les « animaux d’élevage » peuvent être maintenus en vie et exploités avec un coût minimum : le profit maximum pour un être vivant qui ne peut pas se défendre. Dans la production de viande la mise à mort des animaux ne fait que créer de la valeur ajoutée. Dans d’autres produits d’origine animale la mise à mort est la conséquence économique, une fois que l’existence de vaches laitières ou de poules pondeuses, par exemple, n’est plus rentable jusqu’à un point maximum. Les animaux humains et non-humains sont exploités et tués. D’aucune façon on ne peut les comparer, mais dans les deux cas on ne peut ignorer cette situation.

Nous ne nous basons pas sur de simples mots. C’est important, mais pas suffisant. Les conditions actuelles sont beaucoup plus destructrices que n’importe quelle attaque incendiaire sur la propriété. Les conditions sont extrêmement épouvantables pour la plupart des êtres vivants, et cela doit être combattu de façon radicale. Peu importe les beaux apparats sous lesquels l’État providence aime se présenter, ou combien de centimètres carré de poulet ou de porc sont à disposition des gens, ça ne change pas le fait que l’être vivant en lui même est vu comme rien d’autre que son utilité à créer de la valeur ajoutée. Dans cet élevage, les poulets sont engraissés pour Rothkötter. Rothkötter et Wiesenhof sont les entreprises les plus importantes de l’industrie avicole en Allemagne.

Il y a encore beaucoup d’autres élevages où des animaux sont enfermés …

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Argentine : expropriations

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Comme en 1989 et en 2001, la nouvelle d’une première expropriation, cette fois à Bariloche le 20 décembre, s’est répandue et reproduite en quelques heures. À 48 heures du moment où les habitants de Bariloche se sont mobilisés dans un supermarché des épisodes similaires se sont multipliés dans pratiquement tout le territoire national, depuis des quartiers de Buenos Aires, comme Balvanera et Lugano, jusqu’à Concepción d’Uruguay, La Plata, Villa Gobernador Gálvez, Resistencia, et bien entendu toute la banlieue de Buenos Aires.

De suite, en même temps que la répression, les autorités ont commencé à chercher des responsables pour cacher que, si des centaines de personnes risquent leur vie et liberté pour remplir un chariot de tout ce qu’ils trouvent à leur portée, ce qui s’exprime en fond de toile c’est une situation de misère et de désespoir. Dans leur travail pour délégitimer la demande populaire, tous les gouvernants ont réagis avec les formules habituelles : “activistes”, “intentions politiques”, “groupes organisés”, “ceux qui veulent le chaos”, “des faits isolés”. Ce sont des phrases que nous avons entendu dans tout le spectre politique, au pouvoir ou non, en même temps que les médias tournaient en boucle l’argument “si ils ont pris du matériel électroménager ou des chaussures de marque c’est pas par faim “. Comme si les pauvres, dans la dynamique de l’action de masse d’une expropriation, pour être fidèles à leur statut de pauvre devraient se contenter des sous-marques, ou seulement de prendre des pâtes, du riz ou de la polenta dans les rayons.

On a entendu un sénateur s’en prendre aux “anarchistes qui viennent d’organisation d’extrême gauche avec une posture très idéologisée qui combine des secteurs de l’indigénisme pur avec des individus semblables à ceux que l’on a vu cagoulés deux ans et demi auparavant”, allusion à l’explosion de rage à Bariloche en 2010 lorsque Diego Bonefoi, 15 ans, est mort d’une balle dans la tête par un flic.

En dehors des divers fumiers politiques qui ont répandu leur poison dans les médias en disant que ça n’était pas un problème de faim, et en se plaignant de l’insuffisance des policiers, on a vu aussi des organisations « populaires » qui se sont rapidement désolidarisé des évènements en disant qu’elles n’avaient rien à voir avec les expropriations.

Dans ce jeu là ce qui ressort clairement c’est que chacun essaie par tous les moyens d’éliminer l’analyse de ces évènements qui mettrait en avant le problème de la faim et de la misère dont tous ces bonnes gens sont responsables. Ainsi au lieu d’expropriation ils parlent de « vol qualifié » ( charge qui pèse sur la majorité des détenus à travers le pays). C’est pour ça qu’ils s’échinent à répéter que ça a été organisé, pour instiller l’idée que, chez les pauvres, s’organiser est un délit. Que les exploités s’organisent, de façon éphémère et totalement spontanée, provoque la terreur dans la classe dominante, et c’est pour ça qu’ils préfèrent soutenir la théorie que trois jours d’expropriation dans plus de 70 villes dans le pays est le fruit d’un complot, dont les instigateurs varient selon l’humeur de chacun.

Mais avec deux morts confirmés à Rosario, et des rumeurs d’autres à San Fernando, plusieurs blessés graves, plus d’un millier de détenus dans tout le pays, et des quartiers et villes entières occupées militairement par la police et l’armée, la seule chose certaine est que face aux conséquences de la misère, la réponse univoque de l’appareil étatique est la répression.

 source

Mexique : Mario López libre !

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 Le 29 décembre aux alentours d’une heure du matin notre compagnon Mario a pu de nouveau fouler le sol à l’air libre après avoir payé la caution fixée pour pouvoir sortir et suivre le procès en “liberté”. Merci à tous/toutes celles/ceux qui d’une façon ou d’une autre se sont montré solidaires dans cette lutte. Il nous reste encore des compagnon-ne-s à sortir de prison. Liberté pour Braulio Duran qui est détenu à León !
 

Abattons les murs des prisons !
Courage pour tous les compas prisonnièr-e-s et en cavale !

VIVE L’ANARCHIE !

CNA Mexico & Solidaridad Mario

Athènes : Descente de flics et perquisition à l’Université d’Économie (ASOEE) le 28.12.2012

Après la descente à Villa Amalias le 20 décembre l’État décide de frapper un autre “repaire d’illégalité”, c’est à dire le studio et l’antenne de la station libre 98 FM, hébergée à l’École d’Économie d’Athènes.

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Toute la scène est une reprise, ou pour être plus précis, la suite, d’une mauvaise série télé sur l’invasion du squat Villa Amalias une semaine avant.  Pareil, un coup de fil anonyme précède l’invasion mais cette fois-ci il s’agit de commerce illégal ! Et ce coup de fil d’importance nationale a été tout de suite transféré à la justice qui parait étonnée d’une telle activité en plein centre ville…! C’est pourquoi des CRS et d’autres troupes ont été sollicitées pour combattre ceux qui ont condamné la Grèce à une récession économique sans fin : les vendeurs à la sauvette et les réfugiés africains qui vendent des CDs copiés et des statuettes en bois ! Mais il s’agit déjà d’images quotidiennes, les cannibales de CRS qui chassent avec leurs matraques et leurs motos les vendeurs qui entrent dans la cour de l’université pour se sauver.

Mais cette fois il y a le procureur. Tout de suite la fac est envahie de flics, malgré l’ancienne loi d’asile qui proscrit l’entrée de la police dans les lieux universitaires et religieux, et 16 personnes sont arrêtées. Mais l’enquête doit continuer jusqu’au bout ! C’est pourquoi les portes de la faculté sont ouvertes et sur les 5 étages qu’il y a au total, le procureur va fouiller au sous-sol … entièrement par hasard ! C’est là qu’est situé le squat universitaire autogéré. La porte du squat universitaire est par maladresse cassée par les flics et  parmi  5 ou 10 bouteilles de bière vides, des drapeaux et  2 ou 3 masques à gaz, ô la surprise, le secret jalousement gardé est révélé : une station radio fonctionne dans la fac ! Le matériel technique est probablement considéré comme un produit de commerce illégal des idées, il est donc confisqué par les flics.

L’antenne, avec l’émetteur et le reste des machines sont démontées et confisquées, elle émet illégalement des ondes-radios. Les médias se demandent: “Mais ils avaient une station radio entière!?”

Mais qu’est-ce qu’on entend en ce moment à 98FM, une fois que Dendias, le ministre de l’Ordre Public, a enlevé l’antenne du studio de l’École d’Économie ? Est-ce qu’on entend des parasites ? Non … Est-ce qu’on entend une radio-station légale ? Mais non ! On entend bien clairement (et illégalement) en direct des lieux inaccessibles du Parc d’Antennes étatique,  Free FM.
La station radio qui s’est montée il y a 7 ans avec l’accord complet des gouvernants et des idéologues de totalitarisme pour chevaucher la fréquence sur laquelle 98 FM émettait depuis 2002.

Mais assez parlé de leur hypocrisie.
Pour aller à l’essentiel : nous ne sommes affiliés à aucun pouvoir financier ou politique. Nous ne tirons aucun profit économique sur le fonctionnement de la station. Nous n’exprimons  la tendance d’aucun parti ou association mais celle des gens qui acceptent les accords politiques minimum de la station. Chacun dans ce cadre là peut participer au fonctionnement de la station et parler au micro. On n’a pas de CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel), ni quelconque agence formelle ou informelle.

C’est pour ça qu’ils veulent nous faire taire. Mais ils n’y arriveront pas. Comme à chaque époque, le discours libre et les idées minoritaires trouvent leur chemin vers la surface. Et  Monsieur le Ministre est trop petit pour jeter son ombre sur nos paroles.
On continue d’émettre sur 93.8FM et sur le net.

Vous voulez l’enterrer, mais vous oubliez que  c’est une graine,
 LA CONTRE-INFORMATION NE PEUT PAS ÊTRE RÉDUITE AU SILENCE.

Radiozones d’expression subversive
93.8FM | 98.0FM(?) | radio98fm.org

Madrid : Rassemblement à Navalcarnero en solidarité avec les prisonnièr-e-s en lutte

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Lundi 31 décembre: Fin d’année anti-carcérale

Rassemblement sur le parking du centre pénitentiaire de Navalcarnero (Madrid) à 12h00

Encore une année d’espoirs vains, d’escroquerie, d’averses économiques et politiques, de crise. Encore une année où nous avons exprimé notre haine et indifférence de ce système qui nous manipule et nous oppresse à chaque moment de notre vie. Encore une année de tension dans les rues, de mobilisations, de protestations et de solidarité entre les exploités fatigués par tant d’arnaques.

Pendant que les puissants agissent selon leur bon vouloir en toute impunité, les prisons (outil subtil des gouvernements pour nous maintenir soumis sous leurs lucratives lois imposées) se remplissent chaque fois de plus de personnes prisonnières du même système politique qui nous opprime dans les rues, au travail, dans les écoles, dans les centres médicaux … Des gens qui ont du tracer leur chemin pour se débrouiller dans une société sauvage, violente et malade face au durcissement abusif du code pénal, des gens qui ont osé élever leur voix dans les nombreuses mobilisations et qui servent de bouc émissaire pour les milliers de compagnons qui continuerons de nous lever et de leur faire craindre pour leurs intérêts économiques et politiques.

Comme chaque année nous nous joignons à ce rassemblement pour donner notre soutien inconditionnel aux personnes séquestrées et privées de liberté dans les prisons de n’importe quel État, exposées à tout type d’abus, de tortures, de négligences et de violations des droits. Car la solidarité doit atteindre jusqu’au dernier maillon du système d’injustice sociale qui nous manipule aujourd’hui, que les compagnon-ne-s sachent qu’elles/ils ne sont pas seul-e-s et que nous continuerons de crier le plus fort possible, capables de franchir n’importe quel mur, grille, barrière qu’ils mettent sur notre chemin.

SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIÈR-E-S EN LUTTE !
PLUS JAMAIS DE TORTURES NI DE MORTS EN PRISON !

Source

Chili : Hans Niemeyer en cavale

En tant qu’anarchistes nous sommes en guerre contre cette société et ses logiques. Ainsi, nous ne pouvons ni ne voulons passer sous silence les moment difficiles que nous devons vivre, nous qui nous posons en offensive. La clandestinité est une décision extrêmement difficile lorsqu’on la prend, mais c’est sans aucun doute l’une des plus dignes.
Ne ne voulons pas savoir si Hans est « coupable » ou « innocent » de ce dont il est accusé (installation de 3 bombes), en lisant ses mots nous nous faisons complices dans cette lutte.

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Le 30 novembre 2011 le compagnon Hans Niemeyer est arrêté par la PDI près d’une banque BCI à Macul, suite à l’explosion d’une bombe.
Il est accusé de participation à 3 attentats et il risque 19 ans de prison. Plus tard, le Grupo de Combate Manuel Gutiérrez et le Núcleo Autónomo del Crimen Revolucionario se sont attribués ces attaques, précisant que Hans n’avait rien à voir avec ça.
Pendant un an en prison préventive le tribunal a deux fois décidé de le relâcher, et quelques jours après la court a révoqué la décision, faisant en sorte qu’il doive se présenter pour être réincarcéré.

Mais cette fois-ci ça a été différent. Son cas était bloqué depuis des mois au tribunal constitutionnel, attendant que les plaintes du ministère de l’intérieur soient résolues pour pouvoir faire un procès.
Le 28 novembre 2012, après un an de détention le tribunal l’autorise à sortir en insistant sur le fait que le délit n’est pas qualifié sous la loi antiterroriste. Le ministère public réclame à la suite de ça que la court d’appel révoque l’arrêt domiciliaire contre Hans le 7 décembre 2012. (Le régime d’arrestation domiciliaire se base sur des contrôles intermittents de la police au domicile de l’accusé. Les contrôles et le temps varient, des compagnons n’ayant reçu aucun contrôles alors que d’autres ont subi un harcèlement intense lors de leur arrestation domiciliaire.)
Mais à cette troisième occasion Hans ne s’est pas présenté ni au tribunal ni à la prison.

La police a brillé par une série de situations, contradictions et explications qui prêtent à sourire. Les justifications maladroites pourraient se résumer par un manque de coordination entre la police et le tribunal, notamment la perte d’un fax au commissariat. Le 10 décembre, la police venait de se rendre compte qu’elle devait contrôler l’arrestation domiciliaire qui pesait sur Hans, et le 14 décembre ils ont annoncé publiquement qu’ils ont perdu la piste du compagnon depuis plus d’une semaine.

Le procureur Héctor Barros, membre du ministère public sud a mis l’accent sur le fait que cette situation « vient confirmer le risque de fuite de Niemeyer, risque que le ministère public a mis en avant lors des 5 révisions de son incarcération. Au cours de 3 d’entre elles le tribunal l’a libéré ».

Le président Piñera, après avoir inauguré la « banque de données criminelles » ( base de donnée partagée par différents corps policiers et organismes similaires) a déclaré : « Une personne comme Niemeyer, qui n’est peut-être plus dans le pays, n’aurait pas pu abandonner le pays parce qu’il aurait été arrêté à la frontière si nous avions eu cette banque de données ».
INTERPOL a envoyé un avis international d’ordre de capture, prévenant le risque de la fuite à l’étranger.

Nous envoyons beaucoup de courage dans le chemin difficile d’anonymat et de clandestinité que Hans a pris dans ce scénario si complexe de bureaucratie juridique et menace de dizaines d’années de prison. Nous saluons sa décision et nous espérons que la police ne mettra pas les mains sur le compagnon.

source : I, II

Athènes : Affiches pour les prochains événements en solidarité avec Villa Amalias

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ILS NE NOUS PRIVERONS PAS DE CE QUI NOUS APPARTIENT

Jeudi 27 décembre
Événement
Place Victoria, 17h00
– Pièce de théâtre
Mistero Buffo de Dario Fo
par le groupe “Tsiritsantzoules”
– Projection
par et sur le squat Villa Amalias

Samedi 29 décembre
– Manifestation en solidarité avec Villa Amalias
Propylea, 12h00
– Concert
Monastiraki, 16h00
Waxing Gibbous
Propaganda
Chimeria Narki

VILLA AMALIAS
SQUAT POUR TOUJOURS

Source

Athènes : Communiqué de revendication de l’attaque incendiaire contre une branche des services municipaux à Sepolia en solidarité avec le squat Villa Amalias

villa-amalias-buildingDans les premières heures du vendredi 21 décembre, nous avons placé un engin incendiaire constitué de cinq bouteilles de gaz sur la façade du bâtiment de KEP (soi-disant Centre de Service des Citoyens) qui se trouve à l’intersection des rues Dyrrachiou et Amvrakias dans le quartier de Sepolia.

Nous étions armés de rage et conscience en ce qui concerne les derniers mouvements de l’ennemi de classe contre le milieu anarchiste/anti-autoritaire et en particulier le ministre fasciste de la Répression du Citoyen, alias le ministre de l’Intérieur Dendias et ses collègues, le premier ministre Samaras et le maire d’Athènes Kaminis, qui ont envahi le squat Villa Amalias.

De cette manière factuelle, nous avons montré notre solidarité avec les anarchistes du squat Villa Amalias et les huit compagnon-ne-s poursuivi-e-s qui ont été retenu-e-s dans les geôles du quartier général de la police d’Athènes. Nous avons ciblé KEP parce qu’il appartient à la juridiction de la municipalité d’Athènes qui a pris la tête dans la descente au squat.

Nous prévenons ceux qui ont contribué à cette attaque spécifique que cela n’était que le début.

RETRAIT IMMÉDIAT DES FORCES RÉPRESSIVES DU SQUAT

“Des anarchistes enragés”

Athènes : Les 8 personnes arrêtées au squat Villa Amalias sont rélachées, 24.12.2012

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Banderole sur l’île de Lesvos : Villa Amalias c’est nous tou-te-s. Derrière balances, avant compagnon-ne-s.

Les 8 compagnon-ne-s arrêté-e-s le 20 décembre pendant un raid policier dans Villa Amalias, sont tou-te-s rélaché-e-s.  Trois d’entre elles/eux sont libéré-e-s sans conditions alors que les 5 autres compagnon-ne-s doivent se présenter au poste de police local une fois par mois. 300 personnes solidaires se sont rassemblées devant le tribunal d’Evelipidon le 24 décembre. Le squat est toujours sous surveillance policière.

NOUS REPRENDRONS VILLA AMALIAS.

RIEN N’EST FINI…TOUT CONTINUE.

Source: 1, 2

Chili : campagne de visualisation du contrôle et de la domination technologique

“Nous les terroristes nous nous déclarons de toute façon antiterroristes, vu que nous évoluons dans des situations déjà crées de terreur. Nous nous ne créons pas les prisons infernales, nous les combattons. Nous utilisons la dynamite … Nous nous ne construisons pas les tribunaux ni les palais de justice qui produisent des lois antisociales et ségrégationnistes. En définitive nous sommes la stimulation d’un foyer de terreur, en aucun cas nous ne le créons. » (Groupes Autonomes, communiqué de la prison de Segovie )

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Nous, Noyau Autonome de Crime Révolutionnaire – Fraction Destructrice de la (in)Civilisation, nous nous attribuons l’explosion de la bombe-extincteur sur les portes blindées de la banque d’ADN, en plus d’une série d’alerte à la bombe et simulation d’autres, mais vu le caractère de notre dernière attaque, de sa médiatisation et réponse du ministre de la(in)justice, nous déclarons ce qui suit :

1) Étant donné la campagne menée contre les institutions et personnalités scientifiques par les compagnons mexicains de ITS, leur critique et leur action directe nous a incité à nous associer à leur lutte, vu que leurs objectifs sont aussi liés aux appareils de contrôle et domination technologique sur le territoire appelé Chili. Nous nous voyons dans la nécessité parlante de visualiser ici la trame et la classe technocrate naissante qui commence à reprendre le dessus, intimement liée à des institutions scientifiques mexicaines, en ayant y compris son émulation chilienne ( Conacyt chile, coïncidence?). Nous déclarons ici même, comment les serviteurs du SML ( Service Médico Légal) ont pris des cours auprès du FBI sur l’utilisation du logiciel CODIS, nous rappelons que déjà des insoumis ont été brutalement forcés à donner des prélèvement de sang ( comme les compagnon-ne-s du Caso Bombas), pour être comparées avec des prélèvements ADN trouvés sur les lieux de plus de 100 actions directes réalisées ces dernières années, sans pouvoir rien prouver. Cet acte sanguinaire nous ne l’oublions pas, raison pour laquelle nos objectifs étaient à crescendo, et nous avons réussi à attaquer l’institution chargée de telles horreurs et la réponse hystérique du ministre de l'(in)justice. Nous avons atteint notre objectif, nous nous sommes approchés et vous étiez loin.

2) Le ministre de l'(in)justice ment lorsqu’il dit que la banque de donnée ADN est au service des droits de l’homme, en utilisant cet argument comme critique de notre action. Nous déclarons que la banque de donnée ADN est au service du contrôle de toutes-tous celles-ceux qui combattent contre l’État/Capital. Ça ne prétend pas faire quoi que ce soit de bien envers l’humanité, mais assoir son contrôle, sa Domination et la perpétuation de la classe dirigeante dans le Pouvoir. Le post néolibéralisme est l’union et la conspiration de tous les éléments et intérêts transnationaux avec les États-nation. L’État/Capital, comme union des intérêts nationaux subordonnés aux internationaux pénètrent et manigancent contre tous les combattants. Ce n’est pas un hasard si le Mexique et le Chili sont unis et instruits par le FBI.

3) Nous ne sommes pas un groupe spécialiste de la lutte anti-technologie, notre lutte est contre tout type de domination, identifiant par cette campagne la technologie comme un outil de domination de tous les êtres vivants, de toute la nature et la Terre. Nous ne reconnaissons pas la technologie comme quelque chose de neutre, ni quelque chose qui cherche à faire le bien, mais comme un élément de déshumanisation et d’exploitation.

4) Nous avons été attentifs aux actions directes qui se sont réalisées au cours de la semaine de cirque électoral municipale et l’appel réformiste de l’ACES à un boycott des élections. De notre côté nous nous joignons anonymement dans l’action directe des ACI ( Anti-autoritaires Coordonnées Informels), que nous saluons révolutionnairement.

5) Nous faisons donc le compte rendu chronologique de la campagne :

• Mercredi 11 janvier – Alerte à la bombe à la conférence du directeur du National Science Foundation (NSF) Dr. Subra Suresh qui s’est réalisé à 16:30 dans le bâtiment Telefónica au 111 de l’Avenue Providencia.

• Dimanche 12 février – installation d’une fausse bombe-extincteur au siège de Conacyt ( Commission Nationale de Recherche Scientifique et Technologique)- Chili, celle-ci étant découverte le lendemain matin ( voir dans la presse)

• Mardi 24 avril – Alerte à la bombe au cours de la conférence d’experts de Jackson Laboratory, qui avait lieu au parc technologique de la fondation « Ciencia y vida » située au 1482 avenue Zañartu à Ñuñoa, Santiago.

• Mercredi 24 octobre – Installation d’une bombe-extincteur ( cette fois remplie de poudre noire) à la banque de donnée d’ADN.

Depuis la nuit noire qui abrite nos pas nous saluons la compagnonne Carla Verdugo qui se trouve enfermée dans la tour 5 du cachot de San Miguel, la même tour où 81 otages de l’État furent assassinés.

Une embrasse solidaire à distance au combattant vétéran Marco Carmenisch !

À Mayron Gutiérrez (el Krudo) qui a été inculpé de façon dégoutante par ses supposés « compagnon-ne-s ». Aux balances notre rejet le plus énergique.

À ceux qui pâtissent des représailles du Caso Security, Marcelo, Juan et Freddy.

Nous n’oublions pas Hans Niemeyer *, qui a été inculpé pour notre action que nous avons tardé à revendiquer. Mais nous n’avons quand même pas arrêté de mener à bien des actions insurgées. Notre pensée va aussi vers lui.

Vive la révolution !

Vive la destruction de tout ce qui s’apparente au capitalisme ! 

NACR – Fraction Destructrice de la (in)Civilisation

*le 14 décembre les autorités ont perdu la piste du compagnon qui était en résidence surveillée.

source

Xanthi, Nord de la Grèce: le lieu social auto-organisé Xanadu incendié par des ‘inconnus’

Xanthi_XanaduSamedi 22 Décembre, à l’aube, le centre social ouvert Xanadu (en service depuis 2009 dans la ville de Xanthi) a reçu une attaque fasciste.

Les fascistes ont tenté de détruire le centre social ouvert Xanadu par un incendie criminel causant des dommages matériels graves et mettant en danger la vie des voisins.

Ils n’ont pas réussi à détruire le bâtiment. Nous avons déjà commencé les travaux de réparation, de sorte que le Xanadu réouvrira bientôt.

Cette attaque contre Xanadu est la continuation de l’action ciblée de certaines parties du para- État.

Ils ne vont pas nous arrêter parce que nous ne sommes pas intimidés par eux.

Nous continuerons d’être là et de lutter.

Xanadu, c’est nous tous.

Le collectif Xanadu, 22.12.12

 

Chili : attaque contre la vivisection à l’université de Concepción

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Chacun devrait arriver à prendre en charge sa propre santé. Lorsque ça n’est pas le cas il n’y a pas de raison d’extérioriser sur d’autres animaux le besoin de connaître son propre corps. Rien ne justifie la vivisection comme méthode de guérison. Rien ne justifie la supériorité auto-convaincue et suffisante avec laquelle l’humain dispose des autres animaux, de leurs corps, de leurs vies, de leur temps, même si c’est de la manière la plus hygiénique, tempérée, sophistiquée, anesthésiée ou sécurisée qui soit.

Quelle contradiction que de faire souffrir et tuer pour obtenir la santé ! Des gens qui croient qu’ils aident lorsqu’ils ne font que perpétuer la décadence humaine. Des scientifiques qui jour après jour provoquent des maladies sur des animaux, beaucoup d’entre eux transgéniques, pour ensuite appliquer leurs médicaments sur des humains, pour les améliorer, les rendre chaque fois plus impérissables, plus parfaits, améliorer l’espèce humaine. Ce sont des nazis en blouse blanche ! Tortionnaires payés par l’État et l’industrie pharmaceutique.

Nous avons attaqué le Symposium International Sur les Modèles en Recherche Biomédical car c’est là que se réunissent de prestigieux exploiteurs d’animaux tant nationaux qu’internationaux.

Nous l’avons fait avec deux engins incendiaires explosifs, un positionné sous une camionnette appartenant à l’université de Concepción, plus spécifiquement au département de recherche, et l’autre situé sous la camionnette du docteur Fidel Castro, pionnier latino-américain dans la création d’animaux transgéniques et expert en clonage d’animaux.

C’est en fait le premier à avoir cloné une vache au Chili, mais nous le laissons lui-même nous éclaircir sur son travail : « […] de là naissent les laboratoires biologiques, je me suis consacré à ça à Cuba, à créer des laboratoires biologiques d’animaux qui produiront des drogues à usage médical et c’est ce que nous voulons faire ici […] si nous modifions ces animaux pour que génétiquement leur lait contienne des médicaments introduits grâce la recherche génétique, le coût baissera et la disponibilité augmentera … ».

Cela, qui s’ajoute à l’implantation d’un nouveau centre de torture pour animaux (bioterio) mené par la doctoresse Roxana Pincheira et ses laquais qui bientôt commencera sa construction dans l’université de Concepción, sont les motifs de notre action.

Que ceux qui se font du fric grâce à la souffrance animale et l’artificialisation de la vie sachent que nous sommes là et que nous n’allons pas nous arrêter.
Ce matin le souvenir de Barry Horne nous a protégé et sa force nous a accompagné.

Liberté pour tous les animaux prisonniers et torturés.

Salutations remplies d’amour et de rage aux guerriers Nicola Gai et Alfredo Cospito, à Braulio Duran Gonzales, à Henry Zegarrundo et spécialement à Marco Camenisch. La distance nous sépare mais la lutte nous unie.

Front de Libération Animal

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Athènes : Mise à jour sur les huit arrêtés du squat Villa Amalias

Flyer trouvé dans la ville de Livadia : "Solidarité avec Villa Amalias"
Flyer trouvé dans la ville de Livadia : “Solidarité avec Villa Amalias”

• Court résumé de la manif’ spontanée en solidarité de la nuit dernière (20.12) dans le centre d’Athènes qui s’est tenue juste après l’assemblée anarchiste dans l’Université d’Économie et d’Affaires d’Athènes (ASOEE) ici.

“Tôt dans la matinée (21.12), les flics ont forcé la porte de Villa Amalias dans la rue Heyden sans la présence d’aucun de ses occupants. Cela signifie typiquement que les flics sont entrés en force dans la maison sans mandat et sont toujours en train de violer les prémices. Nous avertissons les autorités que tout dommage ou opération dans le lieu occupé aura une réponse immédiate. Souvenons-nous aussi que personne n’est habilité à être dans le bâtiment en notre abence.” – Villa Amalias

• Les arrêtés (six grecs-ques et deux allemands) sont toujours retenus. Aujourd’hui, le 21 décembre, ils ont comparu pour une procédure prélimaire. Les huit compagnons sont arrivés au tribunal d’Athènes accompagné d’une forte présence policière vers 13.45. Des dizaines de personnes solidaires se sont rassemblés au tribunal d’Evelpidon et les ont fortement salué avec des slogans de solidarité. Pendant environ deux heures les huit arrêtés ont été examiné par le procureur public qui a proposé qu’ils soient accusés de crime pour la fabrication de matériaux explosifs en plus de quelques délits. Ainsi les accusés ont été obligé de comparaître devant un juge d’instruction qui a pris la décision finale concernant les accusations. A 16h00 il a été reporté que les huit compagnons ont requis plus de temps pour préparer leur défense. La prochaine comparution est fixée au lundi 24 décembre 2012 (donc la veille de Noël). Jusque là, ils resteront incarcérés dans le quartier général de la police sur l’avenue Alexandras.

ILS EN ONT APRÈS L’ANOMIE ? ILS AURONT UN NOËL NOIR !
REMISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE DES SQUATTERS DE VILLA AMALIAS !

Athènes: “Nous sommes et nous serons là” texte des squatters de Villa Amalias

Le feu ne nous brule pas, il brule à l’intérieur de nous, solidarité avec Villa Amalias
Le feu ne nous brûle pas, il brûle à l’intérieur de nous, solidarité avec Villa Amalias

Voici le texte des squatters de Villa Amalias, jeudi 20/12/12:

Aujourd’hui 20-12-2012 la police a envahi Villa Amalias. Avec pour prétexte une dénonciation pour trafic des drogues, une perquisition a été effectuée en présence d’un procureur. Le résultat de leur perquisition est ridicule. Cependant Dendias déclare que tout cela prouve que Villa a été un centre d’anomie* pendant 22 ans et qu’enfin la loi est restaurée par «la volonté politique courageuse» de Samaras.

Par quelle acrobatie de raisonnement peuvent des bouteilles de bière vides être caractérisées comme «des éléments de fabrication de cocktails molotov» ? Dans un lieu où fonctionnent aussi une salle de concert et un bar, est-ce absurde qu’il existe un grand nombre de bouteilles de bière vides? Qu’est-ce que veut dire «matériel inflammable» ? Peut-être parlent-ils des liquides pour nettoyer la machine d’imprimerie qui fonctionne dans le squat ? Devons-nous parler des masques à gaz dont tout manifestant respectant sa santé doit disposer ? Des moyens élémentaires d’autoprotection (pétards, lance-pierres etc) dans un lieu qui a à plusieurs reprises été attaqué par des gangs paraétatiques (incendies volontaires, coups de couteau, tabassages), avec pour point d’orgue 2008 lorsque le ministre de l’ordre public Markogiannakis a rendu visité aux «habitants» d’Agios Panteleimonas et que nous avons été attaqués quelques minutes après son départ.

Sous prétexte d’une perquisition ils tentent alors de réaliser leur rêve de longue date : L’invasion dans un lieu qui constitue pour eux un des symboles dans l’espace de tous ceux qui sont hostiles face à ce que la domination représente, l’imposition, la stérilisation, l’indifférence, la résignation, la soumission. En cela ils ont raison. C’est ce que nous sommes. Nous et les milliers de manifestants, personnes en lutte, squatters, grévistes, combattants de rue. Nous sommes les sans abri et ceux qui n’ont pas de foyer, les punks et les voyous, les végétariens et les féministes, les noctambules et les travailleurs, les pauvres et les désavantagés, les victimes du racisme et les vengeurs de l’injustice. Le ministre nous a caractérisés comme foyer d’anomie…

Et maintenant parlons sérieusement. Villa Amalias est une proposition d’organisation, qui par les temps de cannibalisme des mémorandums devrait être confrontée. L’attaque du capital sur le monde du travail nécessite la destruction de toutes ses structures. La dévalorisation des acquis dans le travail et des syndicats, les structures de solidarité et de désobéissance, les projets auto-organisés sont dans la ligne de mire.

L’agenda d’extrême-droite qui a prédominé depuis le commencement de la crise, a été mise en place avec les déclarations de Loverdos (ancien ministre de la santé) au sujet de bombe hygiénique, à l’encontre des grévistes de la faim de Ypatia. Cela a continué en ciblant les immigrés (mur d’Evros, centres de rétention, opération Xenios Zeus), la mise au pilori des séropositives narcodépendantes, et tout cela à l’aide de la violence d’extreme droite à l’encontre des immigrés, des homosexuels, des vendeurs à la sauvette. La torture des antifascistes de la patrouille à moto, dans le Quartier Général de la police d’Athènes (GADA), les attaques de squats et la répression sauvage de toute revendication sociale et de travail ne laissent aucun doute sur le fait que l’adversaire a formé un bloc compact compact devant lequel nous devons résister.

Nous sommes depuis 22 ans dans un bâtiment qu’ils avaient abandonné depuis des dizaines d’années. Nous le préservons et nous lui donnons vie. Nous sommes un squat qui a toujours les portes ouvertes à des groupes, des personnes et des projets qui font avancer la culture contre-marchande, la dignité humaine, les luttes sociales, de classe, antifascistes. Villa Amalias livre une bataille sérieuse pour protéger non pas les dix façades de ce lieu, mais les désirs, les rêves et les espoirs d’une vie plus libre pour tous.

Nous appelons tous ceux qui retrouvent une part d’eux-mêmes dans l’existence de ce squat à livrer avec nous cette bataille cruciale.

Les bourreaux-Don Quichottes attaquent ce moulin à vent alors qu’en réalité ils chassent des idées. Pour eux ce sont elles qui sont illicites. Ils chassent des chimères ils recevront des cauchemars.

 

LIBERATION IMMEDIATE DES SQUATTERS DE VILLA AMALIAS !

*anomie: absence de lois/infractions à la loi

 Source

 

Athènes: Descente des flics et d’un Procureur au squat Villa Amalias

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Brutes étatiques et para-étatiques, nous sommes et nous resterons ici.
Squat Villa Amalias

Aujourd’hui 20/12/2012 à 7 heures du matin, des forces de police ont envahit le squat Villa Amalias. Le prétexte utilisé pour cette démonstration de force répressive est une “plainte anonyme”.

8 compagnons et compagnonnes qui se trouvaient à l’intérieur des bâtiments occupés ont été transférés à GADA (le quartier général de la police d’Athènes) et y sont retenus. Des compagnons solidaires qui se dirigeaient vers le quartier de Villa ont également été interpellés par des forces de polices à moto, tout comme les interpellations de compagnons et de compagnons qui s’étaient rassemblés à la mairie pour intervenir  devant le maire de la répression, Kaminis.

Depuis le premier moment, des dizaines de compagnons/nnes se sont rassemblés en dehors du square où nous nous trouvons encore maintenant appelant à la solidarité.

MAIRES ET MINISTRES ECOUTEZ BIEN CA :
VOUS NE PRENDREZ PAS VILLA AMALIAS, PAS MEME EN REVE

BAS LES PATTES DE TOUS LES SQUATS/OCCUPATIONS
LIBERATION IMMEDIATE DE TOUS NOS COMPAGNONS

SQUAT VILLA AMALIAS
ACHARNON ET HEYDEN

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Prisons grecques : L’anarchiste Andrzej Mazurek qui était le dernier prisonnier de la révolte de décembre 2008 a été extradé vers la Pologne

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Texte de solidarité par des co-détenus en Grèce

Le 7 décembre 2012 la dernière mesure de la procédure criminelle mise de côté par l’État grec contre l’anarchiste Andrzej Mazurek a été appliquée. Andrzej a été arrêté en décembre 2008 pour sa participation dans la révolte. Après quatre années d’incarcération dans les prisons grecques, les autorités grecques et polonaises ont fait preuve d’un zèle remarquable dans des procédures respectives et l’ont livré à la Pologne où il sera retenu captif, coupable pour des accusations qui ont émergé juste après son arrestation à Athènes.

Ces quatre années d’emprisonnement du compagnon sont une application concrète de la doctrine anti-insurrectionnelle que l’État grec a adopté après l’explosif décembre 2008. Le temps qu’Andrzej a passé en prison était disproportionné au vu de sa sentence (qui est descendu à huit années de prison après le jugement de la Cour d’Appel) mais aussi en comparaison avec le reste des condamnations à la prison qui ont été infligées et purgées par les participants aux émeutes. Malgré tout, ce fait révèle aussi la persévérance du Pouvoir à envoyer un message clair à la fois dans et hors de ses territoires. Qui peut oublier à jamais les proclamations des fumiers gouvernementaux et journalistes sur “les anarchistes qui viennent d’Europe pour détruire la Grèce”, déclarations exprimant la peur mais aussi une volonté d’écraser la solidarité internationale qui s’est développée.

Simultanément, l’histoire de la procédure contre Andrzej – qui a donné lieu à son extradition par une procédure sommaire- démontre la logique répressive transnationale envers l’ennemi intérieur. Au même moment où des étrangers restent dans une prison ou un centre de rétention mois après mois, attendant l’expulsion après l’expiration de leur peine, les autorités grecques et polonaises ont réussi à prolonger l’incarcération d’Andrzej selon une procédure expresse. En lui refusant la première demande de liberté conditionnelle – malgré le fait qu’il a largement complété les 2/5 de sa peine – ils l’ont tenaillé semaine après semaine afin de faire en sorte qu’il ne puisse être relâché de prison même juste pour un jour.

Nous envoyons notre solidarité et nos salutations fraternelles en Pologne, où il est maintenant otage, et répétons ses propres mots :

À plus dans les rues, pour briser une fois de plus le rideau de la paix sociale…

Nous ne pouvons laisser aucun compagnon seul dans les mains des mécanismes répressifs

SOLIDARITÉ AVEC ANDRZEJ MAZUREK

Détenus des prisons grecques :
Babis Tsilianidis, Alexandros Mitroussias, Kostas Sakkas, Giorgos Karagiannidis, Akim Markegai, Vasilis Karandreas, Nikos Evangelou, Panagiotis Koutsopoulos, Nikos Sakkas, Kostas Faltsetas, Elias Karadouman, Marinos Mitsopoulos, Dimitris Giotsas, Charalambos Avramidis, Panagiotis Georgakopoulos, Christos Tsonaros, Yannis Gelitsas, Makis Gerakis, Mustafa Ergün, Michalis Ramadanoglou, Michail Tzoumas, Konstantinos Mamoutis, Vangelis Kalamaras, Panagiotis Hadjigeorgiou, Mitev Georgi, Georgiev Rishi, Angelos Kostopoulos, Spyros Stratoulis, Rami Syrianos

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Chili : Violent transfert pénitentiaire d’un compagnon

Contexte et situation actuelle du compa

Alberto Nicolas Olivares Fuenzalida prisonnier antisocial libertaire purge une peine 15 ans pour expropriation, pour son passé lié au FPMR ( Front Patriotique Manuel Rodriguez). Il a a purgé la peine, passant plus de 6 ans dans l’ex-pénitentiaire de Santiago dans un module destiné aux pédophiles, en devant vivre avec la misère humaine dans son expression maximale … De toute évidence cette stratégie a été utilisée par le pouvoir pour isoler et briser la dignité rebelle du compa, en rendant impossible les liens fraternels qui se créent avec les autres prisonniers. Malgré la situation hostile à laquelle il est confronté au quotidien, le compa a maintenu une attitude anti-autoritaire en guerre contre la prison et ceux qui la maintiennent, en créant il y a quelques années le collectif 22 janvier, en mémoire d’Alex Muñoz Hoffman et de Fabián López Luque, assassinés en démocratie au cours d’une expropriation.

Parce qu’il est un prisonnier « conflictuel» il se trouve aujourd’hui dans le C.C.P. (Centre d’Exécution Pénitentiaire) dans la région de Bio Bio, dans le module de haute sécurité, dans la ville de Concepción.

Au sujet du “transfert”

La transfert a été effectué tôt le matin du 23 novembre. Aux alentours de 02:30 ( heure locale), lorsqu’ils sont arrivés à la cellule, le sortant violemment du lieu, l’emmenant avec des menottes aux mains et aux pieds, le transférant ce jour-même à Concepción. Les prisonniers transférés ce jour là ont été emmenés à Concepción avec juste ce qu’ils avaient sur le dos, sans pouvoir emporter avec eux aucune de leurs affaires et sans prévenir les proches.

La gendarmerie a utilisé comme excuse la rixe qui a eu lieu dans la prison la veille  pour isoler le compa, l’éloignant de sa famille et ses amis, en rendant presque impossible de le voir.

Le régime des visites se fait tous les jours, avec l’accord préalable de l’“asistonta”* sociale de la gendarmerie qui pose des question et décide si on peut ou non rendre visite au compa. La visite se fait à travers un parloir et, une fois par mois, sous forme physique. De plus, le compa suit un régime végétarien et, jusqu’à maintenant, ses proches n’ont pas pu lui amener des aliments adéquats à son régime.

Sans oublier de mentionner que le compa, malgré le fait d’être “un prisonnier politique” et subversif, a renoncé à toute commodité dont bénéficient ces contextes, les refusant complètement, se déclarant ainsi en révolte contre n’importe quelle différenciation avec les autres prisonniers, assumant la prison avec les rigueurs que cela implique, sans aucun privilège.

*“asistonta” : jeu de mot avec asistenta (assistante) et tonta ( idiote)

Plus d’info sur : Liberación Total 

Grèce : “Ne dis pas que nous sommes peu ; dis seulement que nous sommes déterminés” – par l’OR de la CCF et Theofilos Mavropoulos

Contribution des neuf membres emprisonnés de l’Organisation Révolutionnaire de la Conspiration des Cellules de Feu et du prisonnier anarchiste Theofilos Mavropoulos à une rencontre anarchiste internationale appelée sous une perspective insurrectionaliste (Zurich, 10–13 Novembre 2012)

“Ne dis pas que nous sommes peu ; dis seulement que nous sommes déterminés”

La question n’est pas si nous sommes plus ou moins pauvres mais si nous vivons d’une façon qui ne nous contient pas. Nous ne voulons pas répéter des choses qui ont déjà été dites.

Nous avons banni de nos pensées l’idée du pouvoir centralisé et nous ne croyons pas aux légendes sur le fantôme du prolétariat. Nous ne faisons donc ni face à un État isolé, qui donnerait des ordres depuis les palais de son Pouvoir, ni face à une société qui attend d’être réveillée afin de se rebeller. Aujourd’hui la société est une usine sociale diffuse produisant des attitudes, valeurs, éthiques et habitudes.

Elle fonctionne comme une machine sociale de mort qui dévore temps, espace, émotions et consciences. Le centre de l’État et le coeur du système sont dispersés dans des millions de petites et grandes représentations du Pouvoir dans notre quotidien. Ils se trouvent dans la langue que nous parlons, les images des publicités, l’architecture des villes, la réalité virtuelle de la technologie, la civilisation anthropocentrique, les armes des flics, les symboles nationaux des fascistes, les verrous de la propriété privée, les modèles dont nous tombons amoureux, les murs des prisons.

Il n’y a pas d’innocents. Nous faisons tous partie de la machine sociale du Pouvoir. La question est si nous sommes de l’huile ou du sable dans ses rouages. C’est pour cela que nous rejetons l’idée de l’innocence apparente de la société. Le silence n’est jamais innocent. Nous haïssons tant la main qui tient le fouet que le dos qui le subit.

Aujourd’hui la machine sociale se transforme. La crise économique qui se répand dans les sociétés occidentales privilégiées crée le besoin d’une transformation de la gestion du Pouvoir. Un nouvel État militaro-policier, combiné à une dictature de la technologie, est maintenant en train de protéger le pouvoir. Nouveaux corps policiers de sécurité, camps de concentration pour immigrés, réapparition de l’armée dans la rue, évolution des systèmes de surveillance, banques de données ADN, expériences de contrôle génétique, posent toujours plus de mines dans les domaines de notre vie.

Au même moment la masse sociale passe de l’ère du consumérisme frénétique à une période où les promesses financières sont brisées et l’angoisse se prolonge. Continue reading Grèce : “Ne dis pas que nous sommes peu ; dis seulement que nous sommes déterminés” – par l’OR de la CCF et Theofilos Mavropoulos

Grèce : texte écrit par une lycéenne durant les émeutes de décembre 2008

“Nous marchons dans les pas de décembre”, banderole de la manif de lycéens à Arta, Grèce (6 décembre 2012)

Communiqué à mes parents

Je sais que je vous dois beaucoup. Vous m’avez donné naissance, vous m’avez nourrie et abreuvée, et vous m’avez élevée. Vous m’avez même aimée. Ou plutôt vous dites que vous m’avez aimée. Car la réalité est un peu différente.

Vous m’avez amenée dans un monde où vous étiez forcés de me laisser quelque part chaque jour, et de partir à vos occupations et votre travail. Vous m’avez mise au monde, puis vous avez toujours cherché un endroit où me jeter. Vous m’avez amenée à l’école et, comme si ce n’était pas suffisant, vous m’avez fait suivre toute une série de cours de soutien, et m’avez inculqué l’anxiété pour mon avenir incertain. Si mon futur est si incertain, si vous avez fait de cette planète un endroit si dangereux où vivre, pourquoi alors m’avoir amenée dans ce monde ? En quoi consiste ma vie ? Deux heures par jour de télé et de jeux vidéo ?

Je veux découvrir le monde, ouvrir mes ailes, m’envoler et tout observer en l’espace d’un instant. Je veux sortir et rencontrer des gens, jouer et m’amuser, me sentir heureuse et ne pas me soucier de si j’ai cours demain et que je n’ai pas fait mes devoirs. Je veux rêver d’un monde où ils ne chercheront pas de lieu où me stocker, où ils n’auront pas à travailler en permanence, où l’on ne craindrait pas de rencontrer de nouvelles personnes, où le futur ne m’effraiera pas, et où il n’y aura ni maîtres ni esclaves.

Je vois votre misère mais je ne m’y suis pas habituée, et je ne veux pas m’y habituer. Vous ne me ferez pas baisser les bras juste parce que vous avez baissé les vôtres. Je ne veux être ni l’esclave ni le chef de personne. Je veux que vous me laissiez tranquille.

Je n’ai pas peur de ces chiens de garde en uniforme dont vous avez peur. Vous voyez de l’ordre et de la sécurité en eux. Cessez de vous moquer de moi, car je sais très bien que cet ordre n’est qu’hypocrisie ; quant à la sécurité publique, eux-mêmes sont le plus grand des dangers.

Ils sont des symboles du Pouvoir, de votre propre autorité, de l’autorité des profs, des politiciens, de tous les adultes qui vivent ainsi. Vous êtes ceux qui ont appris à vivre ainsi, pas moi. S’ils veulent me chercher des noises, ils vont voir. Ils n’ont aucune chance face à moi, qu’ils gardent bien ça en tête. Je suis en colère et dangereuse. Et nous sommes nombreux, nous somme partout, on peut même nous trouver dans les foyers des meurtriers. Partout où ils sont, ils ne peuvent pas se cacher de nous. D’une façon ou d’une autre nous sommes ceux qui resteront debout, pas eux.

Ne soyez pas fâchés contre moi, je fais seulement ce que vous m’avez appris. Vous dîtes que cette révolte n’est que désordre et destruction. Et maintenant que je grandis, désordre et destruction sont tout ce que vous obtiendrez de moi.

Je vous aime. À ma façon toute particulière, mais je vous aime vraiment.

Mais je dois construire mon propre monde afin de vivre une vie libre, et pour cela je dois détruire le votre. C’est la chose la plus importante à mes yeux. Pour le dire avec vos mots : c’est mon travail.

Décembre 2008

Grèce : Durs affrontements dans la ville d’Agrinio en souvenir d’Alexis Grigoropoulos (1993-2008)

À Agrinio, environ 350 élèves ont tenu une manifestation commémorative pour Alexis Grigoropoulos, tué par des flics le 6 décembre 2008.

Quand la marche anti-répressive a atteint la mairie, les jeunes ont éclaté l’équipe de policiers à moto DIAS qui gardaient le bâtiment. Molotovs et cailloux ont été jeté sur les ordures de la police terrifiés qui se cachaient derrière un kiosque.

Peu de temps après, les élèves ont combattu les flics du groupe OPKE de prévention et suppression des crimes dans le quartier de Syntrivani (La Fontaine). Des affrontements au corps-à-corps ont éclaté entre les manifestants et les escouades anti-émeutes sur la place Dimadi que la police a tenté d’encercler.

Des passants maudissaient les flics qui n’ont pas hésité à lancer des gazs lacrymogènes sur plusieurs magasins commerciaux et le marché municipal. Il doit être fait part qu’un des officier de police a dégainé son pistolet contre les élèves avec plusieurs passants autour de lui le huant.

Deux journaflics ont tenté d’approcher la manif’ et prendre des vidéo de près mais ont été battu par des manifestants sur place. De plus la voiture du maire a été attaqué.

Il n’y a pas eu d’interpellation ni de détention jusqu’ici à Agrinio. Malgré tout, lors des mobilisations matinales dans d’autres villes grecques les flics ont fait état de nombreuses interpellations de manifestants.

Beaucoup de personnes à travers la Grèce vont descendre dans la rue cette après-midi pour commémorer la mort du garçon de 15 ans Alexandros.

Athènes : Informations sur les anarchistes emprisonnés Tsilianidis, Tzifkas, Dimtsiadis et Fessas, connus sous les “4 de Vyronas”

Le 5 décembre était le dernier jour du procès contre les quatre anarchistes accusés Babis Tsilianidis, Sokratis Tzifkas, Dimitris Dimtsiadis et Dimitris Fessas pour l’affaire des arrestations dans les quartiers d’Athènes de Tavros et Vyronas en janvier 2011.

Les accusations de participation à une organisation terroriste anonyme et possession d’armes à feu pour un groupe terroriste ont été supprimé et les compagnons ont été à la place condamné pour “conspiration” et “possession illégale d’arme à feu”.

La cour a accepté la proposition du procureur sans reconnaître aucune des circonstances atténuantes et a condamné les quatre anarchistes à 4 années de prison, leur appel aura une valeur suspensive. Ils ont eu une amende de 3000 € chacun pour possession illégale d’armes. De plus le tribunal a imposé des conditions restrictives à tous les compagnons (ils doivent pointer dans un commissariat local deux fois par mois même lorsqu’ils seront dehors).

D’un côté, les compagnons Sokratis Tzifkas, Dimitris Dimtsiadis et Dimitris Fessas devraient bientôt faire appel afin de pouvoir être relâché de prison.

D’un autre côté, le compagnon Babis Tsilianidis restera en détention à la prison de Koridallos en attente de procès car il est toujours accusé pour un vol à main armé qui s’est déroulé dans le département de comptabilité de l’hôpital AHEPA de Thessalonique en juillet 2012. Après trois reports consécutifs, son procès est fixé au 22 janvier 2013 à 09h au tribunal de Thessalonique.

La lutte contre l’existant continue.
Rage et conscience.