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Solidarité avec les squats grecs depuis Londres : ils ne peuvent pas battre ce qu’ils ne peuvent pas comprendre.

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Le 20 décembre, la police a expulsé le squat Villa Amalias au centre d’Athènes, sous le faux prétexte de plaintes anonymes.  Huit personnes ont été arrêtées et inculpées de crime et délit, déclenchant une vague massive et persistante de solidarité ; une des plus grandes manifestation anarchiste a eu lieu à Athènes, rassemblant plus de 12.000 personnes, qui ont montré leur soutien et leur solidarité aux squats et aux squatteurs, ainsi qu’à tous les lieux libérés dans le monde entier.

Cette expulsion dirigée par l’État a eu lieu après 23 années d’existence du squat. Villa Amalias est situé dans une zone où les néo-nazis et les flics font des pogroms et diffuse la terreur du racisme.

La municipalité d’Athènes prépare donc la “mise à jour” du quartier et il est évident que Villa Amalias les agace tous, comme si sa présence faisait barrage à leurs plans malveillants.

Le 9 janvier 2013, les camarades ont réussis à ré-occuper le bâtiment malgré qu’il soit lourdement gardé par des policiers armés.

Cependant, une ré-expulsion par les forces spéciales de la police a suivi peu après et 93 camarades ont été arrêtés pour s’être barricadés à l’intérieur du squat et avoir défendu un espace libre et auto-organisé.

Tout aux long de ces années, Villa Amalias est devenu un exemple vivant d’auto-organisation, d’expression vigoureuse et de forte résistance. Par moments, il y a été organisé ou il a accueilli des concerts, des débats, des pièces de théâtre, des projections de films, des cuisines collectives, un café, une bibliothèque, et a fourni un logement pour de nombreux camarades. La culture anti-commerciale qui s’oppose à la culture de la vente et du profit, du pouvoir et de la propriété, y a trouvé sa place. Villa Amalias est une partie intégrante de la lutte des classes, se battant contre l’autorité, luttant pour la liberté.

Un peu plus tard le squat Skaramaga à Athènes a été perquisitionné le même jour que la ré-expulsion de Villa. Skaramaga a été ouvert il y a plus de 3 ans et a été depuis un centre politique et culturel anti-autoritaire très actif. À l’intérieur du squat, de nombreux évènements politiques ont eu lieu, des groupes d’auto-éducation s’y sont formés, et des leçons de langue grecque y ont été donnés pour les immigrants.

Il y a aussi eu là-bas des projections, des lectures collectives, un atelier de menuiserie, une salle informatique, des cours de danse et d’arts martiaux, un atelier de couture, un mur d’escalade, et bien d’autres choses encore.

La police met en œuvre un plan pour expulser 40 bâtiments qui sont occupés par différents groupes à travers le pays. Dans ce contexte, et après l’expulsion de Villa Amalias et de Skaramaga, l’État a continué son attaque orchestrée en perquisitionnant le plus vieux squat anarchiste d’Athènes, Lelas Karagianni, le matin du 15 janvier 2013. Dix-sept personnes ont été arrêtées, mais rapidement relâchées sans accusations. Des centaines de camarades se sont immédiatement rassemblés devant le bâtiment, conduisant à la ré-occupation au début de l’après-midi du même jour.

Les squats ne sont pas seulement 4 murs. Les squats sont l’implantation de la résistance contre la répression d’État, contre les projets fascistes, l’exploitation des patrons, la privatisation, le capitalisme, la discrimination, la pauvreté et le désespoir. Les squats mettent en lumière la solidarité, l’auto-organisation, la camaraderie, la liberté et la dignité. À l’époque où la grande pauvreté et l’exploitation sont légitimées et légales, les licenciements, les réductions de salaires et de retraites, les “accidents” de travail, les camps de détentions, la répression et le cannibalisme social sont la routine quotidienne ; les squats restent délibérément des “épidémies d’illégalité”. Nous sommes tous des “épidémies d’illégalité” dans un monde où le capitalisme ne diffuse que de la peur. Les squats sont le futur où il n’y a pas de place pour les les patrons, les armées, la propriété, les marchandises, les procureurs et les flics. Un futur de liberté et d’égalité, d’auto-organisation et de biens collectifs, de solidarité et d’entraide, de créativité et de camaraderie, de dignité et de vie.

L’attaque contre les squats est seulement une partie de l’attaque générale contre les opprimés de ce monde. Au Royaume-Uni la loi a été changée l’année dernière pour permettre à la police d’arrêter les gens qui squattent des propriétés résidentielles abandonnées. Et des projets pour une législation encore plus stricte contre chaque lieu libre qui survit encore au Royaume-Uni sont actuellement en discussion.

Villa reste. Nous restons tous, afin de faire de leur pire cauchemar une réalité.

BAS LES PATTES DES SQUATS VILLA AMALIAS, SKARAMAGA ET LELAS KARAGIANNI

SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES SQUATS ET TOUTES LES LUTTES SOCIALES

CONTRE L’OURAGAN DE LA RÉPRESSION ; OPPOSONS LA TEMPÊTE DE LA SOLIDARITÉ !

Anarchistes de Londres en solidarité

Le samedi 19 janvier 2012, environ 200 personnes se sont rassemblé devant l’ambassade de Grèce à Londres, en solidarité avec la lutte antifasciste grecque. Dix fascistes pathétiques se sont montrés, sous la protection de leurs amis flics, et se sont par conséquent fait huer. Durant la manif une banderole a été déployée en solidarité avec les squats. De nombreux camarades ont essayé d’approcher l’ambassade avec la banderole, mais ont été repoussés par les flics, qui étaient arrivés très lourdement équipés et avaient formés une ligne devant l’entrée.

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