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Contra Info: Réseau traducteur de contre-information

Contra Info est un nœud international multilingue de contre-information et de traduction, une structure entretenue par des anarchistes, anti-autoritaires et libertaires en activité dans différentes parties du monde. Lire la suite »

Forêt de Hambach: Nous avons squatté Manheim!

Il y a deux semaines, des personnes ont été chassées de leurs maisons dans la forêt de Hambach. Depuis déjà plusieurs années, les habitant-e-s sont expulsées des villages envioronnants ainsi qu´à Manheim tandis que le grand public n’etendend parler que des manifestantions dans la forêt.

L’exploitation minière de charbon en Rhénanie ne concerne pas uniquement les habiatant-e-s de la région, mais fait partie d’un problème plus global.

Peu importe a certains que le loir voit son vieux chêne être détruit, que des fermier-es locales voient leur champs se dessécher et leur habitat démoli, que des humains doivent quitter les rues dans lesquelles ils ont appris à faire du vélo, ou que des villages péruviens soient menacés par la fonte de glaciers.

Toutes les créatures vivantes souffrent ensemble du compprtement de RWE et de cette culture destrucrice en général.

Les multinacionales comme RWE et le politiciens doivent prendre leurs responsabilité face à cette situation. Puisqu`illes ne veulent pas changer leur méthodes de production énergétiques alors, en tant que personnes ordinaires, nous sommes obligés d’agir.

Nour n’accepterons pas la destruction de ces maisons c’est pourquoi nous les occupons.

Pour se faire nous avons l’intention d’ouvrir un espace de vie libre et autogéré, qui encourage la créativité, la quaité de vie et soutienne les personnes engagées dans les luttes contre RWE. Nous demandons également à RWE de rendre leurs maisons aux personnes qui veulent retourner y vivre.

Vivre dans les zones rurales devient de plus en plus attrayant pour un grand nombres d’être humains. Loin de la vie anonyme des petits appartements hors de prix dans les jungles urbaines a travers le monde, les gens peuvent s’entraider, habiter ensemble et construire des projets de vie durables pour différentes générations.

Nous voulons rendre cela possible, ensemble, dans l’unité.

Avec des gen-tes qui vivent ensemble a Manheim depuis des déciennes.

Avec des gen-tes qui vivaient ici et qui sont jà parti avec leurs familles.

Avec des gen-tes qui sont venues ici pour combattre la destruction sytématique de la nature.

Et avec des gen-tes qui ont été obligeés de fuir leur maison dans d’autres parties du monde, pour etre a nouveau chassées ici.

Nous nous élevons contre la destruction irrespectueuse de toutes formes de lieux de vie!

Habitons les maisons vides et créons de nouvelles perspectives pour nous tous!

*Pour plus d’informations: www.hambacherforst.org/*

en allemand / anglais

Paris : Bouygues en cendres

Dans la nuit de mercredi à jeudi 4 octobre, une voiture Bouygues est incendiée rue Laurier dans le 17ème arrondissement de Paris. Bouyygues est un constructeur de prisons désormais bien connu.

Nous envoyons ces signaux de fumée à Krem, dernier inculpé de l’affaire du quai Valmy à être incarcéré et à subir l’administration pénitentiaire. Ne le laissons pas seul !

Que ce petit geste incendiaire puisse donner force et courage aux anarchistes torturé-e-s et emprisonné-es en Russie, ainsi qu’aux 8 de Bâle qui passeront en procès fin octobre pour une déambulation sauvage et saccageuse un soir de juin 2016.

Liberté pour toutes et tous !

Kairos n°6 (octobre 2018) vient de paraître

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

On peut se le procurer en ligne sur le blog :
kairosjournal.noblogs.org.
Tous les anciens numéros sont également disponibles.

Il est aussi possible d’en recevoir en version papier en adressant un mail à kairosjournal@riseup.net

[Italie]: Sortie du deuxième numéro du journal anarchiste en langue italienne Vetriolo

Du temps est passé. Après un an, nous publions un numéro de Vetriolo, le deuxième. Jusqu’ici nous n’avons pas donné une périodicité plus fréquente au journal, nous ne l’avons pas voulu. Ce n’est pas qu’en cette période nous n’avions rien à dire, au contraire. Nous n’avons d’ailleurs jamais cherché à donner une régularité à cette publication, ce qui, de par sa forme (et avec des textes d’agitation, d’analyse et d’« actualité » plus ou moins brefs et concis, et avec des articles théoriques plus développés et compliqués) ne lui irait pas. En même temps, nous désirons faire paraître le journal dans des temps pas trop espacés. Nous pensons que ce journal est quand-même un instrument important pour le mouvement anarchiste, au-delà des temps de ses issues. Les pages de Vetriolo ont toujours été et continueront à être un moyen pour la discussion, la confrontation et l’affrontement entre anarchistes. Ce journal continuera à donner de l’espace et du temps au dialogue et au débat entre révolutionnaires, même à ceux qui se trouvent enfermés. Dans ce numéro il y a des écrits et d’articles de Marco, Anna et Alfredo, emprisonnés à la suite de l’opération répressive « Scripta manent » du 6 septembre 2016.

Les anarchistes se sont toujours appropriés des instruments pour alimenter, à travers le débat et les actions, les idées anarchistes et l’anarchisme lui-même. Dans ce journal, on essaiera de continuer à donner de l’espace et du temps au débat, à la polémique, à la réflexion, à l’approfondissement, à l’analyse. Nous ne nous lassons pas de le répéter : il s’agit d’aspects que nous pensons bien distants et différents des bavardages, des oppositions stériles, des lieux communs et des embrouilles qui, à notre avis, affligent certains milieux du mouvement anarchiste. Dans cette optique, ce journal ne sera jamais représentatif d’une quelque faction, « tendance » ou ligne à suivre ou à laquelle se conformer. Nous n’avons pas de pensées à contempler, de personnages à admirer et non plus des drapeaux à brandir. Nous avons, par contre, la conscience de la profonde différence entre certaines convictions et d’autres. Nous avons la conscience que la renonciation à l’anarchisme signifie la renonciation à toute possibilité révolutionnaire et subversive. Nous avons la volonté et l’intention de mettre au ban toute superficialité mesquine.

Il paraît qu’aujourd’hui on se contente, toujours plus et à toujours plus nombreux, d’assimiler des faits et des notions facilement mémorisables et partageables. Les bien-aimées choses objectives, immédiates. Rien de trop compliqué, et très peu sur quoi réfléchir. Il y en a qui exaltent l’ignorance elle-même, rejetant « la théorie » comme quelque chose d’inopportun, d’ennuyant, de secondaire. Comme quelque chose d’autoritaire, même. Ça peut arriver qu’on nous dise qu’on veut « arnaquer » et duper quelqu’un même si on exprime seulement ses idées. Ignorance révolutionnaire ? Bien sûr que non. Ces misères sont typiques de ceux qui n’arrivent pas à percevoir comme complémentaires la pensée et l’action. Nous aimerions que l’on ne « profite » pas passivement de ce journal, que la pensée ne reste pas cristallisée parmi les lignes et les colonnes d’une publication, mais qu’elle puisse animer les débats qui existent parmi les anarchistes, participant à la clarification d’intentions et perspectives, donnant de l’espace aux différents aspects de la lutte antiautoritaire contre le pouvoir. Justement pour ça, nous invitons les compagnons qui en sont intéressés à se charger de la distribution du journal là où ils sont, de la façon la plus large possible, et nous les invitons aussi à nous faire parvenir leurs réflexions et critiques.

Nous savons qu’il s’agit d’un projet ambitieux. Ce journal recueille des pensées, mais il ne les recueille pas comme s’il était un simple conteneur. Il a la prétention d’explorer différents « filons » de lecture, d’analyse et de réflexion qui, d’un numéro à l’autre, seront approfondis et creusés. Pour chaque numéro, nous ne limiterons donc pas à rassembler des textes, des articles, à les mettre les uns après les autres dans le journal. De plus, une bonne partie des textes sont conçus et destinés expressément pour cette publication, ils ont une signification précise au sein de ce projet. Chaque fois, nous revenons sur l’analyse de questions, de pensées, d’idées que nous pensons importantes, nécessaires ou urgentes, et à travers elles nous voulons procéder dans la compréhension de la réalité qui nous entoure. Nous avons cette pugnacité, cette sorte d’obstination à laquelle nous ne voulons pas renoncer. Et le désir de comprendre n’est pas nécessairement synonyme de désir d’être compréhensibles pour n’importe qui.

Dans ce numéro, nous avons « découvert » une conspiration « spontanée » parmi les principaux articles rédactionnels, sur l’interprétation à donner à la révolution technologique en cours. Alfredo Cospito en a parlé dans son entretien, dont on a publié la première partie et que nous finirons de divulguer dans les prochains mois ; nous l’avons affrontée du point de vue philosophique touchant au « statut théorique » à (ne pas) donner au concept de Nature, en critiquant les malentendus métaphysiques courants dans les mouvements ambientalistes ; nous l’avons repris aussi d’un point de vue historique dans l’article dédié à la naissance de l’État, identifiant dans la transition entre les nommés Age de Bronze et l’Age de Fer le moment historique lors duquel les sociétés autoritaires mettent en oeuvre leur structure militaire et la division du travail que celle-ci nécessite. Mais nous ne nous sommes pas limités à la théorie : nous avons « osé » des interprétations qui sont fondamentales, à notre avis, pour comprendre l’actualité. Si dans le numéro précédent on avait observé la crise sociale que les nouvelles technologies auraient apporté aux classes les plus pauvres de l’humanité (à partir du thème du travail, un vrai tabou pour la réflexion anarchiste des dernières années), cette fois on est allés plus loin : nous avons fait l’hypothèse que les nouvelles technologies sont directement liées à la nommée « crise de la globalisation » (pourquoi exploiter un enfant au Vietnam, quand les patrons pourront « imprimer » leur chaussures directement avec des imprimantes 3D?) et que des phénomènes comme le Brexit, Trump, Orban, Salvini etc. sont le produit de cette tendance historique vers un nouveau nationalisme robotique.

En somme, des analyses théoriques générales pour saisir les instruments aptes à l’attaque du monde réel. Parce que, en renversant le slogan qui a été celui des altermondialistes, « un autre monde est impossible, c’est celui-ci que nous devons combattre ». On parle beaucoup de flexibilité, d’élasticité, de la capacité à être compris par les autres, du bonheur de savoir s’adapter aux temps qui courent (mais où ils vont, puisqu’ils courent?). En parlant d’élasticité, on sous-tend souvent l’art du compromis et en parlant du fait d’être compris, l’art de la médiation. Pour beaucoup de monde, cela signifie être flexibles, ce qui veut dire aussi devenir souples, malléables, manipulables et au même temps incroyablement rigides. Parce que ce monde, en un certain sens, nous a habitués à être rigides, d’une rigidité qui mène à porter des œillères et des chaînes bien ancrées dans la tête. Pourquoi élasticité et flexibilité doivent toujours forcément être synonymes de compromis et médiation avec une réalité qui nous dégoûte ? Nous pensons qu’on peut aller plus loin. La notre c’est l’élasticité du lance-pierre, une flexibilité qui vise à frapper plus fort. Justement pour cela nous réfléchissons, analysons et étudions l’État, le capital, la science, la technologie, l’économie, les misères de la politique, les sorts du mouvement révolutionnaire. Sûrement pas par plaisir, sûrement pas pour trouver un pré-carré pour de spécialistes pour un futur emploi.

Dans ce numéro :
– Elastici come una fionda
– 2007 – 2017. Dieci anni, fra rivolte e riflussi
– Convergenze parallele. Un contributo di Marco dal carcere di Alessandria
– Dal fronte popolare al fronte civile
– Monocultura 24 ore
– Tutta la verità…
– Considerazioni sulle gabbie della democrazia
– L’insostenibile pesantezza dell’essere scientifico
– I sogni di prigionia e la prigionia dei sogni
– Infiniti occhi
– Stupratore e padrone
– Contro l’anarchismo di Stato
– La nascita dello Stato
– Quale internazionale? Intervista e dialogo con Alfredo Cospito dal carcere di Ferrara. Prima parte
– I Nuovi Mostri: l’anarchismo “sociale ma non classista”
– Una storia sinistra. Seconda parte (1943 – 1962)
– La pacchia è finita

Une copie : 2 euros. Pour les distros, à partir de 5 copies : 1,50 euros chacune. Expédition en Europe : 5 euros environs. Gratuit pour les personnes emprisonnées.

Pour demander des copies, contacts, réflexions et critiques, ainsi que pour envoyer du matériel possiblement intéressant pour la rédaction du journal, le mail est : vetriolo(at)autistici.org

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°9

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“De la même façon que les restructurations du marché du travail et la technologie ont transformé les anciennes formes d’exploitation en multipliant flexibilité, auto-entrepreneuriat et auto-contrôle, le nouveau plan de gestion carcérale de l’Etat présenté en septembre entend accentuer le processus de différenciation entre la plupart des prisonniers, en se basant non plus uniquement sur la peine ou le délit initial, mais sur une participation et une collaboration accrues à son propre enfermement. Un peu comme si tout ce système de réclusion, de dépendance, d’arbitraires et de torture n’était qu’un vaste cadre contractuel.

Un cadre où on est sommé de devenir toujours plus « responsable » d’une peine à exécuter et cogérer avec l’administration, en étant paradoxalement parcellisé à l’intérieur d’une structure de masse, en devenant le maton des autres au nom de l’évolution de son propre parcours carcéral. Il va sans dire qu’un tel processus de totalitarisme démocratique où participer c’est diviser, n’ira pas non plus sans une répression supplémentaire contre la minorité de rebelles qui n’accepte pas de collaborer.”

Forêt de Hambach: Photo Impressions du 06.10.2018

Forêt de Hambach, Allemagne : Libération des deux anarchistes Jazzy et Winter – 2 octobre 2018

traduit de Sans_Attendre

Mardi 2 octobre, Jazzy et Winter ont été libérées à l’issue de l’audience pénale relative à la validité de la détention. Les deux compagnonnes ont passé plus de deux semaines en détention provisoire. Le tribunal de Düren a désormais acté le fait que la détention provisoire ne pouvait pas leur être appliquée. Les deux compas sont désormais libres et ne sont toujours pas identifiées par les autorités ! De plus amples informations en détail et sur le fond suivront prochainement.

Cependant, deux personnes d’Hambi sont toujours incarcérées : Andrea (UP 20) et Eule. Toutes ont besoin de notre soutien. Il vous est possible d’écrire un mail à l’adresse abc-rhineland[at]riseup.net, il sera imprimé pour leur être envoyé.

en allemand

Paris : Une voiture Bouygues en flammes

Nuit du 6 au 7 septembre. Minuit c’était l’heure des sorcières, des amants, des loups garous, des conspirateurs… ici il n’y a que béton, macadam, caméras et gens qui s’enfuient dans leur écrans. Comme il dit un joli tag aperçu lors de cette p’tite ballade “Arretez Netflix vivez votre vie”.

Peu loin, rue des Maraîchers dans le 20ème, on a trouvé une voiture de Bouygues, constructeurs de taules. Un petit tour de magie et… voilà les flammes.

On n’a pas oublié que Krem est encore enfermé pour le barbecue sauce bleusaille du quai Valmy. Une pensée aussi pour la personne accusée de l’incendie de la gendarmerie de Limoges, pour les CCF sous procès en Grèce, pour les anarchistes de l’opération Scripta Manent en Italie. Pour toutes les personnes enfermées, dedans comme déhors, mais qui agissent pour la liberté pour tous et toutes.

La solidarité c’est l’attaque !

Quelques sorcières, amants, conspirateurs et même un loup solitaire

Hambourg, Allemagne : attaque d’un fournisseur de Visa russe

Reçu le 24 juin 18

Des inconnus ont détruit les vitres d’un centre russe octroyant des visas dans la Kanalstrasse 14A à Hambourg dans la nuit du 22 juin. “Fuck Fifa”, “Combat la répression” et un A cerclé ont également été peint sur la façade.

Depuis l’automne 2017 il y a eu des attaques répressives contre les anarchistes dans plusieurs cités russes, en Biélorussie et en Crimée. Ils ont été ciblés par des tortures, des intimidations, des chantages et des peines de prison.

Au même moment un des plus gros spectacle de pouvoir qu’est la coupe du monde se déroule en Russie. Les riches peuvent s’enrichir encore plus et derrière les caméras, et tout ceci, que ce soit avec les Jeux Olympiques ou les sommets mondiaux est utilisé pour accroitre la répression et le contrôle contre le marginalisés, les pauvres et les indésirables et pour développer une gentrification agressive.

La liberté et la solidarité n’ont pas besoin de visa !

en anglais, allemand

Caroline du Nord, USA : rapport d’action

Reçu le 22 juin 18

Au milieu du brouillard de l’aube du 22 juin nous avons immobilisé et repeint de nombreuses machines d’un gros projet de construction le long de la route US 220 en Caroline du Nord. Un excavateur, un bulldozer, et un certain nombre de pelleteuses ont tous gouté à un venin exquis, à base de sirop d’érable et de javel. Cinq extincteurs trouvé sur place ont également été rendus hors service.

Cette infime action d’attaque a été faite contre la construction du pipeline de la Moutain Valley à Southgate, ainsi que contre la destruction de nombreux acres de forêt dans l’éclaircie pour le nouveau corridor I-840.

Pour la défense de la nature contre le Capital et la civilisation

Pour l’attaque des outils de la dévastation écologique

en allemand, anglais

La Haye, Pays Bas : Journal mural anarchiste #4 – Ne déménageons pas à cause des bourges ! Combattons la gentrification !

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Reçu le 19 juin 18

[NdT : journal en anglais]

Voici le 4ème Journal Mural Anarchiste publié en juin 2018. Cette fois-ci le journal aborde le sujet de la gentrification et les possibilités d’attaque.

Télécharge le journal, imprime-le et répand-le.

en anglais, allemand

Harrisburg, USA : Action en solidarité avec la ZAD

Reçu le 15 juin 2018

Des les premières heures du 8 juin nous avons immobilisé un tractopelle à Harrisburg en Pennsylvanie sur le chantier d’un nouveau projet immobilier.

Cette modeste action a été faite en solidarité avec la ZAD de NDDL, en France, où des rebelles se battent pour maintenir une zone autonome, libéré de l’état et de ses plans depuis au moins une décennie.

La ZAD a d’abord été occupé il y a 9 ans pour empecher la construction d’un futur aéroport dont le projet a été récemment abandonné et qui a inspiré les éco-rebelles à travers le monde, plus spécialement dans la défense contre “l’opération César”, une tentative massive d’expulsion en 2012.

De nouveau la ZAD fait face à la répression sous la forme d’une intense violence policière couplé à un processus de récupération cherchant à dompter et légaliser la zone incontrolable.

Pour la défense des territoires contre les intérêts du capital !
Pour le sabotage des instruments de dévastation écologique !

en anglais, allemand

Avis de tempêtes #8 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est
en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque
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“Par le passé, l’État sévissait en censurant, en compliquant la diffusion, en enfermant les propagateurs et les agitateurs de l’idée.
Aujourd’hui, non seulement il peut continuer de faire cela selon ses besoins (y compris en Europe ; c’est une constante de la répression que de prendre en ligne de mire celles et ceux qui animent des locaux, des publications, des initiatives), mais il dispose également en plus d’instruments formidables pour couper, de l’autre côté, la potentielle réception du message. En détruisant la capacité humaine de comprendre la signification, le sens d’un énoncé, la domination mine aussi la potentialité que sa rage, sa révolte se fasse idée, vision, rêve.

Créateur de mondes, le langage –oral ou écrit– est un des véhicules, que cela nous plaise ou non, par lequel passe « l’élévation individuelle de l’esprit ». Et pour détruire la domination, nous n’avons pas seulement besoin de dynamite et de révolte, mais aussi de cette « élévation »-là.”

[Italie] Furor Manet

reçu 14/08/18
FUROR MANET
  Septembre 2016, l’opération Scripta Manent, dirigée par le procureur de Turin Sparagna, conduit à la détention de 8, entre compagnons anarchistes (hommes et femmes).

L’accusation principale : la constitution d’une association subversive avec la finalité du terrorisme. En outre, les compagnons anarchistes sont accusè-e-s des differentes attaques, toutes portant la signature de la FAI (Fédération Anarchiste Informale) et FAI/FRI (Fédération Anarchiste Informale, Front Révolutionnaire International). Actuellement, les compagnons anarchistes (cinq hommes et une femme)  se trouvent encore en prison, une autre est assignée à résidence.
Au même temps, dans la salle bunker de la prison de Turin, le procés continue à un rythme soutenu. Foules des flics se succédent sur la scène du tribunal avec la prétention de reconstruire l’histoire du mouvement anarchiste contemporain. Le début est placé, comme on a dejà vu plusieurs fois, à l’époque de l’affaire Marini, dans les annèes 90. De ce moment-là, le travail obsédant et incessant des voyeurs de profession, les conduit à énumérer les détails intimes ou insignifiants, volés de nos vies et nos rélations. Une répresentation des nos vies patéthique et qui nous laisse tout à fait indifferent-e-s.
Dans les différences individuelles, dans les confrontations âpres et parfois chargèes des tensions contrastantes, se trouve l’histoire du mouvement anarchiste, celle de chacune et chacun de nous, avec limites et contradictions.

À cette histoire appartient les pratiques révolutionnaires, dont certaines se trouvent aujourd’hui sur le banc des accusés à Turin.
C’est aujourd’hui plus que jamais que soutenir les pratiques révolutionnaire signifie également lutter contre la répression de l’État, qui voudrait enterrer les compagnons anarchistes (hommes et femmes) sous des annèes de prison et anéantir l’histoire du mouvement anarchiste.

Pas de retour, pour l’Anarchie.

Cassa antirep. Alpi Occidentali

[France] : Sortie d’Hérésie n. 2

Hérésie continue de présenter les idées individualistes anarchistes, avec des textes issus d’horizons et d’époques différentes, dans le but de montrer que ces idées dépassent les frontières géographiques et temporelles.

Sommaire :

– Introduction
– Les Loups, F. Neirol
– Fleurs de solitude, E. Armand
– Une interprétation de l’individualisme anarchiste, Costa Iscar
– Individualisme et collectivisme, Laurance Labadie
– En cours de route, chronique de toujours, A. Bailly
– Liberté et solitude, Marilise Fiorina
– Je n’ai pas de classe, Apio Ludd
– Pourquoi je ne suis pas communiste, Apio Ludd
– Mon anarchisme, Rosa Blat

À une époque où les textes nihilistes ou trop individualistes sont bannis de certains étals anarchistes, où aux quatre coins du monde les rejetons de Marx essaient de se faire passer pour des anarchistes pour recruter des disciples ou de la chaire à canon, où des autoritaires crient à l’autoritarisme pour se débarrasser de leurs concurrents, où on nous enjoint continuellement de choisir un camp dans des débats biaisés qui n’ont que pour but d’édifier de nouvelles normes, Hérésie est une bouteille à la mer qui s’adresse à celles/ceux qui refusent les petites boîtes, les identités, la pensée binaire, et les réflexions pré-machées.

Cela s’adresse à ceux/celles qui sentent ne faire partie d’aucun milieu, d’aucun mouvement, aucun groupe, qui ne représentent aucun courant et se positionnent volontairement dans la marge, hors de l’échiquier de la Politique, qui annihile la sincérité dans les idées et actions, nourrit les guerres de pouvoir, et nous détruit parfois bien plus que ne le ferait le pouvoir des États. Le but est de susciter des réflexions, des débats, des échanges, hors de tout cadre idéologique, sectaire, boutiquier, Politique ; mais aussi d’assumer les désaccords, les contradictions dans lesquelles nous baignons toutes et tous, et pourquoi pas de réapprendre à lire avec un papier dans les mains, sans la lumière bleue de ces écrans qui rendent incapable de se concentrer sérieusement
sur plus de 300 caractères.

Comme pour le numéro précédent, Hérésie n’est pas disponible sur la toile virtuelle, il suffit donc d’envoyer un mail (diomedea chez riseup) pour la recevoir sur papier dans sa boîte aux lettres.

diomedea.noblogs.org

 

 

 

Avis de tempêtes #7 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“La passion de vivre peut se heurter, y compris trop rapidement, aux forces qui veulent l’annihiler ; la haine pour l’oppresseur peut nous amener à voisiner dangereusement avec la mort qui rode, ce sont les conséquences qui découlent du choix de mettre sa vie en jeu, de vivre plutôt que de survivre. Rebelles par excellence, les anarchistes ne devraient pour autant pas développer le culte des yeux bandés. Nous avons un cerveau pour réfléchir, un cœur pour sentir, des bras pour agir. Pourquoi se priver de l’une de ces  facultés ? Entre vivre l’instant et attendre les lendemains qui chantent, il y a tout un océan de possibilités. Lorsqu’on se jette dans la bataille, férocement s’il le faut, ce n’est pas avec les yeux bandés, mais avec le monde que nous voulons détruire en ligne de mire. La férocité ne se mesure pas à l’aveuglement, mais aux perspectives que nous impulsons à nos vies, que nous donnons à nos efforts. Si nous devons être des comètes, soit, mais ne précipitons pas leur fin. Notre passage sur cette terre est court, assouvissons-le en en épuisant toutes les possibilités, tous les potentiels. Ce qui est fatal, ce n’est pas de se heurter aux rochers, mais de se rendre compte n’avoir pas de boussole en poche quand se déclenche la tempête. Contre la logique de victoires et de défaites, contre le fatalisme d’une prétendue efficacité qui annule toute tension anarchiste, il reste possible de penser nos pas, d’orienter nos explorations, de projeter nos efforts. L’amour de l’idée et la haine de l’autorité se conjuguent parfaitement avec une projectualité, une réflexion à moyen et long terme pour donner une respiration plus ample, plus vaste, plus audacieuse à notre passage sur la surface de cette planète. ”

 

Infos à propos de l’ancien policier infiltré Mark Kennedy

Ce document veut rendre public des infos de base sur l’ancien policier infiltré Mark Kennedy. Il décrit ses allées et venues, son travail et ses loisirs. Il contient aussi une note sur l’ancienne policière infiltrée ‘Lynn Watson’. Nous espérons qui leur apportera, ainsi qu’à leurs semblables, un sentiment de peur et d’insécurité. Que cela fournisse aussi un bon point de départ à ceux qui voudraient agir à partir de ces informations…

Mark Kennedy a infiltré des groupes et des campagnes anarchistes et activistes entre 2003 et 2010 sous le pseudo de ‘Mark Stone’. À notre connaissance, il était impliqué avec des groupes et individus en Grande-Bretagne, Islande, Allemagne, France, Danemark, États-Unis et Espagne où il a recueilli des informations pour différentes forces de police, parfois de façon non-officielle, parfois en faisant partie d’opérations officielles internationales. Il a continué à exercer des missions similaires pour le secteur privé après avoir quitté la police et a fondé lui-même au moins deux entreprises.

Nous ne tenterons pas de documenter de façon exhaustive ses activités ici, pas d’avantage que nous ne pourrions espérer rendre compte du mal qu’il a fait. Nous ne sommes pas liés aux révélations initiales sur lui ou sur d’autres infiltrés. Des nombreuses informations existent déjà sur le net relatant leurs activités. Parce que les informations et les campagnes concernant ces révélations furent extrêmement problématiques et controversées, nous n’avons pas fait référence à des sites web ici, mais il y a beaucoup de sources sur le net. Cependant, nous encourageons fortement les individus à prendre connaissance de ces informations.

Donc…
Kennedy joue de la guitare dans un groupe de pub rock appelé ‘The Barnstormers’. Ils jouent occasionnellement à The Anchor Inn sur Bridgewater Road à Bleadon. Ils ont aussi joué à The Ciderbarn à Draycott à de multiples occasions. Ses collaborateurs pour ceci sont Lian Simmons, Jacob Monro, Corne van Touder et Tim.
Il a travaillé en tant que responsable des achats pour Darwin Escapes qui gère plusieurs stations touristiques dans le pays. Nous avons des raisons de croire qu’il travaille encore dans leur propriété à côté de Cheddar.
Il a été vu en 2017 en train de conduire une Hyundai Tucson gris métallisé avec la plaque HT17AUK. Nous avons des raisons de croire qu’il vit à Worle, une banlieue de Weston-Super-Mare.

Nous avons des raisons de croire que l’infiltrée connue comme ‘Officier A’ ou ‘Lynn Watson’ habite à Hull. Voici une photo d’elle (voir PDF).

Nous croyons que ces informations ne doivent pas rester la propriété d’une petite minorité qui pense être capable de décider qui doit savoir et qui ne doit pas. Nous demandons à tous ceux qui détiendraient des informations à propos de Mark ou d’autres infiltrés de les rendre public pour qu’il soit possible à chacun d’agir.
Les révélations sur Mark Kennedy ont conduit la police à confirmer l’existence de nombreux infiltrés, par exemple Watson et ‘Marco Jacobs’ qui étaient tous les deux actifs au même moment que lui. Depuis lors, beaucoup d’autres infiltrés ont été grillés. Il y a des cas qui datent de décennies et certains continuent encore. Ils doivent être considérés comme la partie émergée de l’iceberg, les miettes que l’État a choisi de lâcher.

Nous ne sommes pas étonnés par l’utilisation d’infiltrés comme stratégie d’État. Ce serait une erreur de comprendre le cas spécifique de Kennedy comme quelque chose d’unique ou d’extra-ordinaire. Bien sûr, il y a certains traits particuliers mais, malheureusement, ce n’est pas inhabituel. Il a simplement continué une tradition, dans une longue histoire d’individus sans scrupules, qui ont été préparés, formés et employés à envahir et à saper la vie de ceux qui cherchent à remettre en cause le statu quo. Ces individus sont responsables de toutes leurs actions et de tous les ordres et instructions qu’ils suivent ou ont suivi. Nous n’avons aucune sympathie pour eux. Ils sont responsables de leurs décisions personnelles au jour le jour et des dégâts causées aux projets anarchistes et activistes comme des luttes contre des catastrophes environnementales, contre l’exploitation animale, le fascisme, le capitalisme et l’État.

Nous ne cherchons pas de reconnaissance. Nous ne voulons pas d’excuses et ne cherchons pas de justice à l’intérieur ou à l’extérieur d’un tribunal. Nous ne trouvons aucun mérite à révéler la vérité au pouvoir, mais il est important que ces actions aient des conséquences.

Nous nous efforcerons de faire en sorte que leurs vies soient remplies de misère et de constante insécurité. Une vie où ils ne peuvent jamais être sûrs qu’ils ne sont pas observés et où ils ont toujours peur d’être reconnus par quelqu’un qui les déteste. Nous espérons qu’ils ne pourront pas oublier, pour les années qui viennent, les gens qu’ils ont fait souffrir, les vies auxquels ils ont causé du tort et la confiance qu’ils ont rompue.

Le texte anglais en PDF avec des photos : https://en-contrainfo.espiv.net/files/2018/05/Text.pdf

[France] : Sortie de « Sans détour », journal anarchiste apériodique

Extrait de l’édito :
” Un journal donc, pour porter des idées qui n’appartiennent pas à un
groupe homogène et monolithique, mais qui émanent d’individus les
forgeant selon leurs imaginaires, leurs expériences et leurs tensions
respectives.
Un journal qui, reconnaissant le fléau que constitue n’importe quelle
identité collective, ne cherche pas d’autres interlocuteurs que des
individus errants en quête de liberté, raisonnant loin de l’ombre d’une
chapelle.
Un journal qui n’est pas dépendant de l’actualité du « mouvement », mais
qui cherche à interagir avec les rebelles de son temps, apportant alors,
à l’occasion, des suggestions pour les luttes en cours.
Un journal qui ne cherche pas à se raccrocher à tous les conflits
sociaux, mais qui y voit parfois un terrain propice à la subversion.
Un journal qui fouille éperdument l’arsenal des expériences subversives
lointaines, dans le temps comme dans l’espace, afin d’enrichir nos
perspectives présentes.
Un journal qui, attaché à ce principe anarchiste selon lequel toute
séparation entre ce qui est dit et fait doit être aboli, ne cherche pas
à se faire une place sur le forum des opinions stériles et inoffensives,
mais s’attelle à tisser le lien entre la pensée et l’action.

Un journal qui est aussi ceci : une occasion pour ceux qui l’écrivent,
une invitation pour ceux qui le lisent. ”

Sommaire :

– Edito
– Destruction ou rituel politique ?
– Les quatres murs de la société
– La voix du coeur
– À l’aube de l’anarchisme informel

Pour demander des exemplaires, envoyer une contribution, correspondre :
sansdetour@riseup.net

Avis de tempêtes #6 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est
en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“Et si cette société titanesque va effectivement vers le naufrage, en
réduisant ou détruisant au passage toute possibilité de vie autonome,
toute vie intérieure, toute expérience singulière, ravageant les terres,
intoxiquant les airs, polluant les eaux, mutilant les cellules,
pensons-nous vraiment qu’il serait déplacé ou trop hasardeux de suggérer
que pour nuire à la domination, pour avoir quelques espoirs d’ouvrir des
horizons inconnus, pour donner quelque espace à une liberté sans mesure
et débridée, saper ses fondements énergétiques ne pourrait pas
constituer une des pistes des plus précieuses ?”

 

[France] : Sortie de Kairos n°5 (juin 2018)

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Ce numéro ou les anciens vous les trouvez sur le site :

kairosjournal.noblogs.org

Mexique : Sabbat Anarca-féministe Insurrectionnaliste et Informaliste

Nous continuons de propager l’épidémie de rage anarca-féministe et insurrectionnaliste : Réponse publique à un faux diagnostique qui circule sur internet

Aux anarchistes du Mexique et du monde, à toutes les sorcières en lutte dans l’univers.

“Ma mère […] rentre dans ta chambre haute et prends souci de tes travaux, de la toile et du fuseau […]Tout le reste regarde les hommes, et surtout moi qui commande dans cette demeure”. Télémaque, L’Odyssée

“Si je ne peux pas danser ça n’est pas ma révolution ”.
Emma Goldman

Nous, qui nous sommes joint à l’informalisme insurrectionnel depuis une perspective anarca-féministe et avons crée nos collectifs en affinité, nous avons été la cible de mépris et d’attaques récurrentes de la part de ceux qui se disent « complice de l’Anarchie », car ça les fait bien chier d’accepter une théorie et une pratique différente de leur « manuel du/de la bon-ne anarchiste ». Certain-e-s, y compris parmi les insurrectionnalistes, nous ont traité de tous les noms (« sorcières », « feminazis », etc.). Et il y a aussi celles qui se proclament « anarca-féministes » (au sein de fédérations et collectifs particulièrement sexistes) et qui censurent notre façon insurrectionnel d’agir, avec l’excuse de la « non violence », de la réalisation d’un programme et du soi-disant évolutionnisme libertaire.

Cependant, l’attaque la plus récente vient des bolcheviques libertaires, qui sont surpris « parce qu’il y a aussi des compagnonnes qui se sont laissés contaminer par la rage et entraîner par la violence  rodriguiste [1] et ont crée leurs « groupes d’affinité » à partir de l’anarco-féminisme, utilisant le terrorisme comme pratique ». Ils ont envie de nous considérer comme faisant partie de ce groupe de « jeunes naïfs qui, aux quatre coins du monde, tombent dans le piège, en gênant de jour en jour le développement du mouvement anarchiste, la lutte populaire contre l’État et le capital, et l’aboutissement du Communisme libertaire ».

Ainsi les bolcheviques libertaires essaient d’empêcher notre participation dans la guerre anarchique et nous demandent de bien vouloir retourner à l’école, aux fourneaux, aux soins de nos filles ou à repriser les chaussettes. Comme Télémaque à Pénélope, ils nous envoient tisser dans nos chambres. Une fois de plus, le cri du pouvoir patriarcal s’habille en « libertaire » et on nous condamne à nous taire et à nous tenir à l’écart des « affaires d’hommes ».

Avant d’aller plus loin nous voulons clarifier que nous ne sommes pas rodriguistes, et non pas parce que nous ne partageons pas les théories du compagnon Rodriguez, mais parce que nous sommes pas non plus bakounistes, ni malatestiennes, ni magonistes ni goldmanistes. Ce que nous suivons ce sont des idées, pas des personnes.

Nous sommes anarca-féministes et nous croyons qu’il n’y a qu’une seule façon d’affronter le pouvoir et l’autorité, et c’est l’insurrection anarchique, et pour cette raison nous voyons l’organisation anarchique d’une façon informelle à travers des collectifs affinitaires et la conflictualité permanente contre la civilisation patriarcale dans son ensemble. C’est pour cela que nous refusons l’autorité misogyne de ces bolcheviques libertaires, et que nous le faisons publiquement. Lutter contre le sexisme et la misogynie c’est lutter contre le genre, et lutter pour détruire le genre c’est lutter pour détruire la civilisation patriarcale.

Nous ne représentons pas toutes les compagnonnes anarca-féministes insurrectionalistes, nous parlons seulement au nom d’un collectif affinitaire situé au centre du Mexique. Nous reconnaissons la lutte de toutes les autres compagnonnes de ce courant, que ce soit celles qui affrontent la civilisation patriarcale de façon individuelle, celles qui le font à travers des petits collectifs anonymes, jusqu’à celles qui ont décidé de se regrouper sous des sigles et revendiquer leurs actions [2].

Notre lutte est la même.
Ni Dieu, ni État, Ni Patron !
Contre la civilisation patriarcale !
Pour le contrôle sur nos corps et nos vies !
Pour la destruction du genre !
Pour la tension anarchique insurrectionnelle !
Pour l’Anarchie !

Sabbat Anarca-féministe Insurrectionnaliste et Informaliste

NdT 1 : Rodriguiste, en référence à Gustavo Rodriguez. Comme je trouve
toujours difficile de définir les gens je préfère mettre en lien un
entretien avec le compagnon fait par le journal Conspiración Acrata :
server.nostate.net/

NdT 2 : Pour celles/ceux qui lisent l’italien, voici un recueil de
communiqués d’attaques sortis au Mexique entre 2014 et 2015 signés
COFIAA (Commando Féministe Informel d’Action Anti-autoritaire) :
anarcoqueer et sinon les communiqués en espagnol sont lisibles ici :
cofiaa

en espagnol, italien (en cours)

[Mexique] Fernando Barcenas sorti de prison !

Fernando est sorti de prison, le 11 juin 2018 vers 21 heures, une fois dehors, il a brûlé son uniforme couleur beige qu’il a dû porter pendant quatre ans et demi.

Arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro, Fer avait été accusé d’avoir mis le feu à l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola, depuis lors il se trouvait dans la prison Nord dite le ReNo, dans la ville de Mexico.

En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison pour les délits d’attaques à la paix publique et association délictueuse. Peu après sa detention Fernando n’a cessé d’élaborer de multiples projets : des ateliers de musique d’écriture, de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral indépendant de combat : « El Canero », qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’un média libre produit par des prisonniers et prisonnières, derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale mexicaine et d’ailleurs.

Pour Fernando « Le Canero est un projet qui veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dont nous sommes tous prisonniers à différents niveaux. Ce journal contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication entre prisonniers et avec l’extérieur ». Il s’agit pour lui « De démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies ».

Ainsi, le premier Canero est sorti en juin 2014, à ce jour, cinq numéros ont été écrits : au fil du temps, le contenu évolue. Ce journal est le produit des nombreuses réunions de prisonnier.e.s, des échanges et des réflexions, des actions conjointes, des grèves de la faim … Dans son cheminement, le Canero voit naître des organisations informelles de prisonnier.e.s en résistance, des actions coordonnées, des communiqués dénonçant la bête pénitentiaire, l’autorité et l’enfermement dans et hors les murs.

Depuis le mois de novembre 2017, Fernando lance une nouvelle idée, mettre en place une bibliothèque autonome gérée par les propres prisonniers et après plusieurs mois de travail et de construction, la bibliothèque est inaugurée le 28 avril 2018 avec le nom de Xosé Tarrío González *, la bibliothèque continue de grandir et à ce jour elle compte avec de nombreux documents, entre livres, revues et brochures… la bibliothèque continue sa route.

Pendant toutes ces années Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de Mexico. Par la suite, Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimé.e.s et torturés par la machinerie pénitentiaire. La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, qui fait référence au sens « s’échapper, fuir » s’évader de la propriété d’un maître.

Une forte accolade Fer, un abrazo compañero!
Enfin dans la rue.

Jusqu’à la liberté totale!

Les trois passants

____________

*NOTE : Xosé Tarrío González est né en 1968 à la Coruña. A onze ans il est enfermé dans un internat, puis en maison de redressement pour se retrouver à 17 ans en prison où il contracte le SIDA. En prison, il met en oeuvre l’anarchisme et la rébellion, menant de nombreuses tentatives d‘évasions, pratiquant la solidarité réelle entre les prisonniers, luttant résolument contre la prison et les gardiens de prisons ; toutes ces attitudes entraînent humiliations, mises à l’isolement et il est de nombreuses fois torturé. En 2004, son état de santé se dégrade une nouvelle fois dû à sa maladie et finalement, le 2 janvier 2005 il meurt victime de l’institution carcérale et de la société qui la soutient. Xosé était un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) et auteur du livre « Huye, hombre, huye »

[France] : Sortie de Kairos n°4 (mai 2018)

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Nous vous annonçons la sortie d’un nouveau numéro de Kairos pour ce mois
de mai 2018. Il s’agit exceptionnellement d’un quatre-pages autour des
luttes actuelles dans les facs, sur le bocage de Notre-Dame des Landes
et des émeutes parisiennes du 1er mai.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques,
suggestions d’articles, etc…

Sommaire :
– Et si tout le monde détestait la domestication ? Récit sur les
occupations de facs : p.1-2
– ZAD partout, État nulle part – Chronologie des actions de solidarité :
p.2-3
– Rien n’est fini – Souvenirs d’un 1er mai parisien : p.4
– Comme un amer goût de déjà-vu : p.4

Vous pouvez trouver ce numéro et les précédents sur le site de la revue : https://kairosjournal.noblogs.org/

Montréal, Canada : Deux statues de la reine Victoria vandalisées

Communiqué anonyme original produit par le Brigade Henri Paul* contre la monarchie, partagé avec sub.media

18 mai 2018, Montréal – Quelques jours avant la Fête datée et insultante commémorant la reine Victoria, deux statues importantes érigées en hommage à la reine Victoria furent vandalisées pendant la nuit du 17 au 18 mai à Montréal.

Le monument Victoria au centre-ville de Montréal (érigé en 1872), ainsi que la statue de bronze sur la rue Sherbrooke (érigée en 1900) à l’Université McGill, ont été arrosées avec de la peinture rouge.

Cette action se base en opposition au colonialisme et à l’impérialisme, et exprime également une aversion envers la monarchie britannique parasitique (ainsi qu’envers toute monarchie). De plus, nous nous inspirons directement du vandalisme récent (avec peinture verte) des mêmes statues de la reine Victoria à l’occasion de la Saint-Patrick ce mars dernier, action revendiquée par la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin.

Pour la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin, ces statues représentent “un héritage criminel de génocide, de meurtres de masse, de torture, de massacres, de terrorisme, de famines forcées, de camps de concentration, de vols, de dénigrement culturel, de racisme et de suprématie blanche.”

Les statues de la reine Victoria devraient être ôtées de l’espace public et placées dans un musée en tant qu’objets historiques. Les statues et les monuments publics ne devraient pas représenter l’oppression. La présence de statues commémorant la Reine Victoria à Montréal est, pour citer la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin, “une insulte aux nations autochtones en Amérique du Nord (l’Île de Tortue) et en Océanie, ainsi que les peuples d’Afrique, du Moyen-Orient, des Caraïbes, du sous-continent indien, et partout où l’Empire britannique a commis ses atrocités.”

Ces statues sont également insultantes pour les gens qui représentent les luttes irlandaises progressistes, ainsi que pour les Québécois.es. Par contre, nous dénonçons les “Québécois.es de souche” racistes et anti-immigrant.es au Québec (les souchebags) qui tentent de s’approprier l’héritage des patriotes pour mieux représenter leurs idées néo-fascistes.

Contexte important: notre action d’hier soir contribue à une nouvelle tradition de ciblage de symboles et monuments coloniaux pour qu’ils soient vandalisés et, éventuellement, enlevés: Cornwallis à Halifax, John A. Macdonald à Kingston et à Montreal, le mouvement Rhodes Must Fall en Afrique du Sud, la résistance aux monuments Confédérés aux États-Unis, et bien d’autres encore.

Pour encore citer la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin: “Notre action est une expression de solidarité anticoloniale et anti-impérialiste, et nous encourageons d’autres gens à entreprendre des actions semblables contre des monuments et symboles racistes qui ont leur place dans des musées, et non dans nos espaces publics partagés.”

— Communiqué par le Brigade Henri Paul* contre la monarchie

* Henri Paul était conducteur du Mercedes de luxe qui transportait la Princesse Diana lors de son accident mortel à Paris en 1997. Chaque membre de la monarchie britannique mérite un conducteur français saoul.

[Notre-Dame-des-Landes] Communiqué sur la seconde phase d’expulsion en cours sur la ZAD

La seconde vague d’expulsion amorcée depuis ce matin est une nouvelle tentative d’éradiquer une partie de la zad. Elle va faire remonter dramatiquement la tension dans le bocage et laisser plus de personnes encore privées de leur logement et de leurs espaces quotidiens d’activités. Les routes et chemins sont une nouvelle fois envahis par un dispositif militaire inédit en terme d’ampleur et de durée dans l’histoire du maintien de l’ordre en France. Cette démonstration de force est sans doute à la hauteur de l’affront qu’a représenté des années durant cet espace de résistance et d’expérimentation. L’acharnement de l’Etat est significatif de sa vivacité persistante de cette aventure collective. Il est annoncé que plusieurs habitats sont cette fois visés dans le secteur de la forêt de Rohanne.

En s’attaquant aujourd’hui à la Chat-teigne, l’Etat cherche à raser un symbole de l’histoire de la lutte. La chat-teigne c’est ce chantier collectif de 40 000 personnes, ce hameau magique sorti de terre qui a signé la défaite de l’opération César. La construction de la chat-teigne a marqué la montée en puissance d’un mouvement populaire qui allait finir des années plus tard par arracher l’abandon du projet d’aéroport. Après avoir été un espace de convergence vibrant des mois durant pour et par les comités de soutien, les cabanes de la chateigne s’étaient transformées en habitat plus permanent.

Au-delà de la chat-teigne, la zad est emblématique, entre autre, comme espace de réinvention d’une architecture créative et d’une réappropriation des techniques de construction. C’est à cette dimension d’habitat alternatif et collectif que l’Etat continue aujourd’hui à s’attaquer à travers la destruction des autres lieux de vie officiellement visés aujourd’hui : pui-plu, la datchacha, la vosgerie…

Par ailleurs, cette nouvelle offensive se situe en plein coeur de la zone humide et de la forêt qui vont être encore largement dégradées par le passage des blindés et tractopelles, et par les pluies de grenades et de lacrymogènes. La précédente vague d’expulsion avait déjà ravagé nombre de champs et chemins de la zad en plus d’empoisonner les foins, par la contamination des gaz dans l’herbe et les palets dans les roundballers. Nous avons défendu ce bocage pendant des décennies, nous ne pouvons le laisser aujourd’hui continuer à se faire écraser par la gendarmerie.

Comme c’est déjà le cas depuis des semaines, les travaux nécessaires aux projets agricoles que le gouvernement dit paradoxalement accepter de pérenniser vont continuer à être entravés par l’occupation policière prolongée du territoire et ce au coeur de la saison agricole. D’après les estimations, le coût de cette opération absurde aura bientôt atteint les 5 millions d’euros. C’est la somme que le conseil général avait fait payer à L’Etat pour lui vendre l’ensemble des terres et bâtiments qu’il avait acquis sur la zad en vue du projet d’aéroport.

Le gouvernement tente de neutraliser la résistance en cherchant à ancrer l’idée que des personnes qui n’auraient pas pu ou voulu participer au dépôt collectif de projets seraient moins légitimes à rester vivre ici. Il faut bien peu de coeur pour imaginer que quiconque laisse ses voisin.e.s se faire raser leurs maisons sans réagir. Par ailleurs, les diverses interventions des forces de l’ordre depuis l’abandon de l’aéroport visent à affaiblir et mettre la pression sur tout le mouvement. Faute de pouvoir matériellement et politiquement expulser tout le monde, ces opérations cherchent à imposer des conditions drastiques pour le maintien des projets sur la zone et pour en fragiliser la dimension collective. Nous appelons pour notre part à se mobiliser largement sur le terrain et au-delà pour la défense des divers lieux de vie, réalités et activités qui s’entremêlent sur la zad.

Concrètement, nous appelons à :

/// Converger immédiatement sur palce pour ceux et celles qui le peuvent

/// A un rassemblement devant la préfecture à Nantes à 18h suite à une journée d’expulsion

/// A des rassemblements et occupations sur les places des villes et devant les mairies et préfectures. Les comités de soutien peuvent signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu’ils soient relayés

/// A une manifestation le samedi après une semaine d’expulsion à Nantes

/// A une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d’expulsion