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Contra Info: Réseau traducteur de contre-information

Contra Info est un nœud international multilingue de contre-information et de traduction, une structure entretenue par des anarchistes, anti-autoritaires et libertaires en activité dans différentes parties du monde. Lire la suite »

Avalanche – Correspondance anarchiste, numéro 12

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Le prochain numéro sortira en février 2018. Les contributions peuvent être envoyés à correspondance@riseup.net et cela avant le 1er février 2018.

Pour les versions en anglais et allemand voir ici.

Buir, Allemagne : Appel urgent de la FORET D’HAMBACH

Le procès qui a donné un peu plus de temps pour se préparer à la saison de la coupe bois est perdu. RWE a commencé en dégageant les buissons afin de préparer la coupe finale. Les préparations pour une opérations massive de la police sont évidentes. Ils ont annoncé qu’ils veulent expulser l’entièreté de l’occupation. Nous les attendons au plus tard lundi pour l’expulsion. Ils sont déja dans la forêt pour protéger les machines.

Ainsi afin de rendre possible la défense de la Forêt d’Hambach nous avons besoin de toi et des tes ami.e.s/camar@des !

Au mieux viens dans les parages.

Au mieux prends avec toi :

  • Sac de couchage, matelas
  • tes potes
  • une idée de ce que tu veux faire (les infrastructures de RWE son trop grandes pour qu’ils puissent toutes les protéger)
  • des chaussures imperméables, des vêtements de camouflages
  • une caméra (pour l’enregistrement des violences policières)
  • des gants de travail
  • une brosse à dent
  • un kit de premiers soins
  • des vêtements de pluie
  • une petite tente (pas nécessaire mais si tu en as n’hésite pas)
  • pas de drogues
  • pas de passeports (si tu en as besoin pour voyager, cache le dans les
    bois)

ce que tu peux faire de l’extérieur :

  • Répandre la nouvelle
  • Faire ce que tu veux en solidarité
  • Distraire les forces de police (ils vont avoir besoin de flics de toute
    l’Allemagne pour nous expulser)
  • attaquer les veines du capitalisme et son industrie pétrolière
  • ne te fais pas attraper
  • ne les oublie pas en prison

On se voit sur les barricades
hambacherforst.org

en anglais / allemand

République Tchèque : le Réseau des Cellulles Révolutionnaires appelle à lutter et saboter les activités de ces salauds !

Nous constatons que la campagne de répression du mouvement anarchiste ne cesse pas. Il y a assez d’exemples : le procès de l’opération Fénix en République Tchèque, l’affaire des Trois de Varsovie, le procès pour le braquage à Aachen, les procès des rebelles contre le sommet du G20 à Hambourg et d’autres affaires.

Flics, juges, procureurs, médias de masse. Ils sont hantés, emprisonnés, volés, manipulés. Ceci est un défi pour toutes les cellulles Révolutionnaires, les autres groupes et les individus. Sabotons les activités de ces salauds. Attaquons-les sur le terrain, dans leurs technologies et leurs batiments. Organisons la resistance. Soutenons les fugitifs et les fugitives et celleux qui les aiment.

Nous ne détruirons ce qui nous détruit qu’en luttant.

Le but est clair = Liberté, justice, communisme libertaire.

Réseau des Cellulles Révolutionnaires (SRB)

en anglais, portugais

Un appel à action en soutien à la prisonnière anarchiste Samantha Faulder

Sam Faulder est une prisonnière anarchiste purgeant actuellement une réclusion à vie dans une prison en Angleterre. Sam subit une erreur judiciaire qui lui a déja fait passer plus de dix ans dans le système carcéral. Elle travaille maintenant avec le Projet Innocence de l’Université de Cardiff afin de faire appel.

En 2016 un cancer a été diagnostiqué à Sam et elle n’a toujours pas reçu de traitement à cause des défaillances du service médicale de la prison et de la société privé d’incarcération, Sodexo, suite à des réductions dans le budget.

L’Anarchist Black Cross de Bristol demande aux camarades d’envoyer force et solidarité à Sam dans sa lutte pour la liberté et les soins de santé.

S’il vous plait envoyez des lettres, organisez des actions de solidarité et répondez aux alertes des actions organisées pour maintenir la pression sur les autorités afin qu’elle obtienne son traitement.

Pour écrire à Sam :

Samantha Faulder A1209CF HMP Foston Hall Foston
Derby Derbyshire DE65 5DN

FREEDOMFORSAM.ORG // BRISTOLABC.WORDPRESS.COM/SUPPORT-SAM

en anglais, allemand

Santiago, Chili : Santiago Maldonado présent !

Graffiti mural pour le camarade anarchiste Santiago Maldonado.

en anglais

Italie : mise à jour sur l’Opération Scripta Manent

Le procès commence le 16 novembre dans le tribunal de prison de haute sécurité de Turin.

Les camarades anarchistes Alfredo Cospito, Anna Beniamino, Danilo Cremonese et Nicola Gai ne sont pas autorisé-e-s à suivre le procès dans la salle du tribunal, illes vont être soumis-es à une vidéo-conférence à l’intérieure même de deux ailes de Haute Surveillance où illes sont détenu-e-s.

Les camarades anarchiste Marco Bisesti, Valentina Speziale, Alessandro Mercogliano sont autorisé-e-s à suivre le procès dans le tribunal mais illes refusent de prendre part à ce procès en solidarité avec les camarades soumis-es à la vidéo-conférence.

en anglais, portugais, allemand, espagnol

Sydney, Australie : Solidarité avec les anarchistes faisant face à la répression à Porto Alegre

Solidarité de Sydney, dans la dite Australie, avec les anarchistes de Porto Alegre faisant face à la répression de l’état brésilien.

Les photos ont été prises devant la devanture de Jura Books, une bibliothèque anarchiste et une librairie dans le quartier de Petersham à Sydney.

en anglais, italien, portugais

Aveyron, France : Tous aux Costes-Gozon !

Retrouvons nous aux Costes Gozom jeudi 16 novembre pour bloquer
l’enquêteur à 12h30 avec de quoi partager un pique-nique.

En lien une petite vidéo d’appel :

Pas Res Nos Aresta!

contact: amassada@riseup.net

Blog: douze.noblogs.net

[France] : Le numéro 1 de Kairos – Journal anarchiste, vient de paraître

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Disponible aussi sur le site : kairosjournal

 

 

[Etat espagnol] Attaques simultanées en Solidarité avec les inculpé-e-s du G20 à Hambourg

J’étais à Hambourg et je me suis souvenu de toi.

Quand brulèrent leurs succursales.

Quand explosèrent leurs fenêtres.

Quand se montèrent les barricades.

Quand nous prime la ville.

Mais je me souvenais encore de toi quand nous sommes retournés dans nos villes inertes où règne le gris, parce que tu es partout. Nous nous souvenions de tout ce que nous pouvions faire à tout moment, n’importe où, pendant que Hambourg brûlait.

De la même manière, nous nous souvenons de toutes les souffrances et de la rage que tu génères. Aussi quand tu frappes ceux qui te font face. Nous n’oublierons jamais toutes les personnes qui reçoivent des coups par vos gardes, qui vivent enfermés en prison ou qui meurent d’avoir choisi le chemin de la confrontation. Et c’est en leur nom que cette action a pris forme.

C’est pour celà que la nuit du 4 au 5 Octobre, ont été attaqués à coups de marteau les DAB de dizaines de succursales bancaires dans différents lieux de Madrid: Lavapiés, Bilbao-Alonso Martínez, Castellana-Tetuán, Carabanchel, Vallekas, Coslada, Barrio del Pilar et La Elipa. On y a laissé des autocollants disant “A Madrid comme à Hambourg. Que se répende la révolte”, “solidarité active avec les 388 détenu-e-s et 32 prisonnier-e-s après le sommet du G20 à Hambourg”, “Mort au capitalisme et mort à la police. Après le G20, la lutte continue.”

Parce que des centaines de personnes ont été réprimé-e-s et détenu-e-s pendant les jours du sommet, parce que 32 sont toujours en prison, encore parce que il y a ‘un mois illes subirent une autre descente de police à Hambourg. Parce que nous voulons en finir avec le capitalisme, avec ses entreprises et ses banques, ses sommets financiers, voitures officielles, banquets, escortes. Avec tout ce qui nous asservit et nous détruit. A Hambourg, à Madrid et partout.

Vive l’anarchie.

en espagnol, allemand, portugais

Copenhague, Danemark: Peinture contre l’ambassade d’Argentine

Dans la nuit du 17 au 18 octobre nous avons vandalisé l’entré de l’Ambassade d’Argentine avec de la peinture. Nous avons aussi écrit le nom de Santiago Maldonado et un A cerclé.

Nous l’avons fait car l’état argentin est responsable de la disparition de l’anarchiste Santiago Maldonado qui est arrivé il y a plus de deux mois. Quelques jours après notre action nous avons appris la triste nouvelle de la découverte de son cadavre. L’état et la police en sont responsables ! Nous avons la rage !

Des anarchistes

 

La Haye, Pays-Bas: Brulons toutes les prisons – Graffiti solidaire avec les prisonnier.e.s anarchistes Lisa et Peike

Le weekend dernier nous avons posé un graffiti de solidarité de 80 mètres de long devant le quartier général et centre d’entrainement de la police de La Haye aux Pays bas avec le texte: Brulons toutes les prisons.

Ce graffiti est fait en solidarité avec Lisa et Peike qui sont tout.e.s les deux dans les taules allemandes. Lisa est emprisonné pour sept ans et demi pour la condamnation de suspicion d’un braquage de banque. Peike a été condamné pour deux ans et sept mois pour les manifestations contre le sommet du G20 à Hambourg.

Nous les voulons libre! Liberté pour Lisa et Peike et tous les prisonniers anarchistes ! Brulons toutes les prisons !

Anarchist Damage Squad

Fawda – feuille de critique anarchiste n°2 – automne 2017

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Sommaire

* Le silence des pantoufles

* La petite gazette de sabotages contre l’industrie militaire

* 2014-2018

* Nous pouvons encore être pires – Considérations et reflexions depuis
l’Argentine un mois apres la disparition de Santiago Maldonado

* La petite gazette de comicos sous le feu de la critique

* La petite gazette des concessionaires qui flambent

* La petite gazette de l’anti-Progrès

* Inauguration du Centre de Police et de Justice à Zurich

* Une nouvelle cartographie pour attaquer le pouvoir

* L’action minoritaire

[Portugal] : Moyens et buts différents, sans ennemis communs

Au sujet de la guérilla au Kurdistan et de sa propagande, ainsi que des appels à la lutte antifasciste commune entre gauchistes et anarchistes, il est nécessaire de voir clairement la différence entre anarchistes et gauchistes :

Nous sommes libertaires, eux autoritaires ;
Nous sommes contre l’État, eux en faveur de l’État (évidemment, le leur).
Nous luttons pour la liberté, eux pour la dictature (du prolétariat, précisent-ils pour la maquiller, alors qu’au fond cela reste une dictature).

Particulièrement en Amérique Latine, mais aussi dans d’autres endroits du monde, il y a parfois des compagnon-ne-s qui les regardent comme s’ils marchaient sur le même chemin que nous, ce qui est complètement aberrant étant donné que nos moyens et fins sont tout à fait différents.

L’histoire révèle que dans toutes les situations, dans tous les différents endroits où anarchistes et marxistes se sont unis, ces derniers ont fini par assassiner dans le dos ou trahir les premiers.
Certain-e-s pensent qu’il vaut mieux laisser tout cela de côté, oublier les faits et lutter contre l’ennemi commun, mais c’est une grave erreur : nous n’avons pas d’ennemis en commun. Nous sommes ennemis de tout type d’État, tandis qu’eux ne sont ennemis que de cet État, pas de l’institution de l’État même.
Dès lors, dans la révolution nous allons au côté de la population et eux de l’autre côté de la barricade, défendant la reconstitution de l’État, cette fois dans leurs mains.

Des anarchistes.

en allemand, anglais, espagnol, portugais

 

Affiche pour un appel anarchiste contre les drogues et ceux qui favorisent leur diffusion

À travers l’histoire le rôle des drogues se reproduit, autant celles légales que celles illégales. Comme méthode pour démanteler les agissements directs contre le pouvoir et ses appareils répressifs et de surveillance. Comme cela a eu lieu au sein du front de libération de la terre, des panthères noires et des groupes qui agissaient dans les années 60 aux État-Unis. Et comme cela a touché dans presque sa majorité le milieu anarkopunk et anarchiste au Mexique. Car l’abondance et la facilité d’obtenir des stupéfiants dans des lieux soi-disant squattés ou libérés ont transformé en fossiles des individus dont la seule chose qui les différencient du citoyen drogué c’est leurs patchs et la musique qu’ils écoutent.

C’est pour cette raison, et d’autres, que nous exhortons à réfléchir et à remettre en question le rôle des drogues au sein du milieu anti-autoritaire et développer la critique, au-delà de stupides tendances à la mode. De même que nous incitons à agir contre ceux qui les produisent, les vendent et favorisent leur diffusion.

Depuis le Mexique, le Chili et la Grèce, insurrection anarchiste contre les drogues du Capital et de l’État.

Dans le but de continuer à développer une critique anti-autoritaire et des actions, une affiche a été faite afin qu’une tension se créé contre ceux qui vendent et facilitent l’usage de stupéfiants autant légaux qu’illégaux. En effet nous considérons qu’il faut développer une critique et auto-critique plus profonde contre l’usage et l’achat de drogues au sein du milieu anarchiste, non pas dans le but d’éviter la conflictualité avec le pouvoir et ses appareils de surveillance, mais pour reconnaître et viser ces personnes qui dégagent un bénéfice pour le Capital à travers la vente de ces substances, qu’elles soient légales ou illégales. Car certains d’entre nous considérons que la lutte insurrectionnelle anarchiste doit se mener aussi contre le narcotrafic et l’État lui-même qui facilite sa propagation.

Insurrection anarchiste contre les drogues du Capital et de l’État !
Mort à toute autorité et à ses flics drogués !

 

en espagnol, portugais

Paris : Soirée de soutien à Tameio (Athènes) et discussion autour des luttes à l’intérieur des prisons en Grèce

En présence de compagnons de la Caisse de Solidarité avec les Compagnons Emprisonnés et Poursuivis (« Tameio ») d’Athènes, nous aurons l’occasion de discuter des modalités de défense collective face à la répression, de revenir sur les  procédures en cours contre des révolutionnaires, et notamment celles construites autour de la nouvelle loi anti-terroriste du gouvernement Syriza, ainsi que d’en apprendre davantage sur les luttes en cours à l’intérieur des prisons grecques, qui, vues d’ici, sont massives.

On pourra également revenir sur l’expérience enrichissante du Réseau de Prisonniers en Lutte (DAK), entres autres, dans la lutte contre les nouvelles prisons de haute sécurité (de « type C »), et sur l’affaire dite du double braquage de Velvento/Kozani en 2013 contre une dizaine d’anarchistes. On trouvera des suggestions de lecture sur le contexte des luttes anarchistes et anti-carcérales en Grèce sur le blog de la bibliothèque.

Les dons effectués lors de cette soirée seront reversés à la caisse de solidarité.

Jeudi 12 octobre à 19h

Aux Fleurs Arctiques – Une bibliothèque pour la révolution
45 Rue du Pré Saint-Gervais, 75019 Paris
Métro Place des Fêtes (lignes 7bis et 11 du métro).

Voir le programme d’octobre ici :
lesfleursarctiques

[Italie] : Sortie du n° 1 du journal anarchiste Vetriolo

Nous avons enfin publié le n° 1 du journal anarchiste [en langue italienne ; NdAtt.] Vetriolo. Au même temps nous avons aussi réimprimé le n° 0, pour celles et ceux qui nous en ont récemment demandé des copies, finies depuis longtemps. Après plusieurs mois de censure, le texte du compagnon anarchiste Alfredo Cospito, écrit l’hiver dernier pour le numéro précédent du journal, est arrivé ; cette lettre avait été bloquée et confisquée par le juge inquisiteur Sparagna, mandant de l’opération « Scripta manent ».

Dans ce nouveau numéro il y a la place pour creuser les questions ouvertes dans le précédent, notamment sur la question de la ville, sur le frontisme et l’internationalisme, sur l’histoire du mouvement des exploités et il y a aussi la continuation de la tentative d’analyse et d’élaboration d’une théorie anarchiste de l’État. En plus, nous avons analysé aussi d’autres questions : une réflexion éthique sur le concept de cohérence, une autre sur la survie dans les espaces urbains et sur les modifications qui y ont lieu; un article d’analyse sur la technologie, plus précisément de la robotique, d’un point de vue écologiste et de ses conséquences sociales et anti-sociales. Nous donnons un espace important à la thématique de la « guerre ». Avec notre ton souvent âpre et avec des articles polémiques, nous souhaitons toujours le débat et la croissance du mouvement anarchiste révolutionnaire.

Les textes :

— La finestra sul porcile
— Contro la guerra, contro la pace
— Tempi maduri
— Azione e reazione
— In nome della coerenza
— L’unica amministrazione possibile
— Tradire il fare
— Il dominio tecnologico tra ideologia e realtà
— L’ora di ricreazione
— Un contributo a proposito di frontismo e internazionalismo
— Lo Stato non è un’app
— Una storia sinistra
— Scritto di Alfredo Cospito dal carcere di Ferrara

Pour contacts ou pour avoir des exemplaires : vetriolo@autistici.org
Un exemplaire : 2 euros. Pour distributions, à partir de 5 exemplaires : 1,5 euros. Expéditions en dehors de l’Italie: 3,50 ou 4,00. Gratuit pour les personnes prisonnières.

en italien

Berlin : La Rigaer Strasse à la lueur des hélicoptères – Un camarade en prison

Le camarade, âgé de 22 ans, aurait a plusieurs reprises aveuglé l’équipage de l‘hélicoptère et a été arrêté peu après dans les parages.
Les agents de police qui l’ont fouillé ont trouvé, en plus d’un laser, un lance-pierre avec plusieurs billes d’acier, de la pyrotechnique, un couteau de poche, des gants et une cagoule. Il a fait l’objet d‘un contrôle d‘identité puis relâché.
Quelques semaines plus tard, voilà qu’il reçoit une visite surprise sur son lieu de travail et est arrêté ; maintenant, il est depuis mi-juillet 2017 derrière les barreaux de la prison Moabit à Berlin. Il est accusé d’avoir aveuglé l’hélico avec un laser et d’avoir pris part aux altercations sur la Rigaer Strasse le même soir.

Un jour comme les autres, où un camarade a été emprisonné. Le bégaiement sourd, le vrombissement des pales d’hélicoptères se rapprochant, au-dessus des toits du Nordkiez* (quartier Nord de Berlin Friedrichshain), rythme le ballet des camions de flics, ces cafards qui font leurs nids tout autour du Dorfplatz* (“place du village” dans le même quartier), ce que beaucoup voient comme la construction d’une coulisse pour les événements qui se dérouleront sur la Rigaer Strasse.
Evénements qui seront mis en scène, pour le reste de la société, comme un numéro de terrorisme par quelques fol.les isolé.es.

Voici comment les chaudes fins de semaine de Juin ont été dédiées à la conquête du Dorfplatz et à ses rues, pour faire comprendre aux flics que le soi-disant “Kiez rebelle” n’est pas seulement sorti renforcé de l’été de siège, mais aussi animé d‘une haine encore plus ardente. Le 16 juin donc, un concert de hip-hop a été déplacé des arrières-cours closes à la rue. Histoire d’imposer d’autres règles du jeu, un scenario a été préparé à l’avance, pour pouvoir contrer de manière offensive l’avancée de la force exécutive. C’est ce qui arrive régulièrement sur la Rigaer Strasse, et c’est une raison d’espérer que les idées hostiles à l’Etat et à l’autorité trouvent ici un lieu d’identification, duquel elles peuvent continuer à se répandre et le faire vivre.

Des personnes ont commencé à construire des barricades, à déchausser des pavés, des nuées de fumée s’étendaient au-dessus des toits du Kiez, et au beau milieu de tout cela, les derniers morceaux joués pour une foule enthousiaste à l’idée de ce qui pourrait encore se passer ce soir-là.
Peu après, comme tant de jours auparavant, retentissaient les battements de l’hélicoptère sur le Kiez. Et aussi sur la Boxhagener Platz: Et, non, on ne va pas se plaindre de cette merde.

Pourquoi est-ce que ça nous surprendrait, quand cela vient d’un système dans lequel les gen.tes ont choisi de ne jamais vouloir se sentir en sécurité mais plutôt de pouvoir choisir soit la clandestinité pour les ennemi.es conspirati.ves, soit les murs de la prison comme horizon possible pour les ennemi.es déclaré.es ? Perturber la patrouille d’un hélicoptère – lequel terrorise, d’un côté, constamment les habitant.es du Nordkiez, et de l’autre représente un mode du surveillance auquel nous, résistant.es et combattant.es de la rue, ne pouvons que difficilement échapper, et dans lequel les flics ont fini par se faire une place – est une forme d’action qui peut s’assurer de la sympathie des parties rebelles et inadaptées de notre Kiez.

Pour cette raison, nous n’allons pas juger son incarcération dans des termes de coupable/non-coupable, quel que soit l’état des pièces à conviction, mais plutôt espérer qu’il n‘enrage pas, derrière les barreaux, que le système essaie de le punir d’une telle façon pour quelque chose que nous souhaitons tou.tes, chaque soir. Il n’est pas la victime d’un “État de droit”, mais l’ennemi de cette logique. Et que ce soit l‘année dernière lors du coup du laser au Jour X ou bien plus récemment à Hambourg, il est évident que tou.tes sortes de gens n‘ont pas envie d’accepter cette Terreur au dessus de leurs têtes sans réagir.

Nous pensons à toi depuis le “dehors” et espérons que tu trouves ton propre chemin pour lutter contre le système carcéral. Le fait que nous les rebelles prévoyons l’emprisonnement ne signifie pas que nous le tolérons !

Nous allons continuer dehors ce que nous avons commencé. Nous appellons à montrer notre solidarité de l’extérieur. Brisez des vitres. Peigniez les rues. Combattez les flics dans vos quartiers !

Ecrivez et imprimez volontiers d’autres textes ! LIBERTÉ POUR NERO !

en allemand

[France] : Sortie du nouveau journal anarchiste Kairos

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La présentation de la revue est disponible sur le site : Kairos

 

Avalanche – Correspondance anarchiste, numéro 11

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Le prochain numéro d’Avalanche sortira en octobre 2017. Les contributions peuvent être envoyés à correspondance@riseup.net et cela avant le 1 octobre 2017.

Cette correspondance comporte réflexions sur des luttes en cours, une approche critique de vieux et de nouveaux projets, une correspondance sur la situation sociale générale et l’évolution de la domination, des réflexions sur des conflits qui s’annoncent, des propositions avec un regard international,… Des textes qui ont déjà été publiés ailleurs dans une contexte différente, doivent être accompagnés d’une introduction (longue ou courte) afin d’insérer le texte dans le projet de correspondance.

Débats et commentaires :
Dans le prochain numéro d’Avalanche, il y aura de nouveau une section réservée aux débats et commentaires. En envoyant de tels textes, on invite les compagnonnes et compagnons à prendre comme point de départ des problématiques, des questionnements ou des perspectives qui avaient été soulevés dans les numéros antérieurs d’Avalanche. Le but de cette section de débat est bien évidemment d’offrir un espace d’échange internationale entre anarchistes en lutte pour approfondir certains aspects, pour permettre des retours critiques sur des propositions,…

en anglais

Sortie de « Paris sous tension » n° 10

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L’ensemble des textes, ainsi que les anciens numéros sont disponibles sur le blog : parissoustension.noblogs.org

Pour tout contact : parissoustension@riseup.net

[Mexico – prison Nord – ReNo] Le compagnon Fernando Bárcenas sort du quartier d’isolement.

Note :

Selon les dernières informations données par la Croix Noir Anarchiste de Mexico, le mercredi 26 juillet 2017, le compagnon Fer a été transféré à la zone dite de « population générale » et ce grâce à la pression et à la mobilisation exercées par des personnes et des collectivités solidaires.

Lettre de Fernando Bárcenas, 25 juillet 2017 :

Chers-es ami-e-s

Je vous écris pour vous informer un peu sur ma situation actuelle. Après avoir été transféré dans le quartier de haute sécurité, où je suis à présent dans l’attente d’une décision du conseil technique interdisciplinaire concernant mon affectation. Auparavant, ils m’avaient placé dans ce quartier au prétexte d’assurer ma sécurité, en réalité il s’agissait d’assurer celle de l’institution.

Je remercie les gestes de solidarité des compagnon-nes qui se sont bougé-es pour mettre fin à cette ségrégation qui m’a été imposée en raison de mon refus à soumettre mes rêves de liberté et de continuer les projets qui jusqu’ici tiennent debout, tels que la bibliothèque alternative que des compagnons continuent à construire dans la salle polyvalente de la population générale, ainsi que le journal anti-carcéral de combat « El Canero » qui a été découvert par les matons lors d’une fouille de mes affaires ; il faut mentionner qu’après avoir été conduit au quartier de haute sécurité (QHS), ils m’ont prévenu qu’ils pourraient bien me tuer en raison de ce que je disais et que je devais cesser l’édition du journal, qui bien sûr, n’a pas vraiment plu au personnel de sécurité. Il est aussi important de signaler que pour réduire ma peine en prison, la demande de remise de peine que j’ai déposée [beneficio de libertad anticipada] à laquelle je peux prétendre,
est toujours en cours. Ceci pourrait me permettre d’accomplir la fin de ma peine en « liberté » conditionnelle (dehors). A ce propos, je tiens à rappeler que je ne reconnais pas les outils légaux de l’État. Cependant, ma situation est devenue dangereuse en prison et mon intégrité est menacée, c’est pour cela que je cherche une voie pour retrouver la tranquillité.

C’est pourquoi je lance un appel à tous et toutes les compagnon-nes d’affinité et solidaires pour faire pression afin que cette solution soit celle recherchée car elle est de la plus haute importance pour ma sécurité.

Je voudrais aussi lancer un appel à ne pas laisser certaines choses de côté, à ne pas agir seulement quand quelque chose de grave se passe, nous ne devons pas baisser la garde, nous devons toujours rester vigilants puisque dans la prison le temps court différemment. La vie d’un-e prisonnier-e ne se compte pas en années, mais en heures, minutes, secondes …

Ceci est un cri ouvert à la réflexion sur la solidarité révolutionnaire qui manque beaucoup de nos jours.

La continuité de cette guerre déclarée contre tou.te.s et chacun.e d’entre nous doit passer par le fait d’assumer que la prison est partout. Nous devons prendre le risque de vivre et de sentir ou bien de perdre en se contentant du déroulement quotidien des jours sans vie, sans liberté et sans sens. C’est pour cela que nous sommes toujours en guerre, jusqu’à ce que tous et toutes soyons libres.

25 juillet 2017
Fernando Bárcenas.

– Traduction Les trois passants

 

 

[Mexico] Le compagnon Abraham Cortés est sorti de prison, enfin dans la rue !

Ce mardi 25 juillet 2017 le compagnon Abraham Cortés Ávila a été relâché après presque 4 ans derrière les barreaux !

Abraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la
manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il était le dernier à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham était accusé de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour atteinte à l’ordre public en réunion. Pour ces accusations, le compagnon avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ; cependant, grâce à un recours en appel (Amparo) qu’il avait déposé, une nouvelle sentence a été prononcée de 5 ans et 9 mois pour atteinte à l’ordre public en réunion, l’accusation de tentative d’homicide ayant été rejetée. Le compagnon a été relâché suite à une remise de peine (libertad anticipada). Abraham se trouvait dans la Prison Nord de la Ville de Mexico, les derniers mois, dans l’attente de sa sortie de prison, il avait été transféré à la prison de Medio Camino, ville de Mexico (Anexo de preliberaciones).

Abraham avait pris part à la grève de la faim collective qui a eu lieu du 1er octobre au 17 octobre 2014 avec les compagnons anarchistes Jorge Mario González García (à l’époque, enfermé à la prison – hôpital de Tepepan) Carlos López (qui se trouvait derrière les barreaux de la prison d’Oriente) et Fernando Bárcenas Castillo (actuellement à la prison Nord) Ensemble ils avaient déclaré, le 1er octobre 2014 : « Motivés par un sentiment de rébellion et par un clair et véritable rejet de tous les mécanismes de contrôle et, parmi eux, de celui du système carcéral, nous, anarchistes et libertaires, prisonniers séquestrés par l’État mexicain, nous avons décidé d’utiliser l’un des outils de lutte dont nous disposons depuis l’enfermement : la grève de la faim. Et cela à partir d’aujourd’hui, 1er octobre, un an après les arrestations du 2 octobre 2013 (…) Pour nous, la grève n’est pas synonyme de faiblesse.

Nous cherchons encore moins à endosser une posture de victime. Au contraire, nous assumons la grève comme une alternative de lutte que nous jugeons adéquate pour protester et proclamer dans les faits notre insoumission face à l’enfermement de nos corps, à l’humiliation, à l’isolement et à la frustration que signifie le fait d’être incarcéré dans ces centres de terreur. Nous avons choisi de passer à l’action au lieu d’accepter la prison comme une situation ‘normale’… »

Voilà, le compa Abraham dans la rue, de nuevo en la calle compa !
Ça donne la pêche pour continuer, pour ne rien lâcher !!
À bas les murs des prisons !
La lutte durera jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !

Traduction Les trois passants

A lire également : Mexique : Journée de lutte en prison ; Luis Fernando Sotelo, Fernando Bárcenas et Abraham Cortés en grève de la faim + Sa dernière lettre « L’État m’appelle criminel »

[Mexico] : Lettre de Fernando, 20 juillet 2017

Lettre de Fernando, 20 juillet 2017 :

Après avoir été enfermé dans une cellule de la zone 7 C.O.C (Centre d’observation et de Classification), je me suis rendu, ce mercredi 19 juillet 2017, à l’audience du Conseil technique interdisciplinaire, qui a décidé que je ne pouvais pas rejoindre la zone de population générale en raison du conflit qui a eu lieu la semaine dernière, j’ai alors été conduit dans le quartier du Module de Sécurité Maximale (M.M.S.), actuellement je me trouve isolé dans la zone du Panal* par mesure de sécurité.

Dans le même temps, mes affaires ont été contrôlées lors de l’accès au M.M.S. les matons, en fouillant mes affaires, ont trouvé les feuilles avec mes écrits et des lettres personnelles où se trouvait l’esquisse générale du journal « El Canero », qu’ils m’ont confisqué et à partir de là ils ont adopté une attitude violente, en violant mes correspondances personnelles pour conclure par une menace à mon encontre : « Tu peux te faire tuer pour ce que tu dis » et «t’arrête avec ton journal», en me faisant savoir que pour écrire et exprimer mes idées je portais atteinte à la sécurité de l’institution, et que c’était pour cette raison que je devais rester à l’isolement.

Il faut souligner qu’en raison du conflit précédent, je ne peux pas partager de cellule, puisqu’il s’agit soit disant de protéger mon intégrité et ma vie. Malgré cela, après mon transfert au Panal, ils m’ont placé dans une cellule avec 8 personnes qui me sont inconnues et qui ne m’inspirent aucune confiance.

Pour tous ces motifs, je rends responsable le Conseil Technique de ce qui peut m’arriver, puisqu’il s’agit encore une fois d’un prétexte supplémentaire pour continuer à me maintenir dans des conditions d’enfermement et de châtiment.

– Fernando Bárcenas –

Traduction Les trois passants

Notes :

« El Canero », signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’un média libre produit par des prisonniers et prisonnières, derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale mexicaine.

* « Le Panal » – Quartier de Haute sécurité. L’Equivalent aux anciens QHS en France.

Le compagnon Fernando exige d’être re-transféré à l’annexe 3 de population où il était auparavant.

Fernando Bárcenas Castillo se trouve actuellement dans la zone du Module de Sécurité Maximale (M.M.S.) Reclusorio Preventivo Varonil Norte : Calle Jaime Nuno no. 155, Colonia Guadalupe Chalma, Cuautepec Barrio Bajo, C.P. 07210, Gustavo A. Madero, Ciudad de México.

 

[G20 Hambourg] Lettre du compagnon Riccardo de la prison de Billwerder, Hambourg

« Le gendarme Gohloche personnifiait la méchanceté la plus haïssable : la méchanceté mise au service des grands de la terre. Une méchanceté monnayable. Elle ne lui appartenait plus. Il l’avait vendue à des gens plus compétents qui en usaient pour asservir et mortifier tout un peuple misérable. Il n’était plus le maitre de sa méchanceté. Il devait la conduire et la diriger suivant certains règlements dont l’atrocité ne variait guère. »
(Albert Cossery – Les hommes oubliés de Dieu – 1994)

Je suis actuellement détenu dans la prison Bilwerder d’Hambourg.
J’ai été arrêté vendredi 7 juillet à 19h30 dans les alentours du Rote Flora.
Je suis accusé d’outrage à l’État, d’avoir mis en danger la sécurité publique, d’avoir joué un rôle actif au sein d’un groupe de 15 personnes qui a affronté la police, en particulier d’avoir tenté de blesser un agent de la section spéciale de Bloomberg habilité à effectuer des arrestation et à récupérer des preuves.

Je ne reconnais pas la dichotomie « coupable-innocent » proposée par les appareils de l’État. Ce que je veux dire à ce sujet c’est que je suis fier et heureux d’avoir été présent pendant le soulèvement à Hambourg contre le G20.

La joie de vivre à la première personne la détermination d’individus de tous âges et des quatre coins du monde qui n’ont pas encore cédé à la tentation de se soumettre à la logique de l’argent et du monde capitaliste ne pourra être anéantie par aucune mesure de contrôle, jamais. Dans une époque historique où le capitalisme cherche à donner le coup définitif et nécessaire à son établissement, dans une oscillation continue entre guerre interne (lois spéciales, fermeture des frontières, déportations) et guerre externe (massacres indiscriminés, destruction et empoisonnement de la Planète Terre) ; la révolte d’Hambourg contre le G20 à montré ce qui est plus important pour ceux qui ont encore au cœur la liberté : la possibilité de sa réalisation.

L’efficacité technologique, physique et tactique de la police allemande a été, de fait, autant impressionnante et épouvantable, qu’inutile pour désamorcer d’abord et réprimer ensuite l’exigence d’agir contre la société mondiale, absurde et catastrophique, que les 20 pathétiques Chefs d’État étaient là pour montrer avec mesquinerie, blindés dans le cœur de la cité. Les résignés et les réformistes pourront dire que, vus les rapports de force s’étant développés ces dernières années entre les pouvoir et ses sujets, celui d’Hambourg a été une énième expérimentation de masse pour vérifier la solidité des appareils de sécurité internationale. Du reste c’est aussi ce qui avait été dit après le G8 de Gênes en 2001.

Les rebelles et les révolutionnaires, cependant, ne font pas les comptes avec les diétrologies (note) de la politique, mais avec leurs propres sentiments et leurs propres projets. Dans tous les cas, même s’il en était ainsi, il me semble que l’on peut réaffirmer que cette expérimentation a totalement échoué. Dans les rues d’Hambourg j’ai respiré la liberté incontrôlée, la solidarité active, la fermeté de refuser un ordre mortifère imposé au reste de l’humanité par quelques riches et autant de puissants. Plus de files interminables d’automobiles ni de processions ordonnées, qui tous les jours sanctifient la liturgie oppressive et assassine du système capitaliste. Plus de masses indistinctes contraintes de se plier et de suer pour une survie anonyme en faveur de l’enrichissement de quelques patrons voraces. Plus de milliers de regards absents dirigés vers quelques écrans aseptisés qui aliènent et déforment notre expérience de vie.

J’ai vu des individus lever les yeux au ciel pour tenter de l’attraper.
J’ai vu des femmes et des hommes donner corps à leur créativité et à leurs fantaisies les plus réprimées.
J’ai vu les énergies de chacun impliquées pour tendre une main à d’autres qui ne s’érigent au dessus de personne.
J’ai vu la sueur goutter des fronts pour satisfaire leurs propres désirs plutôt que ceux de quelques bourreaux. A l’heure de la révolte personne ne reste jamais vraiment seul.

Une forte accolade à tous les copains et les compagnonnes, à tous-es les rebelles prisonniers-ères de l’État allemand. Un salut passionné à Anna, Marco, Valentina, Sandrone, Danilo, Nicola, Alfredo, les copains et les copines en procès pour l’opération « Scripta Manent » en Italie. Aux révolutionnaires et aux rebelles prisonniers-ères dans les prisons du monde. Une bise à Juan. Qu’importe où tu es… là où tu es… tu es toujours avec nous !

Tant que j’existerai : toujours contre l’autorité ! Toujours à tête haute ! Vive l’internationale anticapitaliste ! Pour Carlo ! Pour Alexis ! Pour Rémi ! Pour la liberté !

Riccardo
Prison de Billwerder, Hambourg- 20 juillet 2017

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