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Contra Info: Réseau traducteur de contre-information

Contra Info est un nœud international multilingue de contre-information et de traduction, une structure entretenue par des anarchistes, anti-autoritaires et libertaires en activité dans différentes parties du monde. Lire la suite »

Avis de tempêtes #4 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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“La guerre qui monte en force jour après jour déterminera les contours du monde de demain. Et les anarchistes dans tout cela ? Seront-t-ils encore là, traversant l’épreuve du feu dans ce monde de demain ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus que nous sommes déjà, disons-le clairement, terriblement en retard. Nous regardons encore un énième mouvement social comme s’il annonçait en soi une nouvelle vague de subversion, nous luttons contre tel ou tel projet de la domination, mais
sans inclure ces combats dans un cadre plus ample, plus vaste, plus international, nous restons un peu bouche bée quand même nos publications ou nos locaux se trouvent dans le collimateur de la très démocratique justice anti-terroriste. Nous jouons dans les marges qui nous sont laissées, plutôt que sur les terrains que nous avons nous-mêmes forgés et conquis avec force et conviction. La question n’est pas d’insister sur l’urgence, mais plutôt de porter un regard lucide et critique sur où nous en sommes vraiment. ”

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

Aveyron, France : Depuis l’Amassada, appel à se défendre

[Italie] “À chacun sa vérité. Réflexions et actualisations à propos du procès Scripta Manent”

Les audiences concernant le procès Scripta Manent sont en cours (de mars à juillet). Les réflexions suivantes – dont l’auteur est l’anarchiste Anna Beniamino – publiées en mars, sont datées de janvier 2018.

https://attaque.noblogs.org/post/2018/04/02/a-chacun-sa-verite/

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Source: Croce Nera Anarchica

en portugais

[Notre-Dame-des-Landes] : Précisions en vue d’un démarrage des expulsions sur la ZAD

Ce mardi 3 avril, l’assemblée des usages appelait à se mobiliser face à l’annonce d’un ouragan gouvernemental sur la zad, en pleine période de montée en puissance des grèves, manifestations et occupations dans le reste du pays.

Alors que diverses informations laissent à penser que 2500 policiers pourraient venir dès ce lundi 9 avril dans le bocage procéder à des opérations d’expulsions et de destructions d’habitats, une assemblée extraordinaire s’est réunie ce soir dans une wardine pleine à craquer. L’assemblée a souhaité apporter des précisions et points de rendez-vous supplémentaires.

/// Un appel à venir dès ce week-end sur place et à rejoindre les divers lieux d’accueil (voir précisions sur le site zad.nadir.org)

/// Un appel à rejoindre lundi dès 4h du matin trois lieux de rassemblement pour pouvoir se répartir ensuite sur les divers points nécessaires (regarder site avant au cas où l’opération policière ait été reportée)

– L’un au niveau des fosses noires “camping des cheveux blancs” / lama fâché (au croisement de la d281 et de la route des fosses noires – voir carte sur le site)

– L’autre au niveau de l’ambazada (au croisement de la d81 et du chemin de Suez – voir carte sur le site)

L’heure de rdv est matinale, mais il faut compter sur la possibilité de ne pouvoir se garer directement à proximité et de devoir marcher un moment pour rejoindre les lieux de rendez-vous puis les points de blocages. L’opération d’expulsion pourrait commencer dès 6h du matin. Si vous ne pouvez y être avant cette heure là, il sera toujours utile de chercher à rejoindre la zone plus tard. Préparez vous en ce cas à être inventif, déterminé.e et à devoir faire un peu de course d’orientation à travers champs et chemins.

/// Un rassemblement devant la préfecture à Nantes et place Saint-anne à Rennes  à 18h suite à une journée d’expulsion.

/// Une assemblée à 21h à la wardine après une première journée d’expulsion – un second-rendez vous d’assemblée pourra être donné à Nantes en cas de difficulté pour un certain nombre de soutiens à se rendre sur la zad.

/// Une manifestation le samedi après une semaine d’expulsion à Nantes – rendez-vous 15h place du cirque

/// Une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d’expulsion pour sortir du sol les milliers de bâtons du 8 octobre 2016, pour reconstruire…

/// En plus des rassemblements et occupations le soir même sur les places des villes et devant les mairies et préfectures, d’autres rassemblements et blocages peuvent être pensé sur des sites stratégiques à l’instar de ce qui a pu être fait par le passé devant l’usine d’armement de pont de buis. Les comités de soutien peuvent signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu’ils soient relayés.

Avant de venir, renseignez-vous au maximum afin de comprendre la situation, et à votre arrivée adressez-vous à l’un des espaces d’accueil, prenez le temps de discuter avec les personnes sur place.

Pour accéder à la zone, voir ici :
http://zad.nadir.org/spip.php?article7. Prenez aussi le temps de lire les informations mises en ligne par l’équipe légale : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56.

Pour avoir les dernières infos sur ce qui se passe sur le terrain et sur les présences policières, écoutez à tout moment radio klaxon 107.7 et pensez à vous munir en ce sens d’une petite radio portable.

Merci de vos soutiens, de toutes sortes. Le printemps est là, la zad fleurira !

Berlin : Block Intersquat aux Journées de Discussion et de Chaos, 10-13 mai 2018

Vous etes invité.es à un block Intersquat aux Journées de Discussion et de Chaos en Mai à la Rigaerstrasse à Berlin. Nous voulons offrir un espace pour échanger sur nos tactiques et techniques, pour des discussions et des informations aux Journées de Discussion et de Chaos à la Rigaerstrasse.

Nous n’envisageons pas que ça puisse remplacer les rencontres Intersquat du passé, à moins que vous vouliez faire en sorte que ça arrive. Les journées nous semblent une bonne opportunité de fare converger les discussions générales sur le sens et l’avenir des luttes urbaines et les question que surgissent quand on considère les squats comme plus qu’un outil pour satisfaire les besoins de logement. Nous esperons un échange sur l’importance de l’occupation pour d’autres luttes de libération, des maisons comme outil politique, des questions sur le travail dans et avec le quartier et plus.

Expulsions, répressions, surveillance, prisons, la vermine qui use et assiste aux structures oppressives est partout, réunissons nous en support et renvoyons la balle non pas seulement dans leur camp mais enfonceons-la dans leur coeur.

Si vous, comme individu ou groupe, êtes intéressé.es, avez des atelier, discussions, présentations ou autre chose a partager, que se soit pour le block intersquat ou pour le reste des journées, contactez nour par mail au rigaerstrasse@riseup.net  avec ID-clé-PGP 0x3971B260E4B15B69

Plus d’infos sur le weekend se trouvent sur frgegenstadt.blackblogs.org
(Une partie des info est d’abord publié en allemand et traduite plus tard)

Vous pouvez contacter sleepingchaos@riseup.net avec la clé pgp ID 0xA9DE538A73306A20 pour trouver un endroit pour dormir.

Assemblée Rigaerstrasse

N’hésitez pas à faire circuler ce mail aux groupes, personnes et orgas auxquelles vous faite confiance. N’oubliez pas de joindre votre clé PGP en nous contactant, si vous en avez une.

en anglais, allemand

Bogotá, Colombie : Des émeutes autour de l’Universidad Pedagogica bloquent le quartier d’affaires pendant 4 heures

Reçu le 13 mars

Mardi 6 mars, à Bogota, en Colombie, 2 explosions retentissent et brisent le silence des cours. Entre les murs recouverts de fresques de cette université gauchiste depuis toujours, située en plein milieu d’un
quartier d’affaires, les étudiant-e-s qui jouent sur le terrain de sports tournent leur tête dans toutes les directions. Les bavardages s’évanouissent soudainement. Il est 10h30 et les vigiles enfilent leurs sacs à dos et quittent immédiatement la scène. Rapidement, un petit groupe de personnes cagoulées traverse la foule, sans un mot. Dans une sorte de chorégraphie, sans aucun bruit inutile, les étudiant-e-s quittent tranquillement le terrain et les encapuchadxs prennent progressivement leur place. On peut vite en dénombrer 50, qui font maintenant face aux gradins en pierre.

Sur les bancs, une foule d’étudiant-e-s curieux-ses s’entassent. On peut en entendre certain-e-s exprimer leur désaccord : « ça va être moche », qui partent aussi vite qu’elles et ils le peuvent. Sur le terrain, on peut facilement distinguer au moins 3 groupes différents. Les cagoules sont faites de tissu noir, les corps sont complètement recouverts, jusqu’à leurs chaussures, couvertes par de grandes chaussettes. Plusieurs d’entre elles et eux sont complètement habillés de sacs poubelle. Malgré les premières explosions, elles et ils ne semblent pas se presser.
Certain-e-s jettent sur le mur ce qui ressemble à des petites boules en métal, qui explosent dans un incroyable BOUM. Vous venez de faire la connaissance des papas bombas, une tradition ici en Colombie.

Elles et ils demandent au public de faire silence et commencent à expliquer la raison de tout ceci. Deux individus anarchistes crient leur discours aux bancs de derrière leur cagoule, avant qu’une féministe fasse la même chose. Une femme trans dans le public prend ensuite la parole, après avoir demandé à interrompre le discours d’un autre anarchiste. Elle dit que ce qui va se passer est très bien, mais que la lutte se passe également dans notre vie de tous les jours ; que pour les femmes, les gays et les lesbiennes, et pour les trans, nous devons nous battre contre tous les aspects de l’oppression. Les encapuchadxs et le public applaudissent bruyamment. Pendant les interventions, plusieurs encapuchadxs distribuent des flyers politiques, dont des flyers anarchistes et féministes (avec des appels à la manifestation du 8 mars).

C’est ensuite au tour des dissidents des FARC de parler. Les FARC, la guérilla colombienne bien connue, vieille de 50 ans, ont finalisé un accord de paix avec l’État colombien il y a une paire d’années. Plusieurs encapuchadxs que l’on peut voir, bien identifiés grâce à leurs brassards jaune et noir, sont des dissidents de ce groupe.
Mais au moment-même où elles et ils commencent à parler, une sirène puissante retentit et interrompt leur discours, ce qui nous fait sourire, en tant qu’individus anti-autoritaires. Les étudiant-e-s et les encapuchadxs prennent ensuite place aux portes de l’université. De nombreuses personnes se masquent le visage et rassemblent des pierres et des bouteilles vides. L’ESMAD, la police anti-émeute, est visible à travers les grilles de la fac, se déployant lentement tout autour de l’université, tandis que les encapuchadxs en sortent, leurs mains pleines de papas bombas. Les affrontements commencent, les flics répondant aux puissantes bombes par du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

Plusieurs encapuchadxs sortent des bâtiments pour attaquer qui Davivienda, une grande banque colombienne, qui un gros concessionnaire Renault. Renault est un gros constructeur français de voitures. En voyant leurs vitrines éclater, nous avons des pensées pour les camarades emprisonnés en France depuis les récents mouvements sociaux [1].

Quelques rebelles brisent également les panneaux publicitaires autour de la fac, et taggent des graffitis anarchistes (Rabia y solidaridad (A) ; ¡Arriba el tropel! ; Tombos = bastardos ; (A)-K Anarchistas al Kombate [2]).

Tandis que de plus en plus de flics arrivent, ils tentent de se rapprocher des portes de l’université, mais ne parviennent jamais vraiment à encercler le campus. Deux camions de police ou plus, avec canons à eau, sont aussi visibles, et jettent des grenades lacrymogènes à l’intérieur de l’université. À l’intérieur de la fac, des gens allument des petits feux pour respirer les fumées et soulager les effets du gaz. Elles et ils respirent aussi des branches de romarin pour les mêmes raisons. D’autres lancent des cocktails molotov ou des papas bombas sur les camions. À l’extérieur, c’est le chaos total. Les flics bloquent physiquement une impressionnante foule de spectateurs qui semble se tenir du côté des étudiant-e-s sauvages qui se battent avec la police, hurlant pour les avertir lorsqu’arrivent le camion ou des motos de police.

Une chose importante à noter est qu’en Colombie, la police n’est pas autorisée à entrer dans les universités, et, plus étrange encore, elle semble respecter cette règle. C’est probablement la raison pour laquelle l’émeute a pu continuer pendant des heures sans qu’aucun des deux côtés ne semble vraiment capable de progresser.

Un triste événement s’est toutefois passé vers la fin de l’émeute. On a pu entendre une grosse explosion et 3 ou 4 étudiant-e-s ont été grièvement blessé-e-s, probablement par un dispositif explosif artisanal (papas bombas). Il semblerait que certain-e-s d’entre elleux ont perdu soit une main, soit un œil. Illes ont été envoyé-e-s à l’hôpital. Nous exprimons fortement notre solidarité à ces camarades blessés.

Après cette émeute, qui était la deuxième en moins d’un mois dans cette fac, on peut lire dans les journaux que tous les politiciens de la droite à la gauche appellent à la fin de ces manifestations, et à changer la loi pour autoriser les flics à entrer dans les universités.
Tout le campus a été fermé une semaine pour permettre des enquêtes. En dépit de ce contrecoup réac classique, certaines voix, même de syndicats de travailleurs de l’université, ont exprimé leur solidarité avec les événements et avec les blessés.

En Colombie, le mouvement offensif anarchiste est bel et bien vivant, et la volonté d’exprimer des idées radicales par des moyens radicaux est clairement palpable.

Pour l’anarchie. Pour le chaos.

quelques anarchistes

[1] Particulièrement, nous parlons des prisonnier-e-s du mouvement contre la loi travail de 2016, dont certain-e-s sont toujours incarcérés, et d’autres personnes en prison après l’expulsion du Bois Lejuc, une zone occupée en lutte contre un projet d’enfouissement de déchets nucléaires dans l’est de la France.

[2] Rage et solidarité (A) ; Vive l’émeute ! ; Flics = bâtards ; (A)-K Anarchistes au combat

en allemand, anglais

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°3 vient de sortir

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Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

avisdetempetes.noblogs.org

“Rien de semble échapper à la reproduction sociale, rien ne semble être en mesure de s’opposer à l’éternel retour de la plus mortelle des habitudes : le pouvoir. Des grèves sauvages qui s’arrêtent après la concession de quelques miettes, des protestations populaires auxquelles manque seulement la satisfaction de leur revendication sereine pour devenir des consensus de masse, l’abstention politique qui se précipite dans les urnes à l’appel de nouveaux politiciens, des révolutions sociales triomphantes lorsqu’elles obtiennent un changement de la garde… « Fallait-il que la routine eût de longues dents pour que nous en soyons là aujourd’hui ! » disait un vieux surréaliste.”

en portugais

Portugal : Vive Javier Recabarren, anarchiste !

[Mémoire noire et insurrecte] Vive Javier Recabarren, anarchiste !

Il parcourait les rues de Santiago du Chili avec la pleine conviction de ce
qu’il sentait, contre la police terroriste, contre une société que
maltraite et torture les êtres humains et les autres animaux. Sa révolte
profonde contre les grilles des cages et des prisons venait directement
de son cœur. Sauvage et libre, il déambulait sa brève vie anarchiste
comme une comète, éclatante d’amour et de rébellion. Javier Recabarren
meurt piétiné par une machine assassine dans la même rue où il s’est
battu tant de fois (18 mars 2015). Indomptable, sa sagesse de l’acratie courrait dans ses veines, dans son jeune corps de 11 ans!

Vive Javier ! Honneur à ta mémoire.

Tu vis en nous, nous vivons avec toi à nos côtés. Avec la mémoire noire et insurrecte de tous celleux qui se battent et nous donnent de la force, comme toi, Javier Recabarren !

Venceremos!! (A)

en portugais

 

 

Avis de tempêtes #2 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°2 vient
de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog : https://avisdetempetes.noblogs.org 

“Aux yeux du pouvoir, il semble qu’être espionnés à tout bout de champ par ses boules haut perchées ou qu’être flashés par les laisses électroniques de citoyens-délateurs ne soit pas encore suffisant : en plus des 10 000 caméras-piéton annoncées au buste des pandores d’ici 2019 (opération « Vas-y, chope la cam’ ! »), les 110 000 tablettes et smartphones NEO de la police et de la gendarmerie déployés d’ici 2020 risquent de finir par encombrer totalement notre champ de vision.

À moins bien sûr que nous puissions faire quelque chose pour y remédier… car lorsque le contrôle néo-policier devient simple comme cliquer sur le bouton photographique d’un smartphone ou sur ses applis, avec interrogation directe d’une banque de données à distance, c’est bien dans l’interaction entre le réel et le virtuel que réside la principale fragilité de leur architecture.”

Bure, France: Point de situation au 27/02 – le week-end du 3/4 mars, son program

*Point de situation au 27/02*

Depuis le 22 février, après l’expulsion largement médiatisée du bois Lejuc, de nombreuses personnes ont continué à occuper les arbres en hauteur, à silloner et arpenter la forêt pour surveiller les gendarmes mobiles, à observer si des travaux débutaient, à ravitailler et soutenir les chouettes hiboux perché-e-s dans les cimes. D’autres se sont concentrées sur le suivi antirep pour tous-tes les camarades passées en vérif’ d’identité, en garde à vue, et pour les deux personnes actuellement en détention préventive. D’autres assurent un accueil de plus en plus large pour les personnes qui arrivent à la Maison de résistance, ou dans les différents lieux dans lesquels nous habitons tout autour. Et, surtout, prennent soin les un-e-s des autres après cette épreuve.

Pendant ce temps, la préfecture ne démilitarise pas la zone, et passe des arrêtés hallucinants pour interdire toute circulation autour du bois Lejuc… Lundi 26 février des camions et des pelleteuses ont été vu.e.s travaillant dans la forêt. Cela va probablement continuer dans la semaine. On essaie de vous tenir au courant de toutes les nouvelles via les actualisations régulières sur vmc.camp. La situation est extrêmement mouvante, donc revenez aux nouvelles souvent!

*Maintien du WE intercomité*

Au milieu de tout ça, la date des 3-4 mars tient comme une pierre au milieu du torrent ! Chaque jour nous nous organisons pour préparer l’accueil des centaines de personnes qui viendront ce week-end. La logistique du dodo est en route, ainsi que les cantines collectives. Il y a dans tout cela une bonne dose d’imprévu et d’improvisation, et toutes les énergies de l’autogestion sont et seront les bienvenues pour nous permettre d’organiser ce week-end, et la suite, et faire face à la violence de l’État et ses milices, suite à l’expulsion et au harcèlement policier permanent…

Le 22 février n’a pas été qu’une expulsion : ça a aussi été une chaîne de solidarité incroyable de plus de 70 rassemblements en France et en Europe. 300 personnes à Paris, 200 personnes en manif sauvage à Nantes ou Rennes, 20 personnes bloquant les trams pendant une petite demie-heure à Strasbourg, des vitrines d’EDF étoilées à Toulouse, des tractages sur les places publiques à Lons-le-Saunier, une photo de solidarité à Gorleben et Leipzig en Allemagne et Skouries en Grèce, et tant d’autres moments… De nouveaux comités de soutien créés en Vienne, dans le Finistère, à Metz, etc.  Le gouvernement a communiqué sur l’expulsion d’une « quinzaine » d’occupant-e-s du bois Lejuc mais ce sont des milliers de personnes qui sont sorties dans les rues partout…
Ça ils ne pourront jamais l’expulser.

Le week-end du 3 & 4 mars, nous aimerions que ces comités, existants ou en cours de création, ainsi que toutes les personnes qui ont envie de lutter avec Bure partout où elles sont, puissent, à la manière qui leur plaît et si elles le désirent, manifester et visibiliser qu’elles luttent déjà avec Bure depuis de nombreux lieux, rendre tangible cette chaîne de solidarité… On suggère ici des pistes qui sont uniquement à prendre comme des invitations : par exemple, préparer des banderole créatives symbolisant les villes des comités et les luttes qu’iels mènent (oules banderoles utilisées lors des rassemblements du 22 février), ou tout autres objets et symboles à cet effet, etc. Ou encore rapporter des combinaisons blanches, de la peinture, des beaux masques de hiboux personnalisés et customisés, etc. Nous appelons aussi les gentes qui vont venir à, autant que faire se peut, ramener des tentes, vêtements chauds, bottes, frontales, nourritures, etc, de quoi être un maximum autonome… Nous essayons de prévoir des couchages et logements
pour tous-tes mais c’est bien si tout le monde assure au maximum au cas où nous sommes trop nombreux-euses…

Il y a également une première liste logistique des besoins matériels d’urgence. qui sera complétée bientôt.

* Note sur la prise d’image et de son les 3-4 mars*

En venant ici, il faut prendre en compte que nous venons de vivre un épisode repressif très fort, où les forces de police cherchent à
identifier les hiboux pour mieux les enfermer. Nous vous demandons donc votre compréhension lorsque nous exigeons de ne pas prendre d’images ni même de sons. Si c’est vraiment votre dada, contacter l’équipe automédia une fois sur place pour la rejoindre. Nous montrerons une tolérance nulle, par nécessité, à toute image ou tout enregistrement pris en dehors du cadre de l’automédia. Si vous avez de bons appareils que vous souhaitez mettre à disposition, ça pourrait nous intéresser.

*Programme général du WE*

Le déroulé du week-end est encore en train d’être discuté. Nous avions dit avant l’expulsion que nous voulions absolument prendre un temps de rencontres et discussions largement pour renforcer la lutte en France et en Europe, et nous comptons bien tenir ce temps là parmi toutes les autres choses.

Pour l’instant les premiers éléments du programme sont :
– Vendredi 2 au soir : accueil permanent dans la cuisine de la Maison de résistance de Bure (BZL) pour aider à la répartition des couchages, à l’inclusion dans les tâches d’autogestion etc. À 18h30, un premier temps d’accueil et d’information sera proposé avant de manger !
– Samedi 3, en  matinée (À Mandres-en-Barrois) : rencontres et discussions entre les différents comités de lutte et les différentes
personnes désireuses de soutenir la lutte à Bure. Le programme détaillé arrivera très vite.
– Samedi 3, après-midi : construction d’une vigie aux abords de la forêt.
– Dimanche 4 : poursuite des activités du samedi !

Il y aura en parallèle du programme sans doute des quantités de choses pas annoncées, un peu de joyeux chaos, beaucoup d’improvisation. Quoi qu’il en soit, nous porterons (et vous encourageons à porter) une grande attention à ce que tout le monde puisse, au maximum, trouver une place et se sentir bien.

Nous vous attendons nombreux-euses le week-end du 3-4 mars (ou avant, ou après) !

On ne nous atomisera jamais !

Quelques hiboux de Bure.

informations en allemand

Besançon,France: Rassemblement solidarité avec Bure

Ce jeudi 22 février à Besançon, une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la préfecture en solidarité avec les Hiboux du Bois Lejuc, qui ont dû faire face à une invasion de gendarmes mobiles le matin-même.

Une banderole a été suspendue en face du bâtiment et quelques affiches collées un peu partout en ville. Des pancartes ont aussi été réalisées, afin de rappeler les conséquences mortelles du nucléaire et d’exprimer notre soutien aux ZAD qui fleurissent un peu partout.

Solidarité indéfectible avec la lutte contre la poubelle nucléaire, mais aussi avec les occupant.e.s de la forêt de Hambach en Rhénanie, qui luttent contre un énième projet d’empoisonnement de la terre, en l’occurrence contre une mine à charbon à ciel ouvert exploitée par RWE.

Force et solidarité avec les 4 personnes encore en prison!

en allemand

[Expulsion du bois Lejuc en cours] Communiqué Bure Partout Nucléaire Nulle Part


[Communiqué Bure Partout Nucléaire Nulle Part]

Appel à rassemblement devant la préfecture de Toulouse aujourd’hui jeudi 22 février à 18h

Le bois Lejuc est en cours d’expulsion à Bure depuis 6h30 ce matin! Ce bois est occupé depuis 2016 pour retarder le chantier CIGEO de l’ANDRA par des personnes qui résistent contre la poubelle nucléaire. C’est  le point névralgique du projet qui doit accueillir les puits de ventilation des 265 km de galeries où seront stockés les 85000 mètres cubes de déchets radioactifs. Les gendarmes mobiles sont entrés et des personnes sont embarquées. L’escalade de la répression subie par les personnes qui luttent à Bure arrive à son point d’orgue.
La page vmc.camp a été bloquée! Suivi du fil d’info sur manif-est.info.

L’Etat a clairement choisi d’adresser un signal très fort en passant en force… Alors que la trêve hivernale n’est pas terminée. Alors que l’Andra ne pourra commencer aucun travaux dans le bois du fait de la période de nidification qui commence le 15 mars. Alors qu’un sac de nœuds de recours juridiques et administratifs ligote encore l’éboueur de l’atome : recours administratif contre la propriété de l’Andra suite à l’échange municipal du bois du 18 mai 2017 ; nécessité d’une évaluation environnementale prescrite par l’Autorité Environnementale en octobre 2017, etc l’Agence ne peut pas commencer ses travaux préparatoires.
L’Etat répond par une opération d’expulsion surprise, avec un gros dispositif (500 gendarmes) et une propagande médiatique savamment huiléesur tous les fronts dès le petit matin.

Comme en 2012 à Notre-Dame-des-Landes, les bulldozers suivent  immédiatement les gendarmes, on rase au plus vite les lieux de vie sans laisser le temps de récupérer tous les effets personnels. Déjà suite à une première expulsion du bois en juillet 2016 les machines de l’Andra avaient défriché illégalement une partie conséquente des arbres avant que l’opposition ne réinvestisse et ne réoccupe la forêt à la mi-août 2016.

Le 20 septembre dernier lors de la perquisition sur les différents lieux de vie à Bure des dizaines de rassemblements avaient fleuri partout en France, et des comités de lutte s’étaient créés dans la foulée. Nous devons maintenant continuer de nous organiser sur place et partout en France. Plus que jamais Bure doit être partout, faire partie de nous, nous devons être des milliers maintenant à nous lever contre l’horreur nucléaire et l’atomisation qu’iels nous préparent, et réagir.

Outre ces considérations, il reste la question du bien fondé de ce projet acté par le gouvernement, sans aucune concertation, dans l’opacité la plus totale ! Il s’agit de ne pas perdre de vue que cette décision d’enfouir ces déchets hautement radioactifs est une solution pour les nucléocrates, essentielle à la poursuite du nucléaire!

LA SITUATION DE BURE N’EST PAS UN PROBLÈME MEUSIEN, L’OCCUPATION DU BOIS LEJUC EST UNE BARRICADE EN PLEIN SUR LA CHAÎNE DE PRODUCTION NUCLÉAIRE ET SON MONDE EN GÉNÉRAL.

1) Appel à soutien au Bois Lejuc: besoin de monde sur place!

2) Se rassembler devant la préfecture aujourd’hui, c’est dénoncer ces manières expéditives face à un mouvement qui s’oppose à une poubelle nucléaire et son funeste monde (de merde) !

Suivi sur vmc.camp (crashé pour l’instant) / burestop.eu / et surtout ici

On ne nous atomisera jamais! Que Bure vive partout!

Pour nous contacter: burepartoutnnp@riseup.net

[fRance] : A propos du 2ème procès de l’affaire “Machine à expulser”

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

7 camarades et compagnons seront jugés le 31 janvier au TGI de Paris à la 16e chambre du tribunal correctionnel.
Solidarité avec les inculpés de la lutte contre la machine à expulser.

En 2010, deux vagues de perquisitions et de multiples procédures liées à de nombreuses attaques (incendiaires ou non), tour-à-tour jointes, disjointes, et associées dans le cadre d’une instruction tentaculaire, viennent réprimer la phase offensive de lutte contre la machine à enfermer et expulser les sans-papiers qui a augmenté en intensité suite à l’incendie du centre de rétention de Vincennes par les retenus eux-mêmes le 22 juin 2008.  Après l’abandon des chefs d’inculpation les plus lourds, et des années de procédures pleines d’incohérences et manifestement faites pour justifier des moyens de surveillance, des contrôles judiciaires et des incarcérations préventives, dix camarades et compagnons se retrouvent cependant convoqués devant la justice. Un premier procès qui mettait en cause quatre personnes, dont trois avaient été incarcérées en 2011, a eu lieu en juin 2017. L’une d’entre elles a été relaxée, les trois autres prennent 4 mois avec sursis, et 500 euros d’amende pour dégradation en réunion (des tags) et refus d’ADN. L’un d’entre eux a fait appel de cette décision, il sera donc rejugé prochainement.

Le 31 janvier, ce sont sept personnes qui seront passé en procès (l’un d’entre eux était déjà jugé dans le procès du mois de juin). La logique est la même : après une débauche de moyens policiers et judiciaires, quatre personnes ne se voient reprochés qu’un refus d’ADN et de  signalétique, alors que les trois autres sont accusés en plus de faits de dégradation lors d’occupations sauvages et éclairs de locaux d’entreprises participants à l’enfermement et à l’expulsion des sans-papiers (en l’occurrence Air France, SNCF et Bouygues Telecom).

À travers cette répression dont les procès en cours constituent le bancal épilogue, ce sont des dynamiques de luttes autonomes et auto-organisées qu’il s’agissait de briser, en cherchant à rompre les liens qui se construisaient alors entre les luttes à l’intérieur et à l’extérieur des Centres de Rétention Administrative. Plus largement, il s’agissait de mettre fin aux formes de luttes auto-organisées et offensives qui, à partir de 1996 dans le mouvement dit « des sans-papiers », se sont opposées aux partis, aux syndicats, aux logiques gestionnaires et humanitaires, pour défendre la liberté pour tous, avec ou sans-papiers. Si le refus de la politique de tri des migrants et la lutte contre les moyens répressifs qui l’accompagnent ont pris des formes variées, collectives et « affinitaires », privilégiant, selon les moments, ou en même temps, l’agitation publique et l’attaque diffuse, c’est la perspective de s’opposer concrètement à la machine à enfermer et à expulser qui fera le lien entre les différentes phases de cette période de lutte. S’attaquer à ceux qui participent et profitent de l’enfermement et de l’expulsion des sans-papiers par des mobilisations décentralisées (contre Air France, Accor, Bouygues, Carlson Wagonlit, la Croix Rouge…) ou bien, de manière plus ponctuelle et diffuse, s’opposer aux expulsions, s’organiser contre les rafles, empêcher la construction de nouvelles places en centres de rétention, que ce soit par des attaques, des occupations, des manifestations, des visites inamicales de jour comme de nuit, c’est toujours lutter pour la liberté de tous et toutes.

Aujourd’hui cette question est plus que jamais d’actualité. Alors qu’un nouveau projet de loi prévoit d’augmenter encore le délai de rétention jusqu’à plus de trois mois, qu’il s’agit désormais de trier les migrants aux portes de l’Union Européenne, alors que les migrants sont toujours plus nombreux à mettre en crise la gestion de ces dispositifs, il est d’autant plus urgent de se donner les moyens d’entraver la mise en place concrète des dispositifs d’enfermement, de répression et d’expulsion.

Pourtant, dans cette période extrême de troubles et de crise internationale de la gestion migratoire, aucune intervention subversive à la hauteur des enjeux n’est venue, ces toutes  dernières années, bousculer réellement la bonne gestion des migrations et sa cogestion humanitaire.  Les pratiques, l’élaboration offensive sous ses formes variées et vivantes et les analyses qui ont fait l’inventivité de ces luttes se sont sclérosées, leur vitalité s’est perdue. A défaut de perspectives révolutionnaires, le découragement fait son chemin et les logiques « pragmatiques » et « réalistes », c’est-à-dire humanitaires, triomphent. On entend parler de « soutien aux réfugiés » quand des luttes avaient imposé le refus de ces dénominations d’Etat (ou de cogestionnaires) qui valident le tri des migrants, la régularisation par la normalité, le travail, la famille ou l’amour de la patrie, comme de cette position de « soutien » qui condamne à l’impuissance et au paternalisme, et dans laquelle s’installent désormais celles et ceux qui voulaient auparavant en finir avec les frontières et l’enfermement sous toutes ses formes. Une époque de pacification et de confusion, dont la page mérite d’être tournée au plus vite, avec le souvenir de ce qu’ont pu être ces luttes, de ce qu’elles pouvaient avoir de véritablement offensif, et la volonté de reparcourir les chemins de la subversion de l’existant, de ses défenseurs et de ses faux critiques.

À la place des bétonnages politiciens et identitaires, des crispations égotiques et des modes d’affirmations politiques qui ne peuvent que s’approfondir dans la séparation et l’isolement, venant vernir de radicalité la vanité et les dérives dans lesquelles s’enlise la morne séquence que nous vivons, il nous faudrait trouver de nouveaux espaces de lutte désintimisés et déprivatisés, sans dieux et sans chefs, dans lesquels il ne s’agirait plus de se situer, ou d’être situé, que ce soit sur un plan politique, affinitaire et/ou identitaire.

Plutôt que de reconstruire le passé pour établir une mythopoïesis en dépit d’un présent décomposé, et de délimiter des pré-carrés en dépit d’un passé composé dans lequel les divergences pouvaient s’exprimer, dialoguer, voire se confronter dans la construction commune de perspectives révolutionnaires, il est urgent de puiser dans la mémoires des luttes protéiformes, vivants et foisonnants de quoi nourrir notre refus de ce monde, de l’État et de ses frontières.

Ces deux procès, comme tous les autres intentés à celles et ceux qui luttent, sont d’énièmes coups portés par l’Etat dans la guerre sociale en cours depuis toujours, il nous appartient donc de reprendre l’initiative et l’offensive plutôt que de continuer à subir.

Ne nous laissons pas juger en silence
Liberté pour tous et toutes, avec ou sans papiers
Feu à toutes les prisons !

pafledab@canaglie.net

en portugais

[fRance] : Sortie d’une nouvelle publication – Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Une nouvelle publication, Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale, vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est
en format A5, et celui-ci fait 12 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog : avisdetempetes.noblogs.org

“Recommencer, toujours. C’est le sort, qui peut sembler quelque peu
tragique, de tous ceux qui sont en guerre contre ce monde d’horreurs
infinies. En cours de route, certains tombent sous les coups, d’autres
ne résistent pas aux sirènes qui appellent à se résigner et à rentrer
dans les rangs, voire retournent carrément leur veste. Les autres,
celles et ceux qui persistent se battre entre hauts et bas, doivent à
chaque fois retrouver force et détermination pour recommencer.

Pourtant, à bien à y réfléchir, la tragédie n’est pas de recommencer, de repartir de zéro, mais d’abandonner et de se trahir soi-même.La conscience, toujours individuelle, peut être un fardeau lourd à porter, et devient cruelle quand on l’a trahie sans disposer de suffisamment
d’anesthésiants. Car ce monde n’en manque pas, et les distille même à
volonté. Une petite carrière alternative à son propre compte, des
dimanches pour aller s’émerveiller dans un parc naturel, un projet
humanitaire ou culturel, voire des drogues carrément plus dures : écrans en tout genre, réalités et socialités virtuelles, abrutissement total.

Non, un tel sort nous effraie bien plus que toutes les souffrances, que
toutes les peines liées à l’échec de détruire l’autorité…”

en portugais

Croatie : Foire aux Livres Anarchistes de Zagreb, avril 2018

La 14ème Foire du Livre Anarchiste aura lieu à Zagreb du 6 au 8 avril 2018, à l’AKC Medika, Pierottijeva 11.

La Foire du Livre Anarchiste de Zagreb (ASK – Anarhisticki sajam knjiga) est un événement anarchiste annuel. Jusqu’à là les foires se sont bien déroulées et nous espérons pouvoir attirer toujours plus de gens chaque année en tant que participant-e-s, publications, groupes, projets – n’importe qui qui soit intéressé-e par ce que la foire au livre a à offrir.

En ce qui concerne la partie discussion, tout est ouvert, comme chaque année, donc toute suggestion, idée, etc. est la bienvenue, tout comme des textes que vous trouveriez intéressants pour des débats.

L’ASK a lieu à Zagreb chaque printemps, comme une ressource locale pour les livres anarchistes et libertaires, ainsi que d’autres publications. Nous avons aussi pour objectif d’ouvrir la discussion sur des sujets qui sont importants pour le mouvement anarchiste, ou pour notre communauté locale.

L’idée d’une telle foire aux livres n’est pas nouvelle, mais elle se base sur l’expérience positive d’autres Foires au Livre Anarchiste. Dans de nombreuses situations différents, ces foires aux livres ont prouvé qu’elles étaient des événements importants et des lieux de rencontre, tant au niveau local qu’international.

Et c’est pourquoi nous avons besoin de votre aide – venez et soutenez cet événement par votre solidarité et votre participation !

Si vous ne pouvez pas venir à la foire au livre, vous pouvez envisager le fait d’envoyer gratuitement des publications, affiches et autres matériels. Vous pouvez également envoyer des livres et autres publications à vendre, nous organiserons des étals pour celles et ceux d’entre vous qui ne pourraient pas venir, mais nous aimerions que vous présentiez votre travail lors de la foire.
Contactez-nous à anarhisticki.sajam.knjiga@gmail.com à propos des détails, de l’adresse où envoyer du matériel, etc.

Participation

Pour nous aider à organiser la Foire et à boucler le programme à temps, nous avons besoin que vous confirmiez votre participation aussi tôt que possible. Notre adresse e-mail est : anarhisticki.sajam.knjiga@gmail.com

Mettez-vous en contact avec nous et faites-nous savoir dans quelle mesure vous voudriez participer. Voilà une liste de quelques questions auxquelles vous pouvez répondre, et nous recevrons volontiers toute information supplémentaire.
Faites-nous aussi savoir si vous avez besoin d’un lieu où loger. Il y a quelques possibilités, mais nous avons besoin des détails aussi tôt que possible.

Quelques choses que nous avons besoin de savoir :

1. Questions pour toutes les personnes venant d’en-dehors de Zagreb :

– comment souhaitez-vous participer ?
– voulez-vous organiser une présentation, un atelier ou une discussion lors de la foire ?
– avez-vous besoin d’un logement  (les places gratuites où dormir sont limitées) ?

2. Si vous voulez une table :

– de quelle taille avez-vous besoin que soit la table ?
– avez-vous besoin d’aide pour votre table ?
– pouvez-vous aider financièrement la Foire (ceci n’est pas une condition pour tenir une table, les tables sont gratuites) ?
– nous avons besoin de quelques infos sur vous (contact, quels livres/éditions vous distribuez [pas une liste, seulement de courtes infos]…).

Vous pouvez télécharger l’affiche de la Foire sur notre page web.

Pour plus d’informations :
web: www.ask-zagreb.org
e-mail: anarhisticki.sajam.knjiga@gmail.com

en anglais, allemand

Thessalonique, Grèce : Attaque incendiaire pour un Décembre Noir

Reçu le 15 décembre 2017

Nous vivons dans un monde où tous les aspects de nos vies sont cernés par le système technologique. Les relations sociales qui se créent à travers les ordinateurs et les téléphones mobiles sont très éloignées de la vie réelle. Chacune d’entre nous est surveillé quotidiennement dans chaque coin de la ville par des caméras, localisées via le signal émis par nos téléphones mobiles, et archivées par les empreintes digitales et les échantillons d’ADN.

Cette conception vise à transformer chaque personne en un numéro enregistré dans une base de données afin qu’il soit un pion prévisible et sûr du système pourri.

Notre objectif est de voir naître un monde d’individus rebelles qui prennent leur vie en main, réalisant leur désir de rébellion et de liberté.
Nous sommes donc retournés attaquer la compagnie de télécommunications OTE, poursuivant notre campagne anti-technologie.

À l’aube du 14 décembre, nous avons placé un engin incendiaire dans le système d’antennes OTE de Seych Sou.

Nous pensons la solidarité comme une arme dans le conflit contre l’État et le Capital, et c’est pourquoi nous répondons aux attaques des États répressifs contre les anarchistes qui attaquent les objectifs du pouvoir.

Solidarité avec l’anarchiste Salvatore Vespertino, qui a été emprisonné le 3 août à Florence et accusé d’avoir attaqué à l’explosif une librairie fasciste, accusation basée sur des preuves ADN.

Solidarité avec l’anarchiste Dinos Yatzoglou qui a été arrêté le matin du 28 octobre à Athènes et accusé d’avoir envoyé des colis piégés.

Mort à l’État.

Pour un Décembre Noir, pour l’Anarchie.

Cellule anarchiste “Destruction de l’existant”.

Source, Indymedia Athènes

NdTrad : Lors de la traduction française nous avons volontairement alterné les accords de genre féminin/masculin afin de ne pas hiérarchiser les unes par rapport aux uns tout en ne surchargeant pas le texte avec des -e, des -ées, des -nes, ect…, qui, au final, sont juste difficiles à lire pour un francophone, voir incompréhensible pour une non francophone. D’autant plus que les -e, les -ées, les -nes, ect… nous semble aujourd’hui être un débat institutionnalisé par l’État et ses potes « féministes » avec lesquelles nous ne ressentions aucune affinité hier et que nous haïssons aujourd’hui suite à leur distanciation dégueulasse lors de la très belle attaque de la gendarmerie de Meylan.

en portugais

Hérésie : nouvelle revue individualiste

Sortie d’Hérésie, nouvelle revue individualiste

Table des matières :

– Introduction
– L’individu, Manuel Devaldès
– Ce qu’est l’individu, Han Ryner
– L’anarchisme individualiste dans la Révolution Sociale, Mario Ferrento
(Renzo Novatore)
– Controverse individualiste, Enzo Martucci
– Individualisme anarchiste, Louis Simon
– Qu’est-ce qu’un individu, Apio Ludd
– Substantif singulier, Stikla
– Je veux des amis, pas une communauté, Apio Ludd

Cette publication n’est accessible qu’en format papier, pour ne pas tomber dans la froideur et la distance d’un pdf, sur lequel on ne peut pas faire de tache de café, ni de gribouillis, et qu’on ne peut pas poser sur sa table de chevet ou dans son infokiosque…
Il suffit de me contacter (diomedea[arobase]riseup[net]) et de donner une adresse postale pour recevoir la revue ; les envois à l’étranger étant tout aussi faisables.

Étant donné que cette revue est faite dans le but d’ouvrir des débats théoriques, toutes critiques, remarques, sont plus que bienvenues, et il peut être envisageable dans les prochains numéros de créer une rubrique spéciale destinée à partager les critiques reçues, afin d’ouvrir un vrai espace de débat, comme cela se faisait avant l’ère du virtuel, ce qui permettait d’articuler des réponses élaborées qui ne succombent pas à l’instantanéité et l’éphémère auquel nous condamne internet aujourd’hui.

Je veux penser que cela est encore possible de prendre son temps d’écrire une critique, et d’avoir la patience d’attendre la publication suivante pour qu’elle paraisse, sortant des logiques de flemme intellectuelle qui consistent à se contenter de donner son approbation ou son rejet sans faire l’effort d’argumenter et sans sortir de monologues idéologiques qui ne feront pas avancer l’anarchisme.

Cette revue s’adresse aux folles, aux albatros, aux indomptables, aux loups et louves solitaires, aux hérétiques, aux impatients, à celles qui rendent les coups, aux entêtés, aux indéfinissables, aux animaux nocturnes mais aussi diurnes, aux intrépides et à ceux qui assument leur peur, aux vagabonds de l’esprit et à ceux et celles qui ne veulent être ni requin ni agneau dans cette jungle.

Avalanche – Correspondance anarchiste, numéro 12

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Le prochain numéro sortira en février 2018. Les contributions peuvent être envoyés à correspondance@riseup.net et cela avant le 1er février 2018.

Pour les versions en anglais et allemand voir ici.

Buir, Allemagne : Appel urgent de la FORET D’HAMBACH

Le procès qui a donné un peu plus de temps pour se préparer à la saison de la coupe bois est perdu. RWE a commencé en dégageant les buissons afin de préparer la coupe finale. Les préparations pour une opérations massive de la police sont évidentes. Ils ont annoncé qu’ils veulent expulser l’entièreté de l’occupation. Nous les attendons au plus tard lundi pour l’expulsion. Ils sont déja dans la forêt pour protéger les machines.

Ainsi afin de rendre possible la défense de la Forêt d’Hambach nous avons besoin de toi et des tes ami.e.s/camar@des !

Au mieux viens dans les parages.

Au mieux prends avec toi :

  • Sac de couchage, matelas
  • tes potes
  • une idée de ce que tu veux faire (les infrastructures de RWE son trop grandes pour qu’ils puissent toutes les protéger)
  • des chaussures imperméables, des vêtements de camouflages
  • une caméra (pour l’enregistrement des violences policières)
  • des gants de travail
  • une brosse à dent
  • un kit de premiers soins
  • des vêtements de pluie
  • une petite tente (pas nécessaire mais si tu en as n’hésite pas)
  • pas de drogues
  • pas de passeports (si tu en as besoin pour voyager, cache le dans les
    bois)

ce que tu peux faire de l’extérieur :

  • Répandre la nouvelle
  • Faire ce que tu veux en solidarité
  • Distraire les forces de police (ils vont avoir besoin de flics de toute
    l’Allemagne pour nous expulser)
  • attaquer les veines du capitalisme et son industrie pétrolière
  • ne te fais pas attraper
  • ne les oublie pas en prison

On se voit sur les barricades
hambacherforst.org

en anglais / allemand

République Tchèque : le Réseau des Cellulles Révolutionnaires appelle à lutter et saboter les activités de ces salauds !

Nous constatons que la campagne de répression du mouvement anarchiste ne cesse pas. Il y a assez d’exemples : le procès de l’opération Fénix en République Tchèque, l’affaire des Trois de Varsovie, le procès pour le braquage à Aachen, les procès des rebelles contre le sommet du G20 à Hambourg et d’autres affaires.

Flics, juges, procureurs, médias de masse. Ils sont hantés, emprisonnés, volés, manipulés. Ceci est un défi pour toutes les cellulles Révolutionnaires, les autres groupes et les individus. Sabotons les activités de ces salauds. Attaquons-les sur le terrain, dans leurs technologies et leurs batiments. Organisons la resistance. Soutenons les fugitifs et les fugitives et celleux qui les aiment.

Nous ne détruirons ce qui nous détruit qu’en luttant.

Le but est clair = Liberté, justice, communisme libertaire.

Réseau des Cellulles Révolutionnaires (SRB)

en anglais, portugais

Un appel à action en soutien à la prisonnière anarchiste Samantha Faulder

Sam Faulder est une prisonnière anarchiste purgeant actuellement une réclusion à vie dans une prison en Angleterre. Sam subit une erreur judiciaire qui lui a déja fait passer plus de dix ans dans le système carcéral. Elle travaille maintenant avec le Projet Innocence de l’Université de Cardiff afin de faire appel.

En 2016 un cancer a été diagnostiqué à Sam et elle n’a toujours pas reçu de traitement à cause des défaillances du service médicale de la prison et de la société privé d’incarcération, Sodexo, suite à des réductions dans le budget.

L’Anarchist Black Cross de Bristol demande aux camarades d’envoyer force et solidarité à Sam dans sa lutte pour la liberté et les soins de santé.

S’il vous plait envoyez des lettres, organisez des actions de solidarité et répondez aux alertes des actions organisées pour maintenir la pression sur les autorités afin qu’elle obtienne son traitement.

Pour écrire à Sam :

Samantha Faulder A1209CF HMP Foston Hall Foston
Derby Derbyshire DE65 5DN

FREEDOMFORSAM.ORG // BRISTOLABC.WORDPRESS.COM/SUPPORT-SAM

en anglais, allemand

Santiago, Chili : Santiago Maldonado présent !

Graffiti mural pour le camarade anarchiste Santiago Maldonado.

en anglais

Italie : mise à jour sur l’Opération Scripta Manent

Le procès commence le 16 novembre dans le tribunal de prison de haute sécurité de Turin.

Les camarades anarchistes Alfredo Cospito, Anna Beniamino, Danilo Cremonese et Nicola Gai ne sont pas autorisé-e-s à suivre le procès dans la salle du tribunal, illes vont être soumis-es à une vidéo-conférence à l’intérieure même de deux ailes de Haute Surveillance où illes sont détenu-e-s.

Les camarades anarchiste Marco Bisesti, Valentina Speziale, Alessandro Mercogliano sont autorisé-e-s à suivre le procès dans le tribunal mais illes refusent de prendre part à ce procès en solidarité avec les camarades soumis-es à la vidéo-conférence.

en anglais, portugais, allemand, espagnol

Sydney, Australie : Solidarité avec les anarchistes faisant face à la répression à Porto Alegre

Solidarité de Sydney, dans la dite Australie, avec les anarchistes de Porto Alegre faisant face à la répression de l’état brésilien.

Les photos ont été prises devant la devanture de Jura Books, une bibliothèque anarchiste et une librairie dans le quartier de Petersham à Sydney.

en anglais, italien, portugais

Aveyron, France : Tous aux Costes-Gozon !

Retrouvons nous aux Costes Gozom jeudi 16 novembre pour bloquer
l’enquêteur à 12h30 avec de quoi partager un pique-nique.

En lien une petite vidéo d’appel :

Pas Res Nos Aresta!

contact: amassada@riseup.net

Blog: douze.noblogs.net