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Contra Info: Réseau traducteur de contre-information

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Harrisburg, USA : Action en solidarité avec la ZAD

Reçu le 15 juin 2018

Des les premières heures du 8 juin nous avons immobilisé un tractopelle à Harrisburg en Pennsylvanie sur le chantier d’un nouveau projet immobilier.

Cette modeste action a été faite en solidarité avec la ZAD de NDDL, en France, où des rebelles se battent pour maintenir une zone autonome, libéré de l’état et de ses plans depuis au moins une décennie.

La ZAD a d’abord été occupé il y a 9 ans pour empecher la construction d’un futur aéroport dont le projet a été récemment abandonné et qui a inspiré les éco-rebelles à travers le monde, plus spécialement dans la défense contre “l’opération César”, une tentative massive d’expulsion en 2012.

De nouveau la ZAD fait face à la répression sous la forme d’une intense violence policière couplé à un processus de récupération cherchant à dompter et légaliser la zone incontrolable.

Pour la défense des territoires contre les intérêts du capital !
Pour le sabotage des instruments de dévastation écologique !

en anglais, allemand

Avis de tempêtes #8 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est
en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“Par le passé, l’État sévissait en censurant, en compliquant la diffusion, en enfermant les propagateurs et les agitateurs de l’idée.
Aujourd’hui, non seulement il peut continuer de faire cela selon ses besoins (y compris en Europe ; c’est une constante de la répression que de prendre en ligne de mire celles et ceux qui animent des locaux, des publications, des initiatives), mais il dispose également en plus d’instruments formidables pour couper, de l’autre côté, la potentielle réception du message. En détruisant la capacité humaine de comprendre la signification, le sens d’un énoncé, la domination mine aussi la potentialité que sa rage, sa révolte se fasse idée, vision, rêve.

Créateur de mondes, le langage –oral ou écrit– est un des véhicules, que cela nous plaise ou non, par lequel passe « l’élévation individuelle de l’esprit ». Et pour détruire la domination, nous n’avons pas seulement besoin de dynamite et de révolte, mais aussi de cette « élévation »-là.”

[Italie] Furor Manet

reçu 14/08/18
FUROR MANET
  Septembre 2016, l’opération Scripta Manent, dirigée par le procureur de Turin Sparagna, conduit à la détention de 8, entre compagnons anarchistes (hommes et femmes).

L’accusation principale : la constitution d’une association subversive avec la finalité du terrorisme. En outre, les compagnons anarchistes sont accusè-e-s des differentes attaques, toutes portant la signature de la FAI (Fédération Anarchiste Informale) et FAI/FRI (Fédération Anarchiste Informale, Front Révolutionnaire International). Actuellement, les compagnons anarchistes (cinq hommes et une femme)  se trouvent encore en prison, une autre est assignée à résidence.
Au même temps, dans la salle bunker de la prison de Turin, le procés continue à un rythme soutenu. Foules des flics se succédent sur la scène du tribunal avec la prétention de reconstruire l’histoire du mouvement anarchiste contemporain. Le début est placé, comme on a dejà vu plusieurs fois, à l’époque de l’affaire Marini, dans les annèes 90. De ce moment-là, le travail obsédant et incessant des voyeurs de profession, les conduit à énumérer les détails intimes ou insignifiants, volés de nos vies et nos rélations. Une répresentation des nos vies patéthique et qui nous laisse tout à fait indifferent-e-s.
Dans les différences individuelles, dans les confrontations âpres et parfois chargèes des tensions contrastantes, se trouve l’histoire du mouvement anarchiste, celle de chacune et chacun de nous, avec limites et contradictions.

À cette histoire appartient les pratiques révolutionnaires, dont certaines se trouvent aujourd’hui sur le banc des accusés à Turin.
C’est aujourd’hui plus que jamais que soutenir les pratiques révolutionnaire signifie également lutter contre la répression de l’État, qui voudrait enterrer les compagnons anarchistes (hommes et femmes) sous des annèes de prison et anéantir l’histoire du mouvement anarchiste.

Pas de retour, pour l’Anarchie.

Cassa antirep. Alpi Occidentali

[France] : Sortie d’Hérésie n. 2

Hérésie continue de présenter les idées individualistes anarchistes, avec des textes issus d’horizons et d’époques différentes, dans le but de montrer que ces idées dépassent les frontières géographiques et temporelles.

Sommaire :

– Introduction
– Les Loups, F. Neirol
– Fleurs de solitude, E. Armand
– Une interprétation de l’individualisme anarchiste, Costa Iscar
– Individualisme et collectivisme, Laurance Labadie
– En cours de route, chronique de toujours, A. Bailly
– Liberté et solitude, Marilise Fiorina
– Je n’ai pas de classe, Apio Ludd
– Pourquoi je ne suis pas communiste, Apio Ludd
– Mon anarchisme, Rosa Blat

À une époque où les textes nihilistes ou trop individualistes sont bannis de certains étals anarchistes, où aux quatre coins du monde les rejetons de Marx essaient de se faire passer pour des anarchistes pour recruter des disciples ou de la chaire à canon, où des autoritaires crient à l’autoritarisme pour se débarrasser de leurs concurrents, où on nous enjoint continuellement de choisir un camp dans des débats biaisés qui n’ont que pour but d’édifier de nouvelles normes, Hérésie est une bouteille à la mer qui s’adresse à celles/ceux qui refusent les petites boîtes, les identités, la pensée binaire, et les réflexions pré-machées.

Cela s’adresse à ceux/celles qui sentent ne faire partie d’aucun milieu, d’aucun mouvement, aucun groupe, qui ne représentent aucun courant et se positionnent volontairement dans la marge, hors de l’échiquier de la Politique, qui annihile la sincérité dans les idées et actions, nourrit les guerres de pouvoir, et nous détruit parfois bien plus que ne le ferait le pouvoir des États. Le but est de susciter des réflexions, des débats, des échanges, hors de tout cadre idéologique, sectaire, boutiquier, Politique ; mais aussi d’assumer les désaccords, les contradictions dans lesquelles nous baignons toutes et tous, et pourquoi pas de réapprendre à lire avec un papier dans les mains, sans la lumière bleue de ces écrans qui rendent incapable de se concentrer sérieusement
sur plus de 300 caractères.

Comme pour le numéro précédent, Hérésie n’est pas disponible sur la toile virtuelle, il suffit donc d’envoyer un mail (diomedea chez riseup) pour la recevoir sur papier dans sa boîte aux lettres.

diomedea.noblogs.org

 

 

 

Avis de tempêtes #7 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“La passion de vivre peut se heurter, y compris trop rapidement, aux forces qui veulent l’annihiler ; la haine pour l’oppresseur peut nous amener à voisiner dangereusement avec la mort qui rode, ce sont les conséquences qui découlent du choix de mettre sa vie en jeu, de vivre plutôt que de survivre. Rebelles par excellence, les anarchistes ne devraient pour autant pas développer le culte des yeux bandés. Nous avons un cerveau pour réfléchir, un cœur pour sentir, des bras pour agir. Pourquoi se priver de l’une de ces  facultés ? Entre vivre l’instant et attendre les lendemains qui chantent, il y a tout un océan de possibilités. Lorsqu’on se jette dans la bataille, férocement s’il le faut, ce n’est pas avec les yeux bandés, mais avec le monde que nous voulons détruire en ligne de mire. La férocité ne se mesure pas à l’aveuglement, mais aux perspectives que nous impulsons à nos vies, que nous donnons à nos efforts. Si nous devons être des comètes, soit, mais ne précipitons pas leur fin. Notre passage sur cette terre est court, assouvissons-le en en épuisant toutes les possibilités, tous les potentiels. Ce qui est fatal, ce n’est pas de se heurter aux rochers, mais de se rendre compte n’avoir pas de boussole en poche quand se déclenche la tempête. Contre la logique de victoires et de défaites, contre le fatalisme d’une prétendue efficacité qui annule toute tension anarchiste, il reste possible de penser nos pas, d’orienter nos explorations, de projeter nos efforts. L’amour de l’idée et la haine de l’autorité se conjuguent parfaitement avec une projectualité, une réflexion à moyen et long terme pour donner une respiration plus ample, plus vaste, plus audacieuse à notre passage sur la surface de cette planète. ”

 

Infos à propos de l’ancien policier infiltré Mark Kennedy

Ce document veut rendre public des infos de base sur l’ancien policier infiltré Mark Kennedy. Il décrit ses allées et venues, son travail et ses loisirs. Il contient aussi une note sur l’ancienne policière infiltrée ‘Lynn Watson’. Nous espérons qui leur apportera, ainsi qu’à leurs semblables, un sentiment de peur et d’insécurité. Que cela fournisse aussi un bon point de départ à ceux qui voudraient agir à partir de ces informations…

Mark Kennedy a infiltré des groupes et des campagnes anarchistes et activistes entre 2003 et 2010 sous le pseudo de ‘Mark Stone’. À notre connaissance, il était impliqué avec des groupes et individus en Grande-Bretagne, Islande, Allemagne, France, Danemark, États-Unis et Espagne où il a recueilli des informations pour différentes forces de police, parfois de façon non-officielle, parfois en faisant partie d’opérations officielles internationales. Il a continué à exercer des missions similaires pour le secteur privé après avoir quitté la police et a fondé lui-même au moins deux entreprises.

Nous ne tenterons pas de documenter de façon exhaustive ses activités ici, pas d’avantage que nous ne pourrions espérer rendre compte du mal qu’il a fait. Nous ne sommes pas liés aux révélations initiales sur lui ou sur d’autres infiltrés. Des nombreuses informations existent déjà sur le net relatant leurs activités. Parce que les informations et les campagnes concernant ces révélations furent extrêmement problématiques et controversées, nous n’avons pas fait référence à des sites web ici, mais il y a beaucoup de sources sur le net. Cependant, nous encourageons fortement les individus à prendre connaissance de ces informations.

Donc…
Kennedy joue de la guitare dans un groupe de pub rock appelé ‘The Barnstormers’. Ils jouent occasionnellement à The Anchor Inn sur Bridgewater Road à Bleadon. Ils ont aussi joué à The Ciderbarn à Draycott à de multiples occasions. Ses collaborateurs pour ceci sont Lian Simmons, Jacob Monro, Corne van Touder et Tim.
Il a travaillé en tant que responsable des achats pour Darwin Escapes qui gère plusieurs stations touristiques dans le pays. Nous avons des raisons de croire qu’il travaille encore dans leur propriété à côté de Cheddar.
Il a été vu en 2017 en train de conduire une Hyundai Tucson gris métallisé avec la plaque HT17AUK. Nous avons des raisons de croire qu’il vit à Worle, une banlieue de Weston-Super-Mare.

Nous avons des raisons de croire que l’infiltrée connue comme ‘Officier A’ ou ‘Lynn Watson’ habite à Hull. Voici une photo d’elle (voir PDF).

Nous croyons que ces informations ne doivent pas rester la propriété d’une petite minorité qui pense être capable de décider qui doit savoir et qui ne doit pas. Nous demandons à tous ceux qui détiendraient des informations à propos de Mark ou d’autres infiltrés de les rendre public pour qu’il soit possible à chacun d’agir.
Les révélations sur Mark Kennedy ont conduit la police à confirmer l’existence de nombreux infiltrés, par exemple Watson et ‘Marco Jacobs’ qui étaient tous les deux actifs au même moment que lui. Depuis lors, beaucoup d’autres infiltrés ont été grillés. Il y a des cas qui datent de décennies et certains continuent encore. Ils doivent être considérés comme la partie émergée de l’iceberg, les miettes que l’État a choisi de lâcher.

Nous ne sommes pas étonnés par l’utilisation d’infiltrés comme stratégie d’État. Ce serait une erreur de comprendre le cas spécifique de Kennedy comme quelque chose d’unique ou d’extra-ordinaire. Bien sûr, il y a certains traits particuliers mais, malheureusement, ce n’est pas inhabituel. Il a simplement continué une tradition, dans une longue histoire d’individus sans scrupules, qui ont été préparés, formés et employés à envahir et à saper la vie de ceux qui cherchent à remettre en cause le statu quo. Ces individus sont responsables de toutes leurs actions et de tous les ordres et instructions qu’ils suivent ou ont suivi. Nous n’avons aucune sympathie pour eux. Ils sont responsables de leurs décisions personnelles au jour le jour et des dégâts causées aux projets anarchistes et activistes comme des luttes contre des catastrophes environnementales, contre l’exploitation animale, le fascisme, le capitalisme et l’État.

Nous ne cherchons pas de reconnaissance. Nous ne voulons pas d’excuses et ne cherchons pas de justice à l’intérieur ou à l’extérieur d’un tribunal. Nous ne trouvons aucun mérite à révéler la vérité au pouvoir, mais il est important que ces actions aient des conséquences.

Nous nous efforcerons de faire en sorte que leurs vies soient remplies de misère et de constante insécurité. Une vie où ils ne peuvent jamais être sûrs qu’ils ne sont pas observés et où ils ont toujours peur d’être reconnus par quelqu’un qui les déteste. Nous espérons qu’ils ne pourront pas oublier, pour les années qui viennent, les gens qu’ils ont fait souffrir, les vies auxquels ils ont causé du tort et la confiance qu’ils ont rompue.

Le texte anglais en PDF avec des photos : https://en-contrainfo.espiv.net/files/2018/05/Text.pdf

[France] : Sortie de « Sans détour », journal anarchiste apériodique

Extrait de l’édito :
” Un journal donc, pour porter des idées qui n’appartiennent pas à un
groupe homogène et monolithique, mais qui émanent d’individus les
forgeant selon leurs imaginaires, leurs expériences et leurs tensions
respectives.
Un journal qui, reconnaissant le fléau que constitue n’importe quelle
identité collective, ne cherche pas d’autres interlocuteurs que des
individus errants en quête de liberté, raisonnant loin de l’ombre d’une
chapelle.
Un journal qui n’est pas dépendant de l’actualité du « mouvement », mais
qui cherche à interagir avec les rebelles de son temps, apportant alors,
à l’occasion, des suggestions pour les luttes en cours.
Un journal qui ne cherche pas à se raccrocher à tous les conflits
sociaux, mais qui y voit parfois un terrain propice à la subversion.
Un journal qui fouille éperdument l’arsenal des expériences subversives
lointaines, dans le temps comme dans l’espace, afin d’enrichir nos
perspectives présentes.
Un journal qui, attaché à ce principe anarchiste selon lequel toute
séparation entre ce qui est dit et fait doit être aboli, ne cherche pas
à se faire une place sur le forum des opinions stériles et inoffensives,
mais s’attelle à tisser le lien entre la pensée et l’action.

Un journal qui est aussi ceci : une occasion pour ceux qui l’écrivent,
une invitation pour ceux qui le lisent. ”

Sommaire :

– Edito
– Destruction ou rituel politique ?
– Les quatres murs de la société
– La voix du coeur
– À l’aube de l’anarchisme informel

Pour demander des exemplaires, envoyer une contribution, correspondre :
sansdetour@riseup.net

Avis de tempêtes #6 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est
en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“Et si cette société titanesque va effectivement vers le naufrage, en
réduisant ou détruisant au passage toute possibilité de vie autonome,
toute vie intérieure, toute expérience singulière, ravageant les terres,
intoxiquant les airs, polluant les eaux, mutilant les cellules,
pensons-nous vraiment qu’il serait déplacé ou trop hasardeux de suggérer
que pour nuire à la domination, pour avoir quelques espoirs d’ouvrir des
horizons inconnus, pour donner quelque espace à une liberté sans mesure
et débridée, saper ses fondements énergétiques ne pourrait pas
constituer une des pistes des plus précieuses ?”

 

[France] : Sortie de Kairos n°5 (juin 2018)

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Ce numéro ou les anciens vous les trouvez sur le site :

kairosjournal.noblogs.org

Mexique : Sabbat Anarca-féministe Insurrectionnaliste et Informaliste

Nous continuons de propager l’épidémie de rage anarca-féministe et insurrectionnaliste : Réponse publique à un faux diagnostique qui circule sur internet

Aux anarchistes du Mexique et du monde, à toutes les sorcières en lutte dans l’univers.

“Ma mère […] rentre dans ta chambre haute et prends souci de tes travaux, de la toile et du fuseau […]Tout le reste regarde les hommes, et surtout moi qui commande dans cette demeure”. Télémaque, L’Odyssée

“Si je ne peux pas danser ça n’est pas ma révolution ”.
Emma Goldman

Nous, qui nous sommes joint à l’informalisme insurrectionnel depuis une perspective anarca-féministe et avons crée nos collectifs en affinité, nous avons été la cible de mépris et d’attaques récurrentes de la part de ceux qui se disent « complice de l’Anarchie », car ça les fait bien chier d’accepter une théorie et une pratique différente de leur « manuel du/de la bon-ne anarchiste ». Certain-e-s, y compris parmi les insurrectionnalistes, nous ont traité de tous les noms (« sorcières », « feminazis », etc.). Et il y a aussi celles qui se proclament « anarca-féministes » (au sein de fédérations et collectifs particulièrement sexistes) et qui censurent notre façon insurrectionnel d’agir, avec l’excuse de la « non violence », de la réalisation d’un programme et du soi-disant évolutionnisme libertaire.

Cependant, l’attaque la plus récente vient des bolcheviques libertaires, qui sont surpris « parce qu’il y a aussi des compagnonnes qui se sont laissés contaminer par la rage et entraîner par la violence  rodriguiste [1] et ont crée leurs « groupes d’affinité » à partir de l’anarco-féminisme, utilisant le terrorisme comme pratique ». Ils ont envie de nous considérer comme faisant partie de ce groupe de « jeunes naïfs qui, aux quatre coins du monde, tombent dans le piège, en gênant de jour en jour le développement du mouvement anarchiste, la lutte populaire contre l’État et le capital, et l’aboutissement du Communisme libertaire ».

Ainsi les bolcheviques libertaires essaient d’empêcher notre participation dans la guerre anarchique et nous demandent de bien vouloir retourner à l’école, aux fourneaux, aux soins de nos filles ou à repriser les chaussettes. Comme Télémaque à Pénélope, ils nous envoient tisser dans nos chambres. Une fois de plus, le cri du pouvoir patriarcal s’habille en « libertaire » et on nous condamne à nous taire et à nous tenir à l’écart des « affaires d’hommes ».

Avant d’aller plus loin nous voulons clarifier que nous ne sommes pas rodriguistes, et non pas parce que nous ne partageons pas les théories du compagnon Rodriguez, mais parce que nous sommes pas non plus bakounistes, ni malatestiennes, ni magonistes ni goldmanistes. Ce que nous suivons ce sont des idées, pas des personnes.

Nous sommes anarca-féministes et nous croyons qu’il n’y a qu’une seule façon d’affronter le pouvoir et l’autorité, et c’est l’insurrection anarchique, et pour cette raison nous voyons l’organisation anarchique d’une façon informelle à travers des collectifs affinitaires et la conflictualité permanente contre la civilisation patriarcale dans son ensemble. C’est pour cela que nous refusons l’autorité misogyne de ces bolcheviques libertaires, et que nous le faisons publiquement. Lutter contre le sexisme et la misogynie c’est lutter contre le genre, et lutter pour détruire le genre c’est lutter pour détruire la civilisation patriarcale.

Nous ne représentons pas toutes les compagnonnes anarca-féministes insurrectionalistes, nous parlons seulement au nom d’un collectif affinitaire situé au centre du Mexique. Nous reconnaissons la lutte de toutes les autres compagnonnes de ce courant, que ce soit celles qui affrontent la civilisation patriarcale de façon individuelle, celles qui le font à travers des petits collectifs anonymes, jusqu’à celles qui ont décidé de se regrouper sous des sigles et revendiquer leurs actions [2].

Notre lutte est la même.
Ni Dieu, ni État, Ni Patron !
Contre la civilisation patriarcale !
Pour le contrôle sur nos corps et nos vies !
Pour la destruction du genre !
Pour la tension anarchique insurrectionnelle !
Pour l’Anarchie !

Sabbat Anarca-féministe Insurrectionnaliste et Informaliste

NdT 1 : Rodriguiste, en référence à Gustavo Rodriguez. Comme je trouve
toujours difficile de définir les gens je préfère mettre en lien un
entretien avec le compagnon fait par le journal Conspiración Acrata :
server.nostate.net/

NdT 2 : Pour celles/ceux qui lisent l’italien, voici un recueil de
communiqués d’attaques sortis au Mexique entre 2014 et 2015 signés
COFIAA (Commando Féministe Informel d’Action Anti-autoritaire) :
anarcoqueer et sinon les communiqués en espagnol sont lisibles ici :
cofiaa

en espagnol, italien (en cours)

[Mexique] Fernando Barcenas sorti de prison !

Fernando est sorti de prison, le 11 juin 2018 vers 21 heures, une fois dehors, il a brûlé son uniforme couleur beige qu’il a dû porter pendant quatre ans et demi.

Arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro, Fer avait été accusé d’avoir mis le feu à l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola, depuis lors il se trouvait dans la prison Nord dite le ReNo, dans la ville de Mexico.

En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison pour les délits d’attaques à la paix publique et association délictueuse. Peu après sa detention Fernando n’a cessé d’élaborer de multiples projets : des ateliers de musique d’écriture, de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral indépendant de combat : « El Canero », qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’un média libre produit par des prisonniers et prisonnières, derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale mexicaine et d’ailleurs.

Pour Fernando « Le Canero est un projet qui veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dont nous sommes tous prisonniers à différents niveaux. Ce journal contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication entre prisonniers et avec l’extérieur ». Il s’agit pour lui « De démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies ».

Ainsi, le premier Canero est sorti en juin 2014, à ce jour, cinq numéros ont été écrits : au fil du temps, le contenu évolue. Ce journal est le produit des nombreuses réunions de prisonnier.e.s, des échanges et des réflexions, des actions conjointes, des grèves de la faim … Dans son cheminement, le Canero voit naître des organisations informelles de prisonnier.e.s en résistance, des actions coordonnées, des communiqués dénonçant la bête pénitentiaire, l’autorité et l’enfermement dans et hors les murs.

Depuis le mois de novembre 2017, Fernando lance une nouvelle idée, mettre en place une bibliothèque autonome gérée par les propres prisonniers et après plusieurs mois de travail et de construction, la bibliothèque est inaugurée le 28 avril 2018 avec le nom de Xosé Tarrío González *, la bibliothèque continue de grandir et à ce jour elle compte avec de nombreux documents, entre livres, revues et brochures… la bibliothèque continue sa route.

Pendant toutes ces années Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de Mexico. Par la suite, Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimé.e.s et torturés par la machinerie pénitentiaire. La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, qui fait référence au sens « s’échapper, fuir » s’évader de la propriété d’un maître.

Une forte accolade Fer, un abrazo compañero!
Enfin dans la rue.

Jusqu’à la liberté totale!

Les trois passants

____________

*NOTE : Xosé Tarrío González est né en 1968 à la Coruña. A onze ans il est enfermé dans un internat, puis en maison de redressement pour se retrouver à 17 ans en prison où il contracte le SIDA. En prison, il met en oeuvre l’anarchisme et la rébellion, menant de nombreuses tentatives d‘évasions, pratiquant la solidarité réelle entre les prisonniers, luttant résolument contre la prison et les gardiens de prisons ; toutes ces attitudes entraînent humiliations, mises à l’isolement et il est de nombreuses fois torturé. En 2004, son état de santé se dégrade une nouvelle fois dû à sa maladie et finalement, le 2 janvier 2005 il meurt victime de l’institution carcérale et de la société qui la soutient. Xosé était un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) et auteur du livre « Huye, hombre, huye »

[France] : Sortie de Kairos n°4 (mai 2018)

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Nous vous annonçons la sortie d’un nouveau numéro de Kairos pour ce mois
de mai 2018. Il s’agit exceptionnellement d’un quatre-pages autour des
luttes actuelles dans les facs, sur le bocage de Notre-Dame des Landes
et des émeutes parisiennes du 1er mai.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques,
suggestions d’articles, etc…

Sommaire :
– Et si tout le monde détestait la domestication ? Récit sur les
occupations de facs : p.1-2
– ZAD partout, État nulle part – Chronologie des actions de solidarité :
p.2-3
– Rien n’est fini – Souvenirs d’un 1er mai parisien : p.4
– Comme un amer goût de déjà-vu : p.4

Vous pouvez trouver ce numéro et les précédents sur le site de la revue : https://kairosjournal.noblogs.org/

Montréal, Canada : Deux statues de la reine Victoria vandalisées

Communiqué anonyme original produit par le Brigade Henri Paul* contre la monarchie, partagé avec sub.media

18 mai 2018, Montréal – Quelques jours avant la Fête datée et insultante commémorant la reine Victoria, deux statues importantes érigées en hommage à la reine Victoria furent vandalisées pendant la nuit du 17 au 18 mai à Montréal.

Le monument Victoria au centre-ville de Montréal (érigé en 1872), ainsi que la statue de bronze sur la rue Sherbrooke (érigée en 1900) à l’Université McGill, ont été arrosées avec de la peinture rouge.

Cette action se base en opposition au colonialisme et à l’impérialisme, et exprime également une aversion envers la monarchie britannique parasitique (ainsi qu’envers toute monarchie). De plus, nous nous inspirons directement du vandalisme récent (avec peinture verte) des mêmes statues de la reine Victoria à l’occasion de la Saint-Patrick ce mars dernier, action revendiquée par la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin.

Pour la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin, ces statues représentent “un héritage criminel de génocide, de meurtres de masse, de torture, de massacres, de terrorisme, de famines forcées, de camps de concentration, de vols, de dénigrement culturel, de racisme et de suprématie blanche.”

Les statues de la reine Victoria devraient être ôtées de l’espace public et placées dans un musée en tant qu’objets historiques. Les statues et les monuments publics ne devraient pas représenter l’oppression. La présence de statues commémorant la Reine Victoria à Montréal est, pour citer la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin, “une insulte aux nations autochtones en Amérique du Nord (l’Île de Tortue) et en Océanie, ainsi que les peuples d’Afrique, du Moyen-Orient, des Caraïbes, du sous-continent indien, et partout où l’Empire britannique a commis ses atrocités.”

Ces statues sont également insultantes pour les gens qui représentent les luttes irlandaises progressistes, ainsi que pour les Québécois.es. Par contre, nous dénonçons les “Québécois.es de souche” racistes et anti-immigrant.es au Québec (les souchebags) qui tentent de s’approprier l’héritage des patriotes pour mieux représenter leurs idées néo-fascistes.

Contexte important: notre action d’hier soir contribue à une nouvelle tradition de ciblage de symboles et monuments coloniaux pour qu’ils soient vandalisés et, éventuellement, enlevés: Cornwallis à Halifax, John A. Macdonald à Kingston et à Montreal, le mouvement Rhodes Must Fall en Afrique du Sud, la résistance aux monuments Confédérés aux États-Unis, et bien d’autres encore.

Pour encore citer la Brigade de solidarité anticoloniale Delhi-Dublin: “Notre action est une expression de solidarité anticoloniale et anti-impérialiste, et nous encourageons d’autres gens à entreprendre des actions semblables contre des monuments et symboles racistes qui ont leur place dans des musées, et non dans nos espaces publics partagés.”

— Communiqué par le Brigade Henri Paul* contre la monarchie

* Henri Paul était conducteur du Mercedes de luxe qui transportait la Princesse Diana lors de son accident mortel à Paris en 1997. Chaque membre de la monarchie britannique mérite un conducteur français saoul.

[Notre-Dame-des-Landes] Communiqué sur la seconde phase d’expulsion en cours sur la ZAD

La seconde vague d’expulsion amorcée depuis ce matin est une nouvelle tentative d’éradiquer une partie de la zad. Elle va faire remonter dramatiquement la tension dans le bocage et laisser plus de personnes encore privées de leur logement et de leurs espaces quotidiens d’activités. Les routes et chemins sont une nouvelle fois envahis par un dispositif militaire inédit en terme d’ampleur et de durée dans l’histoire du maintien de l’ordre en France. Cette démonstration de force est sans doute à la hauteur de l’affront qu’a représenté des années durant cet espace de résistance et d’expérimentation. L’acharnement de l’Etat est significatif de sa vivacité persistante de cette aventure collective. Il est annoncé que plusieurs habitats sont cette fois visés dans le secteur de la forêt de Rohanne.

En s’attaquant aujourd’hui à la Chat-teigne, l’Etat cherche à raser un symbole de l’histoire de la lutte. La chat-teigne c’est ce chantier collectif de 40 000 personnes, ce hameau magique sorti de terre qui a signé la défaite de l’opération César. La construction de la chat-teigne a marqué la montée en puissance d’un mouvement populaire qui allait finir des années plus tard par arracher l’abandon du projet d’aéroport. Après avoir été un espace de convergence vibrant des mois durant pour et par les comités de soutien, les cabanes de la chateigne s’étaient transformées en habitat plus permanent.

Au-delà de la chat-teigne, la zad est emblématique, entre autre, comme espace de réinvention d’une architecture créative et d’une réappropriation des techniques de construction. C’est à cette dimension d’habitat alternatif et collectif que l’Etat continue aujourd’hui à s’attaquer à travers la destruction des autres lieux de vie officiellement visés aujourd’hui : pui-plu, la datchacha, la vosgerie…

Par ailleurs, cette nouvelle offensive se situe en plein coeur de la zone humide et de la forêt qui vont être encore largement dégradées par le passage des blindés et tractopelles, et par les pluies de grenades et de lacrymogènes. La précédente vague d’expulsion avait déjà ravagé nombre de champs et chemins de la zad en plus d’empoisonner les foins, par la contamination des gaz dans l’herbe et les palets dans les roundballers. Nous avons défendu ce bocage pendant des décennies, nous ne pouvons le laisser aujourd’hui continuer à se faire écraser par la gendarmerie.

Comme c’est déjà le cas depuis des semaines, les travaux nécessaires aux projets agricoles que le gouvernement dit paradoxalement accepter de pérenniser vont continuer à être entravés par l’occupation policière prolongée du territoire et ce au coeur de la saison agricole. D’après les estimations, le coût de cette opération absurde aura bientôt atteint les 5 millions d’euros. C’est la somme que le conseil général avait fait payer à L’Etat pour lui vendre l’ensemble des terres et bâtiments qu’il avait acquis sur la zad en vue du projet d’aéroport.

Le gouvernement tente de neutraliser la résistance en cherchant à ancrer l’idée que des personnes qui n’auraient pas pu ou voulu participer au dépôt collectif de projets seraient moins légitimes à rester vivre ici. Il faut bien peu de coeur pour imaginer que quiconque laisse ses voisin.e.s se faire raser leurs maisons sans réagir. Par ailleurs, les diverses interventions des forces de l’ordre depuis l’abandon de l’aéroport visent à affaiblir et mettre la pression sur tout le mouvement. Faute de pouvoir matériellement et politiquement expulser tout le monde, ces opérations cherchent à imposer des conditions drastiques pour le maintien des projets sur la zone et pour en fragiliser la dimension collective. Nous appelons pour notre part à se mobiliser largement sur le terrain et au-delà pour la défense des divers lieux de vie, réalités et activités qui s’entremêlent sur la zad.

Concrètement, nous appelons à :

/// Converger immédiatement sur palce pour ceux et celles qui le peuvent

/// A un rassemblement devant la préfecture à Nantes à 18h suite à une journée d’expulsion

/// A des rassemblements et occupations sur les places des villes et devant les mairies et préfectures. Les comités de soutien peuvent signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu’ils soient relayés

/// A une manifestation le samedi après une semaine d’expulsion à Nantes

/// A une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d’expulsion

[France] : Bilan de la semaine du 23 avril au 29 avril 2018 – Zad de Notre Dame des Landes – Le maintien de l’ordre fait mal !

Cette semaine, pendant cette période de trêve et de simple «déblaiement des habitats détruits et maintient de l’ordre », nous, équipe médic de la zad & collectif de soignant.e.s mobilisé.e.s sur la zad, déplorons 33 blessé.e.s : 14 personnes touchées par des grenades de désencerclements dont un traumatisme abdominal, une atteinte de la face et une personne évacuée ; 12 personnes touchées par des flash ball dont un traumatisme abdominal et une fracture ; 2 personnes présentant des traumatismes thoraciques ; 1 personne ayant fait une crise d’angoisse suivi d’un état de stress post traumatique lié aux gaz et à une action physique : clé d’étranglement de la part des gendarmes ; 2 personnes souffrant d’un trauma auditif par grenade GLI-F4 ; 1 personne brûlée par la chute d’un palet lacrymogène brûlant ; 1 personne intoxiquée par les gaz.
À tout cela s’ajoutent les séquelles à court, moyen et long terme qui font suite aux différentes blessures : difficultés à se déplacer, à conduire, douleurs violente et persistante, cicatrice, incapacité à se rendre au travail, syndromes de stress post traumatique nombreux…
Nous rappelons que depuis le 9 avril, début des opérations d’expulsions, nous avons recensé 305 personnes blessé.e.s. Ce chiffre est quant à lui toujours sous estimé car tout.e.s les personnes blessé.e.s ne sont pas prises en charge à nos postes médicaux.

Nous voulons témoigner précisément de l’évacuation de cette semaine. Une personne s’est rendue à un poste médical , elle présentait un éclat profond au bas de la cuisse, derrière le genoux.
Deux jours plus tard, elle manifestait des signes d’infection, nous avons donc choisi de l’évacuer vers les services hospitaliers. Cette personne a du se faire opérer pour retirer l’éclat qui faisait deux centimètre. Elle s’en est sortie avec 4 points de suture et une antibiothérapie renforcée.

L’éclat en question est l’une des pièces qui sert au mécanisme d’un type de grenade. C’est le quatrième éclat de cette sorte que nous retrouvons dans les chairs depuis le début des expulsions. Un a été extrait d’une cuisse. Pour les trois autres personnes blessées, des extractions chirurgicales en bloc opératoire ont été nécessaires (comme décrit plus haut). La seconde personne ayant été transférée vers des services hospitaliers avait reçu l’éclat dans une dangereuse proximité avec la colonne vertébrale (à 1 ou 2 cm). La troisième personne quant à elle avait reçu l’éclat dans le mollet.

Nous sommes donc aujourd’hui très inquiet.e.s de retrouver des éclats
métalliques de 2 cm dans les tissus profonds et aussi proches de parties vitales. Ces éclats, mal placés, pourraient avoir des conséquences dramatiques pour les personnes touchées. Nous alertons à nouveau la préfecture et les forces de gendarmerie : il est impératif, pour la sécurité des personnes, que cela cesse !

Ici, depuis le 9 avril, nous ne cessons de constater l’usage potentiellement létal des armes de la police qui blessent, mutilent, traumatisent, et bientôt tueront si cette brutalité d’intervention perdure.

Avalanche – Correspondance anarchiste, numéro 13

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[Suisse] A propos de la lutte contre Bässlergut et de pratiques
insurrectionnelles

[Allemagne] Quand les déserts de béton deviennent intelligents.
Surveillance intelligente et technicisation de la ville

[Tunisie] Qu’est-ce qu’on attend ? Des jours et nuits de révolte contre
la misère

Pour les versions anglaises et allemandes voir ici.

Avis de tempêtes #4 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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“La guerre qui monte en force jour après jour déterminera les contours du monde de demain. Et les anarchistes dans tout cela ? Seront-t-ils encore là, traversant l’épreuve du feu dans ce monde de demain ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus que nous sommes déjà, disons-le clairement, terriblement en retard. Nous regardons encore un énième mouvement social comme s’il annonçait en soi une nouvelle vague de subversion, nous luttons contre tel ou tel projet de la domination, mais
sans inclure ces combats dans un cadre plus ample, plus vaste, plus international, nous restons un peu bouche bée quand même nos publications ou nos locaux se trouvent dans le collimateur de la très démocratique justice anti-terroriste. Nous jouons dans les marges qui nous sont laissées, plutôt que sur les terrains que nous avons nous-mêmes forgés et conquis avec force et conviction. La question n’est pas d’insister sur l’urgence, mais plutôt de porter un regard lucide et critique sur où nous en sommes vraiment. ”

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

Aveyron, France : Depuis l’Amassada, appel à se défendre

[Italie] “À chacun sa vérité. Réflexions et actualisations à propos du procès Scripta Manent”

Les audiences concernant le procès Scripta Manent sont en cours (de mars à juillet). Les réflexions suivantes – dont l’auteur est l’anarchiste Anna Beniamino – publiées en mars, sont datées de janvier 2018.

https://attaque.noblogs.org/post/2018/04/02/a-chacun-sa-verite/

Cliquez sur l’image pour lire

Source: Croce Nera Anarchica

en portugais

[Notre-Dame-des-Landes] : Précisions en vue d’un démarrage des expulsions sur la ZAD

Ce mardi 3 avril, l’assemblée des usages appelait à se mobiliser face à l’annonce d’un ouragan gouvernemental sur la zad, en pleine période de montée en puissance des grèves, manifestations et occupations dans le reste du pays.

Alors que diverses informations laissent à penser que 2500 policiers pourraient venir dès ce lundi 9 avril dans le bocage procéder à des opérations d’expulsions et de destructions d’habitats, une assemblée extraordinaire s’est réunie ce soir dans une wardine pleine à craquer. L’assemblée a souhaité apporter des précisions et points de rendez-vous supplémentaires.

/// Un appel à venir dès ce week-end sur place et à rejoindre les divers lieux d’accueil (voir précisions sur le site zad.nadir.org)

/// Un appel à rejoindre lundi dès 4h du matin trois lieux de rassemblement pour pouvoir se répartir ensuite sur les divers points nécessaires (regarder site avant au cas où l’opération policière ait été reportée)

– L’un au niveau des fosses noires “camping des cheveux blancs” / lama fâché (au croisement de la d281 et de la route des fosses noires – voir carte sur le site)

– L’autre au niveau de l’ambazada (au croisement de la d81 et du chemin de Suez – voir carte sur le site)

L’heure de rdv est matinale, mais il faut compter sur la possibilité de ne pouvoir se garer directement à proximité et de devoir marcher un moment pour rejoindre les lieux de rendez-vous puis les points de blocages. L’opération d’expulsion pourrait commencer dès 6h du matin. Si vous ne pouvez y être avant cette heure là, il sera toujours utile de chercher à rejoindre la zone plus tard. Préparez vous en ce cas à être inventif, déterminé.e et à devoir faire un peu de course d’orientation à travers champs et chemins.

/// Un rassemblement devant la préfecture à Nantes et place Saint-anne à Rennes  à 18h suite à une journée d’expulsion.

/// Une assemblée à 21h à la wardine après une première journée d’expulsion – un second-rendez vous d’assemblée pourra être donné à Nantes en cas de difficulté pour un certain nombre de soutiens à se rendre sur la zad.

/// Une manifestation le samedi après une semaine d’expulsion à Nantes – rendez-vous 15h place du cirque

/// Une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d’expulsion pour sortir du sol les milliers de bâtons du 8 octobre 2016, pour reconstruire…

/// En plus des rassemblements et occupations le soir même sur les places des villes et devant les mairies et préfectures, d’autres rassemblements et blocages peuvent être pensé sur des sites stratégiques à l’instar de ce qui a pu être fait par le passé devant l’usine d’armement de pont de buis. Les comités de soutien peuvent signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu’ils soient relayés.

Avant de venir, renseignez-vous au maximum afin de comprendre la situation, et à votre arrivée adressez-vous à l’un des espaces d’accueil, prenez le temps de discuter avec les personnes sur place.

Pour accéder à la zone, voir ici :
http://zad.nadir.org/spip.php?article7. Prenez aussi le temps de lire les informations mises en ligne par l’équipe légale : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56.

Pour avoir les dernières infos sur ce qui se passe sur le terrain et sur les présences policières, écoutez à tout moment radio klaxon 107.7 et pensez à vous munir en ce sens d’une petite radio portable.

Merci de vos soutiens, de toutes sortes. Le printemps est là, la zad fleurira !

Berlin : Block Intersquat aux Journées de Discussion et de Chaos, 10-13 mai 2018

Vous etes invité.es à un block Intersquat aux Journées de Discussion et de Chaos en Mai à la Rigaerstrasse à Berlin. Nous voulons offrir un espace pour échanger sur nos tactiques et techniques, pour des discussions et des informations aux Journées de Discussion et de Chaos à la Rigaerstrasse.

Nous n’envisageons pas que ça puisse remplacer les rencontres Intersquat du passé, à moins que vous vouliez faire en sorte que ça arrive. Les journées nous semblent une bonne opportunité de fare converger les discussions générales sur le sens et l’avenir des luttes urbaines et les question que surgissent quand on considère les squats comme plus qu’un outil pour satisfaire les besoins de logement. Nous esperons un échange sur l’importance de l’occupation pour d’autres luttes de libération, des maisons comme outil politique, des questions sur le travail dans et avec le quartier et plus.

Expulsions, répressions, surveillance, prisons, la vermine qui use et assiste aux structures oppressives est partout, réunissons nous en support et renvoyons la balle non pas seulement dans leur camp mais enfonceons-la dans leur coeur.

Si vous, comme individu ou groupe, êtes intéressé.es, avez des atelier, discussions, présentations ou autre chose a partager, que se soit pour le block intersquat ou pour le reste des journées, contactez nour par mail au rigaerstrasse@riseup.net  avec ID-clé-PGP 0x3971B260E4B15B69

Plus d’infos sur le weekend se trouvent sur frgegenstadt.blackblogs.org
(Une partie des info est d’abord publié en allemand et traduite plus tard)

Vous pouvez contacter sleepingchaos@riseup.net avec la clé pgp ID 0xA9DE538A73306A20 pour trouver un endroit pour dormir.

Assemblée Rigaerstrasse

N’hésitez pas à faire circuler ce mail aux groupes, personnes et orgas auxquelles vous faite confiance. N’oubliez pas de joindre votre clé PGP en nous contactant, si vous en avez une.

en anglais, allemand

Bogotá, Colombie : Des émeutes autour de l’Universidad Pedagogica bloquent le quartier d’affaires pendant 4 heures

Reçu le 13 mars

Mardi 6 mars, à Bogota, en Colombie, 2 explosions retentissent et brisent le silence des cours. Entre les murs recouverts de fresques de cette université gauchiste depuis toujours, située en plein milieu d’un
quartier d’affaires, les étudiant-e-s qui jouent sur le terrain de sports tournent leur tête dans toutes les directions. Les bavardages s’évanouissent soudainement. Il est 10h30 et les vigiles enfilent leurs sacs à dos et quittent immédiatement la scène. Rapidement, un petit groupe de personnes cagoulées traverse la foule, sans un mot. Dans une sorte de chorégraphie, sans aucun bruit inutile, les étudiant-e-s quittent tranquillement le terrain et les encapuchadxs prennent progressivement leur place. On peut vite en dénombrer 50, qui font maintenant face aux gradins en pierre.

Sur les bancs, une foule d’étudiant-e-s curieux-ses s’entassent. On peut en entendre certain-e-s exprimer leur désaccord : « ça va être moche », qui partent aussi vite qu’elles et ils le peuvent. Sur le terrain, on peut facilement distinguer au moins 3 groupes différents. Les cagoules sont faites de tissu noir, les corps sont complètement recouverts, jusqu’à leurs chaussures, couvertes par de grandes chaussettes. Plusieurs d’entre elles et eux sont complètement habillés de sacs poubelle. Malgré les premières explosions, elles et ils ne semblent pas se presser.
Certain-e-s jettent sur le mur ce qui ressemble à des petites boules en métal, qui explosent dans un incroyable BOUM. Vous venez de faire la connaissance des papas bombas, une tradition ici en Colombie.

Elles et ils demandent au public de faire silence et commencent à expliquer la raison de tout ceci. Deux individus anarchistes crient leur discours aux bancs de derrière leur cagoule, avant qu’une féministe fasse la même chose. Une femme trans dans le public prend ensuite la parole, après avoir demandé à interrompre le discours d’un autre anarchiste. Elle dit que ce qui va se passer est très bien, mais que la lutte se passe également dans notre vie de tous les jours ; que pour les femmes, les gays et les lesbiennes, et pour les trans, nous devons nous battre contre tous les aspects de l’oppression. Les encapuchadxs et le public applaudissent bruyamment. Pendant les interventions, plusieurs encapuchadxs distribuent des flyers politiques, dont des flyers anarchistes et féministes (avec des appels à la manifestation du 8 mars).

C’est ensuite au tour des dissidents des FARC de parler. Les FARC, la guérilla colombienne bien connue, vieille de 50 ans, ont finalisé un accord de paix avec l’État colombien il y a une paire d’années. Plusieurs encapuchadxs que l’on peut voir, bien identifiés grâce à leurs brassards jaune et noir, sont des dissidents de ce groupe.
Mais au moment-même où elles et ils commencent à parler, une sirène puissante retentit et interrompt leur discours, ce qui nous fait sourire, en tant qu’individus anti-autoritaires. Les étudiant-e-s et les encapuchadxs prennent ensuite place aux portes de l’université. De nombreuses personnes se masquent le visage et rassemblent des pierres et des bouteilles vides. L’ESMAD, la police anti-émeute, est visible à travers les grilles de la fac, se déployant lentement tout autour de l’université, tandis que les encapuchadxs en sortent, leurs mains pleines de papas bombas. Les affrontements commencent, les flics répondant aux puissantes bombes par du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

Plusieurs encapuchadxs sortent des bâtiments pour attaquer qui Davivienda, une grande banque colombienne, qui un gros concessionnaire Renault. Renault est un gros constructeur français de voitures. En voyant leurs vitrines éclater, nous avons des pensées pour les camarades emprisonnés en France depuis les récents mouvements sociaux [1].

Quelques rebelles brisent également les panneaux publicitaires autour de la fac, et taggent des graffitis anarchistes (Rabia y solidaridad (A) ; ¡Arriba el tropel! ; Tombos = bastardos ; (A)-K Anarchistas al Kombate [2]).

Tandis que de plus en plus de flics arrivent, ils tentent de se rapprocher des portes de l’université, mais ne parviennent jamais vraiment à encercler le campus. Deux camions de police ou plus, avec canons à eau, sont aussi visibles, et jettent des grenades lacrymogènes à l’intérieur de l’université. À l’intérieur de la fac, des gens allument des petits feux pour respirer les fumées et soulager les effets du gaz. Elles et ils respirent aussi des branches de romarin pour les mêmes raisons. D’autres lancent des cocktails molotov ou des papas bombas sur les camions. À l’extérieur, c’est le chaos total. Les flics bloquent physiquement une impressionnante foule de spectateurs qui semble se tenir du côté des étudiant-e-s sauvages qui se battent avec la police, hurlant pour les avertir lorsqu’arrivent le camion ou des motos de police.

Une chose importante à noter est qu’en Colombie, la police n’est pas autorisée à entrer dans les universités, et, plus étrange encore, elle semble respecter cette règle. C’est probablement la raison pour laquelle l’émeute a pu continuer pendant des heures sans qu’aucun des deux côtés ne semble vraiment capable de progresser.

Un triste événement s’est toutefois passé vers la fin de l’émeute. On a pu entendre une grosse explosion et 3 ou 4 étudiant-e-s ont été grièvement blessé-e-s, probablement par un dispositif explosif artisanal (papas bombas). Il semblerait que certain-e-s d’entre elleux ont perdu soit une main, soit un œil. Illes ont été envoyé-e-s à l’hôpital. Nous exprimons fortement notre solidarité à ces camarades blessés.

Après cette émeute, qui était la deuxième en moins d’un mois dans cette fac, on peut lire dans les journaux que tous les politiciens de la droite à la gauche appellent à la fin de ces manifestations, et à changer la loi pour autoriser les flics à entrer dans les universités.
Tout le campus a été fermé une semaine pour permettre des enquêtes. En dépit de ce contrecoup réac classique, certaines voix, même de syndicats de travailleurs de l’université, ont exprimé leur solidarité avec les événements et avec les blessés.

En Colombie, le mouvement offensif anarchiste est bel et bien vivant, et la volonté d’exprimer des idées radicales par des moyens radicaux est clairement palpable.

Pour l’anarchie. Pour le chaos.

quelques anarchistes

[1] Particulièrement, nous parlons des prisonnier-e-s du mouvement contre la loi travail de 2016, dont certain-e-s sont toujours incarcérés, et d’autres personnes en prison après l’expulsion du Bois Lejuc, une zone occupée en lutte contre un projet d’enfouissement de déchets nucléaires dans l’est de la France.

[2] Rage et solidarité (A) ; Vive l’émeute ! ; Flics = bâtards ; (A)-K Anarchistes au combat

en allemand, anglais

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°3 vient de sortir

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

avisdetempetes.noblogs.org

“Rien de semble échapper à la reproduction sociale, rien ne semble être en mesure de s’opposer à l’éternel retour de la plus mortelle des habitudes : le pouvoir. Des grèves sauvages qui s’arrêtent après la concession de quelques miettes, des protestations populaires auxquelles manque seulement la satisfaction de leur revendication sereine pour devenir des consensus de masse, l’abstention politique qui se précipite dans les urnes à l’appel de nouveaux politiciens, des révolutions sociales triomphantes lorsqu’elles obtiennent un changement de la garde… « Fallait-il que la routine eût de longues dents pour que nous en soyons là aujourd’hui ! » disait un vieux surréaliste.”

en portugais

Portugal : Vive Javier Recabarren, anarchiste !

[Mémoire noire et insurrecte] Vive Javier Recabarren, anarchiste !

Il parcourait les rues de Santiago du Chili avec la pleine conviction de ce
qu’il sentait, contre la police terroriste, contre une société que
maltraite et torture les êtres humains et les autres animaux. Sa révolte
profonde contre les grilles des cages et des prisons venait directement
de son cœur. Sauvage et libre, il déambulait sa brève vie anarchiste
comme une comète, éclatante d’amour et de rébellion. Javier Recabarren
meurt piétiné par une machine assassine dans la même rue où il s’est
battu tant de fois (18 mars 2015). Indomptable, sa sagesse de l’acratie courrait dans ses veines, dans son jeune corps de 11 ans!

Vive Javier ! Honneur à ta mémoire.

Tu vis en nous, nous vivons avec toi à nos côtés. Avec la mémoire noire et insurrecte de tous celleux qui se battent et nous donnent de la force, comme toi, Javier Recabarren !

Venceremos!! (A)

en portugais

 

 

Avis de tempêtes #2 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

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Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°2 vient
de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog : https://avisdetempetes.noblogs.org 

“Aux yeux du pouvoir, il semble qu’être espionnés à tout bout de champ par ses boules haut perchées ou qu’être flashés par les laisses électroniques de citoyens-délateurs ne soit pas encore suffisant : en plus des 10 000 caméras-piéton annoncées au buste des pandores d’ici 2019 (opération « Vas-y, chope la cam’ ! »), les 110 000 tablettes et smartphones NEO de la police et de la gendarmerie déployés d’ici 2020 risquent de finir par encombrer totalement notre champ de vision.

À moins bien sûr que nous puissions faire quelque chose pour y remédier… car lorsque le contrôle néo-policier devient simple comme cliquer sur le bouton photographique d’un smartphone ou sur ses applis, avec interrogation directe d’une banque de données à distance, c’est bien dans l’interaction entre le réel et le virtuel que réside la principale fragilité de leur architecture.”