Contact

Pour contribuer aux traductions, édition-correction et/ou apporter du matériel original à publier tel que des actualités depuis la rue, des compte-rendus d'actions, communiqués de revendication, des textes pour des compagnon-ne-s emprisonné-e-s ou poursuivi-e-s, des appels, des feuillets, des articles d'opinions, etc. : contrainfo(at)espiv.net

Clé PGP

Cliquez ici pour télécharger (en .asc) notre clé pgp.

Contra Info: Réseau traducteur de contre-information

Contra Info est un nœud international multilingue de contre-information et de traduction, une structure entretenue par des anarchistes, anti-autoritaires et libertaires en activité dans différentes parties du monde. Lire la suite »

Chili: Novembre de Revenge

Le matin du 19 novembre 2015, Kevin, 18 ans, en complicité avec la nuit, se rendit à bicyclette jusqu’au périmètre de l’école de gendarmerie de San Bernardo, armé d’une bombe et d’un poignard. Après la détonation, le police bâtard qui venait après ses pas après une longue enquête, le capturait à quelques mètres de l’endroit. En même temps que son comrade Joaquin Garcia était kidnappé à son domicile, tous deux détenus en captivité dans la prison de haute sécurité. (CAS), en particulier dans la section de sécurité maximale (MAS).

Tous deux sont accusés de l’attaque au 12e commissariat de San Miguel le 29 octobre, avec une bombe composée d’un extincteur de 6 kilos avec plus de 3 kilos de poudre noire, environ 100 clous de 4 pouces et 50 clous de 1 pouce dans le intérieur pour travailler comme éclats d’obus, une bouteille d’acide sulfurique de 1 litre et deux bouteilles d’essence d’un litre, toutes activées par une télécommande distance, consistant en un téléphone cellulaire branché sur une ampoule de 2,5 volts modifiée en tant que détonateur, revendiqué par la “cellule déflagrante Gerasimos Tsakalos – Conspiration internationale pour la Vengeance ”, Kevin est également accusé de l’attaque explosive contre l’école de gendarmerie et de l’attaque explosive contre la compagnie d’électricité Chilectra, le 16 octobre, revendiqué par la “cellula karrkarri“, ces deux dernières attaques ne sont liées qu’à Kevin.

Après 7 mois de captivité, Kevin demande à être transféré à la prison/abattoir Santiago 1. Le 15 juin 2018, le inquisiteur procès commence contre les comrades. Ils sont été déclarés coupables le 15 août, à Joaquin pour avoir porté une arme à feu et les munitions, qu’il portait à ce moment-là, oú est été capturés alors qu’il était un fugitif en cassant une mesure d’assignation à résidence, ainsi que l’attaque du 12ème commissaire de San Miguel, en compagnie de Kevin, qui Il a été reconnu coupable de l’attaque explosive contre l’école de gendarmerie d’El Bosque-San Bernardo. Le 5 septembre 2018, ils sont condamnés à 13 ans de prison pour Joaquin et à 17 ans pour Kevin.

Le 2 novembre, lorsqu’il se rend dans le cour de la prison, Kevin a été impliqué dans une bagarre avec un autre prisonnier, qui semblait être l’un des nombreux conflits quotidiens vécus à cet endroit. Il a été blessé d’une manière mortelle, sans recevoir une assistance médicale en temps opportun, Il est transféré mort de Santiago 1 une heure et quinze minutes plus tard, à l’hôpital externe Barros Luco.

” Je sais à quoi je faisais face, à partir du moment où j’ai consciemment décidé de vivre ma vie en action constante et non mots vagues, et je ne regrettais rien ”

Un an après son assassinat, un appel international à l’action est lancé pour se venger du meurtre de Kevin alors qu’il était captif au sein du prison/abattoir Santiago 1. L’appel s’étend à la réalisation de plusieurs actes de vengeance, en pariant sur la pratique chaotique de la violence tout au long du mois de novembre. Laissant de côté les distorsions utilitaires qui ont surgi autour de Kevin, qui contredisent ses paroles et ses actions.

”la solidarité n’est pas seulement un mot cliche, elle est une action encolère qui donne des injections de force et d’énergie au cœur de chaque sœur captive ”

Vengeance pour Kevin, complicité avec Joaquin
Liberté à tous les prisonniers du monde

en espagno | anglais | italien | portugais

Festival les BURE’LESQUES : 9-10-11 août 2019 à Hévilliers en Meuse

Festival de résistance contre le projet de poubelle atomique Cigéo en Meuse/Haute-Marne

Cette année, après le succès de la première édition 2017, on remet le couvert, on a envoyé des invitations tous azimuts, on sort les chapiteaux et les grandes marmites. On concocte la seconde édition du festival comme promis !

AU PROGRAMME : Spectacles, conférences/débats, concerts, bal folk, projections et info, info-kiosques, cantines…
La programmation est quasi bouclée, elle sera mise en ligne tout prochainement.
LIEU : à HEVILLIERS (55290), à quelques km de BURE, dans une jolie vallée verte et préservée. Camping sur place. Entrée et restauration prix libre.

Vous voulez filer un coup de main ?
Dès le lundi précédent le jour d’ouverture du festival, pendant la durée de l’évènement et deux jours après celui-ci, il y aura des besoins divers (montage, démontage, nettoyage, accueil, cantine, manutention…) : si vous êtes motivé.e.s pour faire partie de l’équipe de choc qui rendra tout cela possible, il vous suffit de répondre favorablement à l’appel à bénévoles que vous recevrez bientôt.

Ce festival de résistance contre la poubelle atomique Cigéo est porté par un collectif d’habitant-es, de sympathisants et d’associations. Rejoignez-nous !

https://burefestival.org/

Avis de tempêtes #18 vient de sortir

Cliquez ici pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les  précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“Se défaire des embarras qui accompagnent assez souvent les débats entre révolutionnaires quand il s’agit de couper le jus de ce monde. Oser affronter la question de la projectualité pour s’émanciper du triste sort d’anarchistes trop souvent à la remorque d’autrui. Ce qui peut s’ouvrir, c’est la possibilité de milliers de sabotages diffus frappant l’approvisionnement énergétique du monstre qu’il faut abattre. Personne ne peut prévoir ce que ça peut donner, mais une chose est sûre : c’est une pratique de la liberté.”

Sortie de « Des Ruines » n°3/4

Nous sommes heureux d’annoncer, après une longue absence, quelques complications et un travail de plusieurs années, la sortie d’un double numéro de la revue anarchiste apériodique mais loin d’être prématurée Des Ruines, au format A4 relié et avec cette fois-ci 308 pages et trois grands dossiers. Des Ruines se donne toujours pour ambition de remuer les réflexions, recherches et débats autour des perspectives révolutionnaires anarchistes et antiautoritaires ; certains débats vifs et d’actualité, certains autres intemporels ou laissés de côté et exhumés pour l’occasion.

Sur le site de la revue, on pourra télécharger les quinze premières pages au format PDF (couverture + édito + sommaire) :
https://desruines.noblogs.org/files/2019/02/Extrait-ruines-3-4-15p.pdf

Pour plus d’infos sur ce double numéro, son contenu, comment se le procurer et sur les commandes :
https://desruines.noblogs.org/post/2019/03/05/numero-3-4-double-debut-2019/

Des Ruines,
Revue anarchiste apériodique.

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°11 (novembre 2018) vient de sortir

Cliquez sur l’image pour télécharger l’image

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“A présent un compagnon est mort. L’anarchiste Mikhail Zhlobitsky a péri. Mais il n’a pas été fauché par les sbires du pouvoir, il est mort en accomplissant ce qu’il avait décidé d’accomplir. Il est mort en agissant, en vengeant les incarcérés, les torturés, les réprimés. Sa détermination toute singulière, individuelle, précieuse, est devenue, disons-le sincèrement, rare parmi les ennemis de tout pouvoir. Sa détermination, son courage, sa décision, son geste implacable et tragique, s’inscrit au cœur d’un anarchisme qui cherche à se réaffirmer malgré tout, qui refuse obstinément de succomber aux appels à renoncer au rêve et au combat.”

France : Appel à soutien pour « Des Ruines » n°3 et 4

La revue devrait sortir sous la forme d’un double numéro (3/4) dans les semaines à venir, malgré des difficultés financières certaines, puisqu’elle contiendra plus de 300 pages reliées au format habituel. Elle est donc coûteuse à produire, et c’est ce qui retarde désormais sa sortie.

Il est déjà possible de faire un don de soutien (par exemple via paypal ou par chèque) et/ou pré-commander un ou plusieurs exemplaires pour aider à sa publication. Vous serez alors parmi les premiers à recevoir la revue.
Elle contient de nombreuses contributions inédites de toutes sortes (écrites, graphiques, etc.) et nous garantissons présomptueusement qu’elle saura susciter beaucoup d’intérêt chez celles et ceux qui ont apprécié les numéros précédents, et plus encore. Des exemplaires des deux numéros précédents sont encore disponibles (pas pour longtemps), contactez-nous pour les points de diffusion physiques actifs en ce moment. Des versions PDF de ceux-ci seront mises en ligne sur le blog dès la sortie papier du
nouveau double numéro. Cela n’enlèvera rien au fait, sans aucune considération morale, que nous conseillons, à titre indicatif, et préférons, sa lecture sur papier comme cela fut expliqué dans un édito.

—Aperçu du sommaire—

Les trois grands dossiers :

– Religion et Modernité – De nouvelles analyses pour de nouveaux enjeux  ?

– Sociobiologie, quand la science justifie la domination sociale

– Godzilla et les kaïju, le Béhémoth de la révolution

Mais aussi un nouvel édito toujours trop long et trop colérique et des mini-dossiers sur la machine à expulser, nationalisme, régionalisme et contre-cultures, des éclats de révolte d’écoliers et de lycéens du dernier siècle, les stérilités identitaires, les anarchistes durant la guerre de 14-18, des débats sur l’écriture inclusive et l’organisation en non-mixité, et de nombreuses autres inactualités actuelles et actuelles inactualités sur les perspectives anarchistes et révolutionnaires.

————

Pour plus d’informations nous contacter : desruines@riseup.net
https://desruines.noblogs.org/

Kairos n°7 (novembre 2018) vient de paraître

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

On peut se le procurer en ligne sur le blog : kairosjournal.noblogs.org. Tous les anciens numéros sont également disponibles.

Il est aussi possible d’en recevoir en version papier en adressant un mail à kairosjournal@riseup.net

Forêt de Hambach: Expulsions possibles la semaine prochaine

source www.hambacherforst.org

Sur la base de différentes observations, nous supposons qu’une expulsion de toutes les structures de sol et de toutes les cabanes dans les arbres est prévue pour la semaine prochaine ( 5 – 9 novembre ). Préparez-vous, il est préférable d’arriver tôt, car l’accès sera probablement plus difficile dès le début de la semaine. Selon l’expérience précédente, les accès de la forêt seront probablement d’abord limités et contrôlés, ensuite les barricades et les structures de sol seront détruites, puis les cabanes dans les arbres expulsées et détruites.

[fRance] : Parution de Rhizome n°5

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Le numéro 5 de Rhizome, journal anarchiste pour diffuser la résistance  contre le génie génétique et son monde, est sorti.

On y traite des questions de la figure du paysan et des classes  sociales, des projets de plantes-espions de l’armée américaine et de  start-ups suisses, de l’assassinat de Jérôme Laronze par la police,  des nouvelles de la technologie à Turin, d’actions directes et  d’additifs alimentaires génétiquement modifiés.

Tous les numéros de Rhizome sont à télécharger (en français / in  italiano / auf Deutsch) sur : rhizom.noblogs.org

Vous pouvez aussi nous donner une adresse postale pour recevoir des exemplaires en papier.

Bonne lecture!
Rhizome

Soutien aux 18 inculpé.e.s de Bâl

Le 24 juin 2016 a eu lieu à Bâle une manifestation contre le racisme, la répression et la gentrification. Durant cette manifestation, des institutions et entreprises, participant aux conditions en vigueurs, ont été la cibles d’attaques. Ce sont, entre autres, le bureau du plus gros parti de la droite populiste suisse (UDC), le palais de justice, une entreprise privée de sécurité (Kroo Security) ainsi que la police qui ont été visés.

Le soir même, 14 personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir pris part à la manifestation. Sept d’entre-elles ont passé plusieurs mois en détention préventive. Quelques semaines plus tard, une autre personne a encore été arrêtée et, en cours de procédure, 4 personnes de plus ont été convoquées et accusées. Il ressort de l’acte d’accusation que le procureur suit la piste reprochant à l’ensemble des 18 personnes accusées d’avoir commis ensemble des délits suivants, « en se répartissant les tâches » :

Multiples dégradations de biens qualifiées (attroupement sur la voie publique et lourdes dégradations, agressions, violation de la paix publique, coups et blessures (avec objet dangereux), de multiples tentatives de coups et blessures (avec objet dangereux) et de multiples tentatives de blessures graves, de multiples troubles sur la voie publique, violences et menaces envers les autorités et les agents, violation du code de la route et infraction à la loi cantonale sur les infractions.

Le procès débute le 24 octobre au tribunal correctionnel de Bâle. Il est prévu qu’il dure cinq jours, le verdict étant attendu pour le 30 octobre. Le procès sera orchestré par trois juges qui, en théorie, peuvent imposer des peines allant jusqu’à cinq ans de prison.

L’indignation quant à la violence envers des biens matérielles ou envers les policier·ère·s présent·e·s est hypocrite. La violence ne commence pas au moment où des pierres sont jetées lors d’une manifestation. Les attaques du 24 juin 2016 ne sont en aucun cas comparables à la violence subie par les milliers de personnes en fuite, enfermées dans des camps et centres de renvois, confrontées à des situations sans perspectives à l’intérieur de la « forteresse Europe ». Lorsque le Ministère Public fait courir l’image de manifestant·e·s violent·e·s, c’est une manière de plus de cacher, dans la tête des gens, la réalité de la violence quotidienne.

Nous saluons le fait que des personnes prennent la rue afin de se rebeller contre les oppressions présentes, de manière autonome et sans demander de permission. Nous considérons le militantisme comme un moyen d’intervenir directement face aux dysfonctionnements, permettant de sortir d’une protestation purement symbolique.
La répression que rencontre ces 18 personnes ne doit pas être considérée comme un cas à part. Elle est la garantie nécessaire du fonctionnement sans friction d’une société basée sur d’énormes inégalités. Les personnes sont discriminées, condamnées ou encore enfermées sur la base de leur statut social, de leur apparence, d’une pratique de résistance ou encore de leur situation légale. Ces mécanismes répressifs servent à protéger les avantages des personnes privilégiées et à maintenir les autres à distance. La répression n’est pas un événement individuel, mais bien un élément quotidien de notre société.

Dans un moment où les médias et la justice cherchent à nous diviser, nous devons, plus que jamais, nous tenir ensemble et exprimer notre solidarité de manières diverses et variées. Pour nous, il n’est pas important de savoir si les accusé·e·s sont coupables ou non. Tant que nous restons unis malgré nos différentes positions. Montrons nous solidaires avec les accusé·e·s du 24 juin 2016. Montrons que notre solidarité est plus forte que les lois de l’État et que la répression.

Plus d’info sur la manif en question ici.

en allemand

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°10

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“Bien entendu, le reflet que nous renvoie le pouvoir n’est pas la chose la plus intéressante au monde pour qui n’entend ni se mirer dedans ni dialoguer avec lui, mais le détruire sans médiation. Mais aussi parce que les miroirs déformants du pouvoir ne sont qu’une prison de plus pour tenter de nous contraindre à regarder avec ses yeux, à penser avec ses catégories, à rêver avec son projet. Cela ne fait que souligner davantage la nécessité de faire vivre dès aujourd’hui, dans les luttes comme dans les attaques, dans les discussions comme dans les solidarités, à travers notre éthique et nos refus, un monde qui soit notre, qui nous soit propre. Face aux miroirs déformants du pouvoir comme face à leur symétrie renvoyée par les autoritaires (contre-culture du lundi matin ou contre-pouvoir de l’efficacité politique), imbibée de dialogue conflictuel et de compromis tactiques avec l’État, ce « notre » ne peut qu’être un « autre ». Un autre qui ne soit basé ni sur une composition avec l’existant ni sur la masse. Un notre qui ne soit pas unique comme un parti ou triste comme un syndicat, mais au contraire libre et sauvage comme une multiplicité d’individualités en guerre contre le pouvoir.”

Forêt de Hambach: Nous avons squatté Manheim!

Il y a deux semaines, des personnes ont été chassées de leurs maisons dans la forêt de Hambach. Depuis déjà plusieurs années, les habitant-e-s sont expulsées des villages envioronnants ainsi qu´à Manheim tandis que le grand public n’etendend parler que des manifestantions dans la forêt.

L’exploitation minière de charbon en Rhénanie ne concerne pas uniquement les habiatant-e-s de la région, mais fait partie d’un problème plus global.

Peu importe a certains que le loir voit son vieux chêne être détruit, que des fermier-es locales voient leur champs se dessécher et leur habitat démoli, que des humains doivent quitter les rues dans lesquelles ils ont appris à faire du vélo, ou que des villages péruviens soient menacés par la fonte de glaciers.

Toutes les créatures vivantes souffrent ensemble du compprtement de RWE et de cette culture destrucrice en général.

Les multinacionales comme RWE et le politiciens doivent prendre leurs responsabilité face à cette situation. Puisqu`illes ne veulent pas changer leur méthodes de production énergétiques alors, en tant que personnes ordinaires, nous sommes obligés d’agir.

Nour n’accepterons pas la destruction de ces maisons c’est pourquoi nous les occupons.

Pour se faire nous avons l’intention d’ouvrir un espace de vie libre et autogéré, qui encourage la créativité, la quaité de vie et soutienne les personnes engagées dans les luttes contre RWE. Nous demandons également à RWE de rendre leurs maisons aux personnes qui veulent retourner y vivre.

Vivre dans les zones rurales devient de plus en plus attrayant pour un grand nombres d’être humains. Loin de la vie anonyme des petits appartements hors de prix dans les jungles urbaines a travers le monde, les gens peuvent s’entraider, habiter ensemble et construire des projets de vie durables pour différentes générations.

Nous voulons rendre cela possible, ensemble, dans l’unité.

Avec des gen-tes qui vivent ensemble a Manheim depuis des déciennes.

Avec des gen-tes qui vivaient ici et qui sont jà parti avec leurs familles.

Avec des gen-tes qui sont venues ici pour combattre la destruction sytématique de la nature.

Et avec des gen-tes qui ont été obligeés de fuir leur maison dans d’autres parties du monde, pour etre a nouveau chassées ici.

Nous nous élevons contre la destruction irrespectueuse de toutes formes de lieux de vie!

Habitons les maisons vides et créons de nouvelles perspectives pour nous tous!

*Pour plus d’informations: www.hambacherforst.org/*

en allemand / anglais

Paris : Bouygues en cendres

Dans la nuit de mercredi à jeudi 4 octobre, une voiture Bouygues est incendiée rue Laurier dans le 17ème arrondissement de Paris. Bouyygues est un constructeur de prisons désormais bien connu.

Nous envoyons ces signaux de fumée à Krem, dernier inculpé de l’affaire du quai Valmy à être incarcéré et à subir l’administration pénitentiaire. Ne le laissons pas seul !

Que ce petit geste incendiaire puisse donner force et courage aux anarchistes torturé-e-s et emprisonné-es en Russie, ainsi qu’aux 8 de Bâle qui passeront en procès fin octobre pour une déambulation sauvage et saccageuse un soir de juin 2016.

Liberté pour toutes et tous !

Kairos n°6 (octobre 2018) vient de paraître

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

On peut se le procurer en ligne sur le blog :
kairosjournal.noblogs.org.
Tous les anciens numéros sont également disponibles.

Il est aussi possible d’en recevoir en version papier en adressant un mail à kairosjournal@riseup.net

[Italie]: Sortie du deuxième numéro du journal anarchiste en langue italienne Vetriolo

Du temps est passé. Après un an, nous publions un numéro de Vetriolo, le deuxième. Jusqu’ici nous n’avons pas donné une périodicité plus fréquente au journal, nous ne l’avons pas voulu. Ce n’est pas qu’en cette période nous n’avions rien à dire, au contraire. Nous n’avons d’ailleurs jamais cherché à donner une régularité à cette publication, ce qui, de par sa forme (et avec des textes d’agitation, d’analyse et d’« actualité » plus ou moins brefs et concis, et avec des articles théoriques plus développés et compliqués) ne lui irait pas. En même temps, nous désirons faire paraître le journal dans des temps pas trop espacés. Nous pensons que ce journal est quand-même un instrument important pour le mouvement anarchiste, au-delà des temps de ses issues. Les pages de Vetriolo ont toujours été et continueront à être un moyen pour la discussion, la confrontation et l’affrontement entre anarchistes. Ce journal continuera à donner de l’espace et du temps au dialogue et au débat entre révolutionnaires, même à ceux qui se trouvent enfermés. Dans ce numéro il y a des écrits et d’articles de Marco, Anna et Alfredo, emprisonnés à la suite de l’opération répressive « Scripta manent » du 6 septembre 2016.

Les anarchistes se sont toujours appropriés des instruments pour alimenter, à travers le débat et les actions, les idées anarchistes et l’anarchisme lui-même. Dans ce journal, on essaiera de continuer à donner de l’espace et du temps au débat, à la polémique, à la réflexion, à l’approfondissement, à l’analyse. Nous ne nous lassons pas de le répéter : il s’agit d’aspects que nous pensons bien distants et différents des bavardages, des oppositions stériles, des lieux communs et des embrouilles qui, à notre avis, affligent certains milieux du mouvement anarchiste. Dans cette optique, ce journal ne sera jamais représentatif d’une quelque faction, « tendance » ou ligne à suivre ou à laquelle se conformer. Nous n’avons pas de pensées à contempler, de personnages à admirer et non plus des drapeaux à brandir. Nous avons, par contre, la conscience de la profonde différence entre certaines convictions et d’autres. Nous avons la conscience que la renonciation à l’anarchisme signifie la renonciation à toute possibilité révolutionnaire et subversive. Nous avons la volonté et l’intention de mettre au ban toute superficialité mesquine.

Il paraît qu’aujourd’hui on se contente, toujours plus et à toujours plus nombreux, d’assimiler des faits et des notions facilement mémorisables et partageables. Les bien-aimées choses objectives, immédiates. Rien de trop compliqué, et très peu sur quoi réfléchir. Il y en a qui exaltent l’ignorance elle-même, rejetant « la théorie » comme quelque chose d’inopportun, d’ennuyant, de secondaire. Comme quelque chose d’autoritaire, même. Ça peut arriver qu’on nous dise qu’on veut « arnaquer » et duper quelqu’un même si on exprime seulement ses idées. Ignorance révolutionnaire ? Bien sûr que non. Ces misères sont typiques de ceux qui n’arrivent pas à percevoir comme complémentaires la pensée et l’action. Nous aimerions que l’on ne « profite » pas passivement de ce journal, que la pensée ne reste pas cristallisée parmi les lignes et les colonnes d’une publication, mais qu’elle puisse animer les débats qui existent parmi les anarchistes, participant à la clarification d’intentions et perspectives, donnant de l’espace aux différents aspects de la lutte antiautoritaire contre le pouvoir. Justement pour ça, nous invitons les compagnons qui en sont intéressés à se charger de la distribution du journal là où ils sont, de la façon la plus large possible, et nous les invitons aussi à nous faire parvenir leurs réflexions et critiques.

Nous savons qu’il s’agit d’un projet ambitieux. Ce journal recueille des pensées, mais il ne les recueille pas comme s’il était un simple conteneur. Il a la prétention d’explorer différents « filons » de lecture, d’analyse et de réflexion qui, d’un numéro à l’autre, seront approfondis et creusés. Pour chaque numéro, nous ne limiterons donc pas à rassembler des textes, des articles, à les mettre les uns après les autres dans le journal. De plus, une bonne partie des textes sont conçus et destinés expressément pour cette publication, ils ont une signification précise au sein de ce projet. Chaque fois, nous revenons sur l’analyse de questions, de pensées, d’idées que nous pensons importantes, nécessaires ou urgentes, et à travers elles nous voulons procéder dans la compréhension de la réalité qui nous entoure. Nous avons cette pugnacité, cette sorte d’obstination à laquelle nous ne voulons pas renoncer. Et le désir de comprendre n’est pas nécessairement synonyme de désir d’être compréhensibles pour n’importe qui.

Dans ce numéro, nous avons « découvert » une conspiration « spontanée » parmi les principaux articles rédactionnels, sur l’interprétation à donner à la révolution technologique en cours. Alfredo Cospito en a parlé dans son entretien, dont on a publié la première partie et que nous finirons de divulguer dans les prochains mois ; nous l’avons affrontée du point de vue philosophique touchant au « statut théorique » à (ne pas) donner au concept de Nature, en critiquant les malentendus métaphysiques courants dans les mouvements ambientalistes ; nous l’avons repris aussi d’un point de vue historique dans l’article dédié à la naissance de l’État, identifiant dans la transition entre les nommés Age de Bronze et l’Age de Fer le moment historique lors duquel les sociétés autoritaires mettent en oeuvre leur structure militaire et la division du travail que celle-ci nécessite. Mais nous ne nous sommes pas limités à la théorie : nous avons « osé » des interprétations qui sont fondamentales, à notre avis, pour comprendre l’actualité. Si dans le numéro précédent on avait observé la crise sociale que les nouvelles technologies auraient apporté aux classes les plus pauvres de l’humanité (à partir du thème du travail, un vrai tabou pour la réflexion anarchiste des dernières années), cette fois on est allés plus loin : nous avons fait l’hypothèse que les nouvelles technologies sont directement liées à la nommée « crise de la globalisation » (pourquoi exploiter un enfant au Vietnam, quand les patrons pourront « imprimer » leur chaussures directement avec des imprimantes 3D?) et que des phénomènes comme le Brexit, Trump, Orban, Salvini etc. sont le produit de cette tendance historique vers un nouveau nationalisme robotique.

En somme, des analyses théoriques générales pour saisir les instruments aptes à l’attaque du monde réel. Parce que, en renversant le slogan qui a été celui des altermondialistes, « un autre monde est impossible, c’est celui-ci que nous devons combattre ». On parle beaucoup de flexibilité, d’élasticité, de la capacité à être compris par les autres, du bonheur de savoir s’adapter aux temps qui courent (mais où ils vont, puisqu’ils courent?). En parlant d’élasticité, on sous-tend souvent l’art du compromis et en parlant du fait d’être compris, l’art de la médiation. Pour beaucoup de monde, cela signifie être flexibles, ce qui veut dire aussi devenir souples, malléables, manipulables et au même temps incroyablement rigides. Parce que ce monde, en un certain sens, nous a habitués à être rigides, d’une rigidité qui mène à porter des œillères et des chaînes bien ancrées dans la tête. Pourquoi élasticité et flexibilité doivent toujours forcément être synonymes de compromis et médiation avec une réalité qui nous dégoûte ? Nous pensons qu’on peut aller plus loin. La notre c’est l’élasticité du lance-pierre, une flexibilité qui vise à frapper plus fort. Justement pour cela nous réfléchissons, analysons et étudions l’État, le capital, la science, la technologie, l’économie, les misères de la politique, les sorts du mouvement révolutionnaire. Sûrement pas par plaisir, sûrement pas pour trouver un pré-carré pour de spécialistes pour un futur emploi.

Dans ce numéro :
– Elastici come una fionda
– 2007 – 2017. Dieci anni, fra rivolte e riflussi
– Convergenze parallele. Un contributo di Marco dal carcere di Alessandria
– Dal fronte popolare al fronte civile
– Monocultura 24 ore
– Tutta la verità…
– Considerazioni sulle gabbie della democrazia
– L’insostenibile pesantezza dell’essere scientifico
– I sogni di prigionia e la prigionia dei sogni
– Infiniti occhi
– Stupratore e padrone
– Contro l’anarchismo di Stato
– La nascita dello Stato
– Quale internazionale? Intervista e dialogo con Alfredo Cospito dal carcere di Ferrara. Prima parte
– I Nuovi Mostri: l’anarchismo “sociale ma non classista”
– Una storia sinistra. Seconda parte (1943 – 1962)
– La pacchia è finita

Une copie : 2 euros. Pour les distros, à partir de 5 copies : 1,50 euros chacune. Expédition en Europe : 5 euros environs. Gratuit pour les personnes emprisonnées.

Pour demander des copies, contacts, réflexions et critiques, ainsi que pour envoyer du matériel possiblement intéressant pour la rédaction du journal, le mail est : vetriolo(at)autistici.org

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°9

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“De la même façon que les restructurations du marché du travail et la technologie ont transformé les anciennes formes d’exploitation en multipliant flexibilité, auto-entrepreneuriat et auto-contrôle, le nouveau plan de gestion carcérale de l’Etat présenté en septembre entend accentuer le processus de différenciation entre la plupart des prisonniers, en se basant non plus uniquement sur la peine ou le délit initial, mais sur une participation et une collaboration accrues à son propre enfermement. Un peu comme si tout ce système de réclusion, de dépendance, d’arbitraires et de torture n’était qu’un vaste cadre contractuel.

Un cadre où on est sommé de devenir toujours plus « responsable » d’une peine à exécuter et cogérer avec l’administration, en étant paradoxalement parcellisé à l’intérieur d’une structure de masse, en devenant le maton des autres au nom de l’évolution de son propre parcours carcéral. Il va sans dire qu’un tel processus de totalitarisme démocratique où participer c’est diviser, n’ira pas non plus sans une répression supplémentaire contre la minorité de rebelles qui n’accepte pas de collaborer.”

Forêt de Hambach: Photo Impressions du 06.10.2018

Forêt de Hambach, Allemagne : Libération des deux anarchistes Jazzy et Winter – 2 octobre 2018

traduit de Sans_Attendre

Mardi 2 octobre, Jazzy et Winter ont été libérées à l’issue de l’audience pénale relative à la validité de la détention. Les deux compagnonnes ont passé plus de deux semaines en détention provisoire. Le tribunal de Düren a désormais acté le fait que la détention provisoire ne pouvait pas leur être appliquée. Les deux compas sont désormais libres et ne sont toujours pas identifiées par les autorités ! De plus amples informations en détail et sur le fond suivront prochainement.

Cependant, deux personnes d’Hambi sont toujours incarcérées : Andrea (UP 20) et Eule. Toutes ont besoin de notre soutien. Il vous est possible d’écrire un mail à l’adresse abc-rhineland[at]riseup.net, il sera imprimé pour leur être envoyé.

en allemand

Paris : Une voiture Bouygues en flammes

Nuit du 6 au 7 septembre. Minuit c’était l’heure des sorcières, des amants, des loups garous, des conspirateurs… ici il n’y a que béton, macadam, caméras et gens qui s’enfuient dans leur écrans. Comme il dit un joli tag aperçu lors de cette p’tite ballade “Arretez Netflix vivez votre vie”.

Peu loin, rue des Maraîchers dans le 20ème, on a trouvé une voiture de Bouygues, constructeurs de taules. Un petit tour de magie et… voilà les flammes.

On n’a pas oublié que Krem est encore enfermé pour le barbecue sauce bleusaille du quai Valmy. Une pensée aussi pour la personne accusée de l’incendie de la gendarmerie de Limoges, pour les CCF sous procès en Grèce, pour les anarchistes de l’opération Scripta Manent en Italie. Pour toutes les personnes enfermées, dedans comme déhors, mais qui agissent pour la liberté pour tous et toutes.

La solidarité c’est l’attaque !

Quelques sorcières, amants, conspirateurs et même un loup solitaire

Hambourg, Allemagne : attaque d’un fournisseur de Visa russe

Reçu le 24 juin 18

Des inconnus ont détruit les vitres d’un centre russe octroyant des visas dans la Kanalstrasse 14A à Hambourg dans la nuit du 22 juin. “Fuck Fifa”, “Combat la répression” et un A cerclé ont également été peint sur la façade.

Depuis l’automne 2017 il y a eu des attaques répressives contre les anarchistes dans plusieurs cités russes, en Biélorussie et en Crimée. Ils ont été ciblés par des tortures, des intimidations, des chantages et des peines de prison.

Au même moment un des plus gros spectacle de pouvoir qu’est la coupe du monde se déroule en Russie. Les riches peuvent s’enrichir encore plus et derrière les caméras, et tout ceci, que ce soit avec les Jeux Olympiques ou les sommets mondiaux est utilisé pour accroitre la répression et le contrôle contre le marginalisés, les pauvres et les indésirables et pour développer une gentrification agressive.

La liberté et la solidarité n’ont pas besoin de visa !

en anglais, allemand

Caroline du Nord, USA : rapport d’action

Reçu le 22 juin 18

Au milieu du brouillard de l’aube du 22 juin nous avons immobilisé et repeint de nombreuses machines d’un gros projet de construction le long de la route US 220 en Caroline du Nord. Un excavateur, un bulldozer, et un certain nombre de pelleteuses ont tous gouté à un venin exquis, à base de sirop d’érable et de javel. Cinq extincteurs trouvé sur place ont également été rendus hors service.

Cette infime action d’attaque a été faite contre la construction du pipeline de la Moutain Valley à Southgate, ainsi que contre la destruction de nombreux acres de forêt dans l’éclaircie pour le nouveau corridor I-840.

Pour la défense de la nature contre le Capital et la civilisation

Pour l’attaque des outils de la dévastation écologique

en allemand, anglais

La Haye, Pays Bas : Journal mural anarchiste #4 – Ne déménageons pas à cause des bourges ! Combattons la gentrification !

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Reçu le 19 juin 18

[NdT : journal en anglais]

Voici le 4ème Journal Mural Anarchiste publié en juin 2018. Cette fois-ci le journal aborde le sujet de la gentrification et les possibilités d’attaque.

Télécharge le journal, imprime-le et répand-le.

en anglais, allemand

Harrisburg, USA : Action en solidarité avec la ZAD

Reçu le 15 juin 2018

Des les premières heures du 8 juin nous avons immobilisé un tractopelle à Harrisburg en Pennsylvanie sur le chantier d’un nouveau projet immobilier.

Cette modeste action a été faite en solidarité avec la ZAD de NDDL, en France, où des rebelles se battent pour maintenir une zone autonome, libéré de l’état et de ses plans depuis au moins une décennie.

La ZAD a d’abord été occupé il y a 9 ans pour empecher la construction d’un futur aéroport dont le projet a été récemment abandonné et qui a inspiré les éco-rebelles à travers le monde, plus spécialement dans la défense contre “l’opération César”, une tentative massive d’expulsion en 2012.

De nouveau la ZAD fait face à la répression sous la forme d’une intense violence policière couplé à un processus de récupération cherchant à dompter et légaliser la zone incontrolable.

Pour la défense des territoires contre les intérêts du capital !
Pour le sabotage des instruments de dévastation écologique !

en anglais, allemand

Avis de tempêtes #8 – Bulletin anarchiste pour la guerre sociale

Cliquez sur l’image pour télécharger le PDF

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est
en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque
nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le
blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

“Par le passé, l’État sévissait en censurant, en compliquant la diffusion, en enfermant les propagateurs et les agitateurs de l’idée.
Aujourd’hui, non seulement il peut continuer de faire cela selon ses besoins (y compris en Europe ; c’est une constante de la répression que de prendre en ligne de mire celles et ceux qui animent des locaux, des publications, des initiatives), mais il dispose également en plus d’instruments formidables pour couper, de l’autre côté, la potentielle réception du message. En détruisant la capacité humaine de comprendre la signification, le sens d’un énoncé, la domination mine aussi la potentialité que sa rage, sa révolte se fasse idée, vision, rêve.

Créateur de mondes, le langage –oral ou écrit– est un des véhicules, que cela nous plaise ou non, par lequel passe « l’élévation individuelle de l’esprit ». Et pour détruire la domination, nous n’avons pas seulement besoin de dynamite et de révolte, mais aussi de cette « élévation »-là.”

[Italie] Furor Manet

reçu 14/08/18
FUROR MANET
  Septembre 2016, l’opération Scripta Manent, dirigée par le procureur de Turin Sparagna, conduit à la détention de 8, entre compagnons anarchistes (hommes et femmes).

L’accusation principale : la constitution d’une association subversive avec la finalité du terrorisme. En outre, les compagnons anarchistes sont accusè-e-s des differentes attaques, toutes portant la signature de la FAI (Fédération Anarchiste Informale) et FAI/FRI (Fédération Anarchiste Informale, Front Révolutionnaire International). Actuellement, les compagnons anarchistes (cinq hommes et une femme)  se trouvent encore en prison, une autre est assignée à résidence.
Au même temps, dans la salle bunker de la prison de Turin, le procés continue à un rythme soutenu. Foules des flics se succédent sur la scène du tribunal avec la prétention de reconstruire l’histoire du mouvement anarchiste contemporain. Le début est placé, comme on a dejà vu plusieurs fois, à l’époque de l’affaire Marini, dans les annèes 90. De ce moment-là, le travail obsédant et incessant des voyeurs de profession, les conduit à énumérer les détails intimes ou insignifiants, volés de nos vies et nos rélations. Une répresentation des nos vies patéthique et qui nous laisse tout à fait indifferent-e-s.
Dans les différences individuelles, dans les confrontations âpres et parfois chargèes des tensions contrastantes, se trouve l’histoire du mouvement anarchiste, celle de chacune et chacun de nous, avec limites et contradictions.

À cette histoire appartient les pratiques révolutionnaires, dont certaines se trouvent aujourd’hui sur le banc des accusés à Turin.
C’est aujourd’hui plus que jamais que soutenir les pratiques révolutionnaire signifie également lutter contre la répression de l’État, qui voudrait enterrer les compagnons anarchistes (hommes et femmes) sous des annèes de prison et anéantir l’histoire du mouvement anarchiste.

Pas de retour, pour l’Anarchie.

Cassa antirep. Alpi Occidentali