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Patras, Grèce: combats de rue du 17 mai & manif antifasciste du 19

Dans la soirée du vendredi 17 mai à Patras, des affrontements à grande échelle ont eu lieu entre des anarchistes et “jeunes sauvages” d’un côté, et les forces de l’ordre de l’autre. Ça a éclaté lorsque les flics ont encerclé la place Olgas, dans le centre de la ville, afin de disperser un groupe de personnes qui s’était rassemblé là, avait installé un soundsystem et jouait de la musique.

Depuis plusieurs décennies, la place Olgas a été un point de rencontre pour les jeunes subversi.f.ve.s de la ville, et a fonctionné comme un espace à la fois d’échanges libres d’idées et de préparations d’actions organisées contre le système. Pour cette raison, l’État a introduit le trafic de drogue SUR la place, et fait en sorte que les flics en civil soient toujours présents dans les bars de proximité, avec le consentement de leurs propriétaires. Récemment, des groupes anarchistes ont tenté de se réapproprier la place, et DE dégager à la fois le trafic de drogue et les mouchards. Pour cela, une fête auto-gérée en plein air a eu lieu chaque semaine. Le but est de promouvoir la solidarité et les relations non commerciales, au lieu des loisirs consuméristes que le système, la mafia, les exploiteurs et les hommes d’affaires offrent.

Le vendredi soir du 17/05, en utilisant l’excuse que «la musique était trop forte”, les toutous du pouvoir ont attaqué les personnes qui s’étaient rassemblées, ainsi qu’un café traditionnel de la place qui est fréquenté par des compagnons. Au cours de cette attaque à la fois le serveur et le propriétaire ont d’abord été frappés puis arrêtés (sur des accusations encore inconnues). L’attaque de la police a provoqué des émeutes dans plusieurs rues du centre-ville, qui étaient illuminés par le feu pendant près de quatre heures. L’objectif clair de la police était de ne pas permettre la réoccupation de la place. Cependant, une fois les flics distraits par les combats de rue, les compagnons ont réussi à réoccuper la place.

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Cet incident est survenu deux jours avant le rassemblement prévu du parti nazi de l’Aube dorée devant leur bureau local de la rue Germanou, dans le quartier d’Ano Poli. Comme c’était le premier rassemblement public d’Aube Dorée dans la ville de Patras, l’espace anarchiste local ainsi que plusieurs groupes de gauche avaient appelé à une manifestation antifasciste le même après-midi ce 19 mai.

À partir de 17h00, les gens ont commencé à se rassembler sur la place Georgiou et à environ 19h30, plus de 500 antifascistes ont pris la rue Korinthou, et ont commencé à marcher vers le bureau local des nazis. La présence policière a été énorme, et les flics locaux ont été rejoints par des escadrons anti-émeutes venus d’autres villes afin de protéger les fascistes. Les forces de l’ordre ont à la fois presque divisé la ville en deux et fait un cordon tout le long de la manif antifasciste.

Plus de personnes ont rejoint la manifestation et vers 20h15, il y avait plus de 800 participants, environ 400 de l’espace anarchiste/anti-autoritaire (le bloc anarchiste a mené la manif) et le reste de divers groupes de gauche et antiracistes. Les groupes défendant la manif étaient à la fois bien organisés et équipés, et l’ambiance de la marche était combative, avec des chants en continu contre la police, l’État et les fascistes.

La marche antifasciste s’est terminée au point où elle avait commencé, place Georgiou, où des centaines de personnes ont traîné pendant des heures, jusqu’à ce que le rassemblement nazi misérable soit terminé. Il convient de noter que les partisans d’aube dorée étaient moins de 100 (environ 30 voyous, et quelques 50 nostalgiques de la dictature).

À la fin de la manifestation fasciste la police a réouvert les rues où elle avait détourné le trafic, et des groupes de compagnons ont sillonné la ville pour empêcher toute apparition d’indésirables. Vers 23h00, dans le quartier de Agia Sofia, l’un de ces groupes à motos a été attaqué par une unité de police à moto DIAS. Quatre compagnons ont été arrêtés, dont les accusations restent encore inconnues. Le 20 mai à midi, ils ont été déférés devant le procureur et ont tous été libérés, mais l’audience a été reportée au mercredi 22 mai, donc un rassemblement de solidarité est appelé ce jour-là, à 12h30, devant le tribunal de Patras.

De plus, à 3 heures du matin de ce 20 mai, d’autres arrestations des compagnons (près de 45) ont été signalées. La première vague de répression s’est déroulée sur la place Olgas et juste en face du squat PARARTIMA (qui était fermé à ce moment-là), où les gens ont été pris au piège après une poursuite policière. De nombreux détenus ont été battus, mais tous ont été libérés après un certain temps.

collaboration du Chat Noir Émeutier

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