Tag Archives: Patras

Grèce : sur l’expulsion de trois squats

r

Patras, 5 août 2013

Aux premières heures du lundi 5 août à 06:30 a eu lieu une vaste opération policière avec l’objectif d’expulser l’Espace TEI-N.Gyzi , le squat Maragkopouliou et le squat historique Parartima. Au sein d’un climat policier et totalement répressif, avec les flics arrêtant cinq compagnon-ne-s qui se trouvaient à ce moment dans Maragkopouliou, et arrêtant aussi plusieurs personnes solidaires qui étaient à l’extérieur du bâtiment et dans d’autres endroits de la ville, l’État nous donne une autre preuve de force et de poing « démocratique », continuant sur sa ligne tracée il y a quelques mois contre les squats et les espaces en lutte sur tout le territoire grec.

Face à l’attaque de la domination contre ceux qui choisissent de lutter et de décider par eux-même de leurs vies, ce que nous devons opposer à ça c’est la solidarité et notre lutte sociale et de classe quotidienne et multiforme. Les squats, comme partie intégrante de cette lutte, ne constituent pas pour nous des îlots de liberté utopiques, mais plutôt des foyers de rupture et de résistance, bases de compagnerisme dans notre guerre contre l’État et le Capital, contre tout type d’oppresseurs. Les squats ne se résument pas à leurs murs, c’est pour ça qu’ils ne meurent pas une fois qu’ils sont pris. Comme faisant parti de notre lutte, ce sont les personnes qui les composent, en font des espaces vivants de création, d’expression, de solidarité et de résistance. Tant que ces personnes ne laissent pas tomber le combat, les attaques contres les squats ne feront rien de plus que de nous enrager et nous regrouper encore plus. Ils peuvent expulser et murer les bâtiments, mais les idées resteront toujours là, fortes dans le temps. Si nous avons quelque chose à dire aux leadeurs de cette opération grotesque c’est que nous n’avons pas peur, nous ne nous effrayons pas et nous continuerons d’être présents.

Solidarité avec ceux qui ont des procès pour les squats !

Ils ne nous font pas peur – Ils nous enragent

Des anarchistes, Solidaires

Patras, Grèce : Affrontement avec les fascistes d’Aube Dorée

Dans la soirée du 24 Juillet, des néo-nazis d’Aube Dorée ont demandé et tenté d’organiser un rassemblement sur la place à l’extérieur du stade de Panahaiki (une équipe de football locale). Juste avant le rassemblement, environ 50 antifascistes ont été repoussés par la police anti-émeute qui gardaient la place pour le compte des nazis de l’Aube Dorée.

Plus tard, vers 23 heures, la voiture avec les fachos d’Aube Dorée est passé devant la place Olgas, un lieu populaire réputé anarchiste/anti-fasciste. Elle a été rapidement attaquée par les anti-fascistes et les flics de l’escouade anti-émeute Delta les ont attaqués en représailles.

Environ 25 antifascistes ont été arrêtés par la police et certains ont été torturés par la suite au commissariat. Au moins deux antifascistes qui ont été sérieusement blessés ont demandé à voir un médecin, ce qui leur a été refusé pendant des heures.

Vers 02h40, les 25 antifascistes ont finalement été libérés.

Source – Collaboration du Chat Noir Émeutier

Patras, Grèce : Les flics expulsent 3 squats

Aux environ de 7h du matin aujourd’hui, le 5 août 2013, la police grecque a envahi trois squats de la ville de Patras. Il s’agit du squat Parartima, du squat Maragopoulio et de l’espce autogéré qui se trouve dans l’Institut de Formation Technologique (TEI).

Les flics aidés des autorités municipales ont confisqué le matériel des squats, et ont même muré les entrées du squat Parartima.

Au cours de l’opération 16 compagnon-ne-s ont été arrêté-e-s, 5 qui ont résisté à l’attaque depuis le toit du squat Maragopoulio et 11 personnes solidaires qui ont essayé de s’approcher de l’endroit alors que l’expulsion avait lieu. Vers 14h les 11 personnes solidaires ont été relachées, mais les 5 squateurs de Maragopoulio faisant face à une plainte étaient toujours gardé-e-s à vue au siège de la police dans la rue Ermou, où des compagnon-ne-s ont tenu un rassemblement de solidarité plus tôt.

Finalement un peu plus tard les 5 arrêté-es ont aussi été relâché-e-s, après être passé-e-s devant le procureur. Le procès aura lieu demain, 6 août.

Patras, Grèce: combats de rue du 17 mai & manif antifasciste du 19

Dans la soirée du vendredi 17 mai à Patras, des affrontements à grande échelle ont eu lieu entre des anarchistes et “jeunes sauvages” d’un côté, et les forces de l’ordre de l’autre. Ça a éclaté lorsque les flics ont encerclé la place Olgas, dans le centre de la ville, afin de disperser un groupe de personnes qui s’était rassemblé là, avait installé un soundsystem et jouait de la musique.

Depuis plusieurs décennies, la place Olgas a été un point de rencontre pour les jeunes subversi.f.ve.s de la ville, et a fonctionné comme un espace à la fois d’échanges libres d’idées et de préparations d’actions organisées contre le système. Pour cette raison, l’État a introduit le trafic de drogue SUR la place, et fait en sorte que les flics en civil soient toujours présents dans les bars de proximité, avec le consentement de leurs propriétaires. Récemment, des groupes anarchistes ont tenté de se réapproprier la place, et DE dégager à la fois le trafic de drogue et les mouchards. Pour cela, une fête auto-gérée en plein air a eu lieu chaque semaine. Le but est de promouvoir la solidarité et les relations non commerciales, au lieu des loisirs consuméristes que le système, la mafia, les exploiteurs et les hommes d’affaires offrent.

Le vendredi soir du 17/05, en utilisant l’excuse que «la musique était trop forte”, les toutous du pouvoir ont attaqué les personnes qui s’étaient rassemblées, ainsi qu’un café traditionnel de la place qui est fréquenté par des compagnons. Au cours de cette attaque à la fois le serveur et le propriétaire ont d’abord été frappés puis arrêtés (sur des accusations encore inconnues). L’attaque de la police a provoqué des émeutes dans plusieurs rues du centre-ville, qui étaient illuminés par le feu pendant près de quatre heures. L’objectif clair de la police était de ne pas permettre la réoccupation de la place. Cependant, une fois les flics distraits par les combats de rue, les compagnons ont réussi à réoccuper la place.

patras-antifa-demo-1024x768

Cet incident est survenu deux jours avant le rassemblement prévu du parti nazi de l’Aube dorée devant leur bureau local de la rue Germanou, dans le quartier d’Ano Poli. Comme c’était le premier rassemblement public d’Aube Dorée dans la ville de Patras, l’espace anarchiste local ainsi que plusieurs groupes de gauche avaient appelé à une manifestation antifasciste le même après-midi ce 19 mai.

À partir de 17h00, les gens ont commencé à se rassembler sur la place Georgiou et à environ 19h30, plus de 500 antifascistes ont pris la rue Korinthou, et ont commencé à marcher vers le bureau local des nazis. La présence policière a été énorme, et les flics locaux ont été rejoints par des escadrons anti-émeutes venus d’autres villes afin de protéger les fascistes. Les forces de l’ordre ont à la fois presque divisé la ville en deux et fait un cordon tout le long de la manif antifasciste.

Plus de personnes ont rejoint la manifestation et vers 20h15, il y avait plus de 800 participants, environ 400 de l’espace anarchiste/anti-autoritaire (le bloc anarchiste a mené la manif) et le reste de divers groupes de gauche et antiracistes. Les groupes défendant la manif étaient à la fois bien organisés et équipés, et l’ambiance de la marche était combative, avec des chants en continu contre la police, l’État et les fascistes.

La marche antifasciste s’est terminée au point où elle avait commencé, place Georgiou, où des centaines de personnes ont traîné pendant des heures, jusqu’à ce que le rassemblement nazi misérable soit terminé. Il convient de noter que les partisans d’aube dorée étaient moins de 100 (environ 30 voyous, et quelques 50 nostalgiques de la dictature).

À la fin de la manifestation fasciste la police a réouvert les rues où elle avait détourné le trafic, et des groupes de compagnons ont sillonné la ville pour empêcher toute apparition d’indésirables. Vers 23h00, dans le quartier de Agia Sofia, l’un de ces groupes à motos a été attaqué par une unité de police à moto DIAS. Quatre compagnons ont été arrêtés, dont les accusations restent encore inconnues. Le 20 mai à midi, ils ont été déférés devant le procureur et ont tous été libérés, mais l’audience a été reportée au mercredi 22 mai, donc un rassemblement de solidarité est appelé ce jour-là, à 12h30, devant le tribunal de Patras.

De plus, à 3 heures du matin de ce 20 mai, d’autres arrestations des compagnons (près de 45) ont été signalées. La première vague de répression s’est déroulée sur la place Olgas et juste en face du squat PARARTIMA (qui était fermé à ce moment-là), où les gens ont été pris au piège après une poursuite policière. De nombreux détenus ont été battus, mais tous ont été libérés après un certain temps.

collaboration du Chat Noir Émeutier

Grèce : Des Saboteurs Noctambules revendiquent la responsabilité à Patras

Nous vivons dans la fin d’une ère de la prospérité capitaliste artificielle. Les grandes parties de la société, celles qui jusqu’à récemment ont adopté le rôle du consommateur consistant un corps apathique de petite bourgeoisie, se retrouve maintenant avec la perspective de la pauvreté et la misère.

Dans les jours où l’incapacité de reproduire en douceur le capital est évident, la société grecque choquée suit la chute de ses propres illusions, incapable de l’accepter et la dépasser pour des années maintenant, consent à maintenir le système pourri. Dans un pays où la plus inhumaine des exploitations des oppressés est institutionnalisé comme juste, où les profits d’un capitaliste est plus important que la santé des habitants d’une montagne et où sauver les banques est plus important que les conditions de vie des gens, où les 3 dernières années il y a eu plus de 3.000 suicides, où les flics abattent des gamins et que les combattants sont emprisonnés comme terroristes.

Comme partout ailleurs, ici aussi l’État et le capital tentent de sécuriser leurs intérêts et leur existence, attaquant de manière sévère ceux d’en-bas. Avec les machines du spectacle, ils ont l’intention d’installer dans la société la misère, le fatalisme, le consensus et la subordination, essayant de présenter comme vaine et absurde chaque tentative de résistance réelle et lutte. Depuis le bulletin d’informations de 20h et les journaux, la réalité est distordue et réduite afin de faire corps aux régressions contrôlées, de l’opinion commune de toute façon créée. Avec les souvenirs de Décembre 2008 et du dernier février et sous la peur d’explosions sociales futures, ils déchaînent leurs mécanismes afin de noyer chaque voie de résistance dans sa domination totalitaire. Continue reading Grèce : Des Saboteurs Noctambules revendiquent la responsabilité à Patras

Athènes : Deuxième texte des 15 antifascistes arrêtés

Voici le deuxième texte (publié le 18 octobre 2012) des 15 antifascistes arrêtés pendant la patrouille antifasciste à moto,  le 30/9.

“Aujourd’hui l’État a déclaré la guerre civile; ceux que les couteaux des fascistes ne tuent pas, sont envoyés en prison par les décisions de justice de la junte.

Nous appelons ceux qui luttent et qui ressentent que DIGNITÉ, SOLIDARITÉ, ÉGALITÉ ET LIBERTÉ ne sont pas des mots vides de sens mais une façon de vivre, à prendre conscience du moment historique que nous vivons et à agir en conséquence.

LES IDÉES ne peuvent être réprimées, ni emprisonnées.

Les 15 arrêté-e-s antifascistes.”

Ces derniers temps les indices se multiplient de plus en plus pour prouver que les faux-semblants de démocratie que l’Etat utilise commencent à devenir tant troubles que flous. Le choix de l’attaque répressive sur tous les fronts non seulement contre ceux qui choisissent le chemin de l’affrontement direct mais aussi contre ceux qui demandent simplement l’évident, montre que nous ne pouvons en rien parler comme nous le faisions il y a 5, 10 ou plus d’années encore. La crise économique continuelle qui pousse de plus en plus de personnes dans la misère et la pauvreté alors que le cannibalisme social se renforce, la violence au sein d’une même classe et la montée du fascisme montrent une effervescence sociale dont personne n’est en mesure de dire avec certitude où elle mènera et dans quelle condition. Continue reading Athènes : Deuxième texte des 15 antifascistes arrêtés

Nord de la Grèce : Manifestation à moto antifasciste dans la ville de Kavala

Le vendredi 20 octobre, vers 20.30, une manifestation à moto antifasciste a été conduite avec succès à Kavala. Les compagnons sur environ 35 motos ont mené cette action en solidarité avec les arrêtés de la patrouille antifasciste qui a été attaqué le 30 septembre.

La manifestation à moto est passée par les rues et quartiers du centre, gueulant des slogans antifascistes. Les antifascistes ont aussi fait plusieurs arrêts afin de disséminer des textes contre-informatifs sur les récents événements qui se sont déroulés à Athènes et Patras.

Ni à Kavala, ni ailleurs…
Écrasons les fascistes dans chaque quartier !

Source

Grèce : La guerre antifasciste fait rage dans la ville de Patras ; quatre compagnons arrêtés et menacés d’être accusés de crime

COMPRENEZ BIEN LE FASCISME – IL NE MOURRA PAS SEUL ; ÉCRASEZ-LE

Le matin du lundi 1er octobre a été le théâtre d’une autre opération policière sous le nom “Xenios Zeus” contre les immigrés et les réfugiés, cette fois-ci dans le port de la ville de Patras. Il y avait une forte présence policière dans la ville depuis la veille, incluant des unités anti-émeute d’Athènes et d’autres villes, ainsi que l’inspecteur général de la police du sud de la Grèce.

Des anarchistes et sympathisants se sont rassemblés dans le squat Parartima, dans le centre-ville, essayant de tenir un espace ouvert de résistance et d’accueil pour les immigrés persécutés, alors qu’ils menaient aussi des actions contre-informatives contre le pogrom raciste en cours. Une assemblée dans la soirée pour la coordination des actions a été tenue dans le squat ; à ce moment-là, les compagnons de Patras faisaient état de centaines de détentions d’immigrés, avec des papiers ou non.

Des anarchistes et d’autres antifascistes ont réalisé des actions de solidarité contre la chasse aux immigrés et réfugiés, telle une manifestation à moto, des rassemblements avec sono sur les places, des distributions de tracts dans les marchés à ciel ouvert, avec la création d’un espace d’accueil dans le squat Parartima pour tous les résistants persécutés. Au même moment, ils ont appelé à une large manifestation.

Le 2 octobre (autre source en grec), quelques 350 compagnons sont descendus dans les rues de Patras pour une marche dans l’après-midi qui a duré plus de deux heures, passant par plusieurs quartiers. On pouvait lire sur la banderole principale “Contre l’opération fasciste Xenios Zeus – Solidarité avec les immigrés” et les slogans chantés incluaient : “Pauvreté, misère, cannibalisme ; c’est la crise et le capitalisme”.
Le 4 octobre, le texte qui suit fut publié (en grec) par plusieurs immigrés à l’occasion des événements en cours à Patras (et partout ailleurs) :

“Nous sommes un groupe d’immigrés qui a décidé d’écrire ce texte comme message aux Grecs et ainsi appeler à la solidarité face aux problèmes auxquels nous faisons face. Nous avons laissé nos patries pour de nombreuses raisons différentes, telles des guerres, la pauvreté, l’oppression, le fascisme. Nous sommes venus ici avec le désir de voyager vers l’Europe, ayant des rêves pour le futur.

En Grèce, en crise, nous faisons l’expérience du chômage et nous n’avons pas de papiers qui nous permettraient de travailler de manière légale. Nous n’avons pas ce qui est nécessaire pour vivre, tel de la nourriture, des soins médicaux, des abris. La légitimité du parti fasciste et le fait que chaque jour ils deviennent plus nombreux, posent des problèmes dans nos vies. Nous sommes attaqués par des policiers qui sont aussi des fascistes. Même les immigrés qui obtiennent la carte rouge (permis de séjour temporaire pour les demandeurs d’asile) ne peuvent exercer leur droits. Les droits de l’homme ne sont pas respectés et de nombreux immigrés perdent la vie en tentant de passer les frontières ou en restant dans les rues. Nous savons bien que, autant que le fascisme existe en Grèce, il y a aussi de bonnes personnes qui savent ce qu’est la vie humaine.

Aujourd’hui, maintenant, l’État applique l’opération “Xenios Zeus” ici, à Patras. Derrière cette opération policière – qui ramasse les immigrés en un rien de temps dans de larges opérations répressives – 300 immigrés ont été attrapés hier et emmenés dans des camps de concentration qui sont fermés comme des prisons. Aujourd’hui, nous demandons aux gens du coin qui savent ce que veulent dire la vie et la liberté de nous montrer de la solidarité afin d’arrêter cette opération inhumaine. Nous avons fait l’expérience de beaucoup de problèmes dans nos pays et nous faisons face à de nombreuses lois injustes, fascistes et inhumaines jusqu’à ce jour.

Nous ne pouvons plus endurer ceci. Merci pour votre intérêt.”

Suivant ces développements de près, les compagnons ont essayé de ne pas laisser sans réponse les détentions de masse d’immigrés, ni les menaces des nazis. Bien que les activistes ont envoyé un message clair de résistance et de détermination de contre-attaquer, leurs protestations du moment ont été incapables de mettre un arrêt au mécanisme étatique qui kidnappe violemment les gens où qu’ils soient. Cependant, les gangs para-étatiques menaçant attendant pour attaquer les gens sans défense – avec la participation amicale de la police grecque – étaient gênés dans une large mesure par la présence constante d’antifascistes dans les rues.

Dans les premières heures du jeudi 11 octobre, un gang d’Aube Dorée [Chrissi Avgi] s’est rencontré dans un restaurant à grillade appelé “Psitalonia”, sur la place Psila Alonia, et se sont préparé à attaquer les compagnons antifascistes dans le voisinage (près du squat Maragopouleio). Des sympathisants ont immédiatement bougé vers le coin pour défendre les compagnons et tous ensemble ils ont écrasé les néo-nazis quand ces derniers ont tenté de les attaquer. Les membres d’Aube Dorée ont battu en retraite en désordre et le magasin qui leur sert comme repaire a été défoncé. Plus spécifiquement, le restaurant à grillade “Psitalonia” appartient à des brutes qui ont des liens directs avec le noyau dirigeant du parti local. En plus, c’est un lieu de rassemblement connu pour les ordures fascistes en lien avec les attaques contre des immigrés dans le quartier. Le parti Aube Dorée a officiellement démenti la présence de ses mercenaires dans l’incident.

L’esprit de revanche de l’État pour ses chiens fouettés s’est vite transformé en manie, les flics détenant neuf personnes sur des bases feintes dans des lieux et temps différents, environ une heure et demie après les événements. Cinq des compagnons arrêtés ont été relâchés après de nombreuses heures. Malgré tout, les quatre autres ont été gardés pour des charges criminelles de tentative de meurtre car ils ont été identifiés comme “suspects” impliqués dans l’affrontement par rien de moins que quelques membres d’Aube Dorée. Par conséquent, l’affaire est basée sur des allégations de fascistes qui ont fabriqué les accusations de concert avec les flics et les autorités judiciaires.

Le vendredi 12 octobre, des personnes solidaires ont appelé à un rassemblement à 12h devant le squat Parartima, au croisement des rues Corinthou et Aratou, pour une marche de protestation vers le tribunal de Patras dans la rue Gounari, où les quatre compagnons arrêtés allaient passer devant un juge d’investigation. Environ 400 compagnons ont protesté devant le tribunal, criant fort des slogans en solidarité avec les quatre arrêtés. Toutefois, l’audition a été reportée au lundi 15 octobre (à 8h30 et plus tard à 17h00). Les quatre compagnons restent en détention et ont été transféré dans le quartier général de la police dans la rue Ermou à Patras.

Nous devons combattre l’État et les attaques para-étatiques !
Bas les pattes de nos compagnons !

CONTRE LA POLICE D’ÉTAT ET LE NÉO-NAZISME
SOLIDARITÉ AVEC LES 4 ARRÊTÉS
MORT AU FASCISME

Patras, Grèce : Manifestation antifasciste contre la nouvelle rafle d’immigrants et de réfugiés

Contre l’opération fasciste Xenios Zeus. Solidarité avec les migrants

Comme nous l’avons précédemment reporté, le 1er octobre a commencé à Patras une autre opération de police contre les migrants et les réfugiés sans-papiers. Le pogrom policier, également connu sous le nom “Xenios Zeus“, a abouti à des centaines d’arrestations et de détentions de migrants.

En réponse à cette opération, le 2 octobre, 350 compagnons sont descendus dans les rues de Patras pour une manifestation dans l’après-midi qui a duré plus de deux heures, en passant par plusieurs quartiers. On pouvait lire sur la banderole de tête: “Contre l’opération fasciste Xenios Zeus. Solidarité avec les migrants”. Cette action fait partie de tant d’autres qui ont été conduites tout en dénonçant l’opération de la flicaille, comme des manif à moto, des rassemblements sur les places,  des distributions de tracts contre-informatifs sur les marchés populaires, et la création d’espaces d’accueil pour les persécutés au squat Parartima.

Comme l’ont estimé les compagnons de Patras, certes, toute la mobilisation n’a pas réussie à arrêter le pogrom, mais elle a néanmoins réussie à freiner activement les attaques para-étatiques des néo-nazis d’Aube Dorée, qui étaient prêts à agir, et à envoyer un message clair que, bien que l’agressivité de la Domination s’accentue, rien ne restera sans réponse pour ceux d’en bas.

Traduit en collaboration avec le Chat Noir Emeutier

Grèce : L’anarchiste Christos Stratigopoulos libéré sous caution

La solidarité est notre arme
La liberté fleurira sur les cendres des prisons

Aujourd’hui [le 30 juillet] la décision du tribunal de Patras (ouest de la Grèce) a été de laisser le compagnon anarchiste Christos Stratigopoulos en liberté sous caution.

Le procès a été reporté au 5 novembre 2012.

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME

FEU AUX PRISONS

Source / Plus d’infos sur cette affaire

Grèce : Le nouveau procès contre le prisonnier anarchiste révolutionnaire Christos Stratigopoulos est prévu pour aujourd’hui

Banderole accroché à Lisbonne, Portugal, le 23 mars 2010 : “Contre l’État grec et toutes les prisons – Liberté pour Bonanno et Christos”

Le procès se tiendra le 26 juillet 2012 dans la ville de Patras (à l’ouest de la Grèce) contre l’anarchiste Christos Stratigopoulos qui est accusé d’avoir braqué en juillet 2009 une banque dans l’île de Kefallonia.

Le compagnon a été condamné et emprisonné pour un braquage de banque à Trikala – pour lequel il a aussi revendiqué la responsabilité. Dans cette affaire en particulier et quoi qu’il en soit, Christos a été accusé sur la base de preuves montées de toutes pièces et n’a rien à voir avec le vol de Kefallonia.

L’Anarchist Black Cross Berlin a diffusé deux appels de solidarité (ici, en allemand), à savoir un texte plus ancien par l’Assemblée de solidarité pour les combattants emprisonnés et poursuivis/Athènes ainsi qu’une mise à jour récente par le Fond de solidarité pour les prisonniers en lutte/Grèce. Le dernier mentionne dans les alinéas que la peine de prison de Christos a été réduite à 5 années après son procès en appel qui s’est déroulé en février 2012. Par conséquent, le compagnon aurait du être libéré de prison dans les semaines qui suivaient la dernière audience en appel mais reste à ce jour otage dans la prison de Larissa du fait du nouveau mandat d’arrêt et poursuites.

Le jugement pour le braquage de Kefallonia a été fixé au 26 juillet 2012 au tribunal de Patras.

Informations sur le contexte

Patras, Grèce : Manifestation antifasciste

NON aux pogroms fascistes
NON aux camps de concentration
NON au cannibalisme social

Manifestation en solidarité avec les immigrants
Jeudi 14 juin; la manifestation partira à 18.00
du squat Parartima (aux rues Corinthou et Aratou, Patras)

Contre le fascisme et le racisme

Lutte commune de tous les travailleurs, locaux et immigrants

Assemblée ouverte d’action antifasciste

Patras, Grèce: Action directe antifasciste !

Aujourd’hui 15 mars, peu après 13H, un important groupe de compagnons a envahit le nouveau siège local des néonazis d’Aube Dorée, situé rue Germanou, dans le centre ville de Patras. Le siège fasciste venait d’être inauguré lundi dernier, le 12 mars, il a été complètement détruit, les murs du bâtiment abritant les assassins paraétatiques ont été taggés de slogans antifascistes, et le matériel de leur propagande écœurante a été jeté à la rue puis brûlé.

source

Chronique des dernières attaques contre des migrants à Patras (Grèce) et quelques premières réflexions sur les événements

Manifestation le 23 décembre 2011 à Patras

La vieille usine de Piraiki Patraiki est une énorme zone de bâtiments abandonnés qui se trouve en face de la dernière porte d’entrée et de sortie du nouveau port de Patras. Depuis quelques mois, plusieurs centaines de migrants originaires de l’Afghanistan, du Soudan ainsi que quelques migrants  d’Algérie, de  Somalie et du Maroc vivent dans cette zone. C’est un logement extrêmement précaire où ces personnes, qui tous les jours cherchent à sortir du pays pour trouver une nouvelle vie, se sont installées.

La vie de ces migrants n’est pas seulement marquée par des rêves et des aspirations mais surtout par une lutte quotidienne pour la survie. Tous les jours, ils doivent se battre, avec tout ce que cela implique. Il y a des morts, des personnes qui sont écrasées par des camions, qui meurent à l’intérieur de ces derniers, ou qui périssent à cause du froid. Ils se font également tabasser, torturer et humilier par la police portuaire.

Durant les derniers vingt jours, donc pendant les vacances de Noël, nous avons été à leurs côtés suite à des incidents qui démontrent clairement les conditions de misère et de barbarie qui leur sont réservées à Patras, ville frontière et de passage pour l’Europe.

Plus spécifiquement: Continue reading Chronique des dernières attaques contre des migrants à Patras (Grèce) et quelques premières réflexions sur les événements

Grèce, 13 février : Manifestations et actions

A Aigaleo à Athènes une marche a eu lieu dans les toutes premières heures du 13 février, démarrant dès l’annonce du vote par le Parlement des nouvelles mesures d’austérité.

Patras et Agrinio ont vu des manifestations suivre le 13 février, qui ont tourné à la violence. A Agrinio des banques et l’office local du parti d’extrême-droite LA.OS. ont été saccagé.

Une manifestation d’environ 250 personnes des syndicats étudiants et des assemblées populaires s’est tenue lundi matin (le 13 février) à 18h dans la ville de Patras. La manifestation est partie de la place Georgiou et est allé vers l’hôtel Astir où se tenait un événement organisé par le parti de droit Nea Dimokratia sur l’éducation. Les manifestants sont entrés dans le bâtiment en chantant des slogans et ont interrompus l’événement. Les manifestants ont continués leur chemin, vers l’office du député du PASOK, Kostas Spiliotopoulos, qui a voté les nouvelles mesures d’austérité, dans le centre-ville. La manif a stoppé devant le bâtiment et a chanté des slogans, alors qu’un groupe d’étudiants est entrés dans l’office et l’a saccagé. La manif est retourné à la place Georgiou où elle s’est finie. Une assemblée s’y est tenue, concluant par l’appel à une nouvelle manif ce jeudi matin à la place Georgiou. (source)

A Komotini le bâtiment du Gouvernement Régional de Thrace et de l’Est de la Macédoine a été occupé, l’assemblé a décidé d’une marche demain.

Entre-temps de nouvelles vidéo de la police attaquant et tentant de disperser les manifestants le 13/02 à Thessalonnique ont été publiées :

http://www.youtube.com/watch?v=ulgStViF5lU

Source

Patras, Grèce : Les flics incendient un campement de migrants

Le jeudi 5 janvier 2012 à 7h du matin la police a pénétré dans l’ancienne usine de Peiraiki-Patraiki, dans la ville de Patras, où s’abritaient des dizaines de migrant-e-s et de réfugié-e-s. Les porcs en uniforme ont frappé les gens qui dormaient dans les ruines, déchirant et brûlant les papiers de tous-tes et arrêtant probablement plus de 50 personnes (le nombre exact n’a pas encore été confirmé).

Avec l’aide des fonctionnaires de l’Organisation du Port de Patras (ce bâtiment appartenant à cette organisation) et probablement avec des fonctionnaires de la ville, les flics ont réunis tous les vêtements, les couvertures, les matelas, les chaussures et le reste des objets des migrants en tas et y ont mis feu. Les flammes se sont propagées à plusieurs pièces et d’autres bâtiments proches, laissant certains complètement brûlés. Comme ont informé les migrant-e-s, il y avait deux bus pleins de personnes séquestrées, dont l’un a été transféré, selon d’autres informations, à Athènes.

A 18h il y a eu un rassemblement et une marche de solidarité avec les migrant-e-s et les refugié-e-s otages de l’État dans les rues principales de Patras. En ce moment, il y a un besoin urgent de couvertures, de matelas, de chaussures, d’une batterie de cuisine et d’aliments. Depuis le 6 janvier à 17h, les portes de l’espace occupé Parartima au croisement des rues Korinthou et Aratou  seront ouvertes pour recevoir les biens de première nécessité.

Depuis le 6 janvier à 17h, les portes de l’espace occupé Parartima au croisement des rues Korinthou et Aratou seront ouvertes pour recevoir les biens de première nécessité.

Il faut souligner que le 22 décembre 2011 près de 400 personnes, en majorité des migrants, sont descendues dans les rues de la ville en une manifestation de répudiation de l’opération policière du 20 décembre dans la zone de Rio, à Patras, durant laquelle un jeune afghan de 16 fut gravement blessé.

Plus d’info vont suivre.

Source et plus de photos ici