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Cali, Colombie : solidarité avec la ZAD !

Quelques graffiti sur les murs de l’Université de Cali, en Colombie (effectués le 15 janvier 2016).

Des anarchistes de la fac de Cali envoient leur solidarité à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes :

Destruction de toutes les formes de pouvoir !
La fac de Cali (UniValle) en solidarité avec la ZAD !
UniValle en solidarité avec la ZAD ! http://zad.nadir.org

en anglais

Athènes : Descente de flics et perquisition à l’Université d’Économie (ASOEE) le 28.12.2012

Après la descente à Villa Amalias le 20 décembre l’État décide de frapper un autre “repaire d’illégalité”, c’est à dire le studio et l’antenne de la station libre 98 FM, hébergée à l’École d’Économie d’Athènes.

98fm-stays

Toute la scène est une reprise, ou pour être plus précis, la suite, d’une mauvaise série télé sur l’invasion du squat Villa Amalias une semaine avant.  Pareil, un coup de fil anonyme précède l’invasion mais cette fois-ci il s’agit de commerce illégal ! Et ce coup de fil d’importance nationale a été tout de suite transféré à la justice qui parait étonnée d’une telle activité en plein centre ville…! C’est pourquoi des CRS et d’autres troupes ont été sollicitées pour combattre ceux qui ont condamné la Grèce à une récession économique sans fin : les vendeurs à la sauvette et les réfugiés africains qui vendent des CDs copiés et des statuettes en bois ! Mais il s’agit déjà d’images quotidiennes, les cannibales de CRS qui chassent avec leurs matraques et leurs motos les vendeurs qui entrent dans la cour de l’université pour se sauver.

Mais cette fois il y a le procureur. Tout de suite la fac est envahie de flics, malgré l’ancienne loi d’asile qui proscrit l’entrée de la police dans les lieux universitaires et religieux, et 16 personnes sont arrêtées. Mais l’enquête doit continuer jusqu’au bout ! C’est pourquoi les portes de la faculté sont ouvertes et sur les 5 étages qu’il y a au total, le procureur va fouiller au sous-sol … entièrement par hasard ! C’est là qu’est situé le squat universitaire autogéré. La porte du squat universitaire est par maladresse cassée par les flics et  parmi  5 ou 10 bouteilles de bière vides, des drapeaux et  2 ou 3 masques à gaz, ô la surprise, le secret jalousement gardé est révélé : une station radio fonctionne dans la fac ! Le matériel technique est probablement considéré comme un produit de commerce illégal des idées, il est donc confisqué par les flics.

L’antenne, avec l’émetteur et le reste des machines sont démontées et confisquées, elle émet illégalement des ondes-radios. Les médias se demandent: “Mais ils avaient une station radio entière!?”

Mais qu’est-ce qu’on entend en ce moment à 98FM, une fois que Dendias, le ministre de l’Ordre Public, a enlevé l’antenne du studio de l’École d’Économie ? Est-ce qu’on entend des parasites ? Non … Est-ce qu’on entend une radio-station légale ? Mais non ! On entend bien clairement (et illégalement) en direct des lieux inaccessibles du Parc d’Antennes étatique,  Free FM.
La station radio qui s’est montée il y a 7 ans avec l’accord complet des gouvernants et des idéologues de totalitarisme pour chevaucher la fréquence sur laquelle 98 FM émettait depuis 2002.

Mais assez parlé de leur hypocrisie.
Pour aller à l’essentiel : nous ne sommes affiliés à aucun pouvoir financier ou politique. Nous ne tirons aucun profit économique sur le fonctionnement de la station. Nous n’exprimons  la tendance d’aucun parti ou association mais celle des gens qui acceptent les accords politiques minimum de la station. Chacun dans ce cadre là peut participer au fonctionnement de la station et parler au micro. On n’a pas de CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel), ni quelconque agence formelle ou informelle.

C’est pour ça qu’ils veulent nous faire taire. Mais ils n’y arriveront pas. Comme à chaque époque, le discours libre et les idées minoritaires trouvent leur chemin vers la surface. Et  Monsieur le Ministre est trop petit pour jeter son ombre sur nos paroles.
On continue d’émettre sur 93.8FM et sur le net.

Vous voulez l’enterrer, mais vous oubliez que  c’est une graine,
 LA CONTRE-INFORMATION NE PEUT PAS ÊTRE RÉDUITE AU SILENCE.

Radiozones d’expression subversive
93.8FM | 98.0FM(?) | radio98fm.org

Le système d’enseignement est l’enseignement du système

Utopia A.D., Comotini, 06/09/2011

Votre éducation est une prison.

Le terme éducation dans la phrase précédente, pourrait rappeler des animaux qui apprennent obligatoirement des numéros de cirque à exécuter pendant quasi toute leur vie. L’expérience de ces animaux ne se différencie pas beaucoup de celle vécue par les  hommes dans la société moderne.

Dès les premières années du primaire, l’école constitue une usine de production des ressortissants. L’école est le lieu de quelques-uns des premiers contacts de l’homme avec la hiérarchie, l’uniformité, la discipline et la punition. La place de la table du professeur est d’ailleurs caractéristique, lui offrant la capacité de surveiller et en même temps une certaine supériorité et créant un sentiment d’omniscience. Des comportements ou mêmes des façons de s’habiller qui ne sont pas tolérés ou échappent à la normalité sont punis. Le curriculum est prédéfini et ses «vérités» sont à l’abri de toute contestation; cela tue la pensée critique et la possibilité d’enquêter davantage.

L’environnement scolaire est compétitif puisqu’il y a les notes qui séparent les élèves en bons et mauvais. Le point culminant de la concurrence est atteint avec les examens finaux pour l’entrée à l’université; la séparation se fait maintenant entre les réussites et les échecs. Dès lors, le rôle des établissements d’enseignement supérieur est de préparer les étudiants à devenir des rouages utiles de la production capitaliste ou poursuivre une carrière individuelle dans la jungle sociale de la concurrence.

L’accumulation des connaissances et la spécialisation ont conduit à un phénomène très fréquent; par exemple quelqu’un peut être un très bon analyste-programmeur mais ne pas savoir  comment de cultiver la terre, faire certaines tâches ménagères nécessaires, ne pas avoir de connaissances techniques ou de fabrication et rester spirituellement stagnant dans d’autres domaines.

Cependant, le point le plus noir de nombreux établissements universitaires et des universitaires est qu’ils fonctionnent seulement à travers des programmes de recherche, en faveur des entreprises et non pour les besoins de la société. Pas mal d’universitaires font des recherches pour les multinationales ou l’industrie de guerre, gagnant beaucoup d’argent et contribuant indirectement à l’exploitation de l’homme par l’homme et la destruction de l’environnement.

Aucun projet de loi pour l’éducation. Vive la liberté.

Le vote de la nouvelle loi de Diamantopoulou (ndt. la Ministre de l’Education) prouve une fois de plus combien il est facile pour une oligarchie démocratique de faire passer des décisions durant les périodes mortes où une grande partie de la société ne s’occupe pas de sujets communs. Néanmoins, même quand la société est dans la rue et résiste, le pouvoir envoie son armée d’occupation -MAT- afin de bâillonner le peuple et réprimer toute réaction. L’attitude des étudiants -qui font partie de la société- est similaire puisque leur seule inquiétude est le maintien de l’ordre établi comme s’il était idéal.

Ni privée ni publique, éducation libertaire auto-organisée.

Nous croyons que pour le libre développement de de tous il suffirait chacun découvre par lui-même le champ de connaissances qui l’intéresse et l’enquêter davantage. Cela serait possible  après avoir développé quelques compétences de base comme l’écriture, la lecture, les mathématiques, qui sont nécessaires puisqu’elles constituent un code de communication avec les autres.

D’ailleurs, le besoin de continuer à apprendre conduit à l’auto-organisation et l’échange des connaissances, c’est-à-dire l’alternance du rôle de l’enseignant et celui qui apprend. Ainsi, la concurrence est éliminée et l’esprit collectif de coopération est renforcé.
Pourtant, alors qu’on trouve des noyaux d’apprentissage libertaire dans la société d’aujourd’hui, l’éducation étatique et privée continueront à dominer tant qu’il y aura ce système politico-économique. Nous refusons de répondre  à un soi-disant dilemme et choisir qui va certifier nos connaissances -sous la forme d’un diplôme-, l’état ou une école privée. Nous nous intéressons à renverser le système politico-économique actuel  et auto-organiser tous les domaines de notre vie, de la production jusqu’à l’éducation.

Nous voulons reprendre nos vies en main.

CHAQUE HOMME DOIT JUGER INDIVIDUELLEMENT, PENSER ET AGIR COLLECTIVEMENT

GREVES SAUVAGES ET OCCUPATIONS ILLIMITÉES

source: UTOPIA A.D.