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Europe : Gestes solidaires avec Diego Ríos et Tamara Sol Farías Vergara

Quelques participant-e-s au réseau Contra Info avons décidé de coordonner nos forces pour visibiliser les cas de deux compagnon-ne-s anarchistes qui ont récemment été ciblé-e-s par les tortionnaires de l’État chilien. Il s’agit de Diego Ríos, arrêté le 7 février 2015 après 5 ans et demi de cavale, actuellement en prison préventive sous accusation de détention illégale de matériel explosif, trouvés durant l’été 2009, et de Tamara Sol Farías Vergara, condamnée le 4 février 2015 (après un an de prison préventive) à plus de 7 ans de prison pour les tirs contre un garde de la Banco Estado à Santiago en janvier 2014.

Entre le 24 et le 26 février 2015, nous avons mené les actions de propagande suivantes dans les territoires contrôlés par les États de Grèce, Portugal, France et Espagne :
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lienzo-diego3-1024x768– Banderole mise sur la place d’Exarchia à Athènes, qui dit : Force pour Diego Ríos, anarchiste prisonnier au Chili. Toujours sur le pied de guerre.

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lienzo-tamara-sol3-1024x768– Banderole placée sur les grilles de Polytechnique (rue Stournari), à Athènes, qui dit : D’Athènes à Santiago, liberté pour Tamara Sol.
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lisboa3– Lancé de tracts à Lisbonne avec les slogans suivants : Solidarité active avec Diego Ríos, prisonnier anarchiste au Chili // Liberté pour Tamara Sol, prisonnière anarchiste au Chili // Vengeance pour nos prisonnier-e-s, vengeance pour nos mort-e-s // Force pour Diego Ríos, anarchiste séquestré par l’État chilien // Feu aux frontières, feu aux prisons // Complicité avec Tamara Sol, anarchiste séquestrée par l’État chilien // Mort à l’État et vive l’anarchie.

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stencil2-1024x768– Pochoir sur les murs d’Oeiras, dans le district de Lisbonne, qui dit : Solidarité Tamara et Diego (A).

– 2 banderoles dans le centre de Marseille (que nous n’avons malheureusement pas pu prendre en photo), qui disent : « Solidarité avec les anarchistes prisonnier-e-s ou en cavale » et « Liberté (A) Diego Ríos, Tamara Sol ».

barna11-1024x768– Banderole placée sur une sortie de Barcelone qui dit « Force pour Diego et Tamara ! La prison ne freinera pas notre désir de liberté ».

A travers ces gestes symboliques qui débordent les frontières, nous envoyons notre soutien à Diego et Tamara Sol, en même temps que nous cherchons à renforcer la solidarité internationaliste avec nos frères et sœurs en prison. Nous n’oublions pas les autres prisonnier-e-s combatif-ves, au Chili et dans le monde entier.

Allez compas, force et lutte jusqu’à la destruction de tous les murs du Pouvoir !

 

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Chronologie de la lutte dedans, dehors et contre la prison en Grèce en novembre et décembre 2008

Chronologie sur le mouvement collectif de grève de la faim des détenus grecs, des actions en solidarité qui s’y reportèrent et quelques autres infos. La plupart viennent de athens.indymedia.org, certaines des médias de masse et d’autres de prisonniers et de camarades.

Octobre :

Des actions diverses ont lieu, tel le refus des plateaux dans les prisons grecques et surtout en Crète, des comités informels de prisonniers créent un réseau de communication et de coordination. Ils diffusent une lettre avec les revendications des prisonniers et donnent un ultimatum de trois semaines aux autorités pour commencer à y travailler. Après que ces trois semaines de mobilisations seront écoulées, commencera une grève des plateaux le 3/11 et une grève de la faim collective le 7/11. En Grèce, plus de 13.000 individus sont emprisonnés, un tiers d’entre eux sans encore avoir eu de procès, dans des conditions horribles qui ont causées la mort de plus de 50 détenus la seule année précédente. Le 30/10 les gauchistes de l'”Initiative pour les droits des prisonniers” vont à la prison de Diavata à Thessalonique à moto. Le même jour, le prisonnier anarchiste Polikarpos Georgiadis (accusé de participation à l’enlèvement de Milonas, alors président des industriels du nord de la Grèce, plus d’info ici) publie une lettre ouverte sur la mobilisations des prisonniers, clarifiant ses désaccords avec la grève de la faim comme ayant un effet néfaste sur les forces des prisonniers, créant des combattants sur plusieurs niveaux, certains allant vers un esprit d’auto-sacrifice, d’autres mangeant régulièrement, etc… bien qu’il s’engage dans la lutte des prisonniers, “la même chose que quand il était dehors” (la lettre peut être trouvée ici) Continue reading Chronologie de la lutte dedans, dehors et contre la prison en Grèce en novembre et décembre 2008

Lisbonne, Portugal: Manifestation anti-autoritaire le 19 mai

Dans la rue avec tout le monde

Je veux être dans les rues avec tous-tes ceux-lles qui veulent agir par eux memes, avec tous-tes ceux-lles qui ne se s’identifient pas aux représentant-e-s politiques, avec ceux-lles qui ne partagent pas l’idée qu’il y a des organisateurs-trices et des organisé-e-s, des meneur-se-s et des suiveur-se-s, des activistes et des activé-e-s. Je veux vivre un moment où nous sommes tous-tes ensembles dans les rues, entre égaux-les, avec notre allure et avec les désirs que tous-tes et chacun-e aura.

Si prendre les rues sans la présence des partis politiques a toujours été une évidence pour beaucoup, agir sans syndicats ou organisations représentatives peut aussi avoir du sens pour beaucoup plus qu’une petite minorité du peuple. Les bureaucrates et futurs meneur-se-s voient la rue comme une étape, tentant de réfreiner toutes les tendances qui veulent essayer de nouvelles choses, de nouveaux moyens d’être en grève, dans la rue ou dans le quotidien.

La manifestation du 19 mai est le résultat de la volonté de certaines personnes de vouloir prendre l’initiative, au lieu de suivre les dates prédéterminées par les institutions qui perpétuent ce monde de misère et d’autorité.

Nous prenons les rues le 1er mai, le jour des “indignés”, etc.. Nous n’y accordons pas d’importance car même ces moments peuvent sortir de ce qui est intéressant. Mais ils deviennent intéressants précisémment lorsqu’ils deviennent capables d’aller au delà des limites, des habitudes et des règles imposées tant par les autres que par eux-mêmes. À partir de là, notre capacité à nous lever lors de nos propres dates, sur nos propres places, selon nos propres moyens d’action peut faire la différence entre le désespoir de l’ancien monde et l’enthousiasme d’une nouvelle expérience.

Je veux aussi expérimenter comment ça sera de prendre les rues trois semaines consécutives (après le 1er mai et la manifestation du 12 mai); comment ce sera d’être côte à côte avec des ami-e-s, camarades et gens inconnus qui deviendront partenaires dans la rue. Comment allons-nous maintenir la tension et l’enthousiasme dans les rues? Comment allons-nous connecter ces moments avec une continuité anti-autoritaire et anti-capitaliste, jour après jour, pour que ces moments puissent nourrir cette continuité et, en retour, qu’ils deviennent contextualisés? C’est un débat que j’espère voir continuer, pour l’amour de tous-tes et chacun-e d’entre nous qui ne pouvont plus supporter plus longtemps cet ordre social. Ainsi pour les manifestations, le sentiment que j’ai, indépendemment de ce qui se passe dans chacune d’elle, est que ce sera plus fort dans les dates qui suivront. Un autre sentiment est qu’à chaque fois qu’un mouvement collectif touche à sa fin, on le quitte en n’en voulant plus.

PARCE QUE LE POTENTIEL EST LÀ, ÇA PEUT DEVENIR INTERÉSSANT!
MANIFESTATION AU METRO MARTIM MONIZ. 15 HEURES