Tag Archives: détention préventive

Chili : Communiqué public de Paz et Chrystal

Dans la nuit du 29 Mars, dans le cadre de la journée du jeune combattant, 4 personnes sont arrété-e-s à la Victoria. Parmi elles/eux, nous deux. Après notre arrestation nous avons été emmené-e-s au commissariat n°51 de la PAC, où 3 d’entre nous avions déjà été frappé brutalement avant d’arriver.

C’est pour cette raison qu’on nous a transféré, avec Javier, pour constater nos blessures. Javier avait de multiples lésions à la tête. Chrystal des lésions aux jambes et à l’épaule et Paz une fracture au nez et aux dents. Après les multiples menaces et tortures que nous avons subi au cours de la nuit, nous avons été emmené-e-s le jour suivant au tribunal de San Miguel  où nous avons été officiellement placé-e-s sous le coup de la loi antiterroriste et mis-es en prison préventive de manière injustifiée.

3 semaines après notre emprisonnement et après avoir été séparées dans la prison pour femmes de San Miguel, aujourd’hui, avec la joie d’être à nouveau ensemble dans la même tour, nous pouvons émettre ce communiqué pour remercier, informer sur notre situation, et faire face à ce qu’il s’est passé ces derniers temps. Dans ce procédé long et difficile, nous voulons remercier infiniment chaque geste pour nos familles et pour nous-mêmes. Toute la solidarité que nous avons reçue de votre part a été fondamentale, dans ce lieu si froid et obscur. Nous connaissons et nous sommes conscient de la décision qu’a prise Miguel, nous nous détachons complètement de sa personne et de la manière dont il a affronté stratégiquement cette situation, étant clair que le soutien constant et la solidarité active que nous avons reçu nous maintiendront unies. Nous n’imaginions pas l’importance que signifierait le compagnerisme dans ces moments parce que le compagnerisme et le soutien ne sont pas synonymes de terrorisme. Nous remercions complètement tous les actes d’amour dont vous nous avez fait preuve. Nous restons unies et gardons la tête haute en attendant notre libération pour continuer à partager avec vous tou-te-s.

Paz et Chrystal, Module 5, San Miguel 16 Avril 2014.

Santiago, Chili: Détentions à La Victoria le 29 mars 2014

Hier (29/3/2014), dans le contexte de la commémoration du jour du jeune combattant, 4 compagnon-ne-s ont été arrêté par les sbires policiers, dans le quartier historique La Victoria. Pendant leur détention les compagnon-ne-s ont été frappé brutalement par les agents des carabiniers, qui ont cassé des dents à l’une d’entre elles et provoqué une plaie profonde à la tête à un autre.

Aujourd’hui, à 14 heures environ, une juge de la 10ème juridiction de garantie, a rapporté que les compagnon-ne-s seront en prison préventive les deux prochains mois, mesure que les deux compagnons commencent à accomplir aujourd’hui à 23 heures à la prison-entreprise Santiago 1, et les deux compagnonnes à la prison de San Miguel.

Les charges sur lesquelles se basera l’enquête ces deux prochains mois sont, tentative d’incendie (d’un bus de transantiago) avec danger pour les personnes, tentative d’homicide (sur un agent des carabiniers) port d’arme incendiaire (bombe molotov), violation de domicile (dans la maison dans laquelle elles et ils se sont réfugié-e-s pour éviter les carabiniers), et transgression de la loi antiterroriste, ce qui amène à un risque de peine qui va de 5 ans et 1 jour jusqu’à 10 ans.

Dans ce genre de situation, il est indispensable de lancer des initiatives pour soutenir les compagnon-ne-s, de la diffusion de la situation des compagnon-ne-s, jusqu’à la préparation et l’envoi de colis, en passant par le soutien aux familles des gamin-e-s et l’attaque directe contre les personnes qui les tiennent reclus-e-s.

De la manière qu’il soit, et au-delà de n’importe quelle limitation technique, rompons maintenant avec cette réalité, ses défenseu-se/re-s et ses fau-sses/x critiques.

Solidarité immédiate avec Javier, Paz, Miguel[*] et Chrystal ! Courage gamin-e-s on ne vous laissera pas seul-e-s !

Jusqu’à ce que toutes les cages soient ouvertes ! Pour la libération totale !

Que la solidarité traverse les murs de toutes les prisons !

en espagnol

* Mise à jour : Le 5 Avril, l’un des quatre arrété-e-s, Miguel, a écrit une lettre ouverte plutôt embarrassante. Voir la note de Refractario en espagnole à ce sujet, ici.

Athènes, Grèce : Libération sous caution du compagnon Kostas Sakkas

Le jeudi 11 Juillet, 2013, un conseil de juges d’appel a décidé d’accorder la libération à l’anarchiste Kostas Sakkas. Le compagnon a terminé ses 38 jours de grève de la faim, et est toujours à l’hôpital Nikaia.

Les conditions restrictives imposées sont les suivantes :
– une caution de 30.000 euros (il doit payer cette somme afin de sortir de prison),
– une interdiction de quitter le pays,
– une interdiction de quitter la région de l’Attique,
– l’obligation de se présenter chaque lundi au poste de police le plus proche,
– l’obligation de résider seulement dans la maison qu’il a déclaré comme résidence permanente,
– l’interdiction de communiquer ou de se rencontrer avec  un de ses co-accusés dans l’affaire de Conspiration des Cellules de Feu (cet ordre a été imposé malgré le fait que le compagnon se trouve actuellement dans deux procès pour la même affaire).

Ce soir, à 19h00, il y a encore une autre assemblée en solidarité avec Kostas Sakkas à l’École Polytechnique d’Athènes (entrée par la rue de Stournari) afin d’organiser cette grande collecte de fonds, parce que le compagnon doit payer la caution pour sortir de prison.

Sources: i, ii, iii / Collaboration du Chat Noir Émeutier

Feu aux prisons !

Grèce : Poème de Tasos Theofilou

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23.10.2012

Un jour tout ça terminera,
et l’on dira qu’au moins on a essayé.
Que nous ne sommes pas nés injustement,
ni ne sommes devenus un fardeau pour la terre pour rien,
Que nous avons laissé quelque chose derrière nous.

Et on aura des rides sur nos visages,
chaque ride une entaille profonde,
pour chaque moment d’agonie
pour chaque éternité de solitude.

Ceux qui ont peur des rides,
ont peur de leur passé,
de leur présent dénué de sens,
de leur futur prédéterminé.
Ils se détestent. Ce qu’ils deviennent.

Le temps laisse ses traces.
Et nous les assumerons avec fierté.

Anastasios K. Theofilou
prison de Domokos, quartier B2
P.C. 35010 Domokos
Fthiotida, Grèce

Italie : Des arrêtés de décembre 2009 écrivent à propos de leur procès en appel qui se tiendra le 28 juin à Athènes

Communiqué (29/6) par des compagnons italiens arrêtés lors des manifestations de décembre 2009 à Athènes :

Les perturbateurs de la paix commune

Le contexte
La nuit du 6 décembre 2008, deux officiers de police en patrouille dans les rues d’Exarchia, un quartier populaire d’Athènes, tirent et tuent Alexis Grigoropoulos, 15 ans. Dans les heures qui suivent la rage des gens se déchaîne à Exarchia, donnant lieu à plusieurs marches de protestation spontanées dans les rues du quartier, mettant ainsi l’étincelle – avec la diffusion de cette nouvelle dans une situation sociale déjà explosive – à une révolte généralisée authentique qui se propage dans la capitale et ensuite au niveau national, mettant les forces de l’ordre hellènes sous pression pendant plus d’un mois. Des initiatives de solidarité sont aussi rapportées dans des grandes villes d’Europe et au-delà.

Les faits
Athènes, décembre 2009, de nombreuses initiatives organisent des protestation dans toute la Grèce à l’occasion du premier anniversaire de la mort d’Alexis. Samedi 5 décembre, un rassemblement est organisé par l’assemblée de quartier d’Exarchia non loin du lieu où le garçon fut tué. Le souvenir est toujours vif dans la mémoire des gens et la rage s’accroît. Le rassemblement est suivi par une marche spontanée dans les rues du quartier. L’aire est hautement chargé de “Delta”, une unité de voltigeurs crée dans le but de réprimer les manifestations de rue à la lumière des émeutes des dernières années. Après les affrontements, 12 personnes sont arrêtés, dont 5 anarchistes italiens qui sont libérés le lundi d’après avec plusieurs chefs d’accusation, dont résistance, tentative de blesser des officiers de police, dégâts et perturbations de la paix commune – un délit comparable à son équivalent italien de nuisance publique, qui ainsi permet l’application de lourdes peines sous une loi promulguée ad hoc peu avant en Grèce, pour pénaliser la dissidence dans les rues.

Le procès
Le 14 novembre 2011, l’audience pour la première instance du procès des arrêtés des affrontements de 2009 se déroule à Athènes. Lors de l’audition les témoins de la défense, à savoir la même unité de flics des Delta, se présentent en force et donnent une version des événements clairement manipulée et orchestrée dans le but d’infliger les peines les plus lourdes possible pour les accusés, révélant les intentions de l’État grec de frapper un grand coup répressif exemplaire. Les peines les plus lourdes se situent de 5 à 6 années de prison. La furie du procureur va plus loin alors qu’il déclare la volonté d’appliquer immédiatement un mandat d’arrêt européen pour les 5 compagnons italiens. De plus la formulation des condamnations est assénée : 4 ans pour tous, plus quelques mois, de 12 à 24, selon l’accusé. Les 4 ans peuvent en fait être attribués à la seule infraction à la loi sur la perturbation de la paix commune.

Aujourd’hui
Le 28 juin 2012, le procès en appel devrait se tenir à Athènes. Il est évident que l’État grec met particulièrement l’accent sur ce processus pour donner un signal fort à tous ceux qui décident de ne pas accepter passivement la destinée que quelqu’un d’autre a décidé pour eux et qui, face à la violence de la police, choisissent de contre-attaquer et donner libre cours à leur propre rage contre ceux qui quotidiennement exploitent et oppressent leurs existences. Assurément, la répression n’arrivera pas à freiner la rivière en crue de la révolte sociale qui inonde les rues grecques, et pas seulement.

Quelques accusés.

L’anarchiste Alessio Del Sordo – détenu dans la prison de Turin dans le contexte d’une série de procès et de détentions préventives contre les résistants du NO TAV – a écrit la lettre qui suit (30/6) à propos des procès en appel en Grèce sus-cités où il est aussi impliqué :

AVEC LA TÊTE BAISSÉE

Le 6 décembre 2008, dans le quartier d’Exarchia d’Athènes, un infâme flic assassina Alexis Grigoropoulos. Après une telle ignominie des attaques furent menés dans toute la Grèce contre les structures et les gens qui usent du Pouvoir. Affrontements de rue, DAB détruits, mise à feu de succursales bancaires et commissariat pris d’assaut.

Exactement un an après son assassinat le 6 décembre 2008, quelques mètres non loin de la place où il fut assassiné, un rassemblement spontané fut à maintes reprises chargé par des unités de voltigeurs, le corps Delta, fondé par l’UE et entraîné par des instructeurs italiens.

Cette nuit, les attaques des flics à moto ont profondément pénétré la manifestation, réussissant à disperser la plupart des compagnons qui se sont repliés dans l’École Polytechnique occupée non loin de là. Ceux qui n’ont pas réussi à retourner à Polytechnique ont été encerclés par la manœuvre et attaqués par les flics Delta.

Malgré le fait d’avoir été arrêté cette journée avec quatre autres compagnons italiens, une dizaine de compagnons grecs et des gars albanais (dont deux mineurs), j’ai vécu le meilleur moment du monde. Malheureusement ce n’est pas tous les jours que t’arrives à mettre bas des flics de leur moto et de les aider à atterrir sur le nez.

Pour ces incidents le premier procès a imposé des peines de 5 à 6 années de taule. Le procès en appel est fixé au 28 juin et c’est sûr que des peines similaires seront données. Une histoire de routine dans la répression ajoutée à tant d’autres qui dans les années ont affecté et continue à affecter des compagnons partout dans le monde.

Comment ne pouvons-nous pas penser ici, en Italie, aux maxi-opérations médiatiques du Groupe d’Opération Spéciales (le ROS) avec l’enquête “Ardire“, la dernière en date, aux condamnations pour les affrontements de rue de Rome le 15 octobre 2011, en passant par celles en relations avec le sommet du G8 à Gènes en 2001, qui seront définitives le 13 juillet 2012, ou encore le procès en lien avec les affrontements dans le Val de Susa l’été dernier qui va bientôt commencer ?

L’État fait toujours le même jeu. Dans les intentions judiciaires, les fortes peines servent comme avertissement, en partie pour punir l’ennemi intérieur qui continue à troubler la paix sociale des riches, en partie pour décourager les indécis, les derniers au courant du fait que l’ordre étatique peut être renversé. Terroriser pour continuer à gouverner n’est pas seulement un paradigme d’une mémoire machiavélique mais le mode opératoire du Pouvoir. Et plus la peur sera répandue, plus le doute sera instillé dans nos vies quotidiennes, plus longtemps cet État des affaires persistera. (Désolé pour l’italien raffiné, j’ai beaucoup lu dans cette cage.)

Mais qui a peur de qui ? Ceux qui défendent les biens des propriétaires terriens sont bien au courant du potentiel qui gît dans l’intensification du conflit social. S’affronter avec les troupes étatiques, saboter les flux commerciaux et énergétiques qui maintiennent cette société, agir directement contre les gens et les structures du Pouvoir sont des pratiques qui feront toujours parti du bagage théorique et pratique des exploités de partout. Et comme nous le disons souvent, si les pratiques devraient se généraliser, elles peuvent difficilement être assimilées.

Toutefois il est d’une importance critique que dans le même temps la pratique de l’action directe gagne en quantité, qualité et intensité. C’est le moins que nous puissions faire pour nos compagnons qui sont maintenant séquestrés dans les cages de l’État. Cela va sans dire que malgré toutes les années de prison qu’ils peuvent nous mettre, que beaucoup d’entre nous peuvent être arrêtés, nous continuerons à lever la tête pour seulement frapper des squelettes.

Je profite de l’opportunité dans ces lignes pour envoyer ma solidarité et ma complicité à tous les compagnons perquisitionnés, sous le coup de l’enquête et incarcérés dans la dernière vague de répression. Tenons dur et battons-nous pour le conflit social permanent, pour l’insurrection, pour l’anarchie.

Alessio

Pour lui écrire :
 Alessio Del Sordo, c.c. via Pianezza 300, IT-10151 Torino

Mytilini, Grèce : Manifestation anti-nazie et anti-répression

Aucun État ne peut nous séparer; aucun drapeau ne peut nous unir.
Ni à Lesvos ni ailleurs; écrasons les fascistes dans chaque quartier (Initiative Antifasciste de Mytilini).

Environ 150 personnes ont participé à la manifestation appelée par l’Initiative Antifasciste de Mytilini le 1er juin dans l’après-midi, dans l’une des villes majeures de l’île de Lesvos. Plusieurs textes ont été diffusé, dont des flyers, et des slogans antifas crié alors que les murs étaient repeints avec des tags et des pochoirs sur le chemin. Il n’y a pas eu de menace des néo-nazis ou des flics lors de la marche.

La manifestation avait aussi un caractère plus large de contre-information. Des compagnons ont diffusé des faits sur les récentes (et en cours) vagues répressives et détentions préventives qui touchent les anarchistes à Istanbul, celles-ci liées aux protestations du 1er Mai. Ils ont aussi diffusé des lettres ouvertes de prisonniers anarchistes au public (voir ici), traduites en grec par le “Squat de Mpineio” (ici). Les compagnons ont jeté des flyers à ce sujet tout le long du trajet de la manifestation pour faire connaître cette affaire aux passants, démontrant ainsi leur solidarité avec les anarchistes poursuivis et emprisonnés en Turquie.

De plus des tracts en solidarité avec trois anarchistes d’Athènes ont été distribué, ceux-ci sont menacés par des poursuites complètement intenables en liens avec la mort de trois employés d’une succursale de la banque Marfin le 5 mai 2010. L’année dernière, le 29 avril 2011, les mêmes anarchistes ont été kidnappé par les flics et détenu, mais aucune charges officielles n’existaient et ils furent donc relâchés. Néanmoins l'”enquête” continue depuis.

L’État et le Capital prennent leur revanche sur les anarchistes; prenons notre revanche sur L’État et le Capital partout.

Ce qui est dangereux pour les gens ce n'est pas les putains séropositives mais la montée du fascisme dans la société (flyer sur les poursuites actuelles contre des prostitués femmes contrôlées positives au VIH après des raids dans des maisons d'immigrés à Athènes et des "contrôles de santé" dans des bordels et des rues du centre-ville fréquentées par les travailleurs du sexe).
Les nazis ne sont pas cool / Plus ils volent vos vies, plus ils vous droguent avec la nation et la race

Source / Plus de photos / Autres manifestations antifas

Athènes, 17 mai : Pour le renforcement de la solidarité réciproque

LES PRISONNIERS DE RETOUR DANS LES RUES

 

Ce mardi 17 mai, des membres du réseau de traduction et de contre-information Contra Info ont posé des banderoles dans cinq endroits différents dans l’aire d’Exarhia, dans le centre d’Athènes, en un effort de continuer à renforcer la solidarité réciproque et internationale.

Tabassons les jaunes - Solidarité avec le camarade David Lamarte en Uruguay

A l’entrée principale de l’Ecole Polytechnique, sur la rue Stournari, nous avons accroché une banderole en solidarité avec le compagnon David Lamarte, chauffeur de taxi à Montevideo, arrêté par les forces de police de l’Etat Uruguyain le 9 mai. Le 17 mai une marche de protestation a été appelée en soutien à David à Montevideo, donc nous avons envoyé un signe de solidarité de Grèce le jour même. David Lamarte est un compagnon anarchiste participant activement dans les mouvements de résistance depuis 15 ans, depuis la Résistance Anarcho-Punk lors de son adolescence à son engagement combatif dans le syndicat des chauffeurs de taxi et des télécoms (SUATT), ainsi que dans d’autres collectifs anarchistes. Il est actuellement menacé de passer de 3 mois à 3 ans en prison, selon l’appétit des autorités judiciaires dont la décision n’est pas arrêtée. Le compagnon est incarcéré et accusé d’affrontements avec les chauffeurs de taxi jaunes et de la casse d’un compteur de taxi lors des grèves du 1er Mai.

Aux grilles fermées de Polytechnique, sur la rue principale Patission, nous avons mis une banderole écrite en portugais et en grec, en solidarité avec les favelas et les squats au Brésil, férocement attaqués par les requins capitalistes et les ordures de la police et des autorités brésiliennes. Les bidonvilles de Rio de Janeiro, São Paulo, Belo Horizonte et beaucoup d’autres endroits du Brésil sont bétonnés chaque jour alors que les monstrueuses constructions pour la Coupe du Monde de 2014 et les Olympiques de 2016, et en général les plans du capital de gentrification, avancent. Des milliers de familles ont été déplacé et que des milliers d’autres personnes vont l’être et être laissés à la rue, pour le bien de fameux “développements” et de grands événements sportifs. Le même jour la flamme olympique est partie du stade Kallimarmaro d’Athènes pour le Royaume-Uni et les Jeux Olympiques d’Eté de 2012 de Londres, voilà pourquoi nous avons dit MERDE AUX COUPES DU MONDE ET AUX JEUX.

D’Athènes à Barcelone, la haine grandit au fur et à mesure que les jours passent

Dans le parc Exarhia nous avons mis une banderole en solidarité avec les anarchistes et les insurgés de Barcelone qui ont vécu le haro féroce des chiens de l’Etat depuis la grève générale du 29 mars, avec des perquisitions dans les maisons et des arrestations de militants, les détentions préventives vindicatives de manifestants, la militarisation de la ville de Barcelone et de l’entière Catalogne, ainsi que l’accueil d’un climat de terreur frénétique par les chaînes de TV de merde et les journaux du régime, au milieu d’une criminilisation sans précedent des luttes sociales et des actions subversives. Nous levons notre poing et saluons les camarades qui ne courbent pas la tête, gueulant “Longue vie à la Rose de Feu” (d’après le surnomn de la ville).

De plus, nous avons mis une autre banderole en anglais dans le parc Exarhia en solidarité avec les anarchistes en Turquie, où les flics et les juges cherchent à terroriser et entraver l’élan de compagnons qui sont allés de l’avant et ont se sont battu contre la barbarie de l’Etat et du Capital. La répression qui a commencé le 14 mai – avec des arrestations de masse, des poursuites politiques et des raids dans les maisons d’anarchistes et des lieux sociaux – est la réponse des dominants aux scènes d’insurrection qui ont prises places dans les rues de Istanbul le 1er Mai. Au même moment où les nazis et les patriotes en Grèce sont à la recherche d’“incidents militaires“ avec la Turquie, nous répliquons MERDE A L’ETAT L’ARMEE ET LA LOI, en Grèce, en Turquie et partout.

Devant l’ancienne faculté de Chimie dans la rue Solonos – à quelques mètres de l’Ecole de Droit (Nomiki) qui s’est transformée en un théâtre d’opérations du fascisme institutionnel – nous avons accroché une banderole écrite en français, afin d’en appeller aux immigrants francophones. Il était écrit : UNE BALLE POUR CHAQUE NAZI, UN MOLOTOV POUR CHAQUE PATRON, ET POUR TOUS LES MIGRANTS NOTRE SOLIDARITE.

Il nous restait un peu de peinture et donc nous avons peints quelques slogans en espagnol et français contre la société carcérale et en solidarité avec les taulards à travers le monde.

 

La solidarité c’est n’est pas que des mots sur le papier

 

Pour la diffusion de la solidarité internationale incendiaire !
Feu à tous les Etats et leurs frontières !

 

[Gréce] 6 avril 2012 – Journée d’action en solidarité avec Stella Antoniou

Libération immédiate de l'anarchiste Stella antoniou (5ème demande de mise en liberté)

L’anarchiste Stella Antoniou est en détention préventive depuis 16 mois. Elle est accusé de participation à l’Organisation Révolutionnaire Conspiration des Cellules de Feu. Elle a été arrêté en décembre 2010 en même temps que les camarades Kostas Sakkas, Giorgos Karagiannidis et Alexandros Mitroussias, qui sont aussi en prison dans la même affaire.

Stella refuse, comme l’ont fait les autres, les charges pourries et gonflées qui sont constamment renouvelées avec de nouvelles et basées sur des relations personnelles et bien sûr leur identité politique en tant qu’anarchistes.

Stella souffre de maladie grave qui s’aggrave de plus en plus à cause de son confinement et pour cette raison elle pose des demandes de libération à plusieurs reprises, qui sont rejetées les une après les autres.

Cependant elle n’a jamais cessé de lutter avec courage en prison…
Elle n’a jamais refusée de se porter solidaire avec un de ses camarade recherché…

ELLE A DES MILLIERS DE PAGES DE DOSSIERS CONTRE ELLE…
ELLE A DES MILLIERS DE CAMARADES AVEC ELLE…
ET NOUS LA REPRENDRONS !

LIBÉRATION IMMÉDIATE DE STELLA ANTONIOU

LIBERTÉ POUR KOSTAS SAKKAS, GIORGOS KARAGIANNIDIS, ALEXANDROS MITROUSIAS

MANIFESTATION – VENDREDI 6 AVRIL 2012
SYNTAGMA, ATHENES – 18.00

Assemblée de solidarité avec les détenus et les combattants poursuivis
safa.espiv.net
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Parce que c’est la cinquième d’une série de demandes de remise en liberté de la camarade anarchiste Stella Antoniou pour raisons de santé, lors d’une discussion ouverte à Athènes, des collectifs, des squats et des individus ont décidés ensemble d’organiser une marche en solidarité à la place Syndagma le vendredi 6 avril à 18.00. Au même moment ils ont adressé un appel direct à tous les collectifs pour une journée de mobilisation nationale en solidarité avec Stella Antoniou (le même jour que la marche). Déjà, des assemblées en lien avec l’affaire ont pris place dans la ville de Thesalonnique

Nous traduisons et disséminons l’appel pour qu’ainsi d’autres camarades puissent contribuer où qu’ils soient à la solidarité qui sera exprimé ce jour-là, exigeant la mise en liberté immédiate de l’anarchiste Stella Antoniou.

Athènes : Lettre de Vaggelis Kailoglou en solidarité avec l’anarchiste Stella Antoniou

Solidarité avec Stella Antoniou

Dans quelques jours la décision sur l’application de mise en liberté pour raisons de santé de la prisonnière anarchiste Stella Antoniou sera prise – pour la cinquième fois.

La poursuite de sa détention expose sa santé déjà abimée à de sérieux risques. Cette situation rend notre solidarité avec Stella impérative.

Dans des conditions d’intensification de la répression, qui complète la montée de l’appauvrissement et de la privation sociale, l’unité et la solidarité sont des préconditions nécessaires à la poursuite de nos luttes.

Vaggelis Kailoglou, Prison de Koridallos, 9 mars 2012

*Vaggelis est un des quatre manifestants en détention préventive depuis le 12 février 2012.

CAMARADES, TENEZ BON JUSQU’À LA LIBERTÉ !

à lire aussi ici

Source: athens.indymedia.org

Détention préventive pour les manifestants du 12 février

Le 16 février 2012, quelques jours seulement après les manifestations sans précédent contre le second mémorandum et les émeutes importantes à Athènes et dans d’autres villes grecques, les “enquêteurs” sous les ordres de leurs supérieurs politiques – qui sont manifestement en panique – ont diffusé des photographies et des détails sur des manifestants (quatre natifs et un immigré) qui faisaient partie des arrêtés du 12 février à Athènes. Par ailleurs les flics ont demandé une fois encore à d’autres citoyens de devenir des balances bien disposées.

L’État a aussi fait circuler des photos des rues (clichés de la manifestation à Athènes), demandant à des rats potentiels de fournir des témoignages anonymes sur des “suspects coupables”. Les photos ont été publiées au départ sur le site officiel de la police grecque, puis reprises sur différents blogs affiliés à la police, tout comme dans la plupart des entreprises de merde de média de la déception – le site de la police grecque était en panne plus tôt, à cause paraît-il d’une autre action en ligne des Anonymous.

Les têtes des protestataires sont exposées publiquement avant le procès. En d’autres mots, et selon la loi terroriste étendue, ils sont jugés coupables dès le début. Peu après la diffusion de ces photos, de nouveaux chefs d’inculpation ont été ajoutés pour quatre d’entre-eux, ainsi la mise en examen est unifiée, et le juge “impartial” et le procureur ont ordonné leur détention préventive.

Ceci ne nous surprend pas. C’est une autre mesure exemplaire de ce système, une tentative de tous nous terroriser, une manifestation flagrante de force des autorités politiques-policières-judiciaires-médiatiques, dans le contexte de la Junte Grecque Moderne. Nos camarades sont détenus sans se préoccuper de “preuves flagrantes” car ils ont prouvé leur dignité et pris la rue contre les mesures esclavagistes. Notre rage est au-delà du contrôle de l’État. Nos camarades ne seront pas laissés seuls. Un gouvernement manquant complètement de légitimité sociale ou même “constitutionnelle”, menace de tous nous écraser. Mais le consensus social s’est effondré. Nous sommes en guerre.

Liberté immédiate pour tous les arrêtés et acquittement de tous ceux poursuivis après les protestations nationales! Aucune tolérance pour les assassins en uniforme et les mercenaires de l’État!

Attaque incendiaire pour toutes les cibles relatives à la Grèce (ambassades, consulats, etc.) et pour tous les mausolées du Capital. Soutenez-nous maintenant! Agissez maintenant!

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !