Category Archives: Répression

Thessalonique: Lettre de Dimitris Fessas depuis la prison

M’impliquer dans cette affaire est clairement une ruse visant à répandre plus de boue et de saleté pour enterrer les combattants emprisonnés…

L’histoire se déroule ainsi:

En avril 2009, un policier municipal déclare qu’il a été attaqué dans le centre de Thessalonique par quelqu’un qui a essayé de lui voler son képi. Il fait ensuite référence à un témoin – un fantôme qui, d’après ce qu’il dit, a disparu plus tard sans donner son nom. Le témoin-fantôme de la place Navarinou, dit-il, a vu quelqu’un partir sur une moto d’une autre couleur que la mienne, et avec un numéro de plaque différent.

A la préfecture de police, le policier ne reconnait pas ma photo et la police ne m’embête pas du tout. Deux ans plus tard et comme je suis toujours en détention préventive, la police commémore cette histoire ridicule de casquette d’agent municipal et me rappelle pour un interrogatoire.

Mon implication dans cette affaire est clairement une ruse visant à répandre plus de boue et de saleté pour enterrer les combattants emprisonnés…

Ici nous ne voyons rien de nouveau, la recette est vieille et éprouvée, bien que dernièrement son utilisation soit devenue plus fréquente. Les exemples de combattants qui ont été poursuivis sans preuve sont nombreux. Un témoignage contradictoire et un test ADN douteux sont suffisants pour que n’importe qui soit poursuivi.

Leur but final est d’allonger le séjour en prison, mais aussi de briser l’esprit de chacun. Au-delà de ça, la fréquence de cette pratique combinée à l’époque de son apparition (l’écroulement progressif de l’état grec) montre que c’est une partie d’une expérience générale. Son objectif est de tester les réactions face aux pressions ainsi que la résistance des groupes sociaux spécifiques que l’état veut fermement contrôler.

Avec le temps qui passe et la situation en Grèce qui devient pire, nous allons être de plus en plus témoins d’intenses et fréquentes expériences de ce type. Par conséquent, nous de notre coté, nous devons nous assurer que les résultats de leurs expériences seront négatifs, nous devons nous assurer que cette insatiable machine d’état n’engloutira pas notre peuple avec facilité.

Le jeudi 15/12/2011 à 9h du matin, je serai présenté au juge d’investigation pour me “défendre” de cette incroyable accusation. Celui qui s’attend à voir ma résistance mentale affaiblie par cette affaire ridicule va découvrir que quelques poignées de boue ne suffisent pas à m’abattre.

Dimitris Fessas
Prison de Diavata
Thessalonique 14/12/2011

ps:
Le 13 janvier 2011, les camarades Fessas, Tsilianidis, Tzifkas and Dimtsiadis, qui étaient recherchés depuis le 13/10/2010 pour l’affaire Skouloudis ont été arrêtés à Athènes et accusés de création et de participation à une organisation criminelle. 3 sont emprisonnés dans la première aile de la prison de Korydallos, et Tzifkas à la prison d’Avlona.
Le système tente d’isoler des douzaines de nos camarades qui sont maintenant confinés dans les trous de l’enfer modernes. La continuation de la lutte, ainsi que le renforcement de la conscience, est une bataille qui n’a pas été perdue. A l’intérieur et à l’extérieur des murs, les regards de tous ceux qui ne baissent pas la tête et refusent de se soumettre continueront de se rencontrer par tous les moyens.

Sources: actforfreedomnow, athens.indymedia.org

Grèce : Actualisation sur le cas de l’anarchiste André Mazurek, prisonnier de la révolte de décembre 2008

Trois années après…

Trois années après son arrestation, l’anarchiste André Mazurek (d’origine polonaise) continue à être emprisonné dans les prisons de l’État grec. Le compagnon a été arrêté le 9 décembre 2008 sur la place Kaningos (dans le centre d’Athènes) durant les affrontements qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos par les policiers assassins Korkoneas et Saraliotis.

Lors du procès qui a suivi, André a été condamné a 11,5 années de prison pour divers délits (graves et mineurs) desquels les plus graves étaient possession d’explosif, usage de cocktails molotov et tentative d’homicide en série contre des agents de police, malgré que l’on n’ait rien trouvé dans ses mains lors de son arrestation. Un rôle important dans le cas fut le fait que le compagnon ne savait pas le grec, sauf le gentil slogan “batsi, gurunia, dolofoni (flics, porcs, assassins)”, et ainsi a été condamné sans savoir ni les charges et sans même être capable de se défendre. Les interprètes de l’ambassade polonaise qui sont venus au siège de la police d’Athènes après la raclée et l’interrogatoire, étaient en pleine harmonie avec les autorités grecques et comme ils connaissaient d’avance l’identité politique d’André ils ont traduit d’autres choses de ce qu’ils entendaient.

La même scène s’est répétée lors de son procès. Actuellement,  André continue à être l’unique séquestré par l’État depuis la révolte de décembre 2008, alors que l’assassin Vasilis Saraliotis a été libéré récemment (15/10/2011) avec la bénédiction de la justice grecque. Une fois de plus cela démontre que quiconque ne baisse pas la tête et lutte contre la brutalité étatique, est torturé et mis en prison, avec des preuves ou non. En ce moment, André Mazurek se trouve incarcéré dans la deuxième aile de la prison de Larissa (centre de la Grèce) et son jugement sera examiné à la Court d’Appel le 11 juin 2012. Là-bas il aura à affronter dix policiers qui se présentent comme témoins au lieu des deux qui sont apparus au premier procès. André affronte aussi la possibilité d’une possible extradition après avoir accompli sa peine, puisque les autorités polonaises en ont déjà fait leur cible.

P.S. Ce texte a été écrit dans le but d’informer les compagnons sur André et pour que son cas surgisse derrière la prison comme un pari de plus pour ceux qui luttent à l’intérieur et hors des murs.

Les compagnons de cellule d’André Mazurek :
Spyros Stratoulis
Dan Carabulea
Giorgos Karagiannidis
Yannis Gelitsas
Olivio Tzetzeskou
Tasos Boyannis
Elias Karadouman

Source : athens.indymedia.org

Gréce : Responsabilité revendiquée pour l’attaque sur un député du PASOK

La nuit du 23 novembre nous avons rencontré le député du PASOK S. Kouvelis en train de monter à bord d’une luxueuse Lexus, probablement sa voiture.

Sans hésiter nous avons décider de l’attaquer.
Nous l’avons frappé et volé, comme il l’a fait du côté des politiciens.

Dans son sac confisqué se trouvait : un ordinateur portable, des documents du PASOK, des stylos chers, des cartes de crédits avec un total de 90.000 euro dedans (!!!) et sa carte d’identification de député.

Et aussi, nous avons été surpris par le fait que son sac était plein de capotes, qu’est-ce qu’il voulait en faire avec ce vieux salaud?

Cette action était une réaction à la violence quotidienne que nous recevons.

Liberté pour nos camarades.
Salutations combattives aux membres emprisonnés des C.C.F.
Violence à la violence de l’autorité.

Anarchistes inconnus.

sources: 1, 2

Procès de Lutte Révolutionnaire: Déclaration écrite de Costas Gournas, 24/10/11

En avril 2010, dans une lettre co-écrite avec mes compagnons Pola Roupa et Nikos Maziotis, nous avons assumé la responsabilité politique de notre participation dans Lutte Révolutionnaire. Nous nous sommes déclarés fiers de l’organisation, ainsi que de notre compagnon de lutte Lampros Fountas qui a été assassiné par les flics dans le conflit armé à Dafni. Aujourd’hui, je me présente devant vous, dans cette cour spéciale, faisant face à des peines de plusieurs années d’incarcération. Pendant toute cette période, il y a eu un effort systématique contre moi de la part de l’Etat de diminuer ma volonté de lutte. Des tortures et des passages à tabac à GADA [le quartier général de la police d’Athènes], mon incarcération loin du lieu où habitent mes enfants, le renvoi devant la cour de mon épouse Maria Mperacha qui se trouve elle aussi ici, inculpée avec moi. Malgré tout ça, je me tiens ici face à vous et je déclare que je suis fier de ma lutte, de mes compagnons, et de l’histoire de Lutte Révolutionnaire.

Ma présence ici ne vise en aucun cas à alléger ma situation, puisque je n’accepte aucune accusation contre moi de la part du régime bourgeois. Ce n’est pas moi le criminel ou le terroriste et je ne considère pas que les actions de l’organisation ont été, d’aucune manière, dommageables pour la société. Les actions et les interventions de l’organisation ont été profondément politiques et bienfaisantes pour la société, dans le sens où elles étaient exclusivement tournées contre le régime, ses officiers et ses larbins. Elles étaient tournées contre les structures et les personnages du système capitaliste qui oppriment et tyrannisent ceux qui sont socialement faibles.

Ce n’est donc pas nous qui devons être jugés ici comme dangereux pour la société. Sont dangereux pour la société ceux qui gouvernent et qui volent le peuple depuis des années. Ceux qui servent loyalement les projets de la Troïka et du capital supranational afin de faire saigner le peuple grec et de le rejeter dans la misère. Ceux qui imposent des mesures économiques insupportables afin de sauver le système financier créancier et ses sur-profits. Ceux qui couvrent tous ceux qui ont volé la richesse et le travail du peuple et qui n’ont jamais jugé personne. Ceux qui envoient leurs assassins afin de supprimer toute réaction sociale.

Nous, les combattants de Lutte Révolutionnaire, nous avons agi et nous agissons pour le renversement du capitalisme et de l’Etat, pour un monde libre dans lequel l’égalité des hommes sera totale, au niveau économique, social et politique. L’organisation est née dans les couches prolétaires de la société et a toujours lutté pour ses intérêts. Chacune de ses actions, chacun des ses manifestes a été un rayon de soleil pour la société, un cri de soulagement pour les opprimés, un espoir que ce régime injuste peut être renversé. Ce sont les opprimés, les faibles, les prolétaires, les chômeurs, nos alliés de classe qui doivent nous juger et non pas vous. Dans la rue, les places, les assemblées… Là où ils vous ont déjà tous condamnés.

J’aimerais donc clarifier que cette cour spéciale, comme toute autre cour du régime bourgeois, ne peut pas juger les organisations révolutionnaires de la lutte armée. Et cela, pour la raison simple que les intérêts que vous servez et la classe à laquelle vous appartenez se trouvent à priori en opposition avec nous. Cette cour et une cour de classe et elle juge selon le « droit » du puissant contre le droit révolutionnaire, le droit d’une poignée de combattants qui se battent pour la libération sociale. L’action de Lutte Révolutionnaire ne peut pas être jugée par vous, pour la simple raison que cette action se tourne contre vous, contre le système capitaliste et la justice de classe que vous servez loyalement. Nous sommes deux forces en guerre. Vous vous cuirassez derrière des espaces spécialement construits à l’intérieur des prisons*, derrière des lois spéciales et vous cherchez, avant de nous condamner, à nous dénigrer et à dépolitiser notre action. Notre présence ici vise à renverser les accusations qui pèsent sur nous contre vous-mêmes, contre le système dont vous êtes les serviteurs, ainsi qu’à montrer que ce sont vos actions qui sont criminelles et dangereuses pour la société. La bataille politique qui aura lieu dans cette cour constitue pour nous la possibilité de montrer la justesse de notre lutte. Dans cette bataille nous ne sommes pas seuls. A nos cotés nous avons une grande partie de la société qui ne croit plus au système politico-économique et qui exige vigoureusement que tous les grands pontes quittent le pays. Ce fait légitime nos choix. La lutte armée contre le régime est aujourd’hui plus actuelle et plus impérative que jamais. Et cela parce que pour nous, les prolétaires, pour surpasser la crise, il n’y a pas d’autre moyen que la révolution. Dans la guerre de classe qui aura lieu dans un futur proche, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de cette salle, et dans la rue, c’est nous qui nous vaincrons.

* NDT: Le procès de Lutte Révolutionnaire se déroule dans un “tribunal” spécial, à l’intérieur du bâtiment de la prison de Korydallos.

Source: athens.indymedia.org

Appel global à des manifs bruyantes devant les prisons

Appel à des manifs bruyantes devant les prisons, taules, et centres de détention à travers le monde pour la nouvelle Année.

Manifestation bruyante globale: Nouvel An 2011/2012

A l’extérieur et à l’intérieur des prisons, taules, et centres de rétention, PARTOUT.

Cet évènement est inspiré par l’appel Nord Américain à un jour d’action contre les prisons pour le nouvel An 2011, car celles-ci demeurent incontestablement inchangées:

Dans certains pays, les manifestations bruyantes devant les prisons sont une tradition perpétuée. Un moyen d’exprimer sa solidarité avec les personnes qui sont en prison le soir du nouvel An, de se rappeler ceux qui sont enfermés par l’état.

Une manifestation bruyante brise l’isolation et l’aliénation des cellules que nos ennemis ont créées, mais ne doit pas en rester là. La prison a une longue histoire au sein du Capital, étant l’une des formes les plus archaïques de prolongation de la torture et du châtiment. Elle sert à tuer lentement, et à torturer les indésirables -ceux qui résistent au pouvoir en place- ceux qui ne ressentent pas le besoin de rentrer dans le moule préétabli de la société.

La prison n’est pas seulement utilisée comme une institution, mais comme un appareil tout entier, bâti à l’extérieur, de l’autre coté des murs des prisons. Un système que nos ennemis eux-mêmes, ceux qui réduisent nos vies quotidiennes à des prisons, rendent évident de plusieurs manières: à travers des banques qui financent le développement des prisons (comme Wells Fargo, Bank of America, BNP Paribas, Bank of the West, et Barclays), des entreprises qui signent des contrats dans le cadre du développement des prisons (comme Bergelectric Corporation, SASCO Electric, Engineered Control Systems, MacDonald Miller Facility SLTNS et Kane MFG Corp.), ceux qui investissent dans le développement des prisons (comme Barclays Intl. and Merrlin Lynch), jusqu’à la police et les gardes cachés derrière leurs plaques et le pouvoir que leur donne l’état. Continue reading Appel global à des manifs bruyantes devant les prisons

Grèce : Actions de solidarité avec Rami Syrianos et Kleomenis Savvanidis

Le lundi matin 5 décembre un groupe de compagnons ont occupé pendant une heure la radio municipale de Ioannina (nord-est de la Grèce) et ont interrompu la normalité du programme, transmettant des messages de solidarité avec l’anarchiste Rami Syrianos, qui est actuellement emprisonné en attente de son procès pour l’expropriation de l’argent d’une entreprise étatique de vente aux enchères, ainsi qu’avec le compagnon Kleomenis Savvanidis, accusé dans la même affaire sur de fausses accusations.

Le même jour dans la ville de Patras, un rassemblement de solidarité s’est tenu en-dehors de l’espace occupé Parartima, où furent distribué des centaines de tracts contre-informatifs et ont transmis des messages de solidarité au travers d’un mégaphone.

A Xanthi, les compagnons du Local Autonome ont accroché une grande banderole sur l’école polytechnique de la ville pour montrer leur solidarité avec les deux accusés. Le samedi 3 décembre ils ont distribué des centaines de tracts sur la place centrale.

Liberté pour l’anarchiste Rami Syrianos
Solidarité avec le compagnon Kleomenis Savvanidis

Sources : a, b, c

Athènes: Le prisonnier Panagiotis Avdikos est maintenant en grève de la faim et de la soif

Mobilisation devant les donjons de Korydallos – Nouvelles de sa santé

Le 3 décembre, le rassemblement devant la prison de Korydallos en solidarité avec Panagiotis Avdikos a eu lieu comme prévu. Le quartier ressemblait à une zone de guerre, tellement les flics étaient partout, de différentes sortes, un bus d’escouade de police, des motards des DIAS, et des barrages de police dans chaque ruelle. Ainsi, quelques personnes en soutien furent menacés d’être embarqués quand un flic trouva le regard d’un camarade un peu trop provocant… Les gens rassemblés sont arrivés face au soi-disant “hôpital” de la prison de Korydallos, en exprimant leur soutien à la juste lutte de Panagiotis. La réponse des détenus à l’intérieur de la prison des hommes a été immédiate et énergique. Le gréviste de la faim lui-même a parlé au téléphone avec plusieurs personnes solidaires, et a déclaré qu’il était déterminé à poursuivre sa lutte jusqu’à ce que justice soit faite. Puis, les manifestants se sont rendus devant la prison des femmes pour exprimer leur solidarité – en particulier à la prisonnière anarchiste Stella Antoniou.

En ce qui concerne les dispositions de Panagiotis, il a déjà subi des dommages irréparables de la santé. Quand le procureur de la prison l’a menacé de le mettre sous intraveineuse de force, il a répondu qu’il allait accélérer le rythme en entamant une grève de la soif.

Le jour précédent la manifestation, les autorités pénitentiaires ont tenté de transférer Panagiotis de l’hôpital à une cellule, et ont aussi répandu la rumeur qu’il avait “arrêté la grève de la faim”. Après que le gréviste de la faim ait contacté son groupe de solidarité, les camarades s’en sont pris au directeur de l’hôpital, en lui disant que s’il arrivait quoi que ce soit au prisonnier, qui est en réalité en détention préventive, il en serait tenu pour responsable.
Le directeur a tenté de rejeter la faute sur le médecin en charge (après tout, c’est un SS). Cependant, le dangereux transfert a été annulé avec succès.

Depuis le 5 décembre, Panagiotis est aussi en grève de la soif. Au vu des forces qu’il a aujourd’hui, il pense tomber dans le coma très bientôt. Il considère son incarcération totalement injuste et arbitraire; Néanmoins, la justice et le système pénitentiaire grecs continuent de montrer un mépris flagrant pour la vie humaine.

Adresse postale:
Panagiotis Avdikos
Hôpital pour prisonniers Aghios Pavlos
Prison de Koridallos
Terma Nikiforidi
PO Box 18122, Athènes–Attica, Grèce

Liberté pour Panagiotis!
La solidarité est notre arme!

du collectif Antistrofi Metrisi (“Compte à Rebours”) de Corinthe

http://www.youtube.com/watch?v=WZvOXfGjSjw

Thessalonique : Attaque incendiaire contre une succursale de la Banque Nationale de Grèce

Dans le contexte des actions polymorphes qui sont réalisées en solidarité avec chaque personne qui lutte en prison, nous considérons les incendies guérilleros comme quelque chose de nécessaire, ainsi que nous considérons nécessaire chaque action de contre-information. Depuis les courriers et les textes solidaires, les occupations-interventions, les manifestations et rassemblements devant les prisons, jusqu’aux sabotages incendiaires nocturnes, chacun à sa manière, montre aux structures étatiques que celui qui lutte n’est pas seul.

C’est pourquoi nous avons choisi d’attaquer avec engin incendiaire composé de 4 cylindres de gaz la succursale de la Banque Nationale de Grèce qui se trouve au croisement des rues Venizelou et Amorgou (dans le quartier de Triandria) à 03.27 du matin le 4 décembre. Nous voulons ainsi donner de la force au compagnon anarchiste Rami Syrianos, qui sera jugé le lundi 5 décembre pour l’expropriation de l’argent d’une entreprise étatique de vente aux enchères, action qu’il assume et défend orgueilleusement. Nous voulons envoyer le message au compagnon, ainsi qu’à chaque prisonnier en lutte, que nous ne laisserons personne seul. NOS FLAMMES VOUS ACCOMPAGNENT.

LIBERTÉ POUR L’ANARCHISTE RAMI SYRIANOS, ACCUSÉ DE L’EXPROPRIATION DE L’ARGENT D’UNE ENTREPRISE ÉTATIQUE DE VENTE AUX ENCHÈRES.

QUE S’ARRÊTE LA PERSÉCUTION CONTRE KLEOMENIS SAVVANIDIS, QUI EST JUGÉ SUR DE FAUSSES ACCUSATIONS POUR LA MÊME AFFAIRE.

COMMANDO “SOLIDARITÉ AGRESSIVE”
source

Athènes : Nous sommes tous des détenus potentiels

2001 : 8 343 détenus
2011 : 11 674 détenus
6 nouvelles prisons ces 5 dernières années.

Les conditions qui prédominent à l’intérieur des prisons grecques sont, dans une large mesure, connues : surpopulation, refus arbitraire et illégal de permission de sortie, accusations de torture et de mauvais traitements par le personnel pénitentiaire, insuffisance de soins médicaux et pharmaceutiques et utilisation incontrôlée de médicaments psychotropes, conditions inhumaines lors des transferts, réduction par l’État du chauffage, de la nourriture, des nécessités de base, des soins de santé, des programmes de désintoxication et de formation, etc.

Pour toutes ces raisons, et parce que les prisonniers ont également été largement touchés par cette attaque générale contre la société, nous, de l’assemblée populaire de Holargos-Papagou, avons décidé d’offrir aux détenus de la prison pour femme de Thiva et de la prison pour (garçons) mineurs d’Avlona, certaines choses que nous avons en trop, mais qui pour eux sont rares. Par conséquent, les vêtements dont vous n’avez plus besoin, ou qui ne vous vont plus (en particulier des habits pour femme et enfant sans doublure, capuche ou élément métallique), les produits d’hygiène (par exemple : savons, shampoings, serviettes hygiéniques), les livres et les cartes téléphoniques sont les bienvenus au marché libre, le samedi 3 décembre, devant le centre commercial de la rue Pericleous (de 12h à 15h), et aussi à notre assemblée, chaque mercredi et samedi à 19h, dans la cour de l’hôtel de ville d’Holargos.

Que ceci soit notre petite contribution à la lutte quotidienne des détenus.

Ils sont déjà privés de leur liberté, ne leur dénions pas leurs droits d’êtres humains.

Source: Assemblée populaire de Holargos-Papagou

Halandri, Athènes: Attaque d’un poste de police lors de la manif du 6 décembre

Faisant partie des commémorations anti-répression, à travers la Grèce et dans d’autres endroits dans le monde, pour les trois ans de l’assassinat de Alexis Grigoropoulos et l’insurrection de décembre 2008, un rassemblement a été tenu aujourd’hui, le 6 décembre 2011, dans la banlieue nord de Halandri, organisée principalement par des lycéens. Plus de 150 personnes (principalement des jeunes) ont participé à la manifestation. La manifestation est partie du parc Aghios Nikolaos et a bougé vers le poste de police qui était gardé à ce moment par au moins une section de YMET (en uniformes bleus).

Des jeunes ont attaqué le poste de police en lancant des pierres, atteignant l’entrée et forçant les flics à battre en retraite et à se cacher dans le bâtiment. Durant l’action qui a duré environ cinq minutes, la facade a été fracassé et un bouclier a été pris comme un trophé. Les flics ont utilisé des excincteurs et des grenades de désencerclement pour disperser les émeutiers. Les manifestants ont pris la rue à nouveau et ont continué leur marche, attaquant une voiture de luxe proche mais brisant aussi des vitrines de magasins et détruisant plusieurs caméras de surveillance de banques sur leur chemin. La manif anti-répression s’est finie sans qu’aucune arrestation ne soit rapportée.

Source: athens.indymedia.org

Turin: Contre les expulsions, une nouvelle occupation à Porta Palazzo

Voici le texte du tract que les occupants du 2 Via Lanino ont distribué dans la matinée du jeudi 1er décembre aux habitants et passants de Borgo Dora à Turin.

Nous sommes vos nouveaux voisins…

« Ce matin, nous sommes entrés dans un bâtiment abandonné au 2 Via Lanino, au Balon (Porta Palazzo), pour y habiter. Certains d’entre nous ont été dégagés de la maison où ils habitaient, expulsés d’un logement ou d’un squat par la violence policière. Une maison vide de plus parmi les milliers de la ville. Et c’est là le vrai problème. Prendre une location est tellement difficile pour tous, à cause des multiples garanties que demandent les propriétaires. C’est encore plus difficile de réussir, mois après mois, à payer son loyer. La grande majorité des maisons vides de la ville sont aux mains de quelques propriétaires privés ou de sociétés immobilières. Et ici, comme dans d’autres villes, les expulsions toujours plus nombreuses menacent de jeter à la rue des centaines d’hommes et de femmes. Avoir un toit au dessus de sa tête est devenu un luxe. Nous pensons à l’inverse que tout le monde devrait avoir une maison où vivre. Et où bien vivre, sans être contraint de s’entasser dans des espaces étroits, par manque de salaire ou de garanties. C’est pourquoi nous avons décidé d’occuper quelques appartements vides. Nombreux sont ceux qui cherchent une maison, nous en faisons partie. »

« Ils est important de se rendre compte que nous ne sommes pas seuls. La solidarité est le premier pas pour résister à la menace des expulsions. Discuter, s’entraider et lutter ensemble est nécessaire pour prendre, et défendre une maison ».

D’après l’intervention d’un occupant, le 1er décembre, sur Radio Blackout :

L’occupation se trouve près de Porta Palazzo [le plus gros marché de Turin et quartier très populaire]. Beaucoup d’occupants viennent d’une autre occupation expulsée à Corso Giulio, dans le même quartier. Après l’expulsion, il y a eu des rencontres entre les expulsés, principalement des Marocains et des Tunisiens, et des camarade italiens qui avaient tous besoin d’un logement. Ils ont alors occupé un immeuble vide au 2 Via Lanino. Les occupants sont entrés au petit matin, ont commencés à faire des travaux et à nettoyer la maison, qui pour l’instant loge une vingtaine de personnes. Il y a une quinzaine d’appartements et ils essaient de les rendre habitables. Il y a, dans cette occupation, des personnes italiennes, marocaines, tunisiennes… des familles. Les habitants ont diffusé des tracts dans le quartier, et ils se sont immédiatement rendus compte que la question du logement touche directement ou indirectement tout le monde, et, qu’en plus de se sentir solidaires, tous ont des amis ou des parents menacés d’expulsion. (Pour l’instant, la police est très discrète.)

Source : www.autistici.org  —traduit par Le Malandrin
également disponible sur le site, le tract en arabe

« La bataille de la place Attiki » : Vidéo sur les immigrés et les attaques fascistes en Grèce (sous-titré en français)

Documentaire-vidéo réalisé par une chaîne nationale norvégienne sur les attaques fascistes et les expériences des immigrants en Grèce, en particulier dans le centre d’Athènes. La vidéo montre les difficultés et la brutalité dont les immigrants sont victimes, de la part de l’Etat grec et de certains fascistes vivant à Athènes.

Néanmoins, nous ne sommes pas d’accord avec le caractère et la perspective de ce documentaire, ou avec la terminologie utilisée dans celui-ci (les immigrants illégaux, les efforts de la police, etc.).

La vidéo n’est pas objective sur les réactions des citoyens d’Athènes. Les fascistes que vous voyez dans la vidéo, qui chassent les immigrants des parcs, ne sont pas partout. Les fascistes (et non «citoyens d’Athènes» qu’ils utilisent comme un nom), avec la coopération de la police et de la municipalité, organisent des pogroms et des attaques brutales contre les immigrés.

D’autre part, il y a beaucoup de gens qui combattent le néo-fascisme et les pogroms, en essayant d’exprimer leur solidarité aux immigrés avec des actions. Bien sûr, l’ennemi est l’Etat tout entier et pas seulement quelques dizaines de fascistes. Nous devons également mentionner que les partis de gauche, occupés à préparer les élections, sont totalement
absents face à cet énorme problème.

Grèce : Solidarité avec l’anarchiste G. Koronaios, objecteur au service militaire (en procès)

Ce samedi matin, le 3 décembre, un rassemblement de contre-information en solidarité avec l’anarchiste G. Koronaios, qui est persecuté par les autorités grecques à cause de sa déclaration publique de refus du service militaire, a été tenu devant l’espace occupé Parartima, dans la ville de Patras.

Durant l’action de nombreux textes ont été distribués et des affiches collés pendant qu’une sono informait les gens du procès à venir de G. Koronaios à la cour martiale de Ioannina le 13 décembre.

Les actions en soutien et solidarité vont continuer le lundi matin aux locaux du campus de l’Université de Patras où un nouveau rassemblement de solidarité a été annoncé et vont culminer le samedi 10 décembre avec une manifestation le matin et un concert la nuit à l’espace occupé Parartima. Le jour de son procès, des camarades anarchistes ont fait un appel pour un rassemblement de solidarité devant la cour martiale de Ioannina

Comme l’anarchiste G. Koronaios l’a lui-même dit dans sa déclaration publique de refus total du service militaire : “Je déclare que je ne veux pas être recruté par l’armée, et que je ne veux avoir aucune relation avec les structures du système autorithaire […] je suis un ennemi de chaque État, chaque nation et un potentiel destructeur de ceux-ci.”

Solidarité avec l’anarchiste G. Koronaios !
Pas même une seule heure dans l’armée !

Sources : ipposd, athens.indymedia

Procès d’Aris Seirinidis et Simos Seisidis: Le «plaidoyer» d’Aris Seirinidis

Voici le «plaidoyer» d’Aris Seirinidis à la procédure d’audition qui a eu lieu le lundi 10 octobre 2011 durant le procès de Simos Seisidis et Aris Seirinidis“.

“Je ne suis évidemment pas surpris de la capacité de la justice bourgeoise à déformer l’histoire, de transformer le vol de la richesse sociale par les capitalistes en bienveillance nationale, la solidarité entre les opprimés en acte criminel, la violence de l’État en protection des citoyens, l’autodéfense populaire en terrorisme.

Ce procès est un cas exemplaire d’une telle déformation. C’est un épisode supplémentaire de la série de « constructions » sociales et historiques dont l’État grec a usé pour réprimer les combattants de la résistance [NdT. contre l’occupation allemande] et de la guerre civile [NdT. d’après-guerre] en les assimilant à des brigands. De la même façon, il a réprimé les insurgés de Juillet 1965 [NdT. période dite de l’Apostasie, avant la dictature militaire] ou ceux de l’École Polytechnique (1995), les identifiant à des marginaux, des vandales ou des individus encagoulés. Et cette liste se poursuit jusqu’en décembre 2008 et les récentes manifestations contre le mémorandum. C’est la continuité de ces « constructions » qui ont permis de transformer les traîtres et les collabos en nationalistes et les tortionnaires de la junte en policiers retraités; c’est une part de cette même histoire qui a déporté sur des îles isolées la « vérole » communiste et qui emprisonne les combattants populaires dans les cellules souterraines des prisons, comme terroristes.

Ce procès, caractéristique de l’attaque sur tous les fronts déclenchée par l’état et le capital contre toute la société, envoie un message fort à tous ceux qui cherchent des moyens de résistance hors des limites de la légalité bourgeoise. Les dominateurs crient « On va vous couper les pieds, on va vous enterrer » et nous menacent avec leur justice. La même justice qui enterre des décennies de conquêtes sociales et des conquêtes des travailleurs, et assassine les prolétaires dans les bagnes modernes, aux frontières, dans les postes de police et les prisons.

A une époque où l’on dévalorise même banalise la vie des prolétaires, celle de trois d’entre eux a été évaluée à 600 000 euros. C’est à ce prix si élevé que l’appareil antiterroriste et son équipe politique les a estimées. C’est la prime offerte par l’État aux chasseurs de Simos, Marios et Grigoris. Cette campagne contre les « terroristes de l’intérieur » est évidemment influencée par les mœurs de l’Ouest Sauvage – une source d’inspiration pour le chef de campagne, Chrysohoidis [NdT. Ex-Ministre de l’ordre public]. Elle renoue encore une fois avec son passé : la nauséabonde tradition de répression du mouvement populaire à travers laquelle la bourgeoisie imposait de façon dictatoriale, et parfois démocratique, son pouvoir. La prime offerte pour la capture de nos camarades était une référence directe à la rhétorique antiterroriste du shérif du monde poursuivant les « combattants ennemis » aux quatre coins de la terre. Elle constituait également une référence très caractéristique à notre histoire et à la période où les communistes étaient pourchassés. Elle nous a inexorablement rappelé les pièges de la police grecque pour capturer les combattants poursuivis, et défiler avec eux, comme avec des trophées, sur les places des villes et des villages afin de montrer au peuple cet exemple à éviter.

Dans cette perspective, la mise à prix était un rappel, parmi bien d’autres, qui confirme la thèse que le totalitarisme n’est pas une caractéristique de ce qu’on appellerait anomalie historique, mais bien un élément organique du pouvoir bourgeois. Monarcho-fascisme, junte ou démocratie bourgeoise ne sont que différents aspects du même mécanisme de violence et d’oppression, c’est à dire de l’État, au moyen duquel la classe des capitalistes assure sa domination sur le prolétariat. La justice et la police, par conséquent, et en tant qu’institutions fondamentales de l’État, ne peuvent évidemment pas être neutres ni indépendants, mais, au contraire, sont entièrement orientées vers la défense des intérêts de la classe dominante. La relativité de la démocratie est d’ailleurs révélée par l’image de cette salle. Comme pendant l’occupation allemande, le devoir des hommes cagoulés des bataillons de sécurité [NdT. Les Tagmata Asfalias, chargés de contrer les réseaux de résistants] se limitait à la dénonciation et à l’arrestation des résistants, et non à les mener devant des cours martiales.

Mais c’est surtout la réalité elle-même, comme elle est vécue aujourd’hui, qui révèle le caractère de la démocratie. C’est le rôle de l’État, dans des conditions de profonde crise capitaliste. C’est la misère économique et la démoralisation sociale, imposées par une politique qui se tourne contre le peuple, les travailleurs et la jeunesse. C’est les milliards d’euros, qui sont offerts sans limites aux banquiers, aux industriels et aux armateurs. C’est la violence meurtrière, exercée contre une part de la société, qui résiste. Tout cela est démocratiquement réalisé et validé via des lois, dont l’exécution et le respect sont assurés par la police et la justice. Continue reading Procès d’Aris Seirinidis et Simos Seisidis: Le «plaidoyer» d’Aris Seirinidis

Petralona, Athènes : Action directe contre une boutique de mise en gage

Ce lundi 28 novembre, une boutique de mise en gage (requin du prêt) dans le quartier de Kato Petralona, sur la rue Keiriadon, a eu sa façade saccagée. Des tracts avec les slogans suivants ont été jetés : “Vendeurs au marché au noir* hors de nos quartiers; pas un pouce de terrain aux requins des prêts” / “Tous ceux qui voient notre pauvreté et notre appauvrissement comme une opportunité de faire des profits rapides, feront face au courroux des révoltés. Nous nous tenons côte à côte. La solidarité est l’arme du peuple.”

* En grec le terme “Vendeurs au marché au noir” se traduit par “mavragorites”, qui est associé aux marchands du marché au noir durant l’Occupation Nazie de la Grèce (1940-1944), qui sont devenus riches en vendant des denrées de base à des prix élevés ou ont engrangés d’énormes bénéfices en exploitant des gens affamés; ils étaient connus pour leur enthousiasme à résoudre immédiatement les problèmes de survie, pendant que leur avantage clé était une collaboration excellente et une engagement avec les autorités de l’occupation.

Procès de Chalkida: les camarades anarchistes Alexandros Kossyvas, Michalis Traikapis, Maria Economou et Venos Polykretis ont été acquittés

Les gens arrêteront de piller les banques lorsque les banques arrêteront de piller les gens

Ce mercredi 30 novembre 2011, tous les camarades accusés du braquage de la banque de Psachna (Evia) ont été acquitté! Nous allons attendre des messages à ce propos sur le nouveau site d’Act for freedom now! En grande impatience.

Un grand merci à tous les camarades qui en se tenant aux fait ont prouvé ce qu’est la solidarité. Nous devons continuer la lutte anarchiste pour la liberté des prisonniers de guerre.

Personne ne doit chercher des “innocents” parmi nous. Nous sommes du côté des “coupables” à maintes reprises. Nous sommes proches des pauvres diables, des immigrants, des hors-la-loi, des “terroristes”. Et nous resterons là; pour avant, maintenant et à jamais.

Athènes: Affiche-appel pour la grève générale du 1er décembre

Grève générale et manifestation le 1er décembre
Tous dans la rue !

Rassemblement à 11h00 en face du Musée Archéologique National d’Athènes.
Pré-rassemblement à 10h30 au parc Kyprou et Patission.

Contre l’exploitation, la pauvreté, la répression, la peur et le racisme.
Résistance commune entre les locaux et les immigrants, les travailleurs, les chômeurs, les jeunes.
Auto-organisation de la lutte dans tous les espaces sociaux et de travail.
Pour la créacion d’une nouvelle société d’égalité, de solidarité et de liberté.

Assemblée de résistance et de solidarité des quartiers de Kipseli et Patissia.

Source

Athènes : Appel urgent à la solidarité internationale avec Panagiotis Avdikos, prisonnier en grève de la faim

Panagiotis Avdikos est actuellement confiné à “l’hôpital” Aghios Pavlos de la prison de Korydallos, après une longue grève de la faim.

Il a été arrêté hors de chez lui le 18 avril 2011, accusé de possession de drogue. Il a décidé quasiment immédiatement de commencer une grève de la faim en vue de protester contre le coup monté de la police qui a eu pour résultat son incarcération dans les cachots de la démocratie grecque.

Il est en grève de la faim depuis mai 2011 (avec une brève interruption en août). La négligence des autorités qui ont refusé sa mise en liberté, maintenant ainsi le système pénitentiaire de la barbarie et de l’atrocité, est la raison pour laquelle Panagiotis est maintenant en danger de mort.

Le mardi 29 novembre au matin, à Komotini (au nord de la Grèce) des camarades du Local Anarchiste UTOPIA A.D. ont fait une action d’intervention/contre-information quant au gréviste de la faim Panagiotis Avdikos, distribuant des textes dans les sites importants de la ville mais aussi en dehors des cours de justice et à des cabinets d’avocats. Ils ont aussi distribué des textes à l’association du barreau local. Leurs tracts contenaient surtout des lettres du détenu.

Le Groupe de Solidarité des Détenus Corinthiens -Collectif Antistrofi Metrisi (“compte à rebours”) de Conrinthe- appelle pour un rassemblement en soutien à Panagiotis Avdikos devant la prison de Koridallos le 3 décembre à 15h00.

Liberté pour Panagiotis Avdikos !
À bas les murs des prisons ! À bas l’État assassin !
La solidarité est notre arme !

Athènes : Texte de l’aile n°1 de la prison de Koridallos

Publié sur Indymedia Athènes le mercredi 23 novembre.
L’incarcération est une torture permanente.

Nous vivons dans de sordides conditions, l’un sur l’autre, dans des espaces sales, nous nous lavons avec de l’eau glaciale. Nous mangeons des demi-portions de bouillie alimentaire liquide. Nous n’avons pas assez de soins médico-pharmaceutiques. Nous faisons face à une justice sadique qui nous impose des peines exhaustives.

Et ça ne s’arrête pas là.

Le 14/11/2011, nos co-détenus [Giorgos] Leith Unan et Elias Rivon qui ont été transférés à la cour d’appel de Loukareos après une dispute avec des cochons de l’EL.AS (la police grecque), ont été brutalement battus et transféré à la section “immigration” où ils ont été battus à nouveau alors qu’ils été menottés. Ils sont retournés à la prison avec des membres et côtes cassés et des marques de coups sur tout le corps.

Le 17/11/11, le co-prisonnier et anarchiste Rami Syrianos est à l’isolement à la prison de Diavata pour avoir refusé de se soumettre à l’humiliation de la fouille corporelle et la mise à nu du détenu. Toutefois, parce qu’il y avait un rassemblement de solidarité devant la prison, l’administration craignant le pire a effectué un transfert surprise à Nigrita Serres. Là, le 19/11/11, après avoir refusé à nouveau ce côté “malade” du service pénitentiaire, le sergent avec 2 gardes ont envahi la cellule d’isolement et après l’avoir immobilisé, ils l’ont déshabillé de force.

Au même moment notre co-détenu et membre de la Conspiration des Cellules de Feu, Giorgos Polydoros, qui a été emprisonné depuis 8 mois maintenant, a déjà été transféré dans 5 prisons différentes et a passé une longue période à l’isolement pour son refus d’accepter la fouille corporelle et est en ce moment à nouveau à l’isolement à la prison d’Halkida.

Enfin, le 06/11, 7 immigrants mineurs de 17 à 20 ans ont été transférés des cellules de Amygdaleza (centre de détention pour les immigrés mineurs), 4 à Attico et les 3 autres à l’hôpital de Thriasio avec de graves brûlures et sont toujours hospitalisés après qu’un feu se soit déclenché dans leur cellule. Le ministère s’est limité à une simple déclaration comme quoi ils auraient déclenché eux-mêmes le feu. Des questions comme “Est-ce que le bâtiment a des protections contre le feu et des mesures générales en vue de protéger les gens” et “qu’est-ce qu’ont fait les officiers de police de garde pour l’incident” semblent des banalités.

Nous ne pouvons plus parler d’incidents isolés. Nous vivons tous les jours des tortures physiques et mentales, dans les postes de police, dans les locaux de l’EL.AS, dans les prisons, dans les camps pour “immigrants illégaux”.

Nous menons cette protestation en vue de déclarer que nous sommes unis face à leur sauvagerie, dans le but d’informer “au-delà des murs” ce qui se passe chaque jour dans les cellules et les cages où ils nous ont enfermés.

SOLIDARITÉ, ORGANISATION, DIGNITÉ

(60 individus de l’aile n°1 de Koridallos sont restés hors de leurs cellules et ont donné ce texte au sergent de la prison)

sources : a, b

Une flamme de solidarité de la part de la CCF pour les frères et soeurs au $hili

Lorsque les barreaux de prison empêchent nos mains de jeter le feu de l’anarchie dans le monde du pouvoir, nos paroles deviennent le fort grincement de l’évasion.

Armés avec des pensées, des désirs, des plans secrets, des nouveaux complots, nous donnons une chaude étreinte dans notre rencontre imaginaire avec les camarades de l’action à travers le monde.

Maintenant, nous voulons que notre voix atteigne nos frères et sœurs au lointain Chili, à Luciano (Tortuga) en procès le 22 Novembre et à Monica, à Felipe, à Francisco, à Omar et Carlos le 28 Novembre, parce qu’ils sont anarchistes et les ennemiEs du pouvoir.

Bien sûr, nous n’oublions pas Marcelo, Freddy et Juan dont leur procès a commencé le 11 de ce mois. *

Camarades, vous êtes si loin et pourtant vous vous sentez si proche.

C’est la même rage que nous ressentons lorsque nous frappons l’État, le même mépris que nous montrons pour la silencieuse foule compromise, la même passion avec laquelle nous nous battons pour l’anarchie, la même haine des prisons qui veulent nous garder en otage.

L’État chilien et les autorités des États du monde doivent savoir que pas unE camarade sera laissé seulE.

Nous existons partout, les anarchistes qui agissent, pour qui l’anarchie n’est pas du simple bavardage idéologique, mais le seul moyen authentique de vivre.

Donc, une chose est certaine. Nous n’avons pas encore dit notre dernier mot. Nous commençons un voyage insurrectionnel infini, avec le nouveau nihilisme et l’action immédiate pour la réalisation de l’anarchie en tant que notre boussole. Notre nom est notre âme nommée FAI / FRI. La Fédération Anarchiste Informelle-Front Révolutionnaire International est le nouveau Noir International des Anarchistes de la Praxis.

Nous savons qu’un jour nous nous retrouverons à Athènes, Santiago, dans l’ici et maintenant, toujours.

Jusque-là, comme nos frères de la cellule russe de la CCF ont écrit: « Alors que nous lisons les lettres et les nouvelles de camarades emprisonnéEs, nous sentons de tous nos cœurs la haine envers le statu quo, l’impatience de créer un autre monde et la destruction de celui-ci. Chaque lettre de ces textes coule à travers les veines comme un fleuve. Atteigne le cœur et reste pour toujours dans l’âme.

Et tandis que notre activité nous met en grand danger, tout de même nous rêvons du jour où nous nous rencontrerons dans une petite ferme. Nous allons boire un thé que nous aurons recueillis avec nos propres mains et nous allons partager nos plans avec des sourires…

Nous allons échanger des histoires de nos aventures.

Et ce jour n’est pas loin … »

Monica, Felipe, Francisco, Omar, Carlos, Luciano, Marcelo, Freddy, Juan, nous levons notre poing à vos côtés, en criant « SOLIDARITÉ » dans la langue internationale de l’anarchie. En même temps l’autre main tient fermement le couteau du nihilisme pour le plonger en profondeur dans les entrailles de ce monde de pouvoir et d’assujettissement.

Libres pour toujours
Toujours anarchistes
Vive la FAI / FRI

Les membres emprisonnéEs CCF
Et l’anarchiste révolutionnaire Theofilos Mavropoulos

PS. Il n’y a pas longtemps en prison, le camarade chilien Cristóbal Bravo Franke a été attaqué par un gardien de prison lâche. Les gardes voulaient se venger parce qu’il n’avait pas obéi à leurs ordres et s’est moqué face à eux avec mépris. Ces lâches qui verrouillent nos camarades dans les cellules de prison doivent être sûrs qu’ils auront la réponse qu’ils méritent. Pour chaque insulte, chaque punition contre les anarchistes de la praxis qui sont prisonniers de l’État, quelconque screw et sa propriété devient une cible, il est condamné à rencontrer notre rage.

traduit de l’anglais par sabotagemedia

_
* Le procès de Marcelo, Freddy and Juan aura lieu le 19 décembre.

_

Articles relatifs:

1. Lettre de Mónika Caballero, accusée dans «l’affaire bombes» au Chili, en solidarité avec les camarades de la Conspiration des Cellules de Feu

2. Solidarité active pour Luciano Tortuga, Chili

3. Chili: Communiqué des prisonniers anarchistes en grève de la faim, acuséEs dans le montage juridique “caso bombas”: UN APPEL À LA SOLIDARITÉ.

4. Montréal: des bannières déployées en solidarité avec les anarchistes en grève de la faim au Chili

Aigio, Grèce: Pauvreté, misère et maisons brûlées «par hasard»

Le 3 Novembre, à Aigio, une ville au nord-est de Patra, des salauds inconnus (probablement des néo-nazis) ont brûlé les baraques où habitaient des immigrants. Peu avant 2h00 du matin, certains taudis dans les rues Farazouli et Platonos, connus comme «les bicoques de Rodopoulou» ont été enflammés. Près de 30 immigrants vivaient là-bas (qui ironiquement avaient des papiers, selon les rapports). Le feu a complètement brûlé ces bicoques. Au moins trois résidents immigrés ont subi des brûlures et ont été transférés à l’hôpital de la ville. Maintenant des dizaines d’immigrants se trouvent sans abri ni nourriture, et plusieurs d’entre eux avec très peu de vêtements, etc. Plusieurs résidents locaux leur ont offert de l’aide. Le texte suivant a été distribué par des anarchistes à propos de l’attaque incendiaire.

Commencons par le début: Le 11 mai, des fascistes organisés ont jeté une bombe artisanale (faite à partir de bouteilles de gaz de camping) dans un taudis loué par des immigrés pakistanais près du centre des sports de la ville d’Aigio. Les fascistes n’ont pas réussi à mettre le feu au taudis, mais les habitants du quartier et les immigrés ont été terrifiés par l’explosion. Ce fut la deuxième attaque contre les immigrés pendant ces 3 semaines. En outre, les fascistes ont diffusé des tracts avec le logo de Chrissi Avgi pour rendre leur présence visible dans la région.

Après tout cela, c’est évident qui a mis le feu qui a brûlé la même maison, dans la nuit du 3 Novembre . Il ne s’agit pas d’un accident (quelques jours avant l’incendie, une fusée a également été jetée dans la cour de la maison), mais de la troisième attaque fasciste. Ces personnes dorment maintenant dans la cour de la maison incendiée; leur seul moyen de protection contre le froid sont des couvertures et des vêtements offerts par certains d’entre nous, des citoyens solidaires.

Pour nous, la solidarité avec les immigrés n’est pas une question d’humanité mais une question à caractère social et de classe. La solidarité entre les opprimés et les pauvres s’applique dans une condition sociale imposant le silence, le consentement aux plans de l’Etat ainsi que la calomnie de toute résistance sociale par le système politique à travers les médias de masse.

De plus en plus, il y a des gens qui comprennent que la rhétorique sur le «sauvetage de la patrie» et l’«unité nationale» n’a qu’un seul but: de cacher le fait que l’Etat et tous les gouvernements au pouvoir (un «gouvernement de coalition», «de sauvetage national» ou encore comme ils veulent l’appeler) ont été, sont et seront toujours au service des patrons. La mission «nationale» ne vise qu’au sauvetage des banques, à la restauration de la rentabilité des entreprises ainsi qu’à la réalisation des expériences pour l’exploitation la plus brutale des travailleurs par les patrons grecs et étrangers. En Grèce, en fait, nous voyons la mise en place d’une expérience politico-économique, utilisée par les puissants comme une menace non seulement pour les travailleurs grecs mais aussi pour les autres travailleurs en Europe qui sont «désobéissants» et «dépensiers». Les patrons, pendant qu’ils font cette attaque, évaluent les réactions, les forces et les tactiques, maintenant que le jeu s’est étendu à toute la planète.

Mais ce n’est pas nécessaire d’aller chercher si loin pour le voir. La paupérisation violente imposée aux travailleurs du pays et accompagnée par des privatisations rend l’image de l’ouvrier pauvre, du chômeur ou du retraité appauvri, de plus en plus proche à celle de l’immigré. Les dizaines de milliers de ménages pauvres et sans électricité, les salaires de misère, le vol à travers la taxation, les impôts de capitation, l’État policier, ainsi qu’un million de personnes sans emploi ne permettent pas de mauvaises interprétations. Nous devons résister à toute tentative de ceux «d’en haut» pour nous convaincre que nous partageons les mêmes intérêts q’eux. Nous devons extirper toute vision nationaliste dans laquelle nos frères et nos sœurs de classe – les immigrés – sont présentés comme des ennemis.

Face à cette réalité, l’Etat et la classe dominante imposent l’apathie sociale généralisée, l’individualisation, la guerre de «tous contre tous”, le cannibalisme social, la soumission et des rôles sociaux prédéterminés. A travers notre action quotidienne, nous «d’en bas» dévons créer des communautés de lutte qui favorisent les valeurs de la résistance, de l’auto-organisation et de la solidarité.

Arrêtons de laisser la lutte aux mains des «experts» ou des laquais des patrons. Nous devons s’approprier cette lutte et la transformer en produit de notre volonté. A travers des assemblées de quartier nous devons tous se connecter; des chômeurs, des travailleurs, des immigrants, des étudiants de l’université et du secondaire, ainsi que des retraités, nous devons interagir sur le principe de l’auto-organisation et développer notre lutte -tant sa forme que son contenu-. Nos armes, ce sont les grèves, les occupations et les manifestations. C’est le refus de paiement social, “d’en bas”. Parce que nous refusons de payer leur crise, comme nous refusons de payer pour des biens sociaux qui sont les nôtres.

Résistance, solidarité et auto-organisation partout
Luttes communes des locaux et des immigrés
Solidarité sociale et de classe contre la peur, le racisme
et le cannibalisme social

Expulsez les fascistes et le Capital  

Signature: A cerclé

Source: Athens.Indymedia
Plus de photos ici

Athènes: Des affiches anarchistes appellent à une manifestation le 17 novembre

Face au krach économique et politique,

CREONS LES CONDITIONS POUR L’ORGANISATION REVOLUTIONNAIRE DE NOTRE CLASSE
là où la lutte sociale et de classe se développe quotidiennement
EN RUPTURE
avec les mécanismes de médiation, les bureaucraties syndicalistes et les manipulateurs  des partis politiques.

Manifestation: 17 novembre à 14h00, place de Klafthmonos

Des anarchistes/antiautoritaires

POLYTECHNIO 2011

Face à l’obscurité de toute tyrannie et de tout esclavage,
nous choisissons la voie lumineuse de la lutte et de l’humanité.
Laissons le soleil de la liberté briller.

Rassemblement, mardi 17 novembre, 15h30, Syntagma

Groupe des “Archives Anarchistes” d’Athènes

A CETTE EPOQUE, PAR LES CHARS (THEN, BY TANKS)
«L’Ecole Polytechnique d’Athènes a été évacuée; l’armée est intervenue avec des chars» [1973]

MAINTENANT, PAR LES BANQUES (NOW, BY BANKS)
«Le gouvernement a avoué la faillite; de la ‘poll tax’ imposée et les salaires gelés» [2011]

REVOLTE MAINTENANT

17 novembre 1973. La jeunesse se révolte et la lutte antidictatoriale approche son point culminant. 38 ans plus tard, nous voyons que rien n’est fini […]

Nous n’oublions pas les attaques par la police et les forces de sécurité lors des grandes grèves, les lois terroristes, les tabassages et les arrestations, les procès-coups montés, l’abolition de l’asile universitaire, l’entrainement des unités militaires pour réprimer les manifestations, et bien sûr les prisonniers politiques. L’Eglise ne peut pas échapper à notre critique; cette institution parasitaire conduit les croyants à l’inaction et les vœux pieux, alors que sa propriété, la puissance de ses organes et leurs intérêts s’alignent sur le camp des magnats de bateaux, des grands industriels et des banquiers. A ceux qui sont encore attirés par les appels conservateurs de ce mécanisme réactionnaire, nous ne pouvons que dire que le changement ne vient pas avec des prières.

Vivant –comme tout le monde- la crise capitaliste d’aujourd’hui et désireux de mettre l’accent sur la révolte de Polytechnio qui reste toujours d’actualité, nous avons considéré important d’inviter la communauté locale à une marche dans les quartiers d’Ano Glyfada, Elliniko et Argyroupoli. Nous créons ainsi des diverses fronts de résistance et de conflit et nous développons des relations de solidarité en promouvant l’idée et l’importance de l’action décentralisée.

Nous rejetons toutes sortes de comportements racistes ou fascistes en nous fixant comme premier objectif la Solidarité et la Décentralisation.

CONTRE L’ETAT, LE CAPITAL ET TOUTE LOI TERRORISTE
NOUS REVENDIQUONS NOTRE VIE ΕΝ DESCENDANT DANS LA RUE

Manifestation locale à Ano Glyfada, Elliniko et Argyroupoli (banlieus sud d’Athènes)
Point de rassemblement: 17 novembre, 16h00, place d’Aghios Tryphonas, Ano Glyfada

Collectif anarchiste d’Elliniko, Argyroupoli, Ano Glyfada

Athènes: Répression contre un centre social et culturel de Vyronas

Des enfants peignent à Labidona, le 1er octobre 2011

http://www.youtube.com/watch?v=kpmhied-7y4

Au début de l’automne, des habitants de Vyronas (banlieue nord-est d’Athènes) ont pris l’initiative de s’organiser pour créer un centre social et culturel en centre-ville, à Agia Triada. Ils ont transformé les ruines de « Labidona » en un espace d’auto-expression. Plusieurs activités ont lieu, comme des ateliers artistiques pour les enfants, des cuisines collectives, des concerts et des discussions, dans un endroit anciennement abandonné qui était utilisé comme lieu de pic-nic.

Le 28 octobre, le maire Nikos Chardalias a ordonné la fermeture de cet espace social auto-organisé, et l’endroit a été sous surveillance 24h/24 par la police municipale.

Le 31 octobre, les habitants et les participants ont protesté contre la décision de la mairie. Les habitants ont alors décidé de libérer le lieu des flics municipaux et des agents de sécurité. « Malgré la conduite autoritaire, hypocrite et calomnieuse de la mairie, Labidona ne deviendra PAS une autre cafétéria privée. Le lieu continuera d’être tenu par les habitants de Vyronas pour les habitants de Vyronas comme un centre social et culture, comme un espace de solidarité, de liberté d’assemblée et de création.

Activités à venir à Labidona

Vendredi 4 novembre, 19h :
Assemblée populaire de Vyronas

Samedi 5 novembre, 10h :
Ateliers créatifs pour les enfants et nettoyage du terrain

Dimanche 6 novembre,
11h : Café populaire
18h : Assemblée du centre culturel et social (koinonikokentrovirona@gmail.com)

source

Vous dites «unité nationale», nous disons «pillage»: encore un supermarché exproprié à Athènes

Aujourd’hui, jeudi 3 novembre, des camarades ont pillé une chaîne de supermarché de Zografou dans la banlieue d’Athènes et ont distribué les marchandises pillées sur un marché populaire en plein air.
Une traduction du texte distribué lors de leur action :

Arrêtons de nous tromper nous-mêmes. Derrière la rhétorique facilement assimilable sur les arnaqueurs et les golden boys, les méchants Allemands et les marchés – généralement et abstraitement – sans merci, se cache notre exploitation sans fin et le pillage de la production de biens par la clique des patrons. Et c’est clair comme de l’eau de roche que tant qu’ils s’imposeront sur nos vies, ils continueront à nous abaisser et ils nous étoufferont pour maintenir leurs profits. Et les coups consécutifs que l’on se prend, peu importe comment ils se présentent, servent tous à maintenir leurs propres, et unifiés, intérêts de classe. En même temps, ils propagent la peur pour préserver leur autorité : augmentation du flicage, chasse aux immigrés, suppressions de « l’asile » universitaire, agitation du racisme et du patriotisme.

Fini la passivité. Reprenons nos vies en mains.

La perspective de la classe des opprimés n’est ni dans la lutte pour la survie, ni dans une position de soumission et d’appauvrissement. Cette perspective est résumée ici et maintenant, dans les petits et les grands moments de la négation et dans nos luttes. À chaque confrontation quotidienne avec les patrons et dans les grèves générales ; dans les manifs, les assemblées populaires et les structures d’entraide; dans les occupations de bâtiments publics, les écoles et les universités; dans la rage contre les flics et la solidarité contre la répression; dans les actes agressifs contre des cibles capitalistes et d’Etat; dans les mouvements de refus de payer, des factures électriques aux péages autoroutiers ; dans les pillages collectifs de biens dans les supermarchés, et leur redistribution publique.

Saisissons notre force collective.
Tissons notre projet d’émancipation sociale et individuelle.
Guerre à la guerre des patrons.

Tous aux grèves générales !

sources: a, b

Villa Zografou, un centre social auto-organisé à Athènes

Contre le pourrissement continuel de nos vies..nous choisissons la solidarité, la création, la camaraderie

Un projet social a été inauguré dans la banlieue de Zografou, à l’est d’Athènes. Villa Zografou, un manoir abandonné de trois étages du 19e siècle, est  situé dans un domaine de 6 hectares que la municipalité comptait transformer en allée commerciale. Cet espace tire son histoire des luttes locales. À l’été 2009, la police anti-émeute a attaqué près de 1000 personnes qui réclamaient ce lieu pour y tenir des événements locaux. Ce bâtiment a aussi été l’objet d’une controverse à propos de l’emprunt au FMI l’été passé.

L’assemblée ouverte des habitants du quartier a décidé de transformer la Villa Zografou en un espace fixe d’auto-organisation. Samedi et dimanche, 5 et 6 novembre, l’espace ouvrira à partir de midi, en espérant qu’un maximum de personnes puissent participer à l’initiative. Durant ces deux jours, les gens auront la possibilité de connaître ce projet tandis que des travaux auront lieu pour nettoyer le jardin, ou encore créer un potager. Un café auto-organisé sera également ouvert où chacun pourra discuter dans une atmosphère joyeuse.

Entrée par l’avenue Georgiou Zografou (portail vert)

Source/ Photos