Depuis lundi 24 octobre, 52 personnes (sur un total de 65 dans leur bloc), tous prisonniers sans-papiers, ont commencé une grève de la faim dans le bloc 10 de la prison centrale. Leur crime: habiter illégalement à Chypre. Leur demande: l’arrêt de l’oppression étatique et du déni de leurs droits fondamentaux.
Ces personnes sont détenues pour être expulsées, ils ne sont pas des criminels. Au contraire, dans cette affaire, c’est l’État qui est criminel en les enfermant plus encore que la période maximum de 6 mois établie par la directive 115/2008. En plus de ça, dans de nombreux cas, les garanties de procédures n’ont pas été respectées et leur détention a été prononcée sans même un décret de détention.
Mardi 20 octobre, face aux caméras du bloc 10, un Algérien de 46 ans a tenté de se suicider avec des lames de rasoirs. La vidéo de la tentative de suicide est entre les mains de la police. Cet homme, marié avec deux enfants, a demandé de nombreuses fois à retourner dans son pays, sans succès. Pendant plus de deux semaines, il a refusé toute nourriture et il demandait à ses camarades de commencer une grève de la faim.
Le 28 octobre, une autre personne fit une tentative de suicide en fabriquant une corde en papier et fut sauvée à la dernière minute. Cet homme, un syrien, est détenu depuis plus d’un an et a également demandé à être renvoyé dans son pays. Détenu pendant plus d’un an, en dépit de toutes les lois existantes, il n’est ni relâché ni renvoyé.
Que cette lamentable situation n’a pratiquement pas attiré l’attention des médias reflète l’état général de notre société, qui cache consciencieusement la question des sans-papiers sous un tapis. L’État, qui se prépare à la présidence de l’Union européenne, écrase les droits de l’homme avec toute sa brutalité, et les citoyens européanisés sifflotent avec indifférence face à l’humiliation totale de la dignité humaine, tandis qu’ils soignent leur image d’humanistes.
Nous sommes solidaires des grévistes de la faim et de toutes les personnes dont les droits humains sont niés et écrasés par les gouvernements. Nous appelons tous ceux qui ont encore un peu d’humanité à une assemblée pour décider des actions à tenir, mardi 1er novembre, à 6h sur les marches de l’école Faneromeni de Nicosie.
"Et rappelez-vous que nous célébrons aujourd'hui la liberté! Quiconque ne défilera pas sera viré de l'école!"
Les 26 et 27 octobre 2011, des interventions ont eu lieu dans les écoles de Elliniko, Ano Glyfada et Argyroupoli (banlieues sud d’Athènes, majoritairement riches et « favorisées »). Des lycéens ont écrit et distribué le texte suivant contre la parade du 28 octobre:
Un-DEUX ! Un-DEUX ! Répétition de défilés (ou de moutons) pour l’armée?
Nous sommes nés et nous avons grandi en considérant les défilés et les commémorations nationales comme quelque chose allant de soit… ALORS que les choses ne sont jamais aussi certaines. Ce délire nationaliste n’a jamais été tant prospère. La démonstration militariste et nationaliste nous vient de l’Allemagne nazie et la société fasciste de Mussolini, et a été implantée en Grèce par la dictature de Metaxa, pendant que d’autres régimes autoritaires (Corée du Nord, Union soviétique, Cuba) l’ont également mis en place pour former le moral et la discipline de leurs étudiants.
Les défilés sont traditionnellement conçus pour avoir une forme compacte et une apparence uniforme (uniformes, allure et alignement) et tentent d’enfermer l’individualité, tout en cultivant les discriminations – les garçons marchent devant les filles, les grands devant les petits, et surtout les élèves méritant devant la plèbe. En fait, seuls six élèves d’un corps d’élite sont présents à la bénédiction orthodoxe et marchent toujours devant, séparés du reste du « cortège » des élèves.
L’école, à son tour, crée un climat de terrorisme entre les élèves pour qu’ils participent au défilé – alors que la plupart des élèves ignorent que cette participation est facultative, et non obligatoire. On leur donne néanmoins l’assurance que leurs absences scolaires seront supprimées s’ils défilent, ou qu’ils seront punis de plus d’absences s’ils refusent. Dans certains cas, les dirigeants des écoles poussent encore plus loin les punitions, avec des suspensions ou des expulsions.
Voilà alors la preuve même que l’école est un moyen de reproduire les méthodes et les pratiques fascistes, plutôt que de se concentrer pour résoudre les problèmes pratiques des élèves, comme le manque de profs et de livres.
Il est évident qu’en tant qu’anarchistes, nous sommes à l’opposé de l’absurdité nationaliste qui défend une institution cultivant la haine et la guerre contre les individus sur la base de critères nationaux ou raciaux.
Nous ne commémorons pas la résistance avec des défilés, mais avec des insurrections.
Selon des informations provenant de Rome, l’audience ce matin a confirmé l’arrestation de 12 manifestants. Il n’ont pas été jugés directement, mais mis en détention provisoire.
Les 12 sont en ce moment détenus dans les prisons Rebibbia et Regina Coeli et nous essayons de trouver leurs adresses pour la correspondance.
Apparemment, toutes les perquisitions ont été effectuées en s’appuyant sur la section 41 du Code unifié des Lois de Sécurité publique « TULPS » (utilisation d’armes et d’explosifs). Dans toutes les maisons, des vêtements et du matériel imprimé ont été regardés, pris en photo ou confisqués.
Rien qu’à Rome, de l’équipement informatique (ordinateurs, disques dures, clefs USB) a été confisqué – une opération théoriquement non-autorisée par la section 41 du TULPS.
Lecce : Dans la matinée, des flics ont fait une rafle dans les appartements de deux camarades sans avoir un mandat, mais en s’appuyant sur la section 41 du TULPS. Les carabiniers ont cherché des « armes » en faisant référence à la marche de protestation à Rome.
Cosenza : Des rafles contre huit camarades, apparemment toutes sans résultats par rapport aux attentes du commissariat de police.
Des perquisitions ont également été confirmées à Teramo, Naples (contre 10 camarades, pas confirmées) et Florence (contre 14 camarades). Aussi à Florence, les squatters de « La riottosa » ont passé la matinée sur le toit de la maison pour résister à une opération répressive, subissant des menaces et des intimidations.
Des rafles confirmées à Rovereto (2 maisons), Milan (6, pas encore confirmées), Senigallia (2), Livorno (2 maisons), Palermo (4), Rome (6) et Bologne (6 ou 8, pas encore confirmées) avec des prises de photo et de la confiscation de vêtements. Aucun camarade arrêté.
En Grèce, la deuxième journée a viré en bataille ouverte entre les staliniens et les anti-autoritaires. Après que le service d’ordre stalinien a attaqué des anarchistes voulant accéder au parlement et qu’il a même rendu certains à la police, ceux-ci ont riposté par des pavés et des cocktails molotov lancés en direction des rangs du syndicat stalinien PAME. Le syndicaliste Dimitris Kotsaridis âgé de 53 ans est mort, mais non pas à cause d’un pavé, comme cela a été et est toujours dit par de nombreux médias bourgeois, mais à causé d’une crise cardiaque probablement due à l’emploi massif de gaz lacrymogène de la part de la police.
Déjà hier, la grève a mobilisé des centaines de milliers dans toute la Grèce. Rien qu’à Athènes, entre 200 000 et 500 000 personnes étaient dans la rue. A la place Syntagma devant le parlement et dans les rues autour, les flics ont dus subir des attaques massives : pavés, cocktails molotovs, coups à l’aide de mobilier urbain divers (Vidéos : 1 / 2). Vers la fin de l’après-midi, les flics ont finalement réussi à évacuer la place Syntagma, 25 d’entre eux ont été hospitalisés à Athènes. Il y a également eu de nombreux blessés dans les rangs des manifestants, ainsi que 28 personnes en détention provisoire et 5 arrêtées.
Étant donné que hier, les flics ont failli perdre le contrôle à la place Syntagma, ils ont aujourd’hui été soutenu par leurs chiens de garde staliniens, le service d’ordre du PAME. Celui-ci a activement empêché les insurgés d’accéder à la place Syntagma en les frappant et en les rendant à la police. Cette collaboration ouverte a enragé les anti-autoritaires et ils ont violemment attaqué la foule de syndicalistes sur la place Syntagma. Après leur départ, ils se livrent des batailles avec la police qui perdurent encore.
Les médias du pouvoir racontent l’histoire bien évidemment un peu autrement. Soit ils n’ont pas rectifié le mensonge que le mort aurait succombé à ses blessures de tête dues à un pavé, soit ils ne rapportent pas l’information qu’il est devenu victime d’une guerre civile chimique. En outre, ils parlent des « autonomes complètement fous » ayant attaqué des « manifestants pacifiques » sans aucune raison. C’est probablement ce qui sera écrit dans tous les journaux demain. Les députés à l’intérieur du parlement assiégés sont en même temps actuellement en train de voter de nouvelles mesures d’austérité.
21h30 GMT+2 Au moins 10 escadrons de policiers ont chassé les gens de la place Exarchia et des rues Stournari et Solomou, ils ont tiré des gazs et occupé la place. Des flics armés ont également bouclé tout le quartier.
Comme prévu la nouvelle loi de finance a été ratifiée.
20h50 GMT +2 La séance des députés continue sans être perturbée. Toute la zone de la place Syntagma a été évacuée par la police anti-émeute, le trafic a repri dans les rues.
20h15 GMT+2 Des gens sont encerclés par les flics à la station de métro Acropolis (certains pourraient aussi être piégés à l’intérieur). Selon des témoignages, beaucoup de gens sont mis en détention provisoire.
Les flics ont encerclé la station de métro Omonia et viennent d’attaquer les gens à l’intérieur du métro.
19h20 GMT+2 Après la rafle policière à Monastiraki, les gens ont fui dans la station de métro en fermant les portes derrière eux afin de se protéger de la fureur policière. La police et les persécuteurs ont ordonné l’évacuation de la station.
Des flics ont attaqué des manifestants près des portillons de la station de métro Acropolis où trois mises en détention provisoire ont été rapportées ; tous les trois ont réussi à s’échapper grâce à la forte présence de gens là-bas.
Les flics courent maintenant après des gens dans les rues de la zone toute proche de Thissio.
Si nous pensons que la réduction des pensions de retraite, des allocations, des salaires, les licenciements sans indemnisation, les diversimpôts et les diverses rançons, sont encore « une averse » qui finira, nous nous trompons profondément. Il faut que nous réalisions que tout cela fait partie du problème social global, qui consiste à l’organisation de la société par l’État et par le capitalisme. Nous n’avons rien à attendre de l’État, les patrons, et les élites internationales à part la pauvreté, la misère, l’indigence, la clochardisation, la répression, la mort. Nous n’avons aucune raison de subir tout ce qu’on nous impose.
Nous avons tous vécut ces deux dernières années l’intensité du pillage. Il devient évident et de la manière la plus douloureuse, que la « crise » n’est pas quelque chose d’abstrait, n’est pas une image quelconque aux infos à la télé, mais c’est l’intensité de l’exploitation et de l’oppression ; c’est la situation où sera jugé si c’est nous qui ferons faillite, ou si c’est l’État et les patrons, qui n’ont d’ailleurs aucune envie de perdre leurs profits et leurs privilèges. Ainsi, on nous imposent une série de mesures qui restructurent les conditions de travail en les transformant en régime particulier d’esclavage (suppression de conventions collectives, diminution ou suppression du salaire minimal, plus de facilité quant aux licenciements, augmentation du temps de travail etc.). Simultanément, on cherche à saisir une plus grande partie de nos faibles revenus via des rançons (taxe par habitant, taxe à chaque foyer, augmentation du TVA etc.) qui nous conduisent à la clochardisation. Continue reading Gréce: Fini la patience et l’apathie, la révolution sociale est la seule solution→
20h20 GMT+2 À Athènes, le quartier général de la police vient d’annoncer qu’il y a 28 détenus, 5 personnes arrêtées et 25 flics blessés à l’hôpital.
19h20 GMT+2 Des gens commencent à se rassembler devant le poste de police principal à Athènes à l’avenue Alexandras pour exiger la libération immédiate de tous les détenus. Il faut plus de monde là-bas. Le chiffre total de détentions et/ou d’arrestations sera confirmé plus tard dans la journée.
À la place Monastiraki, les flics ont lancé du gaz lacrymogène sur les contestataires, et aussi à l’intérieur de la station de métro.
19h00 GMT+2 Des affrontements sont rapportés dans la zone de Monastiraki.
Le quartier d’Exarchia est sous occupation policière complète, avec plein de gens frappés et même retenus par des flics en uniformes et en civil.
18h30 GMT+2 Rafle policière massive à la place Exarchia. Les flics courent après les gens.
18h15 GMT+2 Rien qu’à Athènes, au moins 15 détentions et 12 arrestations ont été confirmées. Des affrontements en cours à la rue Stournari à Exarchia.
18h00 GMT+2 A Théssalonique, beaucoup de contestataires sont restés dans l’Office du Travail occupée protestant contre la répression brutale et exigeant la libération immédiate de tous les détenus. Il y a une assemblée en cours avec presque 80 personnes là-bas.
La place Syntagma a été évacuée par la police qui n’a pas hésité d’attaquer ouvertement des grévistes âgés un peu plutôt (il y a eu un besoin urgent constant d’aide médicale à la place). En plus, de nombreuses unités de flics en moto aux Colonnes du Zeus Olympien (Olympieion) ont empêché les gens de partir.
Un peu plutôt, une énorme foule a attaqué la Banque nationale de Grèce et l’a dévastée à l’intérieur.
Il est à noter que des syndicats de base, des blocs anarchistes/anti-autoritaires, des blocs d’assemblées de quartier, des syndicats étudiants ont également été parmi les manifestants aujourd’hui. Demain le 20 octobre, les mobilisations autour de la grève contre le vote des nouvelles coupes budgétaires, imposées par le gouvernement et la troïka, dans toute la Grèce atteindront leur pic. Continue reading Grèce, Mercredi 19 octobre : Mise à jour constante→
Les travailleurs municipaux (POE-OTA) protestent contre les réductions de salaires et les modalités de réduction du personnel (conduisant à des licenciements massifs). Ils ont appelé à des grèves répétées de 48h du samedi 15/10 au jeudi 20/10 (au moins).
Le 14 octobre à Athènes, la procureure générale, Eleni Raikou, a rendu une décision contre la grève des travailleurs municipaux et a ordonné l’ouverture de la décharge de Fyli, en Attique. Eleni Raikou en collaboration avec le ministre de l’intérieur et de la santé a jugé que cette grève mettait la santé publique en jeu puisque les travailleurs refusent de ramasser les ordures et occupent la décharge et les garages de différentes municipalités où sont entreposés les véhicules pour la collecte des poubelles.
Par ailleurs, la procureure a ordonné l’ouverture du site d’enfouissement par la police et a décidé de chercher les personnes «coupables» de mettre en danger la santé publique. Mais même la Fédération des Associations des Médecins hospitaliers a publié l’annonce suivante: «M. Loverdos [ministre de la Santé et de la Solidarité sociale!] se rappelle la santé publique seulement quand il s’agit des immigrants et des travailleurs. Dans tous les autres cas, il ne se soucie pas une seule seconde si des chaînes étrangères de grands magasins vendent des produits contaminés, quand des familles entières sont au chômage et ne pensent qu’à se suicider sans douleur. Nous ne permettrons pas au gouvernement de détruire des milliers de travailleurs municipaux dans les chambres à gaz du chômage. Nous soutiendrons pleinement et systématiquement les travailleurs.
Le même soir (de 14 octobre) des bus de la police anti-émeute ont été vus près de la décharge tandis que les travailleurs des municipalités et des personnes solidaires occupaient et enflammaient des barricades à l’entrée principale de la décharge. De nombreuses personnes affluaient sur place pendant la nuit pour soutenir les grévistes, réussissant ainsi à conjurer la menace policière. Le gouvernement a déjà contacté des sociétés privées pour collecter les ordures (la collecte a commencé du centre d’Athènes) et a laissé entendre que les employés municipaux qui sont en grève seront licenciés.
7 octobre 2011. À 2h du matin, les distributeurs de la banque Rakyat Indonésie (BRI) à Sleman, Yogyakarta, sont incendiés. L’incendie a causé une explosion qui a détruit les locaux. Le sabotage n’est qu’un exemple de résistance de plus dans un pays détruisant ses arbres, ses montagnes et ses côtes pour le profit tout en opprimant son peuple.
Maintenant, trois personnes ont été arrêtées. Elles sont toutes les trois accusées d’avoir été impliquées dans la destruction de la banque. La question si les prisonniers sont « coupables » ou pas et celle du degré de leur « crime » ne nous intéressent pas. Nous laissons de telles spéculations aux inquisiteurs et à leurs serviteurs dans les médias. Nous n’avons pas besoin de connaître les détails de toute la situation pour savoir que, aussi longtemps que l’État et les banques s’enrichissent sur la base d’exploitation, il y aura toujours ceux qui s’opposeront à leur pouvoir et qui refuseront de collaborer. Il suffit de l’emprisonnement de ces gens-là pour désirer que non pas seulement leur prison, mais chaque prison cesse d’exister. « Le crime », c’est rien à manger sur la table et les patrons qui prennent la part du lion. « Le crime », c’est des forêts entièrement coupées et des compagnies de minage frappant et tuant ceux qu’ils veulent à l’aide de la police. La liberté, c’est riposter et reprendre ta vie de l’oppression.
Ce que nous savons, c’est que l’Indonésie est un régime soutenu par les capitalistes et les militaires occidentaux. C’est un pays qui torture et massacre son opposition, comme tout État ayant les moyens de s’en sortir impunément.
Kulon Progo est une région agricole près de Yogyakarta et en 2005, l’entreprise de minage Jogja Magasa Mining et les industries métallurgiques Indomines voulaient s’approprier les terres pour leur industrie. Les paysans là-bas n’ont pas cédé leurs terres aux entreprises industrielles puisqu’ils ne veulent pas que la nature soit détruite par eux. De nombreuses fois, les paysans ont essayé de résoudre le problème sans émeutes, mais cela ne marche pas. Maintenant, ils sont prêts à défendre leurs vies.
Tout a commencé quand l’entreprise a payé 300 personnes pour détruire les maisons des paysans et toutes leurs installations.
Cela a enragé tous les paysans et aussi beaucoup de gens autour. La dignité humaine et la nature tout simplement colonisées par l’argent et il n’y aura jamais aucune aide pour permettre aux paysans de survivre. La police a tout simplement couvert les gens ayant attaqué les paysans puisque l’entreprise l’a payée. Une histoire typique.
Tukijo est un paysan ayant été arrêté et emprisonné seulement parce qu’il s’est fait entendre lors des manifestations contre cette situation. Les gens en Indonésie ont fait plein d’activités autour de ce sujet : des manifestations, des articles, des films, des graffitis et des dégâts matériels contre les entreprises qui en profitent.
Les paysans et les peuples de Kulon Progo, Pandang Raya, Papouasie occidentale, Bima et ailleurs appellent à la solidarité internationale et à la complicité dans leur lutte à côté des anarchistes et des anti-capitalistes, s’opposant tous à la terreur brutale des patrons indonésiens, de leurs assassins payés et de leurs alliés dans les institutions. Ne les laissons pas se battre seuls !
En accord avec les souhaits des paysans, nous exigeons que les terres soient rendues à eux et la liberté pour nos amis en prison à cause de cela.
Les terroristes, c’est l’état-entreprise-militaire-police !
Liberté pour Tukijo et pour ceux accusés d’avoir attaqué
les distributeurs de la BRI !
Simos Seisidis a une fois de plus été acquitté – le système juridique continue ses jeux revanchards contre les anarchistes.
Le procès des anarchistes Simos Seisidis et Aris Seirinidis s’est achevé, le mercredi 12 octobre, à Athènes.
Selon la décision, Simos Seisidis a été acquitté de la «tentative d’assassinat» contre le même policier qui lui a tiré dans la jambe et a causé une blessure conduisant ainsi à son amputation obligatoire. Simos a été condamné à une peine de 18 mois d’emprisonnement, seulement pour «possession d’armes»; la peine est particulièrement élevée pour une telle infraction.
De même, son co-accusé et anarchiste, Aris Seirinidis, a été condamné pour «désobéissance» plutôt que «résistance violente à une personne dépositaire de l’autorité publique» (un délit moins grave). Il a été également condamné à une peine de 18 mois de prison pour «possession d’armes» et a été libéré sous caution.
Simos Seisidis fait face à une quatrième (!) plainte contre lui et restera en prison durant la phase de pré-procès. C’est la quatrième affaire intentée contre Simos qui a maintenant été acquitté pour les trois précédentes.
Les membres de ‘Lutte Révolutionnaire’ seront libérés sous conditions restrictives le mardi 11 octobre.
Suite à la décision du Conseil Judiciaire d’Athènes qui s’est réuni plus tôt aujourd’hui (le 6 octobre), les compagnon-e-s Nikos Maziotis, Pola Roupa et Kostas Gournas seront libéré-e-s de la prison de Koridallos, le mardi 11 octobre.
Les trois membres de ‘Lutte Révolutionnaire’ étaient en détention provisoire pendant 18 mois -la limite fixée par la loi.
Leur libération a été ordonnée à condition qu’ils se présentent au commissariat de police local tous les cinq jours. Ils sont aussi interdits de quitter la préfecture de l’Attique. Cette décision a été annoncée comme définitive et irrévocable.
Le procès contre les compagnon-e-s de ‘Lutte Révolutionnaire’ continuera le lundi 24 octobre.
Nous exprimons notre solidarité avec les membres de ‘Lutte Révolutionnaire’, Pola Roupa, Costa Gournas, Nikos Maziotis, les anarchistes Sarantos Nikitopoulos, Vagelis Stathopoulos, Christoforos Kortessis, la compagnonne de Costas Gournas, Mari Beracha, et l’antiautoritaire Costas Katsenos, qui sont poursuivi-e-s pour participation à l’organisation et nient les accusations.
Nous savons bien que le procès de ‘Lutte Révolutionnaire’ qui s’ouvre demain dans une salle de la prison de femmes Korydallos -avec un tribunal en composition spéciale ainsi qu’un traitement différencié- constitue encore un effort sans succès de la part des institutions et des acteurs étatiques de saper le moral des militants et des hommes libres; de tous ceux qui luttent et défendent avec dignité leurs principes et leurs choix. Nous savons très bien que ce n’est pas l’action armée de ‘Lutte Révolutionnaire’, le terrorisme qui menace notre vie et notre liberté.
Dans la nuit du 2 au 3 octobre, nous avons fait un cadeau à l’économie allemande. Nous avons attaqué plusieurs voitures à l’aide d’engins pyrotechniques sur un site de la Deutsche Telekom à Berlin-Lichtenberg. La date a été choisie en lien avec le procès de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » qui commence le 5 octobre à Athènes.
Nous sommes solidaires avec les actions de « Lutte Révolutionnaire » et nous exigeons la libération de COSTAS GOURNAS, PANAGIOTA “POLA” ROUPA, NIKOS MAZIOTIS et tous les autres camarades emprisonnés.
Même s’il est nécessaire que l’option de la lutte armée dans le cadre des formes de résistance autonomes et radicales de gauche soit toujours envisageable, elle ne doit pas être isolée d’autres formes d’actions et de mouvements.
Ici, il n’y a pas de mouvements qui sont prêts à porter et à soutenir la possibilité de la lutte armée. Pour cette raison, il n’y a pas de groupes armés en Allemagne à l’heure actuelle.
Les niveaux de résistance en Europe doivent néanmoins être liés afin de combattre plus efficacement le projet de la puissance Europe.
La troïka a désigné la privatisation des entreprises étatiques comme condition pour des nouveaux crédits à l’Etat grec. Dans ce cadre, la Deutsche Telekom a acheté une grande partie de l’entreprise de télécommunication grecque OTE à une période où la prospérité économique semblait imminente. Etant donné que les profits d’OTE n’ont pas augmenté au niveau espéré, la Deutsche Telekom prévoit des licenciements et des baisses de salaires massives. Même les paiements pour les retraites anticipées sont déclarés comme «fardeaux» dans leur bilan par la Deutsche Telekom. Par cette pression, la Deutsche Telekom essaie d’obtenir les titres manquants de l’Etat grec pour ainsi tout contrôler. L’exemple de cette multinationale montre d’une manière particulièrement claire le caractère inhumain de la logique capitaliste du profit.
En outre, la Deutsche Telekom participe à la surveillance générale de la télécommunication en Allemagne et à l’étranger par le biais de partenariats sécuritaires avec la police et les militaires.
Avec notre attaque, nous voulons soutenir la grève des employés et des travailleurs en Grèce et faire converger la lutte du mouvement anarchiste au-delà des frontières.
Nous espérons que cette action encourage aussi d’autres à participer activement à une perspective militante.
En commémoration de LAMBROS FOUNDAS, fusillé par les flics dans la lutte pour la liberté.
La restructuration imminente de la dette grecque, entamée par l’élite économique et politique en collaboration avec le gouvernement du PASOK, sera le premier aveu de l’incapacité à gérer la dette et à freiner sa dynamique toujours grandissante. Elle fait partie d’un plan ambitieux de faillite contrôlée de la Grèce afin d’éviter l’éclatement de la bulle de la dette. Cet éclatement aura des conséquences -économiques, politiques et sociales- incalculables, à l’intérieur du pays, et provoquera des réactions en chaine dans les autres pays européens; parmi ces impacts, l’amorce d’une nouvelle crise financière incontrôlable, à dimension internationale, qui révélera une fois de plus la pourriture du système capitaliste et provoquera une grande agitation sociale et politique.
Nous avons vécu, il y a un an, le premier acte de ce plan de faillite contrôlée –un plan vain en raison de la dynamique de la crise structurelle du système: la soumission de la Grèce à l’élite supranationale et ses mécanismes économico-politiques (FMI, BCE et UE) et la signature du mémorandum. En fait, en vertu de cet accord, l’état grec a effectué l’opération de titrisation d’une vieille dette, pas officialisée jusqu’à ce moment, rendant ainsi impossible le défaut de paiement; en même temps il a hypothéqué les biens et richesses du pays.
Le mémorandum montre que le gouvernement grec et l’élite économique voient très loin; cet accord garantit qu’en cas de révolte sociale –très probable dans un futur proche- il n’y aura pas la possibilité de défaut unilatéral sur la dette (de la part du débiteur); une telle révolte pourrait conduire à la formation d’un gouvernement d’unité nationale comme «dernier recours» pour rétablir la normalité dans le pays et éviter une vraie révolution sociale. Nous pourrions caractériser cet accord comme un acte de trahison du peuple grec, pour lequel Papandreou et son gouvernement seront jugés par la société grecque. Le défaut sur la dette conduirait à un conflit frontal avec l’élite: en tant que créancière elle exigerait par tout moyen la protection de ses droits (des droits pour lesquels le gouvernement s’est engagé en signant le mémorandum avec le sang du peuple grec et la sortie du pays hors de l’économie du marché).
Le prochain objectif du mémorandum et du prêt de 110 milliards d’euros accordé par la troïka est le remboursement des détenteurs des anciennes obligations grecques et le transfert de la dette à des organisations internationales (UE, BCE, FMI). D’assurer, à travers la prolongation du délai pour la faillite grecque, que les détenteurs d’obligations réussiront à s’en débarrasser avec la moindre perte. (A noter que ces obligations sont considérées comme des bouts de papier sans valeur dans le monde des investissements et seront bientôt appelées des «produits toxiques»). Cela est atteint aujourd’hui; la BCE est devenue la principale détentrice des obligations «toxiques» de l’état grec puisqu’elle garde 30% de ces obligations; les créanciers précédents de la Grèce –notamment les banques allemandes et françaises- gardent une… distance de sécurité vis-à-vis de bulle de la dette qui est prête d’éclater.
Le processus du défaut de paiement «contrôlé» comprendra dans un premier temps l’allongement de la durée de remboursement et le remplacement de l’ancienne dette par la nouvelle. Cet allongement donne un soi-disant second souffle à l’état grec afin de payer ses dettes (le prêt de 110 milliards inclus). En réalité, il apportera une nouvelle charge à la dette en raison de l’intérêt supplémentaire puisque le taux d’intérêt restera inchangé ou sera légèrement réduit. Le remplacement de l’ancienne dette par la nouvelle est un geste qui favorise clairement les détenteurs d’obligations vu que l’Etat grec achètera les obligations dégradées à un prix certainement surévalué par rapport à leur vraie valeur et vendra des nouvelles obligations garanties par le Fonds Européen de Stabilité Financière (le FESF sera remplacé en 2013 par le Mécanisme Européen de Stabilité, MES). La mission de ces nouveaux mécanismes est d’achever le processus de faillite contrôlée des pays surendettés, couvrant les mauvaises créances des créanciers qui ont investi dans la dette publique, afin de protéger le système financier de l’Europe face à la crise. En même temps, les banques européennes continueront de puiser dans les liquidités de la BCE profitant de ses garanties pour l’investissement dans la dette grecque.
Les avantages de la restructuration pour les banques ne s’arrêtent pas là, même si elle comprend non seulement un remplacement de l’ancienne dette par la nouvelle mais aussi une légère réduction de la dette. Une grande partie du paquet de soutien de 78 milliards euros –fourni aux banques grecques par les gouvernements de la Nouvelle Démocratie [Nea Dimocratia] et du PASOK- ce sont des garanties qui se transforment, suite à la restructuration, en obligations et finalement en nouvelle dette. D’ailleurs, le processus de la restructuration lui-même apportera des profits supplémentaires aux banques responsables pour la restructuration.
Ainsi, alors que le gouvernement parle d’un allègement de la dette, il impose de nouvelles mesures d’austérité et d’ajustement néolibéral, beaucoup plus dures que ce que nous avons vécu jusqu’à aujourd’hui. En pratique, c’est la société grecque qui va porter le fardeau de la charge (tant l’ancienne que la nouvelle), et les banques, grecques et européennes, seront ceux qui sortiront une fois de plus gagnants.
Et avant même l’annonce de la restructuration, le gouvernement a commencé de racheter des obligations d’état au 97% à 99% de leur valeur nominale et a donné 2,3 milliards d’euros, tandis que leur prix sur le marché varie de 50% à 60% de leur valeur nominale. Tout cela, apparemment pour empêcher la soi-disant coupe de la dette et assurer que les banques auront le moins de perte possible de leur «investissement» dans les obligations d’Etat.
Finalement, le plan d’une forme contrôlée de défaut sur la dette aidera l’élite économique non seulement à préserver les fonds investis en obligations grecques mais aussi à continuer de tirer des profits et déplacer les fardeaux sur les épaules des prolétaires de ce pays.
Il y a un an, Papandreou et son état-major disaient sans cesse des mensonges organisés. Ils prétendaient que la soumission du pays à la troïka et la dette de 110 milliards euros, qui «améliorerait la situation économique de la Grèce», étaient la seule façon d’éviter la faillite, de continuer de donner de l’argent pour les salaires et les pensions, financer les secteurs comme la santé et prévenir une déclaration de cessation de paiement envers la société. Ils persistent jusqu’aujourd’hui dans le même mensonge et continueront à terroriser la société grecque avec le dilemme «faillite ou troïka», jusqu’au moment où il sera impossible de maintenir la bulle de la dette grecque, jusqu’à proclamer l’effondrement du pays.
Aujourd’hui, un an après la signature du mémorandum et tandis que tout le pays agonise sous l’occupation du FMI, de l’UE, de la BCE et des politiques néolibérales imposées, les secteurs publics, comme la santé, sont abandonnés, des écoles et des universités ferment, une grande partie du financement des soins est coupée, pensions, salaires et prestations sont réduits ou supprimés et la cessation de paiement de la part de l’État envers la société est déjà une réalité. Alors que les banques auront la moindre perte –voir même des profits- de leur implication dans la dette grecque, les caisses d’assurance (assurance maladie et retraite) se trouvent juste avant l’effondrement et seront certainement les grands perdants de la faillite de l’Etat; ainsi il est sûr qu’une cessation de paiement envers les assurés aura lieu. En même temps, le gouvernement vend pour une somme dérisoire les entreprises publiques, ainsi que toute la richesse du pays, à l’élite économique, alors que les milliardaires de la planète accourent comme des «hyènes». Continue reading Texte de trois membres emprisonnés de la Lutte Révolutionnaire: Aucune prolongation de la vie du système→
Quelle plus grande joie qu’une pensée qui se libère dans le vent; incarnée par les collectifs les plus diverses; renforcée et enrichie, même à travers le conflit passionné entre leurs positions et stratégies différentes; changée ainsi jusqu’à ce que son origine soit méconnaissable, elle devient notre héritage à tous!
Pour un monde sans pouvoir ni mécènes, sans hiérarchie ni préséance, sans exploitation ni oppression.
SOLIDARITE AVEC TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES POUR L’AFFAIRE DE LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE
avec les combattant-e-s emprisonné-e-s Pola Roupa, Nikos Maziotis, Costas Gournas qui ont assumé la responsabilité politique de l’action de la Lutte Révolutionnaire [Epanastatikos Agonas]
et avec Vagelis Stathopoulos, Christoforos Kortessis, Sarantos Nikitopoulos, Mari Beracha, Costas Katsenos qui sont accusé-e-s en raison de la criminalisation de leurs relations familiales et de compagnon-e-s ainsi que leur activité anarchiste de longue durée.
Manif, samedi 1 octobre, à 12h00, place Syntagma Procès, mercredi 5 octobre, Tribunal spécial de la prison de Korydallos
Affiche publiée le septembre 2011 par les anarchistes des quartiers ouest d’Athènes et Piraeus [Thersitis, Resalto, Sinialo]
Aujourd’hui, mardi 20 septembre, nous avons posé une banderole en solidarité avec notre frère Luciano Pitronello dans le marché Lanza (face à la place San Francisco), ici à La Paz, Bolivie.
Cela, comme un petit geste inscrit dans la campagne de solidarité avec le camarade à quelques heures d’affronter un procès judiciaire. Nous espérons que cette initiative soit le détonateur de plus d’actions solidaires avec les rebelles antiautoritaires de n’importe quel pays.
Notre solidarité ne reconnaît aucune frontière, c’est pour cela que nous resterons très attentifs aux visites que les autorités chiliennes pourraient faire à leurs paires boliviennes, dans une tentative de coordonner quelques actions répressives.
De la force pour Tortuga ! Les GuerrierEs debout, jamais à genoux !
Fédération Anarchiste Informelle / Front Révolutionnaire International (FAI-FRI)
Forces Incontrôlées et Solidaires avec les Rebelles en Noir
Dans chaque pays, dans chaque Etat et dans chaque gouvernement existe la persécution et l’enfermement de ceu/elles qui ne partagent pas les idéologies des structures de pouvoir et de domination qui bénéficient seulement à la bourgeoisie sur le dos des exploitéEs.
Notre ennemi est visible, il se croit tout puissant, Il se croit invincible comme un mur qui se construit au-dessus de nous. Il se croit indestructible, il pense se perpétuer, s’alimentant de la nature et de nos vies. Il croit s’approprier nos vies. Il pense nous aplatir et il construit ses piliers au-dessus de nous, histoire de suffoquer nos rêves et notre rage. Mais il ne se rend pas compte qu’il suffit de bouger quelques-unes de ses briques pour le déstabiliser, Chaque guerrierE détruit ses piliers avec ses propres mains. Il se rompt peu à peu car nous l’avons vaincu. Il est blessé jusqu’à la mort et la peur envahit chaque recoin de son corps répugnant, Son sang alimente nos rêves et nos espérances. Nous écrasons et marchons sur le peu qu’il reste de lui. Encore une fois, notre rage se réjouit sur ses ruines. Nous sommes Anarchistes et pour nous, le Pouvoir et le Capital ne sont pas invincibles.
Nous sommes solidaires avec nos camarades clandestinEs et prisionniEres avec qui nous partageons la même lutte contre ce système espéciste, patriarcal et autoritaire. Il n’existe aucun pacte avec les exploiteurs, ni dialogue, ni compromis, rien de tout cela. Les frontières et pays, selon nous, sont simplement des outils. Outils du Pouvoir afin d’étendre sa domination sur la nature, de laquelle il essaye de nous séparer pour incrémenter son Capital. Car nous sommes Nature, cela est une évidence L’Etat essaye de s’approprier la Terre afin de s’enrichir et de l’assassiner. Nous ne cherchons pas la réduction de l’exploitation de la Terre, nous voulons la détruire. Tout cela est bien réel, et non une banale illusion. L’action et la conscience solidaire contre ce monstre est ce qui le rend plus faible, il doit disparaître tout comme ses prisons, ses lois et toute sa structure.
Nous nous solidarisons avec notre camarade Luciano, qui attaque le Capital sans peur ni doutes. L’Etat chilien veut faire valoir son pouvoir en le faisant passer pour exemple et ainsi essayer de freiner notre lutte. La répression est l’arme qui essaye de nous faire taire et de nous enfermer. Mais la seule chose qu’elle réussit à faire c’est nous réunir et nous enrager encore plus, allumant notre rage et illuminant encore plus intensément le chemin que nous avons décidé de prendre !
FAI-FRI*: Fraction Autonome de Sauvages contre l’Intervention Capitaliste dans le TIPNIS.
*Fédération Anarchiste Informelle-Front Révolutionnaire International
Solidarité active avec le camarade Luciano Pitronello, Tortuga
Pour l’expansion de la mémoire et de l’action
Au Chili, depuis 2004 environ, la dissidence anarchique et antiautoritaire a augmenté de manière explosive. La présence dans les rues, les quartiers et universités a plus que grandi, exprimant le rejet de l’autorité, de l’État et du capital.
C’est dans ce contexte que divers groupes décident de passer à l’offensive illégaliste contre l’État. Ainsi, sont attaquées, avec des artefacts explosifs, différentes institutions bancaires, commissariat de police, églises et centres d’amusement de la bourgeoisie ou des déclassés.
Chaque attaque est revendiquée à travers des communiqués dont les noms rappellent les guerriErs qui sont morts les années passées. Une attention particulière est portée, lors de chaque action, à ne blesser ni faire de mal à toute personne n’ayant rien à voir avec l’institution choisie pour être attaquée.
Ce fait n’est pas neutre, en effet, il est évident, en pratique, que l’on reconnaît qui est et où se cache l’ennemi, il n’est pas confondu avec n’importe qui.
Cela démontre, dans le temps, une projection de lutte et non le simple de désir de figurer, comme il se passe parfois avec les dérives militaristes et le fétichisme adrenalitique ou bien « l’action pour l’égo ».
Ainsi les attaques se succèdent, augmentant avec les années leur « culot » et leur complexité. Le pouvoir se trouve blagué depuis l’intérieur même de la ville panoptique, ce qui explique la rage hystérique qui se fit sentir depuis les salons ministériels.
Commence alors la chasse, se déchaîne la persécution, non seulement judiciaire mais aussi médiatique. On menace et persécute, à travers les médias officialistes, des anarchistes reconnuEs, anciens prisonniers politiques et qui ont transformé la solidarité en une pratique revendiquée et continue. Continue reading $hili: Appel à la solidarité active avec le camarade «Tortuga»→
Quand le malade est attaché le psychiatre est libre. Quand le malade est libre le psychiatre fait son travail. (Ancien Hôpital Psychiatrique de Crète)
Fin août et pendant que la plupart de gens sont en vacances les bureaucrates du Ministre de la Santé et de la Solidarité Sociale (!) bossaient… et, pour en faire la preuve, ils annoncent leur décision : réduction de 50% du budget prévu pour 2011 pour les structures de santé mentale du Programme de la Reforme Psychiatrique « Psychargos ». Le reste 50% a été déjà attribué et, dans plusieurs cas, ça fait des mois que les travailleurs travaillent sans être payés.
Ladite décision concerne 210 structures de santé mentale contre l’asile psychiatrique (des pensions, des hospices, des appartements protégés, des CPMS, des hôpitaux de jour etc.), 3.050 travailleurs, 1.500 malades mentaux qui vivent dans ces structures et des milliers des personnes (environ 35.000) usagers de ces services gratuites.
Les conséquences ne tardent pas à être aperçues ou prévues : des licenciements et des mises en réserve du personnel, des fusionnements et des fermetures de certaines structures, des retours des malades mentaux dans des asiles psychiatriques tels que l’hôpital psychiatrique d’Athènes « Dafni », des rumeurs de réouverture du dépôt d’âmes de Léros.*
En effet, ça fait quelques jours que des gens qui sont partis des asiles psychiatriques tels que la psychocolonie de Léros il y a 20 ans, et qui vivent depuis dans des petites structures de santé mentale au sein de la cité, se trouvent obligés de retourner là où ils ont commencé leur dur voyage : dans l’asile psychiatrique.
Avec le même cynisme que le gouvernent de la junte et ses béquilles parlementaires ont aboli l’asile universitaire, ils font retourner les malades mentaux dans l’asile psychiatrique.
L’économico-politique des ceux au pouvoir se transforme ainsi en bio-politique et montre son vrai visage : celui d’une thanato-politique. En distinguant, sur la base de la logique capitaliste, la vie qui mérite d’être vécue de la vie qui ne le mérite pas, ils condamnent des milliers des malades mentaux dans une « non vie ». Et cela, soit à travers leur renfermement dans l’asile psychiatrique et la répression 24h/24 (tant la répression médicamenteuse, que la répression « réelle » : l’attachement des patients dits « difficiles » dans leurs lits), soit à travers leur retour dans le cadre de leur famille et donc leur condamnation à l’exclusion et l’isolation sociales, soit à travers leur rejet dans la rue et donc leur condamnation à mort.
Ils veulent nous jeter dans la rue, on va leur donner rdv dans la rue !
NON A LA PSYCHIATRISATION ! NON AU RETOUR A « LEROS » ! LIBERTE A CELLES ET CEUX QUI SONT DANS LES « CELLULES BLANCHES »!
* L’asile de Léros (colonie des malades mentaux) a été établi en 1959 dans les bâtiments militaires abandonnés par les italiens après la deuxième guerre mondiale. Le but a été de rassembler tous les patients psychiatriques provenant de l’ensemble des institutions de santé mentale de la Grèce et considérés comme intraitables dans un même lieu. L’asile s’est vite développé puisque plusieurs patients « difficiles » étaient transférés à Léros en bateau. Dans les années ’80, 4.000 personnes étaient détenues dans l’asile. Des prisonniers politiques étaient également emprisonnés dans cet enfer pendant la junte militaire (1967-1974).
Les conditions horrifiantes de l’asile de Léros reflètent les conditions des autres « hôpitaux de santé mentale » du pays. Vingt ans après la mise en place de la reforme psychiatrique en Grèce –une reforme qui n’a jamais vraiment eu lieu– le risque que des personnes avec des problèmes de santé mentale se trouvent obligés de retourner dans le confinement psychiatrique est grand à cause des diminutions budgétaires dans les structures de réhabilitation psychosociale qui les condamne à l’extinction.
Léros, la liberté est thérapeutique (2003, sous-titré en anglais)
Documentaire d’Andreas Loukakos comprenant des images bouleversantes de l’asile psychiatrique de Léros, fermé il y a 20 ans. Des images qu’on va revoir si on n’empêche pas la dérision actuelle dans la santé mentale et non pas seulement.
La Coordination des travailleurs dans les structures d’aide psychosociale (syntonistiko03sep@gmail.com) appelle à une grève de 48h dans toutes les structures d’aide psychosociale le 22 et le 23 septembre 2011.
Un compagnon antiautoritaire a été kidnappé par le pouvoir le 15 septembre 2011. Il est accusé d’être impliqué dans l’attaque contre un homme de main du pouvoir lors de la commémoration du 11 septembre au Chili (la date du coup d’état militaire de 1973).
POUR DEFENDRE LA LUTTE POUR CONTINUER EN CONFLIT
« Ni leurs prisons, ni leurs bourreaux n’arrêteront le combat de la rue »
—Cristobal Bravo
Nous prenons position contre la barbarie. LIBERTE AUX COMBATTANTS EMPRISONNES!
Ce jeudi 15 septembre au soir, une manif à moto a eu lieu, en solidarité avec les compagnons Simos Seisidis et Aris Seirinidis qui seront jugés ce vendredi matin, à la cour de Degleri. Près d’une centaine de motos ont participé à la manifestation qui a commencé rue Panepistimou, et qui s’est passée dans les rues du centre avant de finir dans le quartier d’Exarchia.
Le squat « Epavli Kouvelou » à Maroussi (banlieue nord d’Athènes) a été touché par un incendie criminel, hier, le 14 Septembre. L’incendie s’est produit au milieu de la nuit, vers 3 heures. Le toit s’est effondré et quatre pièces du bâtiment ont été brûlées.
Des anarchistes/anti-autoritaires ont squatté le bâtiment depuis le 7 avril 2010.
Le mardi, 13 septembre, 275 détenus dans la première aile des prisons de Koridallos ont refusé d’entrer dans leurs cellules en solidarité avec deux membres emprisonnés de l’organisation anarchiste révolutionnaire Conspiration des Cellules du Feu, à savoir Gerasimos Tsakalos et Panagiotis Argirou, qui ont été transférés aux prisons de Domokos, hier, le 12 septembre.
Tous les deux ont refusé d’accepter la torture psychologique de la fouille à corps et de se soumettre ainsi à une pratique abusive. Ils ont été attaqués par le gardien-chef Christos Kliaris aidé par un groupe de matons. Les deux prisonniers politiques ont résisté à l’attaque des gardiens et leurs menaces, démontrant que tous les détenus ne restent pas indifférents face aux procédures humiliantes du monde carcéral et à ses autorités.
Le communiqué est cosigné par un total de 275 détenus qui ont décidé de rester en dehors de leurs cellules pendant trois heures durant l’après-midi. Ils dédient leur action à Gerasimos Tsakalos et Panagiotis Argirou ainsi qu’à tous les prisonniers qui luttent pour leur dignité et ont subi des tortures.
NI PRISONNIERS DE DROIT COMMUN NI PRISONNIERS POLITIQUES!
02.46 GMT+2: A Athènes, Des flics en moto DELTA sont attaqués aux cocktails Molotov et aux pierres dans la rue Benaki à Exarchia. Il y avait aussi plus tôt des tensions dans le quartier.
02.15 GMT +2: A Thessalonique, un jeune a été sauvagement frappé par cinq bâtards de la police à moto dans la rue Kassandrou près du sécrétariat général pour la Macédoine et la Thrace. Plus de flics sont arrivés alors que le jeune homme hurlait de douleur. Les voisins criaient depuis leurs balcons sur les porcs en uniforme. Après avoir été sérieusement frappé, il a été arrêté. Un autre homme a été arrêté pour la seule raison d’attendre un taxi et d’être venu l’aider. La violence policière dans toute sa splendeur:
23.10 GMT+2: Environ 2.000 étudiants/ manifestants se trouvent à l’intérieur de l’Université défendant l’asile universitaire qui a été récemment aboli. Attention à des flics en civil et des flics en moto dans tous les quartiers de la ville.
On demande la libération immédiate de toutes les personnes
arrêtées lors de la manifestation.
La lutte continue!
22.50 GMT+2: Violente attaque policière à la place Chimiou.
22.30 GMT+2: D’après la police, il y a 95 interpellations et 3 arrestations (jusqu’à 21.30 GMT+2). Les flics- assassins n’ont pas donné des informations supplémentaires, notamment sur les tonnes des lacrymos et les grenades flash-bang grenades qu’ils ont jetées partout tout au longue de la journée.
22.15 GMT+2: Plusieurs personnes mettent des barricades et attaquent les escouades de la police devant l’entrée de l’Université. Les flics se sont rapprochés de l’église de Rotonda. A plusieurs reprises ils ont jeté des lacrymos directement sur les manifestants. Des affrontements à la place Chimiou. Des manifestants qui ont vu a bus de la police qui passait de la rue Iasonidou Street l’ont attaqué en jetant des pierres, rue Egnatia.
22.00 GMT+2: Des manifestants et des flics s’affrontent à la Place Syntrivani, suite à l’attaque policière brutale, rue Egnatia. Plusieurs manifestants sont piégés par la police antiémeutes, rue Aggelaki et rue Ethnikis Amynis. Une interpellation a eu lieu rue Ethnikis Amynis Street, à côté de Kamara. (le nombre total des nouvelles interpellations/arrestations n’est pas encore confirmé).
21.45 GMT+2: C’est la première fois que les étudiants des universités bloquées participant à la manif contre le Foire Internationale de Thessalonique. La plupart des blocs étudiants entrent l’Université du côté de l’entrée de l’Ecole de Philosophie. D’autres blocs étudiants, aussi bien que plusieurs syndicats de base retournent à Kamara. Les fans de l’équipe de foot d’Iraklis ont achevé leur manif. Le même pour les manifestants du mouvement « Den Plirono » (la plupart d’entre eux se sont déplacés d’Athènes). Des jettes de pierres à l’entrée de l’établissement de la Foire.
21.35 GMT+2: Le Premier Ministre vient de terminer son discours et se prépare à quitter le Centre de Conférences Ioannis Velidis. Il a évoqué qu’ « il y a de l’espoir » (en se rapportant manifestement aux patrons et au capital).
21.15 GMT+2: Nouvelle manif rassemblant des milliers des personnes des syndicats des étudiants, des syndicats de base et d’autres groups, comme celui des indignés s’approche de l’établissement de la Foire. Les flics attaquent en utilisant des grenades flash-bang.
20.45 GMT+2: Les manifestants sont férocement attaqués par une énorme force policière devant la Tour Blanche. Un manifestant a été violement battu et détenu par la police aux alentours de la Tour Blanche. Les flics font usage des bâtons, des lacrymos, des grenades flash-bang; les manifestants résistent en jetant des pierres et en les insultant. Plusieurs affrontements au centre ville. Plusieurs blocks des manifestants se trouvent autour de la statue de Venizelos.
20.30 GMT+2: La police a bloqué les manifestants des syndicats de base et la manif des étudiants bld. Nikis, mais les manifestants ont pu s’approcher de la Tour Blanche. Une grande partie des autres manifestants s’affronte à la police vers place YMCA (HANTH) afin de s’approcher du Centre des Conférences Ioannis Velidis où le Premier Ministre se prépare pour son discours à huis clos. Des nouveaux manifestants blessés. Cinq entre eux ont été transférés à l’Hôpital Aghios Pavlos.
20.20 GMT+2: Toutes les personnes interpellées se sont libérées. 3 arrestations ont été rapportées. Au moins deux manifestants sont gravement blessés. Une enorme force policière se trouve bld. Nikis [paraliaki].
20.10 GMT+2: Des affrontements et des barricades à feu, rue Ethnikis Amynis.
Des fans de l’équipe de foot d’Iraklis et des flics s’affrontent, rue Tsimiski.
20.00 GMT+2: Malgré les lacrymos les manifestants restent dans la rue en criant des slogans, alors que plusieurs manifestants attaque la police en jetant des pierres etc.
19.40 GMT+2: L’équipe de l’aide juridique parle de 70 personnes interpellées qui se trouvent dans le Quartier Général de la Police de Thessalonique. Au moins deux interpellations sont devenues des arrestations. Seulement 5 des personnes interpellées ont été libérées.
19.30 GMT+2: Des nombrables fronts dans le centre ville. Hors les étudiants, les proprios des taxis et les manifestants des syndicats, le syndicat communiste (PAME) rassembles environ 6.000 personnes et vient de commencer sa manif. Les fans de l’équipe de foot d’Iraklis se rassemblent eux aussi afin de se joindre aux manifs anti- gouvernementaux. Devant le Centre des Conférences Ioannis Velidis la police jette des gaz sur les manifestants.
19.15 GMT+2: Des affrontements à YMCA (HANTH) place. Une ambulance est arrivée sur place afin de ramasser un manifestant blessé. Des escouades de la police ont empêché l’ambulance et des manifestants ont passé à l’attaque afin de permettre à l’ambulance de s’approcher.
18.50 GMT+2: Des conducteurs/ proprios des taxis s’affrontent aux flics, la tension augmente.
18.45 GMT+2: Plusieurs manifestants à moto vient de passer de la rue Aghias Sofias Street et s’orientent vers place Aristotelous. Les « Indignés » d’Athènes approchent eux aussi la Tour Blanche. La manif des étudiants vient d’être attaquée par la police. La manif étudiant rassemble environ10,000 personnes.
18.30 GMT+2: Les blocs des étudiants et des conducteurs/ proprios des taxis s’approchent de la statue de Venizelos, place Aristotelous. Le même pour les blocks des syndicats corporatifs qui sont partis de Kamara. Des bannières des étudiants d’Athènes, Patras, Xanthi, Komotini et Thessalonique dans la rue. D’usage des gaz et des interpellations (le nombre des personnes interpellées et libérées n’est pas encore confirmé). Les forces portuaires surveillent elles aussi le port de la ville et les manifs.
18.25 GMT+2: Des milliers d’étudiants partent de l’Ecole Polytechnique et manifestent tout au long de la rue Egnatia.
18.15 GMT+2: Des conducteurs/ propriétaires des taxis jettent des œufs aux escouades de la police et essayent de démolir le mur de fer et de plexiglass afin de rompre le blocage policière et s’approcher de l’établissement de la Foire. Les flics répondent en jetant des lacrymos et des grenades flash-bang.
17.40 GMT+2: La bannière du block des indignés de Veria écrit: « Résistance, subversion, égalité ». Des manifestants du mouvement « Den plirono » (« Je ne paye pas ») approchent la Tour Blanche. Environ 5.000 étudiants universitaires se trouvent à rue Egnatia. La police rapporte 32 interpellations à Thessalonique.
17.30 GMT+2: Environ 2.000 personnes, notamment des blocks des conducteurs et des propriétaires des taxis et des fans de l’équipe de foot d’Iraklis manifestent rue Aghiou Dimitriou. Cinq interpellations sont rapportées à cette rue.
17.15 GMT+2: Contrôles d’identité continues et risque d’interpellations par la police. L’Ecole Polytechnique, Kamara et la Tour Blanche sont approchables. Malheureusement, pas mal des manifestants rassemblés à la Tour Blanche porte des drapeaux grecs ! En même temps, un système microphonique de contre-information a lieu sur la terrasse de l’Ecole Polytechnique depuis l’après-midi.
Vers 16.15 GMT+2: Rassemblement des manifestants à la Tour Blanche (Lefkos Pyrgos). La plupart des rues autour les établissements de la Foire Internationale de Thessalonique restent vides à cause des nombrables blocages policières tout au long du centre de la ville.
Vers 15.15 GMT+2: La police empêche les manifestants d’approcher les blocages et les points de rassemblement. Elle a fait deux interpellations préventives, bld. Vasileos Georgiou Avenue. Six interpellations préventives ont également eu lieu autour du blocage du 424 (ancien Hôpital Militaire).
Les rassemblements et les manifestations prévus pour aujourd’hui, Samedi, le 10 septembre, incluent le mouvement des places (ayant comme but le blocage de la Foire), les propriétaires et les conducteurs des taxis (en grève), les grands syndicats (GSEE, ADEDY), le syndicat staliniste (PAME), le mouvement anti-autoritaire (AK), les fans de l’équipe de foot d’Iraklis (en proteste contre la diminution de l’équipe pour des raisons financières), le syndicat libertaire (ESE), les syndicats de base, les immigrants/ réfugiés autonomes, le mouvement ‘Den Plirono’ (“Je ne paye pas”), les collégiens et les étudiants, les anti-autoritaires/ anarchistes.
L’appel des camarades
Samedi, 10 septembre
Pré-rassemblement : Kamara, Thessaloniki, à 18h
Manif vers YMCA Place – Ioannis Velidis Centre Auto-organisation – Solidarité– dignité