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Barcelone : Attaque contre une fondation anti-avortement

Dans les premières heures du 10 février 2014, nous avons fracassé toutes les fenêtres vitrée de la Fondation Vidal i Barraquer, située dans le quartier de Sant Gervasi à Barcelone, pour indiquer leur complicité active avec la Conférence épiscopale espagnole dans la prévention des avortements. Nous nous joignons donc aux journées de lutte pour le féminisme autonome contre la nouvelle loi anti-avortement et en faveur de l’avortement libre sans frais.

Nous savons qu’une action impliquant seulement des vitres brisées n’est pas une révolution, mais un total de fenêtres brisées cette semaine et les jours à venir en soutien à l’avortement et contre la nouvelle loi, c’est un signal clair d’augmenter la rage contre tous ceux qui ont l’intention de décider de notre corps, que ce soit les partis politiques, l’Eglise ou tout organisme apparenté.

La Fondation Vidal i Barraquer est l’une des institutions “en faveur de la vie”, qui figure dans le diocèse de la Conférence épiscopale, qui s’affairent à la manipulation de femmes envoyées par la Fondation Pro-vie de Catalogne à ne pas avoir recours à un avortement, soi-disant fournissant “médiation” et “conseils juridiques”.

Leur rôle fait partie du mécanisme d’oppression qui condamne beaucoup de femmes à être mères, même quand elles ne veulent pas ou ne peuvent pas se permettre de donner naissance. Leur idée de la famille perpétue le système patriarcal, le même système qui provoque des abus impliquant à la fois garçons et filles ainsi que la soumission au type macho, avec des conséquences dévastatrices qui finissent trop souvent en morts … Pro​​-vie?

c’est pourquoi nous les avons marqués, pensant que c’est une bonne idée de briser les vitres comme une forme d’expression. Nous n’allons pas garder le silence.

La paix sociale est terminée !

Pour la radicalisation et la généralisation des expressions de colère, également d’un point de vue féministe !

Pour la mort du patriarcat sous toutes ses formes !

La semaine de la lutte ne fait que commencer, qu’elle devienne leur cauchemar toute l’année.

Ni Dieu, ni maître, ni Etat, ni mari ou parti !

Des féministes

Collaboration du Chat Noir Émeutier

Barcelone : Attaque contre la Deutsche Bank

Solidarité, unité et action ! Et ne pas se faire attraper !

Le 17 Janvier 2014 nous avons brisé toutes les fenêtres vitrée de l’agence centrale de la Deutsche Bank, située sur l’avenue principale de Barcelone, passeig de Gràcia, en solidarité avec la lutte des habitants du quartier de Gamonal, dans la ville de Burgos, et en solidarité avec les compagnon-ne-s du squat Rote Flora à Hambourg, quelques jours après, il a été observé que leur lutte et leur détermination leur a donné une petite victoire, que les travaux de construction du nouveau boulevard à Gamonal ont été annulées, tandis que les plans de développement urbain à Hambourg qui voulaient détruire le centre social anticapitaliste Rote Flora ont été modifiés, et n’est plus désormais une menace pour le squat. Ces deux exemples nous montrent que la lutte des classes peut porter ses fruits, et cet acte est notre petit grain de sable dans cette direction.

ACTION ET SOLIDARITÉ ANTICAPITALISTE.

Avec ou sans capuche, vive la résistance !

Collaboration du Chat Noir Émeutier

Madrid : Manifestation de solidarité avec les prisonniers anarchistes purgeant de longues peines

Samedi 11 Janvier, le centre social squatté La Gatonera, situé au 9 rue Amistad dans le quartier de Carabanchel à Madrid, a accueilli une réunion d’information en solidarité avec les anarchistes faisant face à de longues peines de prison à travers le monde.

Nous nous sommes réunis à 18h30 et avons commencé la discussions de contre-information avec l’objectif de faire connaître quelques cas de nos frères et sœurs qui sont incarcérés dans les donjons démocratiques de différents États depuis de nombreuses années. Après une présentation des cas de Claudio Lavazza et Gabriel Pombo Da Silva (emprisonnés dans l’État espagnol), Marco Camenisch (emprisonné en Suisse), Thomas Meyer-Falk (emprisonné en Allemagne), Marie Mason et Eric McDavid (emprisonnés aux États-Unis), et José Miguel Sánchez Jiménez (emprisonné au Chili), nous avons discuté librement des moyens de renforcer et d’étendre les liens de solidarité, également au travers des structures de contre-information et le soutien factuel, avec les prisonniers de la guerre sociale.

La soirée comprend une buvette de solidarité avec des sandwichs vegan pour tuer la faim.

Nous voulons faire de cette rencontre une opportunité de briser le silence dans lequel ils essaient d’enterrer les prisonniers anarchistes, de diffuser leurs paroles et de propager le combat par tous les moyens possibles contre la société-prison et tous ceux qui la soutiennent.

Au passage, c’est une évènement auto-organisé, alors nous espérons pouvoir compter sur votre aider au niveau de la présence physique, de la participation active et des dons pour les compagnons emprisonnés.

Les prisonniers dans les rues! Que la rue s’insurge!

Contra Info

Madrid : La police menace d’expulser le squat anarchiste La Gatonera

Nous avons reçu une notification de la police, menaçant encore une fois d’expulser le centre social si le concert du 5 janvier 2014 avait lieu.

La porte a été forcée mais ils ne sont pas entrés dans le squat.

Notre position est la même depuis la dernière fois; de notre côté, le concert aura lieu comme prévu, en assumant les conséquences que ça peut entrainer.

Nous appelons tous ceux qui partagent notre position à se rapprocher et défendre La Gatonera toute la journée.

Pas de capitulation ni de négociation…

Longue vie aux centres sociaux squattés!
Mort à l’État et longue vie à l’anarchie!

La Gatonera
C/Amistad 9, Carabanchel (la station de métro la plus proche est Vistalegre)

Perpignan, France : Solidarité avec les anarchistes emprisonnés

(photo prise le 20 décembre 2013 devant la “Casa de la Generalitat” à Perpignan en compagnie de membres de la Coordination des Groupes Anarchistes)

Le 13 novembre 2013, la police nationale espagnole a de nouveau arrêté des militants anarchistes à Barcelone. Deux d’entre eux restent emprisonnés les autres, libérés mais toujours inculpés.

Pour la deuxième fois en quelques mois, ils emprisonnent sous couvert des lois antiterroristes. Après avoir arrêtes en mai 2013, 5 autres camarades, coupables d’avoir partagé sur facebook des affichettes appelant à la lutte contre la répression, contre le fascisme, contre l’état.

Il y a quelques jours la Justice de l’état Espagnol condamnait Xurxo, militant de la CNT-AIT de Galice à un an de prison pour avoir participé à un « piquet » lors de la gréve générale du 14 novembre 2012.

Pour l’état espagnol, c’est du terrorisme !

Il est évident que dans une période agitée comme en vit l’Espagne aujourd’hui, l’état fera tout pour empêcher toute organisation collective des exploités de tous genres ! La meilleure façon pour un état pour gérer préventivement ce genre de soulèvement est d’emprisonner sous de fausses accusations, les militants les plus actifs ! Cela se fait bien sur avec la complicité de la presse et des médias qui traitent les militants arrêtés comme de dangereux terroristes, évitant ainsi la propagation d’idées radicales qui pourraient provoquer des soulèvements populaires radicaux et non contrôlés par des partis ou syndicats.

Nous appelons clairement à soutenir ces compagnes et compagnons inculpés ou emprisonnés !

CNT-AIT de Perpignan
9, rue Duchalmeau ; 66 000 Perpignan.

No MAT, Espagne: Communiqué de la compagne détenue le 16 septembre

IMG_1928Repression quotidienne dans le contexte dans la lutte NO MAT

J’ai ete arrêtee par la police sur le chemin de la station service. Ce qui a commence par ce que je croyais etre un simple contrôle d’identite s’est transforme en arrestation à partir de fausses accusations de la police, une nuit en cellule, et je dois maintenant faire face à un procès. Le fait que je ne soit pas du coin a joue un grand rôle au cours de la confrontation, et a abouti à des remarques fascistes et des violences policières.

Je ne peux que supposer que la motivation qui se cache derrière cette repression est celle de nous diviser et de faire en sorte que cette lutte reste une lutte locale. Mais elle n’est pas locale, il s’agit d’une lutte globale qui affecte chacun-e de nous et qui, au contraire, ne devrait pas être laissee à un petit groupe de gens qui se sentent responsables,mais chaque personne a une conscience sociale et environnementale.

La reponse à apporter à la repression et aux intimidations massives de la police ne peut pas etre de faire un pas en arriêre, mais au contraire de nous organiser et de nous soutenir les un-e-s les autres à tous les niveaux possibles.

Merci pour tout le soutien et la solidarite que j’ai reçus, je continuerai à en donner.

Memoire des faits:

Le 16.09.2013, autour de 19h00, je suis passee sur le chemin de la station service pour aller acheter quelque chose à boire. Sur ce chemin, il y avait un contrôle des Mossos (police catalane) qui m’ont demande mes papiers. Je leur ai donne mon passeport et ils m’ont dit de vider toutes mes affaires sur l’avant du vehicule, puis la seule femme flic a voulu me fouiller. J’ai demande pourquoi, et elle a dit : “parce qu’on est la police”. J’ai repondu que ce n’etait pas une raison. Ils m’ont fouillee et m’ont demande ce que je faisais, et j’ai repondu : “Je vous ai donne mes papiers, je ne repondrai pas à vos questions”. A partir de là, ils ont commence à devenir très agressifs. A un moment, un flic a dit “Prends tes affaires et tires-toi”.

J’ai eu l’impression qu’ils ne voulaient pas me laisser partir, mais qu’ils y etaient obliges. J’ai dit ironiquement : “Merci ! C’est tellement gentil de votre part”. Il m’a crache au visage, alors je lui ai crache dessus en retour. Il m’a alors immediatement frappee dans la tête. Je suis tombee, et 3 flics se sont assis sur mon dos, m’ont menottee, frappee, et le flic qui m’avait crache dessus a dit : “Maintenant tu comprends le catalan”, et ils m’ont emmene au poste. Une fois là-bas, j’ai dit à l’officier qui faisait les papiers bureaucratiques que son collègue m’avait frappee et que je voulais son numero d’identification, mais elle m’a ignoree. Puis ils m’ont enfermee sans rien me dire de ce qui allait se passer. Le jour suivant, ils ont pris les empreintes de mes doigts et de mes mains, m’ont photografiee et interrogee, mais j’ai refuse de dire quoi que ce soit. Autour de midi, ils m’ont transferee à la cour et – suivant les “instructions” de mon avocat commis d’office – j’ai repondu aux questions du juge. J’ai ensuite ete attente, en attente d’un procès. Apparemment, les flics ont dit au juge que c’est moi qui les avait provoques et agresses, etc… J’ai ensuite pris contact avec l’avocat NO MAT, qui s’occupera de mon cas pour les procedures à venir avec la cour.

Pour info et mises à jour : Torres más altas han caído

Girona, Catalogne : des anti-MAT résistent à une tentative d’expulsion

Dans le cadre d’un camp de fin d’été contre la MAT (ligne électrique à très haute tension) à Fellines, à proximité de la ville de Gérone, des militants ont squatté un mas près d’Orriols, afin de maintenir les activités liées au camp de résistance. Le bâtiment a été occupé à la fin août, et a finalement été ouvert au public le 1er Septembre 2013.

Ce même après-midi, les flics anti-émeute de la police catalane sont arrivés sur les lieux et ont commencé à enlever les barricades érigées dans les environs de la ferme. Les flics ont jeté des pierres sur les gens qui résistent derrière les barricades. Dans le même temps, d’autres résistaient depuis le toit du squat. Des personnes solidaires et des voisins ont commencé à se rassembler dans le secteur, et onze personnes (pensant d’abord qu’elles étaient arrêtées) ont eu un contrôle d’identité par la police puis ont été relâchées. Pendant la soirée, les flics ont réussi à atteindre le squat une nouvelle fois, et ont fait un autre contrôle d’identité. Cependant, la ferme n’a pas été expulsée.

Des résistants ont lancé un appel pour un soutien immédiat, par la présence physique ou des actions de solidarité dans d’autres endroits, avertissant d’une possible nouvelle tentative d’expulsion. Des squatters sont déterminés à poursuivre les travaux de rénovation dans le mas Castelló, et leur assemblée ouverte a prévu de nouvelles actions au cours des prochains jours.

En lire davantage ici

Collaboration du Chat Noir Émeutier

Gérone, Espagne: Appel à un camping de resistance active pour le territoire

sabotagedpylonCAMPING DE RÉSISTANCE ACTIVE POUR LE TERRITOIRE
CONTRE LA MAT ET LE MONDE QUI LA REND NÉCESSAIRE

QU’EST-CE QUE C’EST  ?

La ligne de Très Haute Tension («Muy Alta Tensión») est une autoroute électrique transportant un minimum de 400,000 volts, construite pour interconnecter les États d’Europe ainsi que le continent européen avec l’Afrique. Elle sert à distribuer et commercialiser les excédents d’énergie produits par les centrales nucléaires et autres sources d’énergies alternatives supposées. Parallèlement, c’est le réseau dont le capitalisme a besoin pour alimenter certains projets et infrastructures de destruction et de mort, comme par exemple les lignes de Trains à Grande Vitesse (TAV en Espagne). Les responsables sont toujours les mêmes et les entreprises de constructions, parmi lesquelles on retrouve Vinci en Europe et Endesa en Amérique du Sud, sont directement impliquées dans d’autres projets de destruction du territoire.

POURQUOI UN CAMPING ?

Pour empêcher la construction du dernier tronçon décisif à la connexion entre France et Catalogne. Pour que l’énergie de 6 centrales nucléaires françaises ne passe ni sur ce territoire, ni sur aucun autre. Pour prendre la lutte contre la MAT comme un point de départ afin de s’interroger sur notre mode de vie, en grande majorité imposé par la domination du Progrès. Pour créer un espace de rencontres, d’informations, d’agitation et d’ actions sur les terres menacées.

POURQUOI ICI ET MAINTENANT ?

Après plus de 10 ans de luttes, nous nous trouvons maintenant à un moment décisif. En septembre commence l’expropriation des propriétaires ayant refusé de signer la vente des terrains nécessaires à la construction des dernières tours de la MAT  à Gérone.

C’est pour tout cela que nous vous invitons à participer activement au camping, pour partager, lutter et résister dans un lieu autogéré, sans leaders ni représentants. Nous voulons créer des espaces d’échanges et de connexions entre différentes luttes, parce que la MAT nous affecte toutes et tous et nous ne croyons pas qu’elle soit une lutte isolée.

CONTRE LE PROGRÈS, SES INFRASTRUCTURES ET SES DÉFENSEURS:
REPRENONS NOS VIES !

RENDEZ-VOUS LE 23 AOUT 2013 EN PAYS GIRONNAIS

Apportez tout ce dont vous avez besoin pour camper.
Pour info et mises à jour : Torres más altas han caído

Barcelone, Espagne : une agence bancaire de la Caixa attaquée

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Dans la nuit du 26 Juin 2013, nous avons détruit les vitrines d’une agence bancaire Catalunya Caixa de la rue Cantabria dans le quartier barcelonais de Sant Martí.

Cette nuit-là, nous n’avons pas seulement brisé quelques vitres, mais aussi, même si c’est juste pour quelques secondes, nous avons aussi cassé la paix sociale et les relations sociales marchandisées et autoritaires, prenant le contrôle de nos vies et détruisant la résignation et l’apathie durant quelques instants.

Nous avons attaqué cette banque spécialement pour trois raisons :
1) Pour être une institution capitaliste.
2) Pour être, dans un contexte plus spécifique, derrière une énorme quantité d’expulsions de maisons et de squats dans cette ville, tels que le processus en cours d’expulsion contre la Banque expropriée de Gràcia (voir ici) (Catalunya Caixa: vous feriez mieux de retirer votre plainte parce que le feu et les pierres sont plus puissants que vos vitrines merdiques).
3) Parce que nous avions juste envie de le faire.

Nous tenons à dédier cette modeste action à tous les rebelles, anti-autoritaires et anarchistes réprimés aux quatre coins du globe, depuis les quartiers de Barcelone ou de Madrid à ceux d’Athènes ou d’Istanbul. De Jakarta ou Minsk jusqu’à Oakland, Mexico ou Santiago du Chili.

Nous invitons tous les réfractaires à se joindre à cette guerre sociale dans le  rejet de toute autorité, et avec une seule idée en tête : attaquer.

Nous promettons plus.

source – collaboration du Chat Noir Émeutier

État espagnol : ils devraient en arrêter plus

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La police a arrêté 5 personnes en lien avec l’anarchisme …

A la suite des dernières détentions et perquisitions dans des lieux liés au milieu anarchiste et de la tentative, qui a lieu ces derniers temps, de porter des coups et de paralyser ce dernier, nous sommes conscient-e-s que si l’État veut réellement en finir avec nous
… il devrait en arrêter plus !

Parce que l’existence de l’État et d’une quelconque forme d’autorité est incompatible avec la notre.

Parce que l’État comprend la logique de l’obéissance et de la soumission à son égard et nous, nous ne voulons comprendre que la logique de la rébellion et de la liberté.

Parce que n’importe quel gouvernement, qu’il soit de Gauche ou de Droite, cherche à nous imposer ses intérêts, qui sont les mêmes que ceux de l’élite politique, économique, militaire, technologique, etc.

Parce que nous ne sommes pas venu-e-s pour signer un pacte en échange de réformes et de miettes, mais pour détruire ce Système qui met un numéro de série, un prix et une date de péremption à chaque personne.

Parce que nous voulons créer un nouveau type de relations, une manière différente de vivre ensemble, de gérer notre vie et notre quotidien basé sur la solidarité, la solidarité mutuelle et l’autogestion, une forme de vie basée sur l’éthique de l’autonomie et de l’émancipation où la liberté de chacun renforce celle des autres.

Parce que lorsque « l’ordre constitutionnel » est en danger, l’État emploie tous les outils nécessaires pour le défendre, que ça soit par la force (avec la Police) ou par l’endoctrinement (avec la presse et la publicité), outils qui fonctionnent généralement à l’unisson.

Les arrestations de la grève générale du 29M, du blocage du Parlament, du 1 Mai 2011 à Barcelone, de la grève générale du 29S, ainsi que les différentes arrestations individuelles de compagnon-ne-s accusé-e-s de diverses actions, à Madrid et en Catalogne entre 2008 et 2011, ne sont que quelques-uns des exemples les plus récents.

C’est pour cela que l’État devrait continuer à nous porter des coups et c’est pour cela que nous ne baisserons pas la tête, nous n’aurons pas recours à la logique judiciaire innocence/culpabilité ni à la logique démocratique du vote et de la délégation…

… et nous continuerons de lutter !

Source 

État espagnol : Préparant le terrain

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Nous, ceux et celles qui détestons la presse pour son rôle de serviteur des intérêts du pouvoir, ne sommes pas surpris de son rôle actif dans les campagnes répressives ni de ses agissements de confidents policiers. De fait, voilà une règle basique de “l’échange” : recevoir quelque chose en échange d’une chose qu’on donne. Et obtenir des informations fraîches (de la police) signifie offrir quelque chose en échange (de la part de la presse).

Ça nous prendrait bien trop de temps de faire une analyse minutieuse de comment la presse collabore coude à coude et de façon active avec la répression dans la création d’ennemis à combattre, que ce soit des groupes et des secteurs sociaux entiers ou des personnes en particulier. Et il n’y a pas d’exceptions, vu qu’au-delà de la soi-disant orientation politique des milieux de communication (bien entendu en mettant à part ceux qui sont réellement libres) ceux qui auront toujours le dernier mot seront ceux qui financent.

Nous n’allons pas rentrer dans le lynchage de groupes sociaux pour justifier des modifications pénales ou des exclusions, mais c’est important de se rappeler de comment ils utilisent des contextes concrets de mécontentement social, comme les émeutes lors des grèves étudiantes ou lors des grèves générales, pour justifier le durcissement pénal, détournant en même temps l’attention des motifs réels du mécontentement.

Les exemples que nous voulions montrer ici sont liés à la manière dont la presse (et plus concrètement les journaux) se concentrent sur certaines figures (dans notre contexte pendant longtemps c’étaient les squatteurs, et actuellement ce sont les anti-systèmes, qui sont parfois aussi simplement définis comme “casseurs”) avec l’objectif de préparer le terrain pour un “coup” ou pour quoi que ce soit d’opportun à ce moment-là.

Ça n’est pas un hasard si le 24 avril dernier, un jour avant la manif appelée devant le congrès, un article publié sur Europe Press avait pour titre ” Des anarchistes radicaux italiens viennent à Madrid pour endoctriner des groupes anti-système”. Le titre, honnêtement, promet plus que l’article en lui-même. La question serait, sur quoi se basent-ils pour faire une telle affirmation ? À l’évidence, comme ils le reconnaissent, sur des “sources policières”. Ils ont aussi écrit que “ces visites sont continues dans le temps et ne dépendent pas nécessairement d’un fait concret”. Finalement, le texte n’est rien de plus qu’un copier-coller de divers informations misent bout à bout. Quelques jours plus tard, cette fois-ci en Italie, le titre d’un article nous laisse déjà un peu plus perplexes : “Le terrorisme actuel s’appelle anarchie”, article qui fait un lien entre des anarchistes et ce qui s’est passé à Rome le 28 avril dernier, où Luigi Preiti, un chômeur, a ouvert le feu sur deux policiers, montrant clairement que son objectif était de tirer sur des hommes politiques. Bien que ce fait n’ait rien à voir avec des anarchistes, le journaliste sait faire son travail : il navigue au milieu du fait concret, en passant par l’attaque contre le directeur de Ansaldo Nucleare l’année dernière, informant que l’un des détenus de ce cas, Alfredo Cospito “s’est vanté d’avoir participé aux affrontements du 15 octobre 2011 sur la place San Giovanni à Rome”, parlant aussi des relations avec la Grèce et Barcelone. Après avoir analysé différents évènements, il finit par mettre en garde en disant que malgré le fait que les coups de feu sur la police à Rome (auxquels se réfère l’article) n’ont pas de relation avec des anarchistes, ce qui est une évidence pour n’importe qui, il nous prévient qu’il existe un danger de “terrorisme peut-être moins organisé que les Brigades Rouges, mais généralisé, pénétrant et capable de frapper selon des programmes moins ambitieux que ceux des groupes marxistes-léninistes.” Continue reading État espagnol : Préparant le terrain

Madrid, Espagne : Compte rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai

http://youtu.be/UKGP2G6dQ3k

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Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

Bien avant 17 heures, à Chueca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes. De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvés par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre a eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans …

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillés, fichés et photographiés pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.
La police a violemment chargé les manifestants. Ils ont tiré au flash-ball et arrêté une personne dont nous ne savons pas si elle faisait partie ou non du groupe de manifestants. Les deux camarades détenus ont été relâchés plus tard mais d’autres arrestations eurent lieu Place Jacinto Benavente, très loin du lieu de l’altercation et beaucoup plus tard.

Au total il y aura eu quatre arrestations lors de  la manifestation antifasciste. Ils sont restés deux nuit en cellule, et ont été relâchés le vendredi 3 mai, après être passés devant le procureur (au moins un des compagnons a eu des conditions restrictives dans l’attente d’un procès).

Solidarité avec les détenu.e.s
Contre le système démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

source : le chat noir emeutier, traduit de l’espagnol par la voz de la libertad

Solidarité anarchiste contre l’Europe des polices et contre toutes les autorités

gabriel-pombo-da-silvaLe 13 juin 2012, après différentes opérations contre d’autres compagnons, l’Etat italien lançait une vague de répression contre des dizaines d’anarchistes, dénommée “Ardire”, portant à 40 perquisitions, 24 mises en examen et 8 incarcérations. Cette fois-ci, il entendait même lui donner une dimension supplémentaire, en inculpant aussi des compagnons déjà incarcérés dans plusieurs pays européens, comme la Grèce, la Suisse et l’Allemagne. Comme d’habitude, l’Etat prétend voir sa gueule autoritaire dans le sourire de ses ennemis irréductibles, en construisant par exemple des rôles de chefs, d’exécutants et de coordinateurs au sein d’une énième “association terroriste”, là où il y a des affinités, des correspondances avec les prisonniers, des luttes et des volontés d’en découdre. C’est ainsi que Gabriel Pombo da Silva et Marco Camenisch, incarcérés depuis de longues années, se retrouvent dans cette enquête suite à une grève de la faim internationale menée en décembre 2009, traités de “symboles et points de référence d’un nouveau projet subversif”, dont ils seraient “les idéologues et les propulseurs”.

Après 20 années passées dans les geôles espagnoles (dont 14 en régime FIES) qu’il parviendra à fuir, Gabriel est arrêté en 2004 suite à un contrôle et à une fusillade avec les flics en Allemagne. Il refera 9 années supplémentaires dans ce pays. Extradé vers l’Espagne le 25 février dernier pour y purger la fin de la peine qui l’y attendait, il a déjà été transféré trois fois en moins de deux mois. Désormais dans la prison de Valdemoro (Madrid), il sera auditionné à l’Audiencia Nacional mardi 16 avril 2013, pour que lui soit notifié le Mandat d’Arrêt Européen lancé contre lui en mars par l’Italie, dans le cadre de l’opération “Ardire”. Gabriel est déterminé à refuser cette mesure. Si la procédure est néanmoins validée, il devrait repasser devant trois juges décisionnaires environ une semaine plus tard, cette fois lors d’une audience publique…

A travers cette requête contre Gabriel pour certainement l’expédier dans l’aile de la prison de Ferrara (Italie), construite spécialement pour briser les anarchistes, et où plusieurs compagnons sont déjà à l’isolement, il s’agit d’un avertissement contre tous. Parce que les têtes doivent rester baissées, les bouches bâillonnées et les yeux fermés. Mais c’est un avertissement que nous suivrons jamais. Au milieu des prisonniers de ce monde, nous tirons aussi notre force de la non-participation, de l’insoumission, du refus face à toutes les obligations qu’ils nous invitent à respecter, et du conflit permanent avec les institutions. Et nous continuerons à défendre que, si on ne peut pas échapper à cette réalité, on peut cependant l’attaquer sous toutes ses facettes. Seuls ou en bonne compagnie, de jour comme de nuit, par les faits et par les mots.

A présent que l’Etat italien demande de lui livrer Gabriel Pombo da Silva pour continuer son sale travail, montrons leur que si les puissants savent faire concorder leurs intérêts, nous pouvons aussi leur opposer une de nos armes, celle de la solidarité des deux côtés du mur, entre prisonniers de la guerre sociale, qui elle non plus ne connaît pas de frontières.

Non au transfert de Gabriel vers l’Italie !
A bas tous les Etats, leurs enfermements, leurs flics, leurs tribunaux et leurs trafics de prisonniers !
Liberté pour toutes et tous !

Des anarchistes internationalistes
13 avril 2013

Actualisation : Mardi, 16 avril 2013, Gabriel est passé devant la audiencia nacional. Il n’a rien déclaré sur les faits dont il est accusé en Italie, refusant ainsi d’entériner de fausses catégories comme l’innocence et la culpabilité. Seule la validité du mandat d’arrêt européen contre lui a été examinée. Les arguments de la défense ont été acceptés par le tribunal ce qui a eu pour résultat de bloquer l’exécution du mandat d’arrêt. Pour l’instant, aucun délai n’a été fixé pour une prochaine audience.

Le compagnon reste ferme et garde toute sa force. Pour notre part, nous suivrons de près les basses manœuvres des divers Etats qui, par leurs lois, leurs guerres et la destruction généralisée n’hésitent pas à semer la terreur pour accroître le contrôle sur tous les aspects de la vie et tirer profit de tout.

Avec rage et révolte. Pour l’anarchie !

Espagne : transfert du compagnon anarchiste Gabriel Pombo da Silva

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Non seulement ils maintiennent le compagnon en FIES-5, lui refusent des visites et compliquent les communications … Il semble que ça n’est jamais assez pour eux, car maintenant ils l’éloignent encore plus de Galice, le transférant de Soto del Real à Villena, Alicante.

Ils punissent le prisonnier et sa famille et amis par des mesures de dispersion arbitraires et injustifiées, montrant une fois de plus la vraie intention de cette caste d’infâmes qui s’octroient la disposition de nos vies.
Qui sème le vent …

La nouvelle adresse du compagnon :

Centro Penitenciario Alicante II,
Ctra. N-330, km. 66,
03400 Villena (Alicante).

source

Le prisonnier anarchiste Gabriel Pombo Da Silva a été transféré à Madrid

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L’information sur le transfert du prisonnier anarchiste Gabriel Pombo Da Silva à Madrid vient d’être transmise. Nous publierons l’adresse du centre d’extermination où il a été envoyé dès que nous la connaitrons.

RadioAzione est avec Gabriel, qui attendait tellement ce transfert.

Liberté pour Gabriel ! Liberté pour tous/toutes! Feu aux prisons !

Galice, Espagne : 13eme marche vers la prison de Teixeiro

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Le 12 janvier, tout le monde à Teixeiro
13ème marche vers la prison !
Point de départ de la station-service fermée de la prison de Teixeiro (n-364 km. 663) à 12h30

Pour ceux qui croient que cette année il n’y aura pas la déjà traditionnelle marche vers la prison de Teixeiro, voilà l’affiche, donc vous pouvez confirmer que les bonnes habitudes ne se perdent jamais. Peut-être qu’elle se tiendra un peu plus tard que les années précédentes, mais les prisonniers ne manqueront pas leur portion habituelle de solidarité de Noël.

Les autorités (im)pertinentes ont été dûment informées afin d’éviter les non moins traditionnelles amendes, la marche se tiendra le samedi 12 janvier à 12h30 depuis la station-service située juste après la zone industrielle de Teixeiro pour parcourir la distance jusqu’au pénitencier et amener plus près nos cris solidaires les plus ressentis.

Surveillez de près de possibles appels à des mobilisations anti-carcérales dans toute ville de la Galice qui seront publiées sur le blog Abordaxe! dès qu’ils recevront toute information à ce sujet.

Les puissants jouissent de l’impunité alors que les pauvres deviennent des remplisseurs de prison.
Plus jamais d’injustice. Combattons pour la liberté.

À BAS LES MURS DES PRISONS

En espagnol

Madrid : Rassemblement à Navalcarnero en solidarité avec les prisonnièr-e-s en lutte

noche

Lundi 31 décembre: Fin d’année anti-carcérale

Rassemblement sur le parking du centre pénitentiaire de Navalcarnero (Madrid) à 12h00

Encore une année d’espoirs vains, d’escroquerie, d’averses économiques et politiques, de crise. Encore une année où nous avons exprimé notre haine et indifférence de ce système qui nous manipule et nous oppresse à chaque moment de notre vie. Encore une année de tension dans les rues, de mobilisations, de protestations et de solidarité entre les exploités fatigués par tant d’arnaques.

Pendant que les puissants agissent selon leur bon vouloir en toute impunité, les prisons (outil subtil des gouvernements pour nous maintenir soumis sous leurs lucratives lois imposées) se remplissent chaque fois de plus de personnes prisonnières du même système politique qui nous opprime dans les rues, au travail, dans les écoles, dans les centres médicaux … Des gens qui ont du tracer leur chemin pour se débrouiller dans une société sauvage, violente et malade face au durcissement abusif du code pénal, des gens qui ont osé élever leur voix dans les nombreuses mobilisations et qui servent de bouc émissaire pour les milliers de compagnons qui continuerons de nous lever et de leur faire craindre pour leurs intérêts économiques et politiques.

Comme chaque année nous nous joignons à ce rassemblement pour donner notre soutien inconditionnel aux personnes séquestrées et privées de liberté dans les prisons de n’importe quel État, exposées à tout type d’abus, de tortures, de négligences et de violations des droits. Car la solidarité doit atteindre jusqu’au dernier maillon du système d’injustice sociale qui nous manipule aujourd’hui, que les compagnon-ne-s sachent qu’elles/ils ne sont pas seul-e-s et que nous continuerons de crier le plus fort possible, capables de franchir n’importe quel mur, grille, barrière qu’ils mettent sur notre chemin.

SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIÈR-E-S EN LUTTE !
PLUS JAMAIS DE TORTURES NI DE MORTS EN PRISON !

Source

Madrid : Rassemblement antifasciste contre Aube Dorée

Le 18 novembre, à 11h00 du matin, Nick VH, responsable des Relations Extérieures pour le parti grec nazi Aube Dorée, va donner une conférence à l’Hôtel Madrid Centro. Aube Dorée est un parti nazi dont l’action est complétement autorisé par la police et l’État, vu qu’il forme une partie du système politique grec et qu’il a gagné assez de sièges aux élections pour être représenté dans le parlement, avec tout ce que cela implique (impunité totale et légitimité pour agir de toutes les manières, tout comme un soutien politique et financier pour développer leur campagnes, discours et actions).

L’un de ses membres à l’intention de venir à Madrid pour donner une lecture de son parti et depuis le mouvement antifascite de Madrid nous avons lancé une alerte antifasciste et appelé les gens à aller leur faire face et les choper. Nous ne leur permettrons pas de mener cette action à Madrid, ou du moins pas normalement. Faisons en sorte qu’il soit clair qu’ils ne sont pas les bienvenus ici.

Le 18 novembre, à 11h00 devant l’Hôtel Madrid Centro (16, rue Mauricio Legendre).

ORGANISE-TOI, VIENT ET DIFFUSE !
MADRID ANTIFASCISTE MAINTENANT ET TOUJOURS !

Sources : 1 et 2

Catalogne antinationaliste : ni catalanistes ni espagnolistes

Le thème de l’indépendance est plus présent que jamais. L’élite catalane, depuis le gouvernement et les moyens de communication, bombardent la population de messages nationalistes qui embrouillent le peuple d’une telle façon que le conflit social, la tension entre riches et pauvres, est pratiquement neutralisé. Le peuple embrasse “ses ” institutions nationales, ses leaders politiques, la classe patronale catalane, se donnant et se soumettant avec beaucoup de plaisir, tout ému de voir que ceux qui le rendent esclave et l’exploitent économiquement, maintenant, les sauveront de l’oppression espagnole.

Nous espérons que notre apport à la question d’un point de vu anarchistes puisse contribuer à développer une force sociale de pensée et d’action qui s’oppose au courant dominant nationaliste.
Les partis politiques de toutes les couleurs, bourgeois et pseudo-ouvriers, de droite et de gauche, alimentent un courant de pensée dominante à caractère patriotique et nationaliste dans laquelle se noie la société catalane et de laquelle peu de gens sont capables d’échapper.

Les mouvements nationalistes ont tendance à appliquer le critère suivant : ou tu es avec moi ou tu es contre moi, tu es des miens ou tu es du peuple ennemi (ou encore, tu es catalan ou tu es espagnol, tu es serbe ou tu es croate, tu es ukrainien ou tu es russe). N’importe qui qui décide de se démarquer des plans et programmes d’un mouvement nationaliste est accusé de donner sa préférence et d’appartenir au peuple détesté, à l’ennemi. Peu importe le motif, il n’y a pas de raison (rationnelle) qui puisse tenir tête au sentiment (irrationnel) d’appartenir à un peuple déterminé à réaliser son destin glorieux.

Nous, les anarchistes, nous ne suivons pas le courant catalaniste dominant, ni ne paradons avec toutes les forces politiques pour l’indépendance de la Catalogne, ni ne nous identifions avec la patrie catalane. C’est pour ça qu’ils nous accusent d’être espagnolistes.

Avec ce texte nous voulons rompre avec la dualité catalan-espagnol, indépendantiste-espagnoliste. Nous voulons apporter une troisième vision, une nouvelle voie de dépassement du conflit national. Nous voulons dépasser le conflit en portant simplement l’attention sur l’individu à l’heure de construire une société juste et sans oppression.

À bas le patriotisme

Au sujet de la libération et l’autodétermination des peuples

Aujourd’hui l’autoritarisme, dans ses diverses formes (capitalisme, patriarcat, religion, état …) s’étend à travers le monde en maintenant soumis par une forme ou une autre la totalité des peuples. À cette force paralysante et abrutissante qui suppose l’autorité s’oppose l’action et les idées de ceux/celles qui veulent créer un monde nouveau basé sur la relation fraternelle, libre et solidaire entre les individus et leurs communautés : les anarchistes. Continue reading Catalogne antinationaliste : ni catalanistes ni espagnolistes

Barcelone : Écrasons le fascisme, le racisme et le cannibalisme social

Ces jours-ci, des compagnon(ne)s de plusieurs quartiers de Barcelone mènent une campagne de diffusion pour faire face aux prémices de fascisme, racisme et cannibalisme social qui émergent dans le contexte actuel. Le point de départ de cette campagne a eu lieu samedi dernier, lorsqu’un groupe de compagnon(ne)s ont collé des affiches avec le contenu qui suit sur les murs du local nazi ” Casa Tramuntana” et dans les rues autour :

ÉCRASONS LE FASCISME, LE RACISME ET LE CANNIBALISME SOCIAL

Les responsables de nos problèmes ne sont pas ceux qui se voient forcés de migrer.
Ce sont ceux qui sont à la tête d’un système politique et économique qui génère exploitation, guerres et pauvreté tout autour du monde.

Nous ne marcherons pas avec ceux qui nous exploitent et nous gouvernent sous le drapeau d’aucun pays, race ou « identité culturelle ». Notre place est au côté des exploités de tous les pays et faisant face à ceux qui ont construit leur richesse à partir de notre misère.

Qu’on ne nous embrouille pas, la lutte n’est pas entre nous, la lutte est contre l’État et le Capital.

POUR UN MONDE SANS CLASSES, FRONTIÈRES, GUERRES ET MISÈRE.

Madrid : L’hégémonie de la non-violence

La révolution est impossible. Le progrès imparable de la logique de la non-violence rend impossible le conflit radical contre l’État et ses sbires.

Des manifestants « pacifistes » encerclent un compagnon en le montrant du doigt et l’accusent d’être infiltré, violent, etc… pour avoir lancé un pétard. La masse inepte essaie d’emmener le compagnon jusqu’à la police pour qu’il soit arrêté.

Ce fait, qui a eu lieu hier lors des mobilisations à Madrid du 26 septembre, est quelque chose qui se répète à chaque mobilisation du citoyennisme dans l’État espagnol. Ce climat s’est installé lors de la prise des places pendant le 15M et a continué au fil des appels de cette année, jusqu’à arriver à celui du 25-26 septembre. La légitimation des oppresseurs qui ont agressé, contraint et séquestré les personnes qui manifestaient dans les rues la veille, met en doute les intérêts de ce « mouvement » parallèle au 15M, réputé pour ses objectifs spectaculaires et médiatiques, qui, loin de proposer une alternative réelle ou une rupture avec le régime d’oppression démocratique, demande une reformulation de la politique de l’État providence et une « rénovation » du capitalisme occidental opulent.

La désobéissance civile généralisée est un triomphe qui doit être reconnu comme tel, mais exercer la désobéissance civile comme un simple acte esthétique et/ou spectaculaire, sans la volonté pour le changement social, devient une légitimation du statut quo actuel. L’hégémonie de la non-violence et la criminalisation de l’action directe sont une aubaine pour la police et les  moyens mis en œuvre pour récupérer pour le système les protestations et les convertir en une manif grotesque qui demande la transparence démocratique que crie sur tous les toits la culture occidentale, au lieu de laisser se manifester l’expression de la rage produite par la misère quotidienne.

Nous trouvons que, bien qu’il n’est pas impossible d’arrêter de sortir dans la rue pour protester contre la misère qui nous entoure et qui nous met dans la merde, nous devons identifier nos compagnon(ne)s de lutte dans chaque coin, et ces personnes qui manifestent en légitimant ceux qui nous agressent, l’État qui nous opprime et une classe politique qui nous montre du doigt et se fout de nous, sont nos ennemis.

Fatigués de la situation dans les mobilisations et de la répression et criminalisation de la part de ce type de personnes “mouvementistes”, nous devons faire front commun et nous déplacer dans nos propres blocs, nous différenciant de cette caste de masochistes politiques avec qui il nous est impossible d’arriver à des objectifs communs.

L’augmentation de la protestation et de la désobéissance devrait, irrémédiablement, arriver à faire dégénérer les mobilisations pacifistes en révoltes radicales puisque la continuité des protestations générerait un effondrement du pacte social qui évoluerait en une répression généralisée, ce qui devrait provoquer une extension de la solidarité et augmenter le conflit social, d’autant plus dans la situation actuelle de néo-capitalisme en décomposition. Mais tenir pour acquis que cela se produirait tout seul est d’une naïveté crasse, vu le contrôle absolu de l’opinion publique par les médias et le monopole de la violence que détient l’État, renforcé par le discours de non-violence des mouvements citoyennistes, comme le 15M et les autres. La pression sociale contre l’action directe, accusant des compagnon(ne)s d’infiltrés, de provocateurs, etc .. a provoqué la diminution du conflit jusqu’à des niveaux acceptables pour l’État comme expression légitime du peuple, sans aucun type de retombée générale, loin de l’esthétique marginale de la protestation dans les médias de contra-information et des vidéos sur internet, et pour la récupération des rares scènes de violence légitime contre les oppresseurs dans les médias comme la cause des agressions policières, que les gens reconnaissent comme les coupables de la situation et de la répression par les “fonctionnaires policiers”.

La non-violence ne lutte pas, elle demande. Demander c’est autoriser une personne ou un groupe à t’accorder tes sollicitations. Demander c’est légitimer cette situation.

Pour la fin de la démocratie, pour l’anarchie.

Source

Barcelone : Revendication de la vague de sabotages de DAB et de tags

LE BRUIT DE LA RUE #1

Si nous nous demandons de quelle façon nous voudrions que le monde fonctionne nous pourrions probablement affirmer que nous aimerions que l’aide mutuelle, la collaboration, la collectivisation et l’autogestion soient les méthodes en usage, mais nous pensons qu’actuellement un changement progressif est impossible et n’aura pas lieu seul. Il faut créer une situation qui favorise le changement. Certains restent à balbutier « on a du mal à y croire » pendant que dans les rues on voit comment la police, payée avec les impôts des contribuables et déjà militarisée, torture et tue nos compagnons. Nous avons décidé il y a longtemps d’élargir l’éventail des tactiques utilisées dans l’Action Directe à travers le sabotage, l’expropriation et l’usage de la force si c’est nécessaire en guise d’autodéfense. Nous ne considérons pas que c’est le seul chemin possible, loin de là, mais nous pensons que de cette façon on augmente en grande partie la possibilité de créer une situation de changement. Nous voyons fleurir des groupes d’affinité dans notre ville qui nous illuminent les yeux, tentatives de récupération de vieilles Fédérations et discussions sur la meilleure méthode d’organisation.

Lorsqu’au matin nous voyons un directeur de banque qui s’arrachent les cheveux en se plaignant que quelqu’un a peint les vitrines et a pété les écrans des DAB, lorsque dans un coin on voit aux premières heures comment ils éteignent rapidement les restes d’un feu, lorsque nous voyons comment ils effacent avec une rapidité miraculeuse des milliers de tags sur les murs de toute la région ou lorsque nous contemplons avec un sourire une voiture en feu en sachant que, pour une nuit, juste pour une nuit, un des doigts de la main qui est responsable de  l’oppression qui ne nous laisse pas dormir en paix fera aussi des cauchemars. Peu à peu, on voit augmenter l’explosion d’action et de personnes qui commencent à prendre cette voie comme une possibilité et une nécessité.

Nous proposons l’action même comme forme de communication et d’expression, l’organisation est très difficile vue la répression actuelle et nous plaidons pour une diversification des actions jusqu’à ce viennent des jours meilleurs. Nous pensons que, peu à peu, ces actions se déclencheront dans un plus grand degré d’expression de la lutte. Même si les critiques sont inévitables, nous espérons que le sens et le message de l’action est compris.

Nous n’avons plus peur.

Avec ce communiqué nous voulons informer des sabotages suivants :

Plus d’une centaine de DAB des quartiers de Barcelone et sa périphérie. Au cours des mois de juin, juillet et août en cassant les écrans ou en brûlant des objets à l’intérieur.

Des tags sur les locaux de partis politiques et des hôtels de standing

Depuis ici nous saluons les compagnon(ne)s en lutte :
Les Loups Noirs
Des Anarchistes Nihilistes de Barcelone
Les moins que rien

Un poing levé
La Milice Noire

Valence, Espagne : Communiqué en réponse aux actions de dénonciation faites par l’association de voisins et voisines du Cabanyal-Canyameral

Nous, un groupe de personnes, voisin-e-s des peuplements maritimes du Cabanyal-Canyameral, nous sommes réunis pour montrer notre rejet face aux actions de dénonciation concernant des logements, propriétés de l’entreprise PLAN CABANYAL-CANYAMERAL, faites par l’Association de voisin-e-s du Cabanyal-Canyameral, car pour nous cette manière de mettre la pression comme ça à la Mairie de Valence et à la Generalitat Valenciana ne fait que renforcer l’aggravation des mauvaises conditions et pénuries que traversent quelques collectifs sociaux qui vivent dans le quartier, et donc voisins et voisines de celui-ci. À cette plainte s’ajoute une liste dans laquelle sont signalées les maisons occupées illégalement, en marquant, dans un style hitlérien, toutes ces personnes qui ne peuvent pas accéder à une habitation par manque de ressources économiques. Ceci suppose une nouvelle situation de criminalisation envers ces personnes dont certaines d’entre-elles sont engagées dans la lutte du quartier face à la constante dégradation et le fait de faire tomber les immeubles des zones affectées.

Il est évident que presque personne n’aime vivre entouré de poubelle et de saleté, c’est une situation qui peut seulement se résoudre par la communication et la réciprocité entre les voisin-e-s, c’est-à-dire avec le supposé « tissu social » avec lequel se gargarisent quelques-un-e-s et dont nous avons des doutes qu’il existe encore au Cabanyal. Sur ce point nous mettons l’accent sur l’accusation qui est faite quand ils parlent d’objets d’origine douteuse (il ne vous manque plus qu’à dire qu’ils les ont volé) et de ferraille (il faut dire qu’ils sont en train de faire un travail de recyclage dont les mairies rêveraient). De plus, comme quelques-un-e-s d’entre l’avons montré il y a un moment déjà, c’est la mairie elle-même qui a mis en œuvre la dégradation, entre autres choses, en coupant l’eau à tous ceux qui ne peuvent pas la payer. Ils ont transformé l’eau, qui était une ressource pour tous, en une ressource pour privilégiés, son manque provoquant dans beaucoup de maisons des problèmes d’hygiène et de salubrité.

Ils ne peuvent même pas voir les aspects positifs, comme par exemple le fait que le quartier s’est rempli à nouveau de gosses qui continuent à mettre de la joie dans ces tristes rues, abandonnées il y a de nombreuses années par les mêmes voisins « autochtones » qui cherchaient une modernité dans les bâtiments, et détruites aussi par la spéculation sauvage qu’ils ont dû supporter.

Nous pensons qu’on procède de la même façon que celle qui est critiquée aux institutions publiques, c’est-à-dire à travers une procédure de gentrification (foutre dehors les voisin-e-s  pauvres et attirer des gens avec un pouvoir d’achat plus élevé). Ils sont donc en train de se convertir en exécuteurs d’une très claire injustice sociale et presque avec une vision naïve qui croit que l’État va s’occuper des personnes délogées, quand en ce moment précis, des centaines de personnes hypothéquées sont en train d’être dépouillées de leurs foyers.

Des fois, nous nous sommes retrouvé-e-s de côté face à l’opinion de certaines personnes du quartier qui trouvaient positive la possibilité de remplir les maisons d’étudiant-e-s erasmus et jeunes couples nationaux ou étrangers avec une solvabilité de dépassement claire, en ignorant d’autre type de personnes qui sont venues ici pour vivre, lutter, apprendre, qui ont reçu des coups des keufs  et des vexations et qui ont arrangé et réhabilité avec leurs propres mains et sans subventions cet environnement en nous considérant comme un « moindre mal ».

Il est hypocrite de voir comment  quelques-un-e-s des membres de la Plateforme Salvem el Cabanyal (“Sauvons Cabanyal”) demandent à la mairie de trouver des solutions à la dégradation des habitations de propriété municipale, quand eux-mêmes ont des maisons vides, qui se remplissent de rats et poussière, sans aucun envie de les utiliser, mais en attendant qu’une future revalorisation du quartier leur soit plus rentable.

Nous refusons cette vision romantique que le Cabanyal-Canyamelar redevienne celui qu’il était, ils ne vont pas faire revenir les pêcheurs et Blasco Ibañez ne va pas lever à nouveau la tête, ce quartier est formé par les voisin-e-s qui l’habitent et ainsi ils/elles méritent le respect malgré nos différences, et si ce qui se prétend est de laisser un quartier plus ou moins propre plein des maisons vides, ça ne sera pas un quartier mais un musée. Ce qui nous intéresse c’est de défendre les gens du quartier, pas un musée architectonique.

Nous mettons aussi en garde contre la dangerosité de générer avec ces actions un discours qui, en ces moments difficiles de chômage et réductions budgétaires continues, frise le développement d’opinions xénophobes, racistes et d’exclusion sociale; notons ce malheureux  commentaire dans un des courriels  de la AVV Cabanyal Canyameral, dans lequel, suite à la demande de collaboration avec des photos et adresses des maisons occupées illégalement, se rajoute  « Un salut et bonne chasse ».

Nous entendons le mal-être des voisin-e-s les plus sensibilisés mais les seuls coupables de toute cette dégradation sont les spéculateurs et si ce type d’actions inhumaines, dans lesquelles l’unique chose remportée est de dégager les personnes ailleurs, continuent, nous n’hésiterons pas à retirer notre appui et solidarité envers certains collectifs du quartier et à diffuser notre opinion là où il le faut.

Avec ce texte nous voulons dénoncer l’attitude des dirigeants de la AVV Cabanyal-Canyamelar ainsi que la Plataforme Salvem el Cabanyal qui avec cette action ont démontré de quel côté ils sont. Leur façon de résoudre le problème de la dégradation et de la pauvreté est très simple : expulser les gens sans ressource, revaloriser économiquement le quartier et construire des nouveaux logements dans lesquels pourront seulement accéder la population qui a un plus grand pouvoir d’achat, déplaçant ainsi le problème à un autre quartier. Ces associations ont ôté leur masque : seulement les maisons les intéressent, les gens ils s’en foutent. Avec cette plainte ils sont en train de criminaliser la pauvreté, et des dizaines des familles sans ressources économiques vont rester dans la rue, à vagabonder.

Pour nous le problème a une solution plus complexe : et déplacer la pauvreté dans un autre quartier ne va rien résoudre, c’est un phénomène d’inégalité sociale, et lui faire front passe par combattre l’injustice, en s’attaquant aux classes oppressives.

Quelques voisin-e-s du Cabanyal